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Fight Fire with Fire [Azekiel]

 
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Lou Bartel
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MessagePosté le: Ven 18 Juin 2010 - 23:46    Sujet du message: Fight Fire with Fire [Azekiel] Répondre en citant

La mort ferme les yeux des morts
et ouvre ceux des survivants.

________________[Gilbert Cesbron]


    Un fin stylo de colle extra forte et translucide entre ses doigts, son index abaissant la lèvre inférieur alors que la colle se déposait en un fin sillon sur cette chair morte, Lou scellait à jamais une bouche de plus. A combien en était elle ? Pensez-vous vraiment qu'elle soit le genre de personne à tenir des comptes aussi précis ? Tel une maquilleuse qui embelli une paupière d'un trait d'eyeliner, Lou traçait un trait de colle à la bordure intérieur des cils pour clore les yeux de la vieille femme allongée sur la table. Elle allait mettre la touche final à son chef d'œuvre du jour, mais avant elle pressa ses deux index gantés de latex sur les paupière de la défunte afin que la colle prenne bien. Toute personne entrant en cet instant précis pourrait de se demander quelle pratique étrange la jeune femme était en train d'exercer sur cette pauvre vieille femme. Puis, enlevant ses gants à usage unique, les jetant dans la poubelle, Lou tira le tabouret vers la table et s'assis. Les coudes posé sur le rebord de la table près du visage de la vieille, son visage entre ses mains elle sourit.

      "Ok, je sais que cette colle est de mauvaise qualité et pas la plus biodégradable, mais c'est ce qu'il y a de moins cher et de toute façon c'est prévu pour que ça tienne jusqu'à demain. 16 heures c'est bien l'heure de la mise en terre je crois… Vous savez pourquoi je vous ai mis de la colle ? Je sais on le fait pas tous, mais je me suis dit qu'après l'accident qu'on a eu il y a quelques mois, c'est toujours mieux. Ha je vous ai pas raconté ça, c'est vrai ! L'horreur ! Enfin je dis l'horreur j'étais pas là, mon boulot se passe ici pas dans la salle où vous êtes exposée ensuite … Et bien figurez-vous qu'il y a quatre ou cinq mois, au moment ou la fille du défunt s'est penchée pour embrasser son père avant que l'on referme le cercueil, les yeux se sont ouverts. Je vous laisse imaginer la scène de panique. Ha mais moi je n'y étais pour rien ! Ca va quand même pas être de ma faute si un macchabé décide subitement d'ouvrir les yeux !"

    Se relevant, la thanatopractrice fit quelque pas, et entre quelques bruit métalliques, retira une trousse de maquillage d'une armoire. Trousse de maquillage qui avait tout d'une trousse à outil de contremaître expérimenté, l'ouvrant, sortant pinceaux et poudres, Lou posa son regard sur le corps de sa victime du jour. Saisissant un dossier cartonné, elle en sorti une photographie avant de faire la grimace, confrontant la défunte à sa propre photographie, Lou continua d'un air plus que surpris.

      "Ha d'accord, avouez que vous leur avez laisse des miettes en héritage et qu'ils se vengent sur votre cadavre en retour, je ne vois pas d'autres explications possible ! Non sérieusement ! Déjà que votre robe pue la naphtaline et semble avoir été coupée par vos soins, sans vouloir vous offenser bien sur, dans les rideaux de votre propre grand-mère … Mais là ! Me dites pas que vous vous maquilliez de la sorte ? Ils vous laissaient sortir de chez vous comme ça sans appeler l'asile ? "

    Déchirant la photographie, elle rejeta sa tête en arrière, avant de poser ses deux mains sur ses hanches, se penchant sur le visage de la vieille, observant, inspectant dans les moindres détails. Après quelques minutes elle se mit au travail et après avoir passer une crème de base pour faire en sorte que le cadavre ne ressemble pas à un cadavre elle commença à jongler entre les diverses poudres afin de donner un aspect maquillé, naturel et classique à sa cliente. Elle traça les lèvres à l'aide d'un rouge assez foncé et se recula afin d'admirer son travail.

      "Pas mal, désolée ma chère mais vous transformer en clown pour le restant de vos jours était au dessus de mes forces ! "

      "Lou ! On est dans la merde ! "

    Cette voix, emprunte de stress et de panique n'était autre que celle de son associé, c'était lui qui gérait tout ce qui avait trait à l'aspect social et relationnel de notre agence, de l'accueil aux veillés mortuaires en passant bien sur par le conseil de vente en manière de cercueil et autres ornements pour accompagner ce cher être aimé dans son dernier voyage. Elle ne dit rien, se contentant de l'interroger du regard, la veillée sa cliente ici présente ne commençait pas avant 20h cela leur laissait du temps et Lou venait de terminer elle ne voyait pas où se trouvait le problème.

      "On est dans la merde ! On a un nouveau macchabé qui va nous tomber sur les bras d'ici deux heures … mais c'est pas ça le problème, c'est le con qui devait nous livrer les fleurs pour ce soir qui s'est écrasé avec son camion … je fais quoi moi avec ça ? "

    Le ça, désigné d'un geste ample comme étant la cliente, prête à être mise dans son cercueil, Lou ne pouvait que sourire, les imprévus faisait partie de la vie et même si elle aurait souhaité revoir le livreur dans d'autres circonstances elle avait presque hâte de pouvoir s'en occuper, demain certainement. Elle fit mine de réfléchir quelques secondes, surtout pour agacer son associé elle le regarda et désigna d'un geste du menton le cercueil à l'autre bout de la pièce.

      "Je te propose qu'on la mette tout de suite là dedans, que tu l'emmène dans la chapelle, quand le livreur arrive tu le mets au frigo je ne m'en chargerais que demain. Et pendant que tu t'occupe de la famille éplorée je vais te trouver des fleurs, ça te va ? "

    Voilà comment au alentours de 16h, Lou Bartel se retrouvait au milieu du Discovery Parc, flânant dans les allées désertes, un sécateur dans une main, une énorme gerbe de fleurs diverses dans l'autre. Elle savait bien que les fleurs ne devaient pas être cueillies dans certaines parties du parc mais elle avait déjà décidé de jouer la carte de la naïveté au cas ou elle serait appréhender par un passant ou pire un responsable du parc. Alors qu'elle se baissait pour privé quelques rosiers de leurs fleurs, elle entendit des pas près d'elle, se retournant sans vraiment regarder qui s'approchait, elle lança machinalement :

      "Oui je sais c'est certainement interdit, mais vous connaissez la signification du terme : cas de force majeur ? "

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MessagePosté le: Ven 18 Juin 2010 - 23:46    Sujet du message: Publicité

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Azekiel Moonspell's
Invité

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MessagePosté le: Lun 21 Juin 2010 - 19:25    Sujet du message: Fight Fire with Fire [Azekiel] Répondre en citant

Je sors, je ne sors pas. Je fais quoi ? Je ne suis pas sur d'en avoir envie. Je ne suis pas certain de vouloir affronter le monde extérieur ce soir. Ce soir ? Mais si ce n'est pas ce soir ce sera quand ? Demain, après demain ? Pourquoi remettre toujours ce que je peux faire maintenant ? Pourquoi j'ai si peur ? Le monde dehors n'est pas si horrible. Je le sais, je l'ai déjà fait, pourquoi je n'y arrive plus ? J'aimerais avoir la force de le faire, trouver le moyen. Mais le monde extérieur est si futile, si vil, si mesquin. Tous ses regards, sentir le poids de leurs regards sur moi, écouter toutes ses remarques murmuraient. Que non je ne les vois pas. Que non je ne sais pas à quoi ils ressemblent, je ne connais ni leurs beautés, ni leurs laideurs. Je ne sais pas ce qui ils sont. Mais que oui je les entends. A chacun de mes pas. Je les écoute parler, murmurer. Combien de fois j'entends ces mots sur mon passage, « monstre », « handicapé », « laid », « pauvre hommes. » tous ces gens ne comprennent pas et ne comprendrons jamais. Je ne suis pas le monstre dans l'histoire ce sont eux. Eux, pas moi. Je ne fais pourtant de mal à personne. Je ne fais rien de mauvais. Je ne peux pas, je ne fais rien du tout. Cela fait quelques jours que je n'ose plus mettre le pied dehors. Ni même pour aller faire de la musique. La tournée et fini alors je m'en fous. Je n'ai plus aucune volonté je pense. Je n'en sais rien. J'ai beau enfouir toute ma rage contre les peaux de ma batterie ça ne passe pas. Le vide, la haine, la honte ne passera pas. Je suis honteux de moi-même. Je suis bien heureux de ne pas pouvoir me voir. Mais je peux sentir toutes ses cicatrices au touché. Je peux les sentir et l'image apparait. Je me vois laid. Le suis-je vraiment ? Je n'en sais rien et je ne préfère même pas le savoir. Je suis enfermé dans cet appartement. Enfermé, car bien trop apeuré. L'autre jour je suis sortie. Ce n'est plus des remarques que l'on m'a fait. Mais des coups. Je fus rué de coup. « Monstre », « laid », « cas social. » Allez tous vous faire foutre merde. Je n'ai rien de tout ça. Rien.
    
  PAF ! Le son d'un vase qui vient de s'exposer contre le mur. PAF ! Quand ce n'est pas le vase c'est la table qui vole dans l'appartement. Je n'en peux plus. Je pense que c'est la première fois que je me retrouve dans un tel excès de rage. Je pense, non, je le sais. Je ne suis pas un monstre. Pourquoi juger les gens sur leurs apparences ? Pourquoi ? Paige l'avait compris elle. Paige ne me jugeait pas. Mais Paige est partie. Il l'a tué. Tué pour m'enrager. Tuer pour me montrer sa supériorité. Quel cruauté qui n'est que le genre humain. L'homme et tous ces monstres qu'ils idolâtrent. Si seulement je trouvais la force de faire mon devoir. De tous les éradiquer de la surface de la terre. De les supprimer. Mais je suis lâche. Lâche, car bien trop peureux. Je suis surement le mieux placer pour savoir que la vie peut nous donner du bon dans du mauvais. Je sais que la vie est courte, qu'elle peut nous offrir bien des choses en somme. Pourquoi l'homme passe-t-il toute sa force à se battre, à se déchirer, à faire le mal ? Pourquoi ? J'aimerais trouver la force de le faire pour ramener un peu de paix en ce bas monde. Mais non. Au lieu de ça je reste enfermé. Je ne trouve même pas le courage de sortir de la ville et encore pire, de sortir de mon appartement. Je l'avais il y a encore quelques jours. Je l'avais. Mais plus maintenant. Je ne sais pas pourquoi. Je ne l'ai pas retrouvé. J'ai si peur. Je ne veux pas que l'on me refrappe, je ne veux plus que l'on me juge. Les gens qui ne me connaissent pas me traitent, « monstre », « laid », « pauvre homme ». Mais que diable, allez tous vous faire foutre. Allez tous au diable. Je ne suis rien de tout ça. Je ne suis pas ça. Quand on ne prend pas pitié on se rue sur moi, m'idolâtre. Pourquoi ? Pour la musique. Aimer quelqu'un pour faire de la musique ? Pourquoi ne peut-on pas m'aimer pour ce que je suis au lieu de trouver maintes et maintes raisons. Des raisons les plus insignifiantes les unes que les autres à mes yeux. « Monstre », « laideur », « handicapé », « pauvre homme ». T'as gueule !   

PAF ! Quand ce n'est pas la table ni le vase ce sont les couverts, les chaises, je n'ose même pas imaginer dans quel état je suis en train de mettre mon appartement et je m'en fous. Je brise une fenêtre. Le son de la ville me revient en pleine face. Le son de l'extérieur. Le son de la réalité, de la cruauté. Je ne veux pas sortir, je ne veux pas y aller. Pourquoi je deviens si violent tout un coup ? Pourquoi ? Je n'en sais rien. Un surplus je pense. Possible. Le son des voitures me brise les tympans, le son de voix, tant de choses qui résonnent en moi. Je me bouche les oreilles. Trop longtemps je suis resté enfermé, trop longtemps je n'ai pas entendus ce son si criard. Cela me rend fou je pense. Possible. Je ne veux pas sortir. J'aimerais faire cesser tous ces bruits, toutes ces choses. Je ne veux qu'une chose, que l'on m'oublie. Que l'on m'ignore, que l'on ne me regarde plus, que l'on fasse comme si je n'existais pas. Dans la rue, les gens ignorent les inconnues, alors pourquoi l'on pose son regard sur moi ? Certains se parure de vêtements les plus extravagant les un des autres dans ce but-là. Moi je le fais pour me cacher. J'ai l'impression de porter cette étiquette sur mon front, celle indiquant « monstre », « laideur », « handicapé », « pauvre homme ». Je ne veux pas de leurs pitiés, je ne veux pas de leurs regards. Mon âme est bannie depuis bien trop longtemps, je veux juste m'endormir et oublier. Je ne veux pas de leurs putain de pitié ! PAF ! PAF ! PAF ! « Monstre », « laid », « handicapé ». Je n'ai jamais souhaité que tu deviennes mon ami, je n'ai jamais souhaitais que tu me regardes, je n'ai jamais souhaitais avoir de l'importance pour toi ! Laisse-moi tranquille. Ne m'approches pas. Restes loin, mon âme est bannie depuis bien trop longtemps. Vas au diable !
  
 
  
 PAF ! PAF ! PAF ! CLACK ! Je suis dehors. Je ne sais pas ce que je fais là, je suis dehors. Comment je suis sortie ? Comment j'ai pu faire ça ? Là, uniquement habillé de mon pantalon noir d'un T-shirt je suis dehors. Je peux sentir l'air du vent sur mes bras nus, le bruit m'est insupportable. Mais je suis dehors. Un pas, deux pas... Trois peut-être ? Je ne sais pas combien de pas je fais. J'ai l'impression que mes gambes me guident d'elle-même. Les yeux camouflés sous de grosses lunettes noirs, les yeux fermés je marche, me laissant guidé par la douce mélodie de la ville. Douce mélodie qui me fait pourtant mal aux oreilles. « regardes. », « lais », « handicapée ? », « t'as vu ses bras ? », je me demande quand ils vont cesser. Je tente de les ignorer, je ne devrais pas les entendre, leurs murmures sont si bas. Mais pourtant je les entends. J'ouvre mes yeux à travers mes lunettes, baisse le regard et la tête, signe d'infériorité, de honte, je me cache. Je croise les bras en essayant en vain de dissimuler mes cicatrices et mes bras meurtries. Si bien que mon visage reste propre ce n'est pas le cas des parties que je peux dissimuler. Je sens le relief des cicatrices, un poids dans mon cœur, j'aimerais courir, me cacher, ou ? Le silence, le calme, il est bien quelque part dans cette foutue ville ? Je la connais par cœur, c'est sans grande peine que mes gambes me mène sur le chemin de Discovery Parc. J'espère y trouver la paix, la tranquillité. « monstre », « laid », « pauvre homme ». Je veux trouver un endroit où je ne pourrais entendre ces mots. Mots qui résonnent en mon esprit à chaque pas. A chaque centimètres. Le calme est-il seulement quelque part ? Je marche. Je peux entendre le son des baisés échangés entre deux personnes, le son de rire des enfants à quelques mètres, loin derrière moi. Le son des voitures et loin maintenant, bien qu'encore tapant dans mes oreilles. Le son de branche que l'on casse, le son de sécateur... Quelle heure est-il ? Aucun détail ne m'échappe. Aucun. Je donnerais tous pour voir le monde a ce même moment...
    

«  Oui je sais c’est certainement interdis mais vous connaissez la signification du terme : cas de force majeur ? »

Une femme, le son de la voix d'une femme. Je souris. Chose relativement très rare. Ce n'est surement pas à moi qu'elle parle. Je tente d'écouter, d'entendre le son d'une autre personne. Elle ne peut s'adresser à moi. Pas avec autant de... sympathie ? Je la sens à quelques pas de moi, pas trop loin, ni trop près. Je ne peux sentir autre personne que nous. Mon sourire s'efface. Je baisse la tête. Je ne sais pas ce qu'elle fait, je ne la vois pas. Le sécateur... Est-ce cette femme ? Nerveusement je me passe une main dans les cheveux, je ne sais pas comment agir, je ne sais pas quoi lui dire. Elle ne peut me parler, mais pourtant, c'est bien en ma direction que se sont envolés ses mots. Je fouille dans ma poche à la recherche d'une cigarette, me l'allume. Je ne fume pas vraiment, mais quand je suis dehors je le fais. Je suis relativement nerveux, cela me détend. Je relève enfin la tête et rabat mes lunettes sur ma tête. Je plisse les yeux dans l'espoir de voir, d'entrevoir une silhouette. Mais rien, ce n'est que le noir. Je ne faisais rien de mal, je ne sais même pas ce qu'elle était en train de faire. Nerveusement je tire sur ma cigarette, repose les lunettes sur mon nez. Si elle voyait. Si elle sentait ? Sans rien ajouter je continue mon chemin. Je ne dis rien, mais mes gambes restent sur place. J'aimerais partir, elle me fait peur. Je suis pris au dépourvu. J'aimerais partir, mais je reste là. A la place de tends la main vers l'un de ses rosier. Je me pique mais j'ignore le petit point sur mon doigt, là où une goutte de sang s'échappe. J'arrache la rose et la lui tends. Ce fut le seul geste que je trouve à faire.
    
« Il y a des choses bien plus grave dans la vie que d'arracher les fleurs de ce parc mademoiselle. Je ne pense pas être une menace au point d'aller vous dénoncer au gardien. Le cas de force majeur. Faites donc comme bon vous semble. Bonne soirée à vous. »
  
  Si je n'avais pas le visage aussi mal en point je pense que l'on aurait pu remarquer mes pommettes virer au rouge pourpre. Le simple contact avec une personne m'effraie, alors qu'en est-il que celui d'une femme. Une femme qui vient de me parler avec autant de naturel. Oui je prends la fuite, oui je pars. Oui je suis lâche. Le monde me fais peur c'est comme ça. Je ne suis pas le monstre, ce sont eux. Alors, oui je la laisse là. Je la laisse là pourtant je prends mon temps. Je la laisse là, mais pourtant, je ne suis qu'à quelques pas d'elle. Si seulement elle me prouvait que j'ai tort. Et que le monde n'est pas que cruauté. Que certaines âmes sont encore bonnes et pas mourante. Un simple appelle et je m'arrêterais. Une simple attention gentille et sans pitié me ferais comprendre que j'ai tort. Je ne pense pas en demander de trop... Prouve-moi le contraire...    
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Lou Bartel
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MessagePosté le: Ven 16 Juil 2010 - 18:28    Sujet du message: Fight Fire with Fire [Azekiel] Répondre en citant

      « Il y a des choses bien plus grave dans la vie que d'arracher les fleurs de ce parc mademoiselle. Je ne pense pas être une menace au point d'aller vous dénoncer au gardien. Le cas de force majeur. Faites donc comme bon vous semble. Bonne soirée à vous. »

    Bien que très faible c'est une voix masculine qui lui répondit, elle était toujours baissée, affairée à ramasser le plus de roses possible, diverses et variées afin de garnir la chambre mortuaire de la façon la plus naturelle possible. Le but étant bien entendu que la famille ne râle pas même si les fleurs ne seraient pas celles qu'elle avait commandé dans son contrat. Après tout cela permettait à Lou de s'accorder une petite balade dans le parc et à la famille de la défunte d'avoir une ristourne sur le coût final des travaux. Elle ne leva pas la tête lorsqu'il lui parla, lui faisant comprendre que ce n'était pas la peine de se méfier de lui, qu'il n'était en tout cas pas celui qui allait la livrer en pâture au gardien du parc. Les vivants ? Très peu d'entre eux avait le pouvoir de l'intéresser, elle avait toujours eu beaucoup plus de contact et d'affinité avec les corps sans vies, de préférence ayant une histoire à raconter. Alors lorsqu'un vivant lui adressait la parole elle était plutôt du genre à ne rien répondre, ne rien dire, ne surtout pas engager la conversation. Les vivants sont ennuyeux, n'ont que des problèmes, ne font que se plaindre à tout bout de champs pour un oui ou pour un non. Qu'est-ce qu'on pouvait bien s'en foutre de leur menues problèmes de toute manière.

    Celui qui lui avait adressé la parole n'allait pas lui poser de problèmes, aussi pourquoi s'attarder sur lui, qu'il soit grand, petit, gros, fin, avec une jambe de bois ou un troisième œil au milieu du front, qu'est ce que cela pouvait changer ? On fini tous de la même manière après tout. On fini tous un jour ou l'autre sur une table comme celle sur laquelle Lou pratique son art, soit six pieds sous terre sans cérémonie aucune, ou encore égorger au cœur d'une ruelle glauque aux petites heures du jour, faites votre choix et cochez la mention qu'il convient !

    Tout aurait pu s'arrêter ici, Lou cueillant les fleurs dont elle avait besoin, le passant continuant sa route après avoir allumé une cigarette et commençant à en aspirer quelques bouffées. Mais contrairement aux apparences, rien ne se passait de cette manière prévisible, à ce demandé qui venait de donner un bon coup de pied dans un ordre cosmique quasi parfait. Et cela, manifesté par un geste aussi anodin que surprenant s'il ne s'était agit de Lou et de cet inconnu. Cueillir une fleur et la lui tendre, ou plutôt la lui flanquer sous le nez dans le cas précis. Soit sa technique de drague était franchement à revoir, soit le pauvre garçon avait besoin de faire un plus attention à ses gestes. Attrapant la rose, ou plutôt l'empêchant de venir se fracasser contre ses yeux, Lou leva le visage pour la première fois sur cet inconnu-agresseur-malhabile. Lou n'était pas le genre à juger les gens sur leur apparence, enfin pas tant qu'ils se trouvaient ailleurs que sur sa table de travail.

    Les individus normaux sont ennuyeux, les morts sont passionnants et là aux milieux il y a une dernière catégorie qui parfois peut éveiller la curiosité de la demoiselle. Les individus vivants anormaux ou alors n'entrant pas dans la catégorie portant l'étiquette "normaux" mais bien celle intitulée "objets à étudier" et vraisemblablement l'inconnu de Discovery Parc entrait dans cette catégorie là. Bien que lui tournant le dos, semblant vouloir s'en aller et pourtant restant sur place, elle se pencha un minimum et attrapa le poignet de l'inconnu pour capter son attention pour de bon.

      "Ca vous arrive souvent d'offrir des fleurs à des inconnu et de leur tourner le dos ensuite ? "


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:52    Sujet du message: Fight Fire with Fire [Azekiel]

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