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Jorgen Sorensen

 
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Mnesis
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MessagePosté le: Dim 25 Avr 2010 - 13:34    Sujet du message: Jorgen Sorensen Répondre en citant

Nom : Sorensen

Prénom : Jorgen

Âge réel : 177 ans

Âge physique : 19ans

Caractère :
« Sale gosse ! »

À Toi de voir.

Je ne pense pas réellement être quelqu’un de méchant. Seulement, l’idée d’être gentil, ou ne serait-ce que sympathique me révulse. À quoi bon, l’être ? Aucun respect, les gens vous marchent dessus. Comme moi, vous voyez ? Je dois faire partie de ces gens qui marchent sur les autres. Et si l‘on me laissait le choix de le faire ou non, j’agirai de même. Les misérables, n’ont aucun respect à recevoir.
J’ai toujours aimé la douleur. L’infliger, la ressentir… Vous ne trouvez pas cette sensation incroyable ? La peau se déchire, le sang afflue, dégouline lentement sur l‘épiderme… Les hématomes. Le bruit d’un os qui se brise. Mais ces deux derniers points, je ne me les réserve pas. Nullement par égoïsme, ou pas sadisme. Seulement, ça ne me servirait à rien, honnêtement. Et je n’aurais pas le plaisir de voir plus de quelques minutes, sur ma peau, de superbes cicatrices ou autres plaies suintantes.
Je dois avoir ce côté manipulateur, au fond de moi. Si la situation ne me paraît pas à mon avantage, ou s’il y a quelque chose à la clé, croyez bien que je serai le premier à vous contenter. Mais n’ayez crainte, je termine toujours en beauté. Avoir l’immense plaisir de voir le sang s’échapper de cette enveloppe charnelle qui, il y a seulement quelques minutes, vous tenait encore en vie, ça n’a aucun prix…
Il paraît aussi que je suis plutôt égocentrique. Mais que voulez-vous que je sois ? On m’a élevé ainsi ! C’est comme ça, c’est ma nature. Je ne dois pas connaître la pitié, non plus.
Je mens, souvent en parlant de ma personne. Je n’aime pas dire certaines vérités directement. Mais il y a certaines choses que je dis très facilement, vous verrez…
Ça y est, vous m’avez cerné ?
Eh bien, j’ose vous donner le conseil de ne pas le croire. Vous pourriez vous fourvoyer, dans votre brillante analyse.

Ps : Vous m’aviez cru, lorsque je disais n’être ni méchant, sadique, ou encore égoïste ?
Naïfs.


Physique : J’ai une peau habituellement diaphane, comme tous ceux de mon espèce. Ma bouche contraste facilement avec cette clarté, d’une coloration qui possède des tons bien plus rosés, et d’une forme relativement pleine. J’ai le menton assez fin, en comparaison de ma mâchoire, à la forme beaucoup plus carrée. J’ai hérité, de ma chère Mère, d’yeux bleus, plus ou moins clairs selon mes humeurs, ou seulement selon la luminosité de l’endroit dans le quel je me trouve. Je ne qualifierais pas mon nez de droit, loin de là, hélas. Il aurait pu parfaire ce visage, mais il n’en est rien.
Toujours grâce à Mère, mes cheveux sont très foncés, d’un châtain parfois presque noir. Je change souvent de coupe ( du moins, en apparence ), mais ne vous y méprenez pas : au fond, c’est toujours la même. Seulement, je coiffe mes cheveux au grès de mes envies. Mon apparence n’est pas réellement importante ; et je m’en contreficherais si je n’aimais pas l’originalité avec laquelle je peux souvent me parer. Il paraît que je peux assembler tout et n’importe quoi, que ça ne m’intéresse pas. Et pour cause ! Ils ont raison, je n’y porte aucun intérêt particulier, si ce n’est que j’aime que l’on me détaille avec curiosité. Pas vous ?
L’immortalité à eu raison de moi, j’ai succombé au charme des artifices physiques, la douleur m‘important peu. Les tatouages, vous comprenez ? Mon bras droit, presque entièrement ; un peu le gauche. Puis quelques uns, placés ici et là, au hasard… Les flammes, le sang, la Mort, les poignards… Ce que j’aime, ou ai pu aimer, tout y passe, en un nouvel assemblement soigneusement créé par mes soins ! Pas vraiment de muscles, juste le strict nécessaire.
Et comme on dit, ne vous fiez pas à l’apparence, elle pourrait méchamment vous tromper.

Métier : /

Histoire : Avril 1861, Paris.

« Psychotique ?
Névrotique ?
Schizophrène ? »

Rien de tout ça, Ducon. Je suis normal, tu ne comprends pas ? Je le dévisageais toujours avec lassitude, tandis qu’il relevait de temps en temps un regard intéressé sur moi, gribouillant sur son calepin. Je reportais mon attention sur la fenêtre, et le décor. Un parc, tout ce qu’il y a de plus monotone, qui ne m’intéressait pas le moins du monde.

« Troubles de la personnalité… » marmonna-t-il en écrivant, avant de me regarder comme on observe un animal en cage. « Schizoïde. » reprit-il, de son air supérieur. « Borderline. Schizotypique ? Narcissique. »

Au final, je n’avais jamais réellement su ce que je pouvais bien avoir. Je clamais haut et fort à qui voulait l’entendre que j’allais parfaitement bien, qu’aucune déviance ne s’était produite en moi, mais je savais bien que nous avions des antécédents dans la famille. De toute façon, ça ne m’importait pas, je m’en fichais. L’intérieur de mon Être bouillonnait littéralement de rage. Mais il fallait absolument que la cache ; je ne devais pas lui permettre une nouvelle analyse. Rien de toute cela, rien qui lui aurait permit d’écrire plus encore sur Moi. Ce stupide carnet… Je le fixais maintenant, mes mâchoires se contractant lentement, tandis que l’homme continuait de marmonner des mots qui m’échappaient. Je n’avais jamais eu aucun réel problème. J’avais seulement un caractère différent de celui des autres. Ce qui me valait, apparemment, une visite dans un asile de malades mentaux. Eux, préféraient l’appeler la « Maison de Santé Bellevue ». Des clous ! C’était un endroit pour les fous, et je n’y avais aucunement ma place. Puis lentement, le visage de Mère s’afficha en mon esprit. Ses longs cheveux noirs, toujours noués, un de ces chapeaux surmontant son crâne. Ces vêtements chers, doux… Et ce parfum, qui se dégageait d’Elle. Jamais je n’aurais pu aimer plus que Mère elle-même ; comme je savais que personne ne pourrait m’aimer autant qu’elle. Et pourtant, jamais nous ne nous le montrions. Je repensais à cet instant de trahison ultime et pure. En cet instant, je la détestais comme jamais je n’avais détesté dans ma vie entière.

J’ai menti, je l’avoue. Les troubles du comportement… Bien sûr, que j’en ai ! L’explication de mes actes. De ma folie. DE MOI.

Mai 1861, Odense.

Le jeune homme hurlait contre sa mère, reculée dans un coin du grand salon familial, dans une pose apeurée. Elle pleurait, les larmes glissaient sur ses joues sans s’arrêter, tandis qu’elle avait posé ses mains sur les côtés de son visage, murmurant à son fils de cesser cela. Mais Jorgen n’entendait rien, sa voix couvrant largement n’importe quel bruit extérieur. Son esprit torturé entre deux problèmes posés. Le premier serait de partir sans demander son reste ; Ils arriveraient bientôt. Le second lui prendrait plus de temps. Le lui faire payer, cette immonde trahison qu’elle venait de me faire. Mais il préférait largement attendre.
Cependant, la colère s’était éprise de moi, et je n’arrivais plus à l’arrêter. Et, à défaut de frapper Mère jusqu’à ce que mort s’en suive, je m’acharnais sur nos meubles. Elle aurait, de toute façon, bien assez d’argent pour en racheter sitôt que je ne serais plus là. Le bureau fut vidé de toutes feuilles, de n’importe quel objet, avant que je ne fasse tout pour le briser. Il Fallait que je casse quelque chose. Et si ça n’était pas des os, je devais me trouver un vulgaire substitut.
Je ne regardais même plus ma mère. J’avais entendu la voiture, dehors. Ils étaient là. Je fixais la fenêtre de la pièce d’un air dément, bien que je ne les vis pas de là où j’étais, avant de porter ce même regard sur ma mère, le faisant suppliant. Elle allait flancher. Elle devait !

« Mor… » murmurais-je d’abord.
-Mère-

Les pas résonnaient déjà dans la maison. Ils n’étaient plus loin. Je secouais lentement la tête de gauche à droite, un regard dégoûté maintenant posé sur ma génitrice. Mais déjà mes yeux survolaient la pièce. Je n’avais pas même le temps de m’enfuir, ou ne serait-ce que d’esquisser un pas en arrière, qu’ils étaient là. Ces infirmiers, ou je ne sais qui d’autre, qui allaient m’emmener dans cet asile. Il avait ouvert ses portes seulement quelques mois auparavant, mais j’y avais déjà ma place. Je reculais, regardant toujours Mère, qui Elle avait déjà détourné le regard, séchant ses larmes. À mon ravissement, je décelais en ses traits une sorte de tristesse dissimulée ; mais ça n’était pas assez pour que je puisse oublier de sitôt. N’ayant plus la force de me débattre, je les laissais s’emparer de mon corps, suivant le chemin qu’ils me traçaient déjà, ne quittant plus Mère des yeux.

« Mor… Lad ikke ... ! »
- Globalement : ’ Mère, ne les laissez pas… ! ’ -

Août 1861, Paris.

Voici le quatrième mois que j’entamais à Bellevue. Je me tenais parfaitement bien depuis plusieurs semaines, et faisais exactement ce qu’ils voulaient que je fasse. Je restais calme ; ne parlais plus que lors de nécessités ; les laissais faire de Ma personne ce qui les enchantaient. J’allais sortir, je le savais.

[…] Quelle ne serait pas la surprise de Mère, en me voyant ! J’espérais qu’elle ferait une attaque cardiaque.
Quoique… Ce ne serait même pas douloureux. Je voulais qu’elle souffre. Cette visite dans cet hôpital n’avait pu que déclencher chez moi les démences les plus pures qui puissent exister. J’étais resté avec de vrais malades, qui m’avaient raconté leur histoire. À côté d’eux, je ne valais que trop peu. Ils m’avaient donné leur virus ! Tous, sans exception. J’avais rêvé de ce moment des dizaines de fois, Trop pour que Mère ne puisse y échapper.

[…] Je posais ma valise devant la porte, laissais mon poing cogner contre la porte, et patientais. J’entendais déjà les talons se presser. Ce serait Mère, qui m’ouvrirait. Je souriais déjà, autant pour le bonheur que cette retrouvaille me procurait que pour ce que je lui préparais. Un crime passionnel, sans nul doute. Mais je ferai bien plus… J’en salivais déjà d’avance.

[…] Mère était bonne. Délicieuse, goûteuse comme il le fallait. Elle avait toujours été mince, mais avait la chair là où elle devait être. Je contemplais le sang sur mes mains, Son sang, et portais mes doigts à mes lèvres, passant doucement ma langue sur ma peau, recueillant ce qui me restait de Mère, ce que je pouvais encore ingurgiter d’Elle.
Son corps gisait au sol, démembré, le sang nous entourant. La pièce était fermée à clé - nous étions dans la cuisine -, mais je savais que la cuisinière ne tarderait plus. Quelques minutes, grand maximum, et elle serait là. J’avais déjà mon idée, pour elle. Je me relevais, non sans avoir jeté un œil tendre aux restes de Mère, caressé ce qu‘il restait de son visage, et me dirigeais vers le four. Le plat était toujours là, les morceaux de viande, si je puis dire, restant entourés de bouts de carottes. Je n’avais jamais été doué en cuisine, mais je savais ce qui se mariait bien, et avec quoi. J’attrapais un bout de viande et le fourrait dans bouche. Mère était réellement bonne. Mais je n’étais pas certain de pouvoir faire ça à nouveau un jour… Ce châtiment n’avait été que pour Elle, et Elle seule.
La clé dans la serrure se fit entendre, et j’empoignais la première casserole qui me tombait sous la main. La cuisinière avait toujours été gentille avec moi… Mais je m’en fichais. Il me fallait un autre cadavre, pour compléter cette scène. Elle entra, et plissa automatiquement le nez en sentant cette odeur si particulière. Puis elle me vit, et remarqua aussitôt Mère, au sol.

La femme au sol était sectionnée de toutes parts, quelques morceaux de son corps gisant toujours par terre. Le visage était méconnaissable, pour qui ne la connaissait qu‘un minimum. La bouche avait été agrandie jusqu‘aux oreilles ; des hématomes et autres contusions se dessinaient sur son visage, et allaient jusqu‘à son cou. De multiples coups de lame de couteaux, où le sang avait coulé à flot se voyaient sur ce qu‘il restait d‘elle, qui baignait dans une mare de sang.
La femme nouvellement arrivée eut un hoquet d‘horreur, tandis que quelques mots sortaient de sa bouche, en anglais :

« Jorgen, tu as… tu as mangé ta… »

Mais l’ustensile de cuisine s’abattit sur son crâne avec vigueur, trop vite pour qu’elle n’ait pu reculer, encore sous le choc.
Ce bruit d’os brisé se fit entendre, encore. Le sang coula alors à flot de son crâne que je venais de briser. Et je refermais la porte, avant de débuter le nouveau châtiment de ma nouvelle victime. Il me fallait un autre cadavre, parce qu’il fallait qu’ils pensent que c’était Moi ! Je ne voulais pas être poursuivi des années durant… Je devrais repartir de zéro.

« Jeg elsker dig, mor. » chuchotais-je.
- Je t’aime, Mère -

[…] L’odeur de la chair brûlée, à nouveau, emplit la pièce. Le corps de la cuisinière brûlait au sol, intact mis à part cela. Et Jorgen partit de la maison, sa valise toujours en main.

Janvier 1863, Paris.

Je n’avais que 18 ans, lorsque je fus envoyé à Bellevue. J’avais maintenant presque atteint la vingtaine .. Je crois. Peut-être encore quelques mois, mais quelle importance ? J’avais à peine conscience du temps, de ce qui m’entourait. Je vivais à Paris, et je me contentais d’écrire chez moi pour un petit journal hebdomadaire, qui appréciait le fait que je sache parler d’une autre culture que la leur - et comment, question culture j’avais de bonnes bases, sûrement bien différente de celle-ci .. Je n’avais pas beaucoup d’argent, encore, et je ne me souciais plus de ce que je nommais mon Ancienne vie. Mais j’étais toujours le même. Relativement colérique, lunatique, aux quelques troubles étranges de la personnalité. Celui qui me donnait le plaisir de vivre seul, sans ressentir aucun manque autour de moi, par exemple. Ou celui, et qui était lié à ce trouble-ci, de n’éprouver aucunement le besoin de présence à mes côtés. J’étais seul, la plupart du temps. Je ne m’occupais que de mon travail, et de parvenir à me parfaire chaque jour qui passait.

Avril 1863, Paris.

J’avais rencontré Aïdan récemment. Il était spécial - c’était un homme, mais il m’intriguait étrangement. Il avait un charme qui opérait sur moi, comme jamais je n’avais été touché par ça. Le plus étrange, c’est pas que ça ait été un homme .. Je pouvais presque me traiter d’asexué misanthrope - mais que j’en sois touché. Ça n’était même pas pour lui particulièrement, pour Aïdan en sa qualité d’homme, mais en ce qu’il dégageait de fou, d’attirant ..
« Là, tout n’est qu’ordre et beauté, Luxe, calme et volupté. »
Il m’inspirait ça. Le calme, la beauté, la classe, le charme. Habituellement, je me sentais si supérieur aux autres, que j’avais l’impression que ma prestance les mettait presque mal à l’aise - c’était calculé, joué .. Gagné. Là, je me sentais désagréablement gauche, et je regardais d’un mauvais œil sa légèreté, sa grâce désinvolte et naturelle .. Cela dit, après avoir dépassé le cap de ce que j’en pensais physiquement, on pût apprendre à se connaître. Je devais bien avouer qu’il était incroyable, et il avait cette modestie que je ne comprenais pas. Il pouvait parler de tout et de n’importe quoi, de sujets sérieux et futiles. Il parlait surtout de ses voyages, car c’était ce qui m’intéressait le plus, ses opinions personnelles ne valant que trop peu pour moi. Il était allé partout, même dans les endroits que je ne connaissais pas de nom. Mais ça, ce n’est que pour vous et moi.
On se voyait alors souvent .. Mais à part ce qu’il me racontait de ses voyages, je ne connaissais rien de sa vie, et lui rien de la mienne - a priori. Et ça nous convenait parfaitement, on se complaisait dans cette relation étrange qu’on entretenait.

Mai 1863, Paris.

Le temps passait vite avec Aïdan, et il ne semblait jamais fatiguer de quoique ce soit, alors qu’après nos longues soirées à discuter, même le fait de l’écouter, bien qu’il m’intéressât, me rendait .. Crevé. Je ne lui ai pourtant jamais demandé ce qu’il faisait de ses journées. Ça n’était pas une question possible entre nous deux. Mais un soir, il semblait étrange. Ni fatigué, ni las, rien d’un comportement que je jugerais de Normal .. Par rapport à tous les autres gens.

« Tu n’as jamais songé à l’immortalité ? »

Il prononça mon prénom avec son accent d’Irlandais, et la question mêlée à l’intonation de sa voix me fit éclater de rire. Je lâchais entre deux rires amusés :

« Qui n’en a jamais rêvé ? »

Il acquiesça, d’une moue pensive, que je m’empressais de critiquer, lui reprochant son sérieux que je ne lui connaissais pas. Il n’allait pas commencer à m’ennuyer .. Et, histoire de contredire mes pauvres pensées, il me poussa, pourtant pas violemment, mais je reculais de quelques pas, presque hébété, et je le fixais, les sourcils froncés, prêt à riposter brutalement. Mais je vis à peine ses lèvres s’entrouvrir, pour dévoiler des canines d’une taille inquiétante, que le reste devenait flou en ma mémoire. De la douleur .. La mort ; le sang qui s’enfuit - puis un goût en bouche .. Indescriptible, incroyable.
La fin.

Le Début.


Les années, là, passaient différemment. Pas plus vite ni plus lentement, mais de manière différente. C’était le temps en lui-même qui avait changé pour moi, sa conception, sa manière d’avancer. Je restais d’abord avec Aïdan, alors qu’il m’expliquait les grandes lignes de ma nouvelle vie, de mon nouveau Moi. Pire que le précédent, je vous l’assure ..
On passait tous le deux des moments agréables, sympas, marrants ; on allait ci et ça, il m’emmenait voir les endroits qu’il appréciait, notamment ceux que j’avais préféré dans ses récits. Mais bientôt, il devint trop gentil pour moi. C’était bien trop « sympa » pour que je puisse y trouver mon compte et je m’exprimais trop peu à mon goût. Il n’aimait pas mes élans de folie. Je suis barré et je l’assume, bien plus que lui n’arrivait à le supporter. Alors je suis parti, comme on jette un chewing-gum à la poubelle, sans pour autant qu’il me colle à la semelle.

Là, j’ai pu m’exprimer, me dévoiler, être Moi. On pouvait un peu associer le sang à ma personne. J’examinais, je jouais au légiste, mais souvent je me contentais de déguster. Et je restais seul, parce que les autres sont bien trop bas à mes pieds pour que je puisse m’en préoccuper. Eux par contre, ils passent sous ma semelle, plusieurs fois si nécessaire. Mais après avoir parcouru le monde et ses cultures, je partais vers les États-Unis. Mes escales m’avaient soufflé que certains vampires s’y trouvaient, et à Seattle plus précisément - et je ne pouvais pas me résoudre à passer ma vie entière tout seul, sans lieu d’attache, sans personne que je puisse côtoyer. Il devait bien y avoir quelqu’un qui le méritait, non ?

--------------------------
Comme tous les soirs, je marchais plus ou moins rapidement, longeant lentement les murs, scrutant l’obscurité, écoutant d’une oreille vague les bruits de la forêt. Je sentais à peine le vent sur ma peau, qui agitait lentement le tissu de mes vêtements. Je passe une main sur mon visage, frottant mes doigts contre ma peau, avant de laisser échapper un soupir.
J’allais te rejoindre, comme toutes les nuits depuis maintenant plusieurs mois. J’étais impatient .. Et agacé. Les heures où on avait pas le droit d’être ensemble dans la journée étaient bien trop lourdes, et plus le temps passait, plus j’avais du mal à patienter sagement que le couvre-feu me permette de te rendre la visite hebdomadaire - chez toi, au sein même de l’endroit sacré de mes « ennemis ». Ta famille n’était ni plus ni moins, qu’un groupe de chasseurs réputés, qui ne me découperaient la tête dès qu’ils le pouvaient. Un sourire se dessina sur mon visage, et j’accélérai le pas, glissant mes mains à l’intérieur de mes poches, tripotant impatiemment le tissu intérieur. L’impatience me fit sortir mon paquet de clope, dont une qui arriva rapidement entre mes lèvres, et que j’allumais rapidement.

Je humais l’odeur qui se transformait, à mesure que j’approchais de ta maison. Mais je me concentrais sur la tienne .. La plus douce, exquise, qui puisse exister. Je sentais à peine celle de ma clope, et recrachais lentement la fumée. Je me faufilais, rasant le mur de derrière, évitant soigneusement les rais de lumière qui filtraient et se projetaient sur le sol humide. Je m’approchais de la poubelle, comme chaque soir .. Et montais dessus, afin d’atteindre le toit du garage .. Puis atteignais le toit sous lequel tu te trouvais. Là, pas loin, juste dessous. J’écrasais rapidement la clope à mes pieds, pendant que je m’agenouillais contre les tuiles. Le toit devenait plus plat heureusement, et je pouvais tenir debout. J’ouvrais la lucarne doucement, prenant une seconde pour respirer ton odeur qui s’en échappait considérablement. Je me glisse rapidement à l’intérieur, et referme en même temps que mes pieds touchent le sol.

Tu es là, juste devant moi, et je peux enfin me détendre. Je me colle instantanément à toi, pressant ton corps chaud contre le mien, encore frais. Un sourire étire mes lèvres, tandis que je plaque mon nez au tien, chuchotant un de tes surnoms .. J’agrippe lentement ta peau, mes doigts s’enfonçant tendrement, possessivement, et mes lèvres déposent des baisers sur chaque parcelle de ton épiderme que j’atteins, en te susurrant à quel point c’était Long, et à quel point tu m’as manqué …
J’ai le droit de te kidnapper ?

… Mon Amouuur ..



Informations importantes : /

Lien éventuel avec un autre personnage déjà présent : Kennedy L. Van der Kastel ♥♥

Désirez-vous un binôme ? Non.

Nom de votre avatar : Ash Stymest

Avez-vous envoyé les mots de passe à Mnesis ? Ouaip

Comment avez-vous connu le forum ? Via Kennedy
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MessagePosté le: Dim 25 Avr 2010 - 13:34    Sujet du message: Publicité

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