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Une vague impression...

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Blackout Index du Forum -> SEATTLE, la cité émeraude -> Central District -> ~Le Croquant~
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Lawrence Stadfeld
Vampire

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MessagePosté le: Dim 12 Déc 2010 - 13:26    Sujet du message: Une vague impression... Répondre en citant

- Alors, tu penses que je suis un Vampire, c'est bien ça, Vicky?
- Oh oui, j'en suis même sûre! Et je suis contente que tu aies arrangé ce rendez-vous entre nous rien que pour pouvoir me mordre! Je m'en réjouis d'avance!
- Mais comment peux-tu en être sure, Vicky? insistai-je en la fixant. Je sais que je peux y ressembler, mais je suis comme toi, un Fan. Si je t'ai invitée, c'est parce que tu me plais, Vicky. Je pensais que tu avais compris mes sentiments...

Mon désir de distraction me perdra certainement. Dès mon arrivée à Seattle, j'avais réservé ma place en tant que membre de cette association qui adulait les Vampires, juste pour m'amuser de leurs comportements si étranges. On y trouvait toutes sortes de personnes, de l'adolescente gothique qui rêve de se faire Transformer pour échapper à sa vie banale de fille de divorcés que tout le monde abhorre à l'école, jusqu'à la petite vieille mordue dans sa jeunesse qui rêve de retrouver le charme de son morbide aggresseur... J'avais souvent tendance à réaliser les désirs de morsure de mes camarades de jeu, sans pour autant me dénoncer. J'avais pris cette habitude faire boire mon sang à mes vicitimes de manière plus ou moins détournée... Oui, grâce au sang d'Alice, qui m'avait été donné des années durant, mon sang était devenu une drogue deux fois plus puissante pour l'être humain. Quelques gorgées, et l'ivresse était bien à niveau d'oublier une petite morsure, qu'importe le "plaisir" qu'elle ait pu donner... Pour l'heure, Vicky croyait boire un cocktail aux fruits rouges et devenait de plus en plus têtue dans sa conviction. J'avais usé de mon influence pour la convaincre d'aller aux toilettes pendant que je me commandais un Punch. La jeune serveuse s'était bien sûr pliée quand je lui avais demandé un verre et des glaçons en guise de deuxième commande. Pour le colorant, je m'étais débrouillé avec mon petit flacon. Je n'avais plus eu qu'à prendre ma bouteille thermos dans mon sac, et en remplir le verre vide.

Bref, j'étais, pour dire, grillé. Cette petite était perspicace, dommage pourtant qu'elle n'ait compris qu'en étant dans un état second. Cette soirée était tout à fait virtuelle pour elle, son mal de tête du lendemain le lui rappellerait aisément, et je n'aurais qu'à lui dire qu'on avait fini par coucher ensemble...

En même temps, je captais quelques bribes de pensées, pour mon bon plaisir. Au sujet de Vicky, son fantasme de se faire mordre par moi était tellement fort qu'il en cachait ses autres idées. Ici et là, des femmes pensaient à leur amant pendant un dîner aux chandelles avec leur époux, des images de femmes dévêtues et de victoires au Soccer me parvenaient des poivrots habitués du bar, rassemblés entre copains dans leur coin... Une jeune femme, brune, se demandait si elle faisait bien de rester là alors qu'Ezekiel risquait de se pointer à tout moment...

Voilà quelque chose de singulier comme pensée. Qui était cet Ezekiel? Pourquoi redoutait-elle tant son arrivée? Elle n'avait pas encore passé commande, semblait perdue... Je laissai Vicky à ses élucubrations et me levai majestueusement, emmenant mon verre, pour m'approcher de la femme qui m'intriguait. En réalité, je percevais chez elle sa vraie nature... Mais je voulais en être certain.


Soyons gentleman.

- Je me présente, Lawrence Stadfeld, dis-je en m'inclinant poliment. Cette place m'attend, puis-je m'y asseoir?
Elle acquiesça sommairement, et je pus continuer de déblatérer des banalités.
- Belle soirée, n'est-ce pas. Un temps à aller boire un verre...

Vicky, au loin, me regardait étrangement. Elle n'osait pas vraiment venir s'interposer, l'impressionnais-je à ce point? Eh non, en fait! Elle se mit à me faisre des signes de main, en m'appelant bruyamment. Cruche. Le gibier humain était bien digne de sa condition, impossible d'aborder une conversation galamment sans se faire importuner! Je me retournai vers ma nouvelle compagnie.
- Je suis désolé, cette fille est un vrai pot-de-colle.


Ce soir, c'était Dimanche... Je profitais de ma seule soirée de congé pour les trois mois à venir pour m'amuser un peu. Pas que je ne le fasse pas le reste du temps, mais on a toujours plus de temps à passer accompagné quand on arrive à 21h quand quand on arrive à 2h du matin.


Dernière édition par Lawrence Stadfeld le Dim 12 Déc 2010 - 18:27; édité 2 fois
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MessagePosté le: Dim 12 Déc 2010 - 13:26    Sujet du message: Publicité

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Sonya Auriel
Vampire

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Inscrit le: 29 Aoû 2010
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MessagePosté le: Dim 12 Déc 2010 - 17:30    Sujet du message: Une vague impression... Répondre en citant

    Fin de la journée à Seattle. Assise dans son fauteuil, au sommet de l'un des buildings de son quartier, dans son appartement, Sonya profite de la vue. Bien protégée derrière ses vitres anti-UV, elle admire le coucher de soleil à travers la baie vitrée. S'il y a bien une chose qu'elle adore au XXI°siècle, c'est le progrès de la technologie. Grâce à cela, elle peut enfin vivre dans un appartement ouvert sur le monde, avec une vue imprenable sur l'extérieur. La lumière du jour lui avait énormément manqué et elle est heureuse de l'investissement qu'elle à fait en faisant poser les filtres qui la protègent des rayons du soleil. Elle est de plus en plus nostalgique de ses années humaines, à mesure que le soleil tombe derrière l'horizon. C'est un spectacle magnifique, qu'elle ne se lasse pas de regarder. Sur ses genoux, Kuro le chat paresse comme à son habitude, sous les caresses de sa maitresse. D'un geste machinal, elle fait des va-et-vient sur son ventre, réfléchissant à ce qu'elle va bien pouvoir faire de sa nuit. Depuis qu'elle a croisé le Djinn, elle est plus prudente et diversifie ses sorties, évitant de se rendre deux fois au même endroit dans la même semaine. Le problème, c'est que cette semaine elle a épuisé sa réserve de coins tranquilles où profiter d'un pauvre humain sans défenses. Son regard se perd au loin, alors que les dernières lueurs du jours s'effacent lentement. Que faire ce soir?

    Grâce à son mac nouvellement connecté à l'Internet, elle surfe un peu sur le web pour trouver une adresse sympa où se rendre. Elle aimerait bien voir un peu du monde, commencer à se créer un réseau d'amis plutôt que d'ennemis. Ses recherches la mènent sur le site web d'un bar apparemment réputé. Son seul défaut reste sa position dans la ville. C'est là qu'elle s'est fait épinglée par le Djinn la dernière fois qu'elle y a mit les pieds. Il faut qu'elle trouve autre chose. Pendant près d'une heure, elle passe en revue tous les coins qu'elle pourrait visiter ce soir. Mais rien n'y fait, ils ont tous un défaut qui la rebutent, et trop d'admirateurs de vampires. Elle retourne sur son premier choix, le Croquant. C'est dans le secteur du Djinn, mais de toutes façon, chaque secteur de la ville est protégée par un de ces empêcheurs de tourner en rond alors... Au moins, elle saurait à quoi s'en tenir si elle tombe sur lui une nouvelle fois -ce qui n'est pas dans ses envies. C'est décidé, elle fera un tour au Croquant ce soir, après avoir choisit sa tenue du "jour".

    Doucement, elle fait descendre Kuro de ses genoux. Bien qu'il rechigne un peu, et que son esprit soit empli de paresse, il saute par terre et file s'installer sur le lit immaculé de Sonya. Au milieu des draps, on peut avoir du mal à le discerner. Ses longs poils blancs le camouflent à merveille et ce n'est que lorsque l'on aperçoit ses deux yeux d'un bleu vif que l'on sait qu'il est là. Sauf si comme sa maitresse on est une créature de la nuit et que nos yeux discernent la texture du poil, bien différente de celle du tissus. Elle sourit puis ouvre sa penderie, sur une collection assez imposante de vêtements, tous différents les uns des autres, et tous quasiment neufs. Lorsqu'elle a débarqué à Seattle, elle a effectivement pensé qu'il lui fallait une nouvelle garde-robe et que sa carte de crédit ne risquait de toutes façons pas d'épuiser ses réserves avant longtemps. Elle s'assied au bord du lit pour réfléchir à ce qu'elle à envie de porter. Elle a déjà mit une jupe hier, donc elle choisira un pantalon. Mais pas un jean classique, car elle en a déjà mit deux cette semaine. Pas non plus quelque chose de trop habillé, c'est dans un bar qu'elle va, pas dans une entreprise ou dans un cabinet d'avocats. Ce jean blanc qu'elle voit dans la pile sera parfait. Et avec cela... Pourquoi pas ce col roulé sans manches, un peu long et noir? Ce sera parfait. Avec ça, une paire d'escarpins classiques feront l'affaire. Sans être vraiment habillé, cela restait une tenue dans laquelle elle serait présentable. Qui sait, peut-être croiserait-elle quelqu'un d'important ce soir?

    Fraîchement lavée, coiffée, habillée et discrètement maquillée, et après plusieurs heures passées à se prélasser dans son bain, elle se regarde une nouvelle fois dans le miroir de sa salle de bain. Oui, elle se plait. Ce sera parfait pour ce soir. A un détail près... Elle se passe la main dans les cheveux pour les enlever de derrière ses oreilles et les faire tomber un peu devant son visage. Voilà, là c'est parfait. Elle attrape son sac à main, caresse doucement Kuro sur la tête et sort de son appartement. Elle doit se détendre ce soir. Car toute la journée, elle n'a fait qu'appeler ses amis pour savoir s'ils avaient des nouvelles de son sire. Le fait qu'ils ne sachent rien n'avait pas contribué à faire baisser sa nervosité et du coup, elle en était arrivée à se demander si elle n'allait pas encore déménager. Il lui avait fallut trois heures pour décider que de partir d'un appartement au dernier étage d'une tour de Seattle une semaine après s'y être installée et avoir fait poser des filtres UV sur toutes les fenêtres était un peu trop suspect et stupide pour qu'elle s'y résigne. Avant qu'elle ne voie la journée passer, c'était de nouveau le soir et l'heure de sortir. Elle prend un taxi auquel elle donne l'adresse du Croquant, puis consulte son téléphone. Toujours pas de nouvelles. Normalement, on disait que "pas de nouvelles" équivalait à "bonne nouvelle". Mais cela ne fait qu'empirer sa sensation de passer à côté de quelque chose. Très désagréable. Il lui faut quelques secondes pour comprendre que lorsque le taxi s'arrête, c'est parce qu'elle est arrivée.

      "Vous allez me payer oui ou non?
      -Je vous demande pardon?
      -Ça vous fait 35$ s'il vous plait.
      -Ben dites donc...
      -Merci...

    A peine a-t-elle claqué la portière que le conducteur s'en va à toute vitesse. Avec la nette impression de s'être fait arnaquer, mais n'en ayant que faire, elle se retourne et observe l'enseigne devant laquelle on l'a déposée. Rien de bien particulier de la marque, et elle y entre sans se poser de questions, toujours absorbée par Ezekiel. Elle observe un peu la clientèle, leurs pensées. Rien ne semble les relier au sire détesté, alors elle s'avance vers le bar. Elle compte cinq personnes de plus que d'esprits, ce qui lui indique que des créatures surnaturelles se trouvent là. Vampires plus âgés ou Djinns, elle ne sait le dire mais honnêtement, ce n'est pas trop son problème. Elle arrive au comptoir et un homme lui demande ce qu'elle désire boire.

      "Rien pour l'instant. J'attends quelqu'un."

    Pieux mensonge. Mais elle n'a pas trop envie de boire quoi que ce soit qui soit servi dans ce bar en fait. Elle préfère se retourner et observer les clients. Aucun d'entre eux ne l'attique particulièrement à première vue. Il y en a un qu'elle ne peut pas bien voir, parce qu'il est de dos. Mais elle se ferait une joie de s'amuser avec la jeune femme qui discute avec lui. En épiant un peu ce qu'elle pense, elle remarque qu'elle est raide dingue du jeune homme, qu'elle soupçonne d'être un vampire. Bien, il est donc plus âgé que Sonya, car elle n'accède pas à ses pensées. Par contre, elle peut dire que ce qu'il lui a fait boire n'est pas exactement du jus de fruit, mais quelque chose de plus exotique et rare: sons sang. Intéressant. Elle n'est pas la seule à vouloir s'amuser avec de la chair fraîche et à refuser le régime végétarien "imposé" par les lois de Seattle. Mais tant pis, elle devra se contenter d'observer la jeune femme de loin, puisqu'elle est accaparée par un autre vampire. Vraiment dommage, car elle lui plaisait bien.

    Son téléphone vibre, et elle s'empresse de lire le texto tout droit arrivé de Paris. En regardant le numéro, elle voir que son propriétaire est le seul à ne pas avoir répondu cet après-midi quand elle a appelé. En proie à un grand stress et en même temps à un certain espoir non négligeable, elle ouvre le message plus vite que nécessaire. Un peu trop vite même, car si les lois ont été aménagées pour les vampires, ce n'est pas le cas des téléphones portables dernier cri, qui ne savent pas détecter une pression aussi courte. Elle se calme un peu et appuie plus lentement sur la touche "ok". Elle est déçue de voir que son oppresseur ne se trouve pas non plus en France. Elle se laisse aller contre le dossier de sa chaise lorsque quelqu'un vient tirer celle d'à côté. C'est le vampire qui discutait avec la jeune femme là bas, Vicky. Hm, lui non plus n'est pas mal.

      "Je me présente, Lawrence Stadfeld."

    Il a des manières assez anciennes, qui confirme ce que Sonya ne faisait que suggérer fortement: son grand âge.

      "Cette place m'attend, puis-je m'y asseoir?"

    D'un hochement de tête, elle lui fait signe que oui, il peut s'asseoir là. Personne ne l'a réservée cette chaise, il peut bien en faire ce qu'il veut, même s'asseoir dessus. Elle n'en est pas la propriétaire et se fiche bien de savoir qui posera son postérieur dessus. Enfin, sauf si cette personne commence à être désagréable avec elle. Mais pour l'instant, Lawrence est charmant et elle n'a donc aucune raison de le chasser d'ici.

      "Belle soirée, n'est-ce pas. Un temps à aller boire un verre...
      -Je suppose oui... Sonya Auriel, enchantée."

    C'est vite dit. Disons au moins qu'elle apprécie la vue qu'offre le "jeune homme" ténébreux. Si elle n'avait pas su qu'il était un vampire, elle l'aurait peut-être cru dépressif ou allergique au soleil. Il est un peu plus grand qu'elle, mince, avec des cheveux noirs qui lui descendent sur le front. Ses yeux semblent vide de toute expression, mais elle sait que ce n'est qu'une impression, et connait assez bien ce symptôme. Il est en manque de sang humain, ce qui explique qu'il ait été en train de charmer une proie. Mais le fait qu'il la drogue apprend à Sonya qu'il refuse de suivre Théobald et de se révéler aux mortels. En fouillant un peu l'esprit de celle qui fait désormais de son mieux pour faire revenir son cavalier près d'elle, elle voit qu'il fait partie d'une association fanatique des vampires. Ce type est un peu cinglé quand même...

      "Je suis désolé, cette fille est un vrai pot-de-colle.
      -Il fallait y réfléchir avant de la faire venir ici et de lui faire boire un... Cocktail aux fruits rouges? Sérieusement, vous n'avez pas trouvé mieux que le cocktail aux fruits rouges?"

    Elle se lève doucement et va voir la jeune femme assise à table. Vu son état, Sonya peut lui dire n'importe quoi, elle aura tout oublié dès le lendemain matin. Elle se penche donc vers elle et plante ses yeux dans le regard vide de Vicky.

      "Allez attendre dans la ruelle à gauche après la sortie du bar. Je suis un vampire et je viendrais vous mordre dès que j'aurais terminé de discuter avec votre ami. Lui et moi avons un compte à régler. D'accord?"

    L'humaine acquiesce sans opposer la moindre résistance. C'est parfait. Sonya vient de gagner un sacré moment tranquille avec Lawrence. Peut-être même que l'autre s'évanouira et sera rapatriée à l'hôpital avant qu'ils n'aient terminé leur petite conversation autour d'un verre. Sonya sourit un instant avant de retourner au comptoir. Elle appelle le barman et commande un verre de whisky bien rempli. Elle se tourne vers Lawrence.

      "Sérieusement, vous comptiez discuter avec elle encore longtemps? Une fille comme ça, on ne discute pas avec, même si ce que l'on veut d'elle est tout à fait "humain"... Vous faites tout le temps ça?"

    Son verre arrive et Sonya en boit une gorgée, en continuant de regarder Lawrence. Elle est troublée par le fait de ne pas pourvoir lire dans ses pensées. Que pense-t-il? Que veut-il en venant s'adresser à elle? Qui est-il? Autant de questions qui n'auront de réponses que si elle les pose à haute voix et s'il accepte de bien vouloir y répondre.
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Lawrence Stadfeld
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MessagePosté le: Dim 12 Déc 2010 - 18:17    Sujet du message: Une vague impression... Répondre en citant

La première question que Sonya me posa s'avéra être rhétorique. En effet, avant que je ne puisse répondre, elle allait déjà parler à Vicky pour dissiper mes doutes. Une humaine n'aurait pas réussi à éloigner Vicky, il fallait bien que j'ai affaire à quelqu'un de ma condition. Plus jeune, puisque j'avais accès à ses pensées. Je n'avais jamais abusé de ce pouvoir là auparavant, je ne comptais pas commencer. Je laissai planer le doute sur la suite, me contentant de ne lire que la légère appréhension qui faisait cogiter mon interlocutrice.

Apparemment, elle considérait les fanatiques des vampires comme de pauvres choses qui ne méritaient absolument pas mon intérêt, cela me fit sourire. Parce que les fanatiques des vampires étaient des gens, en général, mentalement dérangés, et je me sentais utile d'exister auprès d'eux. Si, tous, ils avaient su qui j'étais, je serais devenu un héros. Cette idée là était vraiment marrante à concevoir.


- Je fais souvent ça, oui. Généralement, ces gens ont une philosophie de vie très noire et rêvent d'être transformés. Si seulement ils savaient...

Je pris quelques petites gorgées de ma boisson, et observai Sonya. La première chose que j'avais vue d'elle était sa pensée, mais, il faut l'avouer, ses traits étaient vraiment agréables à voir, et je ne m'en lasserais probablement pas ce soir. Yeux gris, cheveux bruns et soyeux, coiffure assez classe. Une belle taille de guêpe et des formes bien mises en valeur. Comme on dit, le bonheur des yeux est une joie gratuite qui se pratique tous les jours... Là n'était pas vraiment mon credo pourtant, avant de chercher à la séduire, j'avais envie de mieux la connaître. Elle était la première Vampire que je rencontrais depuis que je m'étais installé, et elle pourrait probablement me renseigner sur quelques faits nouveaux dont j'avais eu vent au Travail. Niels, un de mes collègues d'infortune, m'avait raconté les Vampires, qui qu'ils soient, seraient tenus en haleine par les chasseurs et les Djinns, et qu'ils avaient tort de s'afficher en pensant à leur domination future. De ma vie de vampire, je n'avais croisé aucune de ces "menaces". Était-ce un fait avéré? Ces exterminateurs de vampires étaient-ils forts, à même de me tenir tête?

Seattle, la ville des Vampires, ça sonnait assez bien en fait, je me demandais bien qui était à la tête de cette entreprise. Pour ma part, je n'avais pas vraiment envie de me révéler au monde, j'avais toujours vécu dans l'ombre, et les habitudes étaient dures à perdre. Pendant la fraction de seconde où je démêlais ces pensées, Sonya se faisait souriante. Elle appréciait ma venue, à en voir ses yeux, qui furetaient gaiement sur ma personne.

Il fallait à présent instaurer un dialogue et trouver un sujet de conversation. Si la chose m'était facile avec des humains, c'était une autres paire de gants avec un Vampire. Tellement de secrets communs, de souvenirs uniques à se raconter, mais aussi combien de pincettes à prendre et de règles d'usage à respecter? Il était établi que, chez nous, la tenue et la politesse étaient la base de la société, même si, derrière, et nous le savions, le fiel coulait inlassablement... Bien, il était temps de répondre à la pique qui m'avait été lancée. Oh, je ne cherchais pas vraiment à contrer quoique ce soit, je fis juste un sourire déterminé.


- Le truc du cocktail aux fruits rouges marche toujours, je n'ai pas le temps d'innover pour ce qui est des stratagèmes pour faire boire mon sang. Seule l'efficacité compte, dans ces cas-là, vous ne trouvez pas?

Je lui montrai mon flacon contenant la substance qui devait changer la couleur de mon sang pour l'agrémenter d'une teinte rose sympathique.

Je plongeai ensuite mes yeux dans son regard, de manière fort chevalière, je dois bien le dire. Ce n'était pas pour l'agresser, ou pour lire dans ses pensées plus efficacement, je voulais juste observer sa réaction à ma tentative de déstabilisation. Histoire de mesurer ma capacité à... Impressionner.
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Sonya Auriel
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MessagePosté le: Dim 19 Déc 2010 - 00:49    Sujet du message: Une vague impression... Répondre en citant

    Ils rêvent d'être transformés? Cette affirmation fait autant d'effet à Sonya qu'un poignard en plein coeur. Non, pire. Cela lui rappelle son Etreinte à elle. Sa souffrance lorsqu'Ezekiel s'était penché vers elle et qu'elle avait compris ce qu'il allait faire: la transformer en une créature de la nuit. Sa terreur lorsqu'elle avait comprit qu'elle ne pourrait rien faire pour s'y opposer, parce qu'il avait décidé qu'il en serait ainsi. Les brulures qu'elle avait endurées pendant des jours entiers, alors que son corps mourrait lentement mais surement, ironiquement, pour lui offrir la vie éternelle. Son désespoir lorsqu'elle s'était réveillée après ce calvaire et qu'elle avait réalisé que la transformation qui venait de s'opérer était irréversible. Et enfin, sa haine et sa peur actuelle, pendant qu'elle repense à tout cela. Elle frisonne légèrement, pendant que tous ces souvenirs passent derrière ses yeux. La première fois qu'elle a eu soif, sa première chasse en compagnie de son mari, le premier humain qu'elle a tué. C'était une petite fille, une gamine qui ne devait pas avoir plus de dix ans, qui s'était perdue en forêt, non loin du manoir de Lord Ezekiel. Dès que la faim avait disparue, Sonya avait fait l'erreur de regarder le visage de sa pauvre victime. Elle était méconnaissable. Cette gamine qui courrait dans les bois vers le manoir pour être accueillie pour la nuit avait perdu toute sa vitalité d'enfant, son innocence, son sang, tout. Et pire que tout, le lendemain, dans la soirée, les parents étaient venus chercher le corps frêle dans les bras de Sonya. Elle avait prononcé des mots réconfortant, avait compatis à la douleur des parents de sa victime et les avait vus souffrir sous ses yeux, plus qu'elle lorsqu'elle avait souffert de la faim. Et le pire dans tout ça, c'est qu'ils l'avaient remerciée. Ils pensaient que leur fille s'était faite attaquer par une bête sauvage dans la forêt après s'être perdue. Ils avaient remercié Sonya d'avoir retrouvé son corps et de le leur avoir rendu. Le reste de coeur de la belle demoiselle s'était brisé en mille morceaux à cet instant et elle avait commencé à haïr Ezekiel pour ce qu'il lui avait fait. Cette haine ne s'est toujours pas éteinte. Si Lawrence y a fait attention, il a certainement pu voir une lueur étrange passer dans les yeux de Sonya.

      "Ils sont inconscients. Comment vous pouvez passer du temps avec ces gens qui ne rêvent que d'une chose: devenir des... monstres..."

    Passée une certaine heure, l'estime que Sonya a du genre vampiresque est proche du néant. Ce soir, elle est d'humeur maussade après avoir de nouveau vécu ses pires souvenirs. D'un coup, quelque chose fait "tilt" dans sa tête, et elle fixe intensément Lawrence, comme si elle voulait savoir ce qu'il pense. Elle n'a pas réfléchit un seul instant avant de faire une introspection aussi poussée que celle sur son Etreinte et son Sire, et a carrément oublié qu'elle se trouve en présence d'un vampire plus âgé qu'elle. Il se peut très bien qu'il ait tout écouté car elle n'a aucun moyen de se protéger de ses dons.Sa mâchoire se serre à l'idée qu'un inconnu ait eu un accès aussi direct à ses pensées les plus intimes. Qu'a-t-il entendu, enregistré? En clair, que sait-il sur elle maintenant? Dans un monde parfait, il a été trop occupé à la regarder pour s'occuper de ses pensées et n'a strictement rien entendu. En fait, n'importe quelle excuse lui convient du moment qu'il n'a surtout pas écouté ce qu'elle a pensé un grand moment. C'est ce qu'elle espère. Mais il n'y a qu'un seul moyen d'en avoir le coeur net: lui poser directement la question, ce qu'elle ne fera jamais. D'abord parce qu'elle s'imagine mal demandé à quelqu'un s'il s'intéresse à ce qu'elle pense. En plus d'être narcissique, c'est tout à fait étrange comme question, même entre deux vampires. En suite, parce que si jamais il n'a rien remarqué, il va commencer à se poser des questions auxquelles elle devra répondre à un moment ou à un autre, alors qu'en gardant le silence, elle ne risque pas d'éveiller sa curiosité pour "rien". Elle se tait donc, et continue à l'écouter, à propos du cocktail aux fruits rouges.

      "Sincèrement, il y a bien plus simple que ça. Surtout avec les fanatiques. Un "jeu" de "reconstitution" parait anodin du point de vue humain. Et la conclusion arrive bien plus rapidement. Jouer avec la nourriture n'a d'intérêt que si vous souhaitez que ce ne soit pas juste un repas. Mais vu le canon que vous avez ramené ce soir, je doute que ce soit pour sa conversation."

    Elle descend le reste de son verre cul-sec et commande un verre de vodka. L'alcool a beau de pas avoir un effet comparable à celui du sang, c'est tout de même quelque chose de bien agréable, à très très forte dose. Le seul inconvénient que ça a, c'est qu'il faut trouver un bar qui accepte de servir une quantité astronomique d'alcool à quelqu'un qui passe facilement pour un humain, sans comprendre qu'il s'agit en fait d'un vampire. Et c'est ce point qui est le plus compliqué. C'est pourquoi en général, Sonya boit chez elle, quand elle est certaine que l'alcool coulera à flots. Devant la quantité qu'elle boit, un humain aurait le temps de tomber deux ou trois fois dans un comas éthylique profond.

      "L'efficacité compte, mais le temps qu'il faut est ce qui compte le plus. La chasse a beau être la partie la plus passionnante de notre... condition... Il faut bien la terminer avant de perdre le contrôle. Et puis, quitte à jouer, autant jouer plus confortablement non?"

    Lors de son existence humain, Sonya a été quelqu'un de très prude, très réservée et très fidèle aux traditions. Jamais elle n'a osé dépasser les limites et a toujours eu une attitude exemplaire. Mais depuis qu'elle a été transformée, on peut dire que son caractère a changé du tout au tout. Son attitude est diamétralement opposée à celle qu'elle a pu avoir avant. Désormais, elle n'hésite pas à jouer de ses charmes pour attirer ses amants potentiels au fond de son lit avec elle. Elle se ferait d'ailleurs un plaisir de jouer avec Lawrence si elle pouvait lire ses pensées et savoir ce qu'il avait derrière la tête pour pouvoir s'en servir "contre" lui. Joueuse jusqu'au bout, elle va jusqu'à penser à des images très suggestives en espérant cette fois qu'il va faire intrusion dans sa tête pour voir ce qu'il s'y passe. Le fait qu'il la fixe droit dans les yeux la fait cependant arrêter. A son époque, regarder quelqu'un ce cette façon signifiait un respect total.

      "A quoi pensez-vous Lawrence? C'est nouveau pour moi de devoir me contenter de deviner."

    Si jamais le barman les écoute, elle serait obligée de le tuer sur le champ. Elle espère parler suffisamment bas pour que seuls les vampires proches puissent l'entendre. Normalement, cela ne doit pas poser de problème. Si un humain s'intéresse à eux, il ne verra que deux personnes fort charmantes en train de se murmurer des choses, autour d'un verre et même s'il s'approche, il ne pourra pas entendre ce qu'elle lui raconte, tellement ses oreilles manquent de sensibilité. Le pauvre, il ne sait pas ce qu'il perd. Un fabuleux dialogue autour de la condition vampiresque.
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Lawrence Stadfeld
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MessagePosté le: Mer 22 Déc 2010 - 18:58    Sujet du message: Une vague impression... Répondre en citant

Les minutes qui avaient précédé mon discours avaient été pleines d'émotions différentes, qui m'étaient envoyées par Sonya. Les pensées me parvenaient comme des odeurs, les odeurs me parvenaient en pensée, j'avais senti successivement de la peur, de la haine, du doute... Et une forte fragrance rose... Comme il suivit:

Au passage, je m'étais saisi des informations qui m'étaient offertes, que je désirais. Lord Ezekiel avait donc été le cruel Sire de Sonya. L'étreinte-surprise, le premier crime de celle qui avait été une jeune femme calme et sensible, le remords qui l'avait prise quand elle avait rendu le corps de cette fillette à ses parents... Je me sentais plus proche d'elle, car si Alice m'avait forcé à vivre en tant que Vampire au milieu de mon ancien environnement, j'aurais probablement saccagé la maison qui m'avait vu naître, et je ne m'en serais pas remis... Elle traita les Vampires de monstres... Puis du doute. Oh, mais c'était à mon sujet! Bien sûr, elle était consciente que je venais de lire en elle comme dans un livre ouvert, et cela ne lui plaisait pas du tout! Quelle chose étrange en fait... Je me demande encore comment j'aurais réagi si à ce moment-là j'avais été plus jeune qu'elle. La balance aurait été inversée, elle m'aurait surpris à penser à mes plans sur le lendemain, qui ne seyaient pas du tout avec l'image que je donnais de moi : pour tout dire, demain ce serait repos, puis visionnage de quelques épisodes de cette série, How I met your mother...

Bref, la voilà qui me donnait des conseils tactiques... Mais bien sûr, le jeu de reconstitution, comment avais-je été assez bête pour ne pas y penser! Mais un détail restait cependant, faire oublier à ma victime la conclusion. Généralement, on oublie difficilement qu'on a ressenti cette sensation d'être vidé comme une flûte à champagne, ou ce verre de whisky que Sonya venait d'ingurgiter sans regrets. Les fanatiques oublient difficilement que leurs rêves ont été réalisés...


- Mon principal problème est la persistance des gens à se souvenir de moi, je veux dire, pourquoi n'oublient-ils pas en un clin d'oeil, comme dans ce film, Men in Black, sans effort, pourquoi ne deviens-je un mirage pour eux que s'ils sont dans un état second? Voire tertiaire pour certaine... Regardez-moi ça... Apparemment, le contrôle vous échappe...

Vicky avait été sérieusement troublée par mon sang, car, alors qu'elle patientait dehors comme on le lui avait dit, on vit le monde se diriger vers la sortie: cette blonde avait de sérieux problèmes puisque l'homme qu'elle essayait de violer hurlait comme un goret, et je le percevais jusqu'ici. En fait, le mouvement de foule avait été déclenché par un ahuri qui avait rameuté les autres boeufs avec des commentaires dégoûtants. Un rapide déplacement me permit de jeter un coup d'oeil et de voir distinctement les cuisses nues de Vicky en train d'étouffer un pauvre homme. Mais je n'avais pas envie de m'en occuper, à vrai dire, cette foule délaissant tout pour voir le spectacle, c'était assez cocasse.

Bientôt, et pendant une courte période, je me retrouvai seul avec Sonya. Ce fut là qu'elle me parla du confort qu'on puisse avoir lors d'une partie de chasse, et qu'elle m'envoya ses pensées indécentes. Elle savait qu'au fond, je ne laisserais pas passer ses pensées. Et moi j'étais gêné, pour ainsi dire. Comment se sentir lorsque vous êtes conscients que votre interlocutrice sait au plus profond de son être que vous vagabondez dans ses pensées? Bon, en tout cas, celle-ci avait vraiment une étrange réaction. Je devais faire comme si de rien n'était. Je pris la dernière gorgée de mon verre.


- Bien sûr que jouer à la chasse est conf...
- Et vous, vous reprenez aut'chose, monsieur?
- Oh, bien sûr, mettez-moi de cette liqueur de cassis que je vois là-bas, mon brave.
- Donné!

Un bref regard à Sonya, marquant un bref salut de la tête pour m'excuser de ce désagrément, et je repris.
- Oui, la chasse nécessite quelquefois des circonstances plaisantes, pour ne pas n'être qu'une stupide et morbide routine... Ce n'est pas comme si nous voulions être des Monstres...

Le dernier mot avait été accentué, pour reprendre ce qu'elle avait dit précédemment. Si un jour je me surprends à penser que je suis un monstre, et que c'est irréversible, autant aller me donner de suite à un chasseur... Si quelque chose ne te plaît pas, il faut en rire et en tirer les meilleurs avantages, comme on dit...

En tout cas, mon regard cinglant avait stoppé net le flux de pensées qui émanait de Sonya. C'était quelque chose de spécial, comme si elle s'était intimée l'ordre de cesser... Oh mais bien sûr... Comment oublier que regarder quelqu'un dans les yeux est marque de respect? J'aurais dû m'en souvenir, mais j'en étais, décidément, à ma première faute de langage corporel.

Au final, ce fut moi qui en ressortis troublé. Non seulement elle savait que j'espionnais ses pensées, mais en plus elle avait pris ce regard que je lui donnais comme du respect. En fait, il n'y avait pas de respect, juste de la compassion pour cette femme dont la profonde blessure avait fait ériger ce mur de dédain, de mépris et de cynisme...


- Je pense à plein de choses, Sonya, je pense aussi que je n'aurais pas dû chercher à en apprendre plus sur vous.

Voilà, situation de panique. Les gens recommençaient à entrer, je me levai, pris mon verre et me dirigeai vers ma précédente place, très nonchalemment. Si j'avais vraiment voulu la fuir, il m'aurait suffi de m'éclipser comme je le faisais souvent. Mais non, je ne voulais pas fuir, je voulais juste reprendre mes idées le temps d'un autre verre.

Cette liqueur de cassis était délicieuse.

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Sonya Auriel
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MessagePosté le: Ven 21 Jan 2011 - 19:33    Sujet du message: Une vague impression... Répondre en citant

[list][font=arial]Sans même bouger de son siège, Sonya se sert de son don de télépathie sur les humains dehors afin de savoir ce qu'il se passe. En profitant de la faiblesse d'esprit de l'un d'entre eux, elle peut utiliser ses yeux et voir ce qu'il se passe en dehors du bar. Rien de très intéressant. Visiblement, le sang de Lawrence est trop puissant pour la pauvre Vicky. Boah, aucun intérêt pour elle. En plus si elle intervient maintenant, il sera clair et net qu'elle n'est pas quelqu'un de normal. Ne présentant pas la marque des chasseurs et personne ne connaissant l'existence des Djinns, il serait évident qu'elle est un vampire. C'est triste pour le pauvre homme en train d'être abusé, mais elle n'a pas le choix. Cela ne semble pas non plus intéresser Lawrence, alors elle n'en fait vraiment rien. Elle oblige son hôte à fermer les yeux et lorsqu'elle ouvre les siens, elle est de nouveau à l'intérieur du Croquant.

Grâce à son petit stratagème, Lawrence comprend qu'il n'aurait pas du s'introduire dans son esprit et l'épier. Il est visiblement choqué de ce qu'il a vu, petit condensé de ses 200 ans d'existence. Il semble désorienté, enfin, en surface. Elle lui adresse un petit sourire et un clin d'œil au moment où le serveur vient prendre la seconde commande de Lawrence.


[HRP: En cours]
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:32    Sujet du message: Une vague impression...

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