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Zineb de Talleyrand

 
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Zineb de Talleyrand
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MessagePosté le: Mar 15 Juin 2010 - 17:41    Sujet du message: Zineb de Talleyrand Répondre en citant

Me, Vampire in Love with a Dream



Prologue


    « J'ai toujours considéré l'honnêteté comme la première des qualités de cœur. Si je couche ici ces mots, c'est avant tout par honnêteté envers moi même et envers les gens qui me soutiennent dans mon combat quotidien. C'est à eux que je souhaite dédier ces modestes pages, à eux ainsi qu'à tous ceux qui me feront la grâce de porter de l'intérêt aux aléas de mon existence.
    À plus large envergure, j'aimerais même affirmer que mon récit est une preuve, comme il en existe tant d'autres, de la réalité d'une cohabitation pacifique entre les humains et les vampires. Je me refuse à parler de race. Nous sommes tous des êtres de chair et de sentiments. Nous sommes tous nés d'une mère. Nous marchons tous sous le même soleil.


Chapitre I :
NaissanceS


    « Je suis née d'une union d'amour, au cours d'un siècle de lumières. Je tiens mes racines et mes idéaux de ma terre de France, et de l'éducation que mes chers parents m'ont fait donné. J'ai conscience que le destin m'a offert de puissants anges gardiens et que trop peu sont ceux qui ont eu cette chance. Mon sentiment aujourd'hui est que j'ai une mission à accomplir, que les valeurs qui m'ont été données ne doivent pas mourir entre mes mains mais être portées fièrement, partagées avec tous ceux qui accepteront de les recevoir. Je veux rendre à tous ce qui m'a été donné.[...]


Née au cœur des frimas hivernaux de l'année 1826, Zineb Talleyrand est le fruit d'un mariage arrangé. Sa mère, issue d'une riche famille de banquiers orléanais, mourut en la mettant au monde dans le froid glacial de leur grande demeure bourgeoise du faubourg Saint-Honoré. Alexis Talleyrand vécu cette disparition comme un désastre bien plus financier que sentimental : Décédée à l'âge de 25 ans, son épouse n'avait pas eu la décence d'hériter de la fortune de sa famille avant de se vider de son sang - ruinant ainsi dans son indélicatesse la parure de draps en soie de Florence qu'il lui avait offert pour son dernier anniversaire.
Monsieur Talleyrand, dont le respectable commerce des Halles connaissait une période difficile, n'eut alors de cesse que de faire de sa fille un instrument d'ascension sociale : une femme à marier avec un homme tant outrageusement riche qu'abominablement vieux.


    « […] Très tôt, on m'enseigna le latin, le grec, la musique et bien sûr la philosophie humaniste. Je reste très marquée par ces années de ma vie et par la personnalité hors du commun de mon précepteur. C'était un homme admirable, d'une grande culture et d'une grande sagesse. Plus que quiconque, je souhaite le remercier pour les bienfaits qu'il me prodigua avec patience et douceur pendant un peu plus de huit ans.[...]


Zineb était une élève médiocre, dont l'attention volatile se portait bien plus volontiers aux délices de la vie mondaine qu'à la rigueur des études. Son précepteur était un homme d'une petite trentaine d'années sans autre talent que celui d'une verve particulièrement habile qui su conquérir la confiance de monsieur Talleyrand en se faisant passer pour un jeune professeur diplômé de la Sorbonne. C'est pourtant de lui que Zineb tient les deux seuls véritables dons qu'elle possède : celui de violoniste, et celui de grande oratrice.
L'escroc ne se contenta pourtant pas de voler l'argent du père : il vola la virginité de la fille.


    « […] Je fus mariée à l'âge de 19 ans, à Lothaire du Châtelet, duc de Bretagne. Je savais que cette union importait beaucoup à ma famille, et je me fis donc un devoir d'obéir à la volonté de mon père, faisant taire, la mort dans l'âme, les élans de mon cœur. Lothaire avait 46 ans et bien qu'il me traita toujours avec beaucoup d'égards, c'était un homme froid et distant. Les années que je passai à ses cotés restent pour moi entachées d'une profonde tristesse, et le souvenir de l'austérité morose de mon quotidien d'alors est un élément crucial de ce qui me pousse aujourd'hui à rejeter toute forme d'emprisonnement, qu'il soit aussi bien physique que moral.[...]


Si Lothaire du Châtelet n'avait rien d'un duc, il était effectivement noble, issu d'une branche éloignée de la famille des grands de Bretagne. En cette époque de la Monarchie de Juillet, il n'était pas rare d'observer de telles alliances entre la riche bourgeoisie et la noblesse ancestrale : rien de plus qu'un échange de bons procédés. Un parti apportait la stabilité financière, l'autre le sang bleu et le rayonnement social.
Toutefois, Zineb ne se morfondit pas longtemps dans l'amertume de ce mariage d'intérêts. Profitant largement de son aisance financière et de l'influence qu'elle exerçait malgré son jeune âge sur son époux, elle se consacra entièrement aux plaisirs de la haute société parisienne, jusqu'aux plus inavouables. Elle fréquenta les cercles très privés du libertinage décadent, héritage du 18ème siècle qui se perpétuait encore dans l'ombre de certains milieux, s'abandonnant si bien au délice exotique de l'opium qu'à celui, plus de terroir, de l'absinthe, douce fée verte. Si Lothaire n'ignorait rien des excès de son épouse, jamais il ne lui en fit remontrance. Il n'est sans doute pas exagéré de dire que quelque part il la craignait.


    « […] Je dois remercier le destin qui mit fin à cette morne période de mon existence. Il prit la forme d'un ange... Un vampire. Je fis sa connaissance au cours de l'une de ces ennuyeuses soirées de protocole, inhérente aux devoirs de mon rang. Pourtant, lorsque mon regard croisa le sien, je su alors que je n'appartiendrais plus à personne d'autre qu'à lui. Il avait dans le regard toute la clarté de l'aube bleu, et dans la voix, toute la chaleur d'une nuit d'été. Il me fit une cour digne d'une véritable reine à laquelle je ne pu que succomber au bout de quelques mois. Intérieurement, je bouillonnais de la culpabilité de mon adultère, et de longues nuits durant je me maudissais, en larmes, allant parfois jusqu'à griffer au sang les traits de mon visage qui avait eu l'audace de plaire à un autre que mon légitime époux. J'ai honte de l'avouer, mais l'accident de chasse qui couta la vie à Lothaire fut pour moi une douloureuse libération.
    Mon vampire, Ezéchiel de Montbrume, me donna l'ultime baiser par un beau soir d'automne, auprès d'un lac ou se reflétaient les lueurs d'or du couchant.


C'est dans les bas-fonds du Paris décadent qu'après avoir prit sans ménagement deux prostituées, Ezéchiel de Montbrume offrit l'immortalité à Zineb. Ce vampire plusieurs fois centenaire, qu'elle avait rencontré une semaine auparavant dans les débauches de ses nuits, s'était amusé de la personnalité hors norme de la jeune délurée. Ayant depuis quelques temps perdu son infante sous les efforts conjugués d'un commando de djinns, il s'enticha comme un caprice de cette petite humaine sans gêne qu'il lui fut trop aisé de manipuler. Après avoir réduit Lothaire du Châtelet à l'état de bouillie sanglante pour assurer à sa protégée une longue période de tranquillité financière, il l'emmena vivre grand train dans son sillage de mort, sur toutes les routes prometteuses de l'Europe florissante.


Chapitre II :
EnvolS


    « Je connu avec Ezéchiel toutes les joies qu'une femme peut connaître. Il me combla à tous les égards, m'initiant à l'existence nocturne tout comme au respect de la vie humaine. Toutefois, mon devoir d'honnêteté me pousse à confesser ici le plus ardent remord dont le souvenir me ronge encore aujourd'hui : Jeune vampire, il m'arriva de ne pouvoir maîtriser ma nature instable. Parmi les premières fois où je du me nourrir du sang de personnes volontaires et malgré les efforts inimaginables que je fis pour me retenir, je dois, à ma honte infinie, avouer le décès de trois de ces malheureux, victimes de la folie qui m'habitait alors. Le constat de ces abominations dont j'étais capable me terrifia, et me glaça au plus profond de l'âme. Terriblement affligée, honteuse à en appeler à la mort elle même, je voulu un temps en finir avec cette existence damnée, et en vins même à supplier Ezéchiel de mettre un terme définitif à mes agissements innommables. Ma dépression fut longue et particulièrement douloureuse. Sans l'aide quotidienne et la douceur d'Ezéchiel, je pense que je ne serais plus de ce monde aujourd'hui.[...]


De 1850 à 1952, le chiffre des victimes du couple s'estime à plus de dix milliers. Très mobiles, Ezéchiel de Montbrume et Zineb de Talleyrand, qui s'était anoblie d'elle même, fréquentèrent les cercles mondains des grandes cités prussiennes, autrichiennes, italiennes, pour finalement revenir s'établir dans le Paris des années folles. Pour Zineb, c'était une nouvelle ville, à redécouvrir avec tout le délice que l'on porte à ces millésimes qui se bonifient avec le temps... Puis elle connu l'Angleterre, épargnée des troubles de la guerre, pour finalement quitter le continent européen et gagner l'Amérique.

    « […] Le temps qui passe est un traître complice. L'immortalité que certains humains nous envient peut se revêtir aussi bien du masque de l'amitié que de celui de la malédiction. C'est le temps qui me permit d'apprendre à me contrôler et à surmonter l'insoutenable culpabilité des meurtres odieux de mes origines. C'est aussi lui qui me permit de me racheter en inculquant la valeur de la vie aux jeunes vampires qui croisaient mon chemin décousu. Mais c'est finalement ce temps qui passe qui eut raison de la passion qui me liait à Ezéchiel. La séparation fut certes douloureuse pour nous deux, mais je compris très vite que nous avions exploré toutes les facettes de ce que nous pouvions nous apporter l'un l'autre.[...]


Inconstant et versatile, Ezéchiel finit par se lasser de son infante. Il disparu subitement de sa vie, sans laisser la moindre preuve qu'il eu jamais existé. Pour Zineb, ce fut une véritable mort. À son sire elle avait voué la plus formidable des passions, n'existant que pour ses yeux et son plaisir. Elle était sa chose, son âme damnée, et le marionnettiste venait de couper brutalement les fils qui le reliaient à son pantin. La rage de sa disparition se mua en une longue et insondable détresse au cours de laquelle elle ne se nourrit plus que pour survivre, errante, vagabonde sur une terre ou elle avait perdu tout repère. Elle abandonna le grand appartement new-yorkais où elle avait vécu les dernières années en sa compagnie et quitta à jamais cette ville aux cruels souvenirs.


Chapitre III :
RenaissanceS



    « […] C'est quelques années plus tard que me vint la conviction que mon existence serait dévouée à la pacification des relations entre les humains et les vampires. Je tiens à narrer ici la façon dont m'est apparue cette évidence, elle peut évoquer chez ceux qui me liront cette compréhension universelle qui unit tous les cœurs conscients.
    J'étais à San Francisco. C'était la fin d'un jour d'orage, et le soleil couchant avait finit par chasser les nuages au dessus la baie empourprée de couleurs irréelles. L'air semblait épaissit d'une lueur palpable, chaude comme un baiser, douce comme une caresse. Je contemplais autour de moi la sereine animation de la marina, ces gens qui allaient et venaient le sourire aux lèvres. Partout cette insouciance, cette légèreté... Je ressentais la vie autour de moi, ses sons, ses couleurs, ses formes… Tout avait un sens profond, le monde avait une direction, un immense idéal, et j’en faisais partie. J'eus l'impression que mon esprit s'élevait loin, très loin au dessus de moi. Mes sens physiques n’importaient plus, mon corps n’importait plus. Seul comptait cet instant de fusion parfaite, cette seconde mystique où tout se confond et où tout n'est que pureté.


Le 8 Aout 1974, après plus de vingt années d'errance à travers les Etats-Unis, Zineb se nourrit du sang d'un junkie venant à peine d'ingurgiter sa dose de LSD, et connu ce que les initiés nomment l'Unio Mystica.

    « Cette expérience m'amena à ce que je pense être un niveau de conscience plus élevé. Ce monde qui m'avait toujours semblé étranger se paraît de couleurs nouvelles : J'en faisais pleinement partie. Au cours des années qui suivirent je militai au sein de nombreux groupes de pacifistes. Partout où la paix devait être défendue, je me faisais un devoir de joindre mes forces. Dans le sud de la Californie je fis même longtemps partie d'une petite communauté de cœur, regroupant d'autres idéalistes de mon espèce, vampires et humains confondus. Nous avions bien évidement pour principe de ne jamais mettre en danger la vie de ceux qui nous offraient leur sang, mais aussi celui d'étendre à toute oreille attentive nos valeurs de respect et de tolérance.[...]


À partir du milieu des années 70, Zineb entreprit finalement de se laver de la tristesse infinie liée à la perte de son sire. Profitant de l'idéologie hippie omniprésente, elle usa de la fascination qu'elle était capable d'exercer sur ses auditoires pour s'entourer d'un groupe croissant d'adeptes persuadés de la noblesse des valeurs de leur passionaria. Véritable muse des idéaux pacifistes, en tant que vampire de plus d'un siècle et demi il lui fut bien simple de former ce qu'il convient d'appeler une secte autour du culte de sa propre personnalité : Considérée par eux comme le nouveau messie, chacun s'offrait à ses crocs comme le soldat offre sa vie pour la patrie. Il s'agissait bien d'amour, mais d'un amour contraint, né du mensonge et de la tromperie. Sous les feux constants d'une rampe d'admirateurs, Zineb reprit goût à l'existence. Un goût bien proche de celui de l'hémoglobine.

    « […] Puis je repris goût au voyage. Les temps avaient bien changé depuis que j'avais quitté l'Europe, et je pris grand plaisir à y retourner. Je me sentais libre, apaisée. Avoir trouvé un but à mon existence m'emplissait d'une légèreté surprenante. Je revis Paris pour la troisième fois, les années passant lui donnaient une chaleur neuve, sans pour autant lui ôter cette bohème vaporeuse dont le charme m'y fera toujours sentir chez moi. L'adage populaire ne ment pas : Il s'agit bien de la plus belle ville du monde.
    Pourtant, c'est le cœur emballé que je la quittai : Théobald de Navarre venait d'annoncer au monde notre existence. Si je fus au début troublée par cette étonnante remise en question de notre fonctionnement millénaire, j'y vis bien vite un signe du destin : Ma place était à Seattle, à l'épicentre d'où se propageait cette onde nouvelle aux conséquences incroyables. Je craignis que cet événement ne déclenche de tumultueux remous dans notre communauté où nombreux sont nos frères pour qui l'ombre est une sécurité. Un séisme de cette ampleur est un grand risque pour la paix, et en vérité je tremble chaque jour pour le maintien de ce fragile équilibre.[...]


Zineb fut amèrement affligée par la décision du baron de révéler l'existence des vampires aux yeux du monde avide. Elle chérissait l'ombre qui couvrait ses exactions. Elle se complaisait dans cette facilité, et voua très vite une profonde antipathie à l'importun venu troubler son existence à la sérénité retrouvée. Toutefois, l'occasion était trop belle... Combien de regards braqués sur Seattle ? Combien de braves naïfs prêts à tout pour venir choir sous les crocs d'une vampire révélée ? Pour quelqu'un dont le plaisir d'être regardée et convoitée n'a d'égal que celui du sang, il était impossible de rester en retrait des projecteurs.

    « […] Si je choisis de révéler au grand public ma nature vampirique, c'est pour soutenir le baron de Navarre dans le dialogue qu'implique sa courageuse décision. C'est aussi et surtout pour faire en sorte que la paix règne sur notre époque, historique pour l'humanité toute entière : La rencontre de deux peuples peut, je suis loin de l'ignorer, être synonyme de violents conflits, et je souhaite faire mon possible en prévenir les dérives.


Quelques mois à peine après la révélation de Théobald de Navarre, Zineb de Talleyrand fondai l'In Peace, organisation nationale pour le maintien de la paix inter-espèces, et publiait dans la foulée le récit autobiographique de sa vie, revu et corrigé par ses soins attentifs. « Me, Vampire in Love with a Dream » devint best-seller dès sa première semaine de parution.

Car qu'importent les cultures, qu'importent les auditoires et qu'importent les siècles, l'Amour est un concept extraordinairement vendeur.



Épilogue


    « Mon histoire passée s'achève ici. A vous, lecteurs, j'ai ouvert mon cœur comme à nul autre auparavant. Vous connaissez désormais tout de moi, mes forces comme mes faiblesses. Je m'offre à votre regard aussi nue qu'à ma naissance et sers mon âme à votre jugement. Je connais mes crimes. Je suis coupable de n'avoir su aimé mon mari et de l'avoir trompé lorsque le grand amour s'est présenté à moi. Je suis coupable de trois crimes de sang impardonnables que la démence de mes heures les plus sombres ont eu le malheur de me faire commettre. À ma conscience, je paye chaque jour le tribu de mes lourdes erreurs et je tenterai éternellement de m'en racheter. Aujourd'hui, je me voue entièrement au maintient de la paix entre les humains et les vampires. Théobald de Navarre a ouvert la voie du dialogue, je compte mettre toutes mes forces en œuvre pour que notre cohabitation reste toujours pacifique.

    Je vous ai offert ma vie en paroles, mes aspirations et mes espoirs en mots. Regardez-moi, et voyez-y tout ce qui trouvera écho en votre âme. Regardez-moi et jugez-moi comme l'une de vos semblables, je n'ai jamais été plus humaine qu'en cet instant. »


*Regardez-moi et déshabillez-vous.*
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MessagePosté le: Mar 15 Juin 2010 - 17:41    Sujet du message: Publicité

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Zineb de Talleyrand
Invité

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MessagePosté le: Mar 15 Juin 2010 - 17:42    Sujet du message: Zineb de Talleyrand Répondre en citant

Nom : Talleyrand, dite de Talleyrand

Prénom : Zineb

Âge réel : 194 ans

Âge physique : 24 ans


Caractère :
    Il serait trop aisé de définir Zineb Talleyrand comme une créature assoiffée de sang vouant un culte au mensonge. Zineb est avant tout un être pétri d'obsessions, à la psychologie complexe et torturée.
    Enfant de la haute bourgeoisie, elle souffrit de l'absence d'une mère et de la carence d'attentions d'un père qui ne voyait en elle que l'instrument d'une réussite sociale. Sa mère étant morte en la mettant au monde, elle fut enfant unique mais loin d'être enfant roi : Son père eut désiré un fils à qui léguer son commerce et il reporta son amertume sur sa fille, lui faisant payer son existence par une indifférence lointaine mêlée à une certaine forme de dédain.
    Grandissant, Zineb nourrit donc rapidement une véritable passion pour tout ce qui pouvait la placer sur un piédestal. La liaison qu'elle entretint avec son précepteur fut une véritable révélation pour elle : Elle pouvait plaire, elle pouvait être considérée comme digne d'attention, d'où une certaine tendance à la nymphomanie. Les excès qui forgèrent sa vie humaine et plus tard sa vie de vampire sont une prolongation de ce désir fondateur : Être aimée, être convoitée, être regardée. Plus que tout, Zineb craint d'être ignorée. L'identité de noble qu'elle s'est inventée est intrinsèquement liée à ce constat, et à cela s'ajoutent les qualités de rhétorique qu'elle développa.
    Devenue vampire, Zineb fut follement éprise de son sire. L'abandon de la part de ce dernier fut un déchirement presque insurmontable. De ce cataclysme, elle développa plus tard une nouvelle facette de sa personnalité : Elle devait désormais contrôler à l'extrême ses rapports avec les autres. Elle n'en devint que plus sanglante et narcissique. Zineb est lorsqu'elle possède.
    Toutefois, elle n'ignore pas la difficulté de vivre dans la lumière. Confortablement installée dans son aisance à séduire de petits groupes, elle n'a jamais eu à faire face à un quelconque ennemi. C'est la raison pour laquelle elle vit d'un mauvais œil la révélation de Théobald, car cet acte mettait en péril ses habitudes et surtout sa vie, plus exposée aux sens affutés des chasseurs et des djinns dont l'existence lui avait été révélée par son sire. Zineb est habituée à la facilité de son existence, et aucunement aux combats.



    En bref : Obsédée par l'attention qu'on lui porte. Tendances à la nymphomanie. Très grandes qualités d'oratrice. Désir immodéré de contrôler ses relations aux autres d'où un sadisme sous-jacent. Habituée à la facilité et donc combattante peu habile.


Physique :
    Très mince, de petite taille, l'apparence de Zineb sert à la perfection le personnage public qu'elle s'est inventée.
    Lorsqu'elle est silencieuse, très loin de la femme fatale, elle a l'allure d'une jeune femme frêle et réservée, à la joliesse notable, mais pouvant aisément passer inaperçue dans la foule d'une rue. Toutefois, lorsqu'elle prend la parole, elle s'anime d'une lueur ardente dont l'éclat peut difficilement laisser indifférent. Il lui est naturel de se laisser aller à la passion : sa peau pâle se colore d'un nacre lumineux, le noir de ses cheveux devient un ébène vibrant, qui, comme animé d'une vie propre, entre en écho harmonieux avec ses prunelles couleur de nuit.
    Zineb n'est sublime que dans la lumière des regards. Ignorez-la, elle redeviendra d'une banalité navrante.



Métier :
    Présidente de l'In Peace, ONG à vocation du maintien de la paix entre les humains et les vampires.
    Écrivaine, auteure de Me, Vampire in Love with a Dream



~



Désirez-vous un binôme ? Ouverte à toute proposition. Aimez-la, haïssez-la, qu'importe, regardez-la.

Nom de votre avatar : Audrey Tautou

Avez-vous envoyé les mots de passe à Mnesis ? Je n'oserais jamais répondre par la négative à une question posée sur un ton si impérieux.

Comment avez-vous connu le forum ? Un très appréciable concours de circonstances.
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Mnesis
Administrateur

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Inscrit le: 22 Jan 2009
Messages: 762
Localisation: Dans les limbes

MessagePosté le: Mar 15 Juin 2010 - 21:39    Sujet du message: Zineb de Talleyrand Répondre en citant

Bonjour et... bienvenue.
Vous êtes une créature de la pire espèce de fourbe qui soit, de la même trempe que ce cher Theobald... Mais je ne peux décemment pas vous refuser l'accès à ce monde. Rappelez-vous cependant que je veille par les yeux de ma cohorte de djinns.

Allez.
_________________
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Cassandre Azalea
Vampire

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Inscrit le: 14 Mar 2010
Messages: 1 143
Localisation: Tente d'éduquer Noa...
Masculin

MessagePosté le: Mar 15 Juin 2010 - 21:48    Sujet du message: Zineb de Talleyrand Répondre en citant

Quel personnage intéressant. Bienvenue à toi ! 
_________________


~I feel the fear takes hold, afraid this hell I create is my own, calm my franticness, I cant take it anymore. This used to be my own world, but now I've lost control..

Please heal me, I cant sleep.. Thought I was unbreakable, but this is killing me. Call me, everything... Make me feel unbreakable, lie and set me free! ~
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MSN
Alistair Haarp
Vampire

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Inscrit le: 28 Aoû 2009
Messages: 2 578
Localisation: Seattle

MessagePosté le: Mar 15 Juin 2010 - 21:51    Sujet du message: Zineb de Talleyrand Répondre en citant



    J`aime simplement. Bienvenue en ces sombres territoires, je suis sûr que tu t`y feras bien vite une place parmi les esprits les plus dérangés et pervers du coin. See ya.

_________________
FICHE • &&

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Jibril de Nepheim
Djinn

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Inscrit le: 24 Jan 2009
Messages: 2 128
Localisation: Hôpital Grace CHU

MessagePosté le: Mar 15 Juin 2010 - 22:52    Sujet du message: Zineb de Talleyrand Répondre en citant

Magnifique fiche, je dois bien l'admettre, même s'il s'agit de l'un de nos ennemis... Mais les djinns vous surveillent, sachez le bien!

Bienvenue!
_________________
~Gardien des Portes~


~Nemaïdès de Nepheim~
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Sanjivani Mohana
Invité

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MessagePosté le: Mer 16 Juin 2010 - 01:13    Sujet du message: Zineb de Talleyrand Répondre en citant

Plus faux-cul tu meurs, tout ce que j'aime !
Je suis totalement sous le charme ma chère , un régal de lecture et un personnage qui s'annonce bien intéressant !
Il me tarde de suivre vos frasques !
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Zineb de Talleyrand
Invité

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MessagePosté le: Mer 16 Juin 2010 - 02:03    Sujet du message: Zineb de Talleyrand Répondre en citant

    Mnesis, je vous en prie, de telles flatteries entre l'Ordre du Monde et mon humble personne n'ont pas lieu d'être... Toutefois, la comparaison me touche. Je vous remercie de m'ouvrir vos portes avec tant... d'engouement. *sourire*

    Cassandre, Alistair, Sanjivani, c'est un honneur pour moi que de rencontrer mes frères de sang.

    Jibril, cet accueil venu, je n'en doute pas, du fond de votre cœur trop chaud m'est d'un agréable particulier. Quoi de plus délicat que la révérence d'un ennemi ?... Au plaisir...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:02    Sujet du message: Zineb de Talleyrand

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