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The show must go on
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Blackout Index du Forum -> SEATTLE, la cité émeraude -> Central District -> ~Le Croquant~
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Meredith O'Morrison
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MessagePosté le: Jeu 8 Avr 2010 - 21:20    Sujet du message: The show must go on Répondre en citant



    Les dernières notes retentissent enfin, je ne sais pas depuis combien de temps je joue dans ce bar, je détache mon sax' et passe une main dans ma nuque. On dirait pas comme ça, mais je vous assure qu'à la longue c'est plutôt lourd à porter. Heureusement pour moi je reste sur mon alto et ne touche pas même à un baryton, faut pas déconner, vous avez déjà posé un œil sur un de ces monstre ? Soit, un sourire poli au pianiste un signe à la chanteuse et je me faufile en bas, ou traine mes affaires. Je commence à être crevée, l'impression que je cours après une chimère et parfois j'en viens à me demander si c'était vraiment une si bonne idée de venir ici. Est-ce que l'image que j'avais des vampire étant gamine ne suffisait pas ? Tu peux pas grandir en Grande-Bretagne sans entendre des histoires à dormir debout sur les immortels. Est ce que j'avais imaginé moi, que les monstres de mes romans prendrait vie dans ma ville ? Est-ce que je savais que j'y serait confrontée ?

    Dans ce bar même, il y a grand minimum un tiers des consommateurs qui cache un cercueil dans sa cave et une nuque fraîche dans son congél' (je parle par clichés histoire d'ajouter un peu de comique à l'histoire mais enfin...) Bref je démonte mon saxo pour le ranger dans mon étui, j'enfile ma veste et m'avance à travers les volutes de fumée et les vapeurs d'alcool pour atteindre le bar. Les gens me regarde bizarrement. Ben quoi ? Je le savait bordel, c'était pas une bonne idée de jouer du jazz dans un trou pareil, les gens ne comprennent pas. Bah quoi Merry ? Tu t'étais crue dans un pub irlandais ? Dommage... Je me hisse sur la pointe des pieds pour pouvoir me pencher sur le bar et tenter de me faire remarquer. Malheureusement la main que j'agite mollement à côté de ma tête ne semble attirer le regard de personne. J'attends et bientôt un mec semble croiser mon regard. J'essaye d'articuler, parce qu'ils ont remit de la musique maintenant, et que ça fait boum boum et qu'on entends plus grand chose, du coup faudrait que le p'tit gars puisse lire sur mes lèvres :

_ Une bière !
    Je fouille dans la poche arrière de mon jean et je pose deux billets froissés sur le bar avant de m'éloigner avec mon gin tonic, et oui, tant pis pour la bière si le barman était certainement très doué dans de nombreux domaines il n'avait pas la technique pour lire sur les lèvres. Je me dirige alors vers l'extérieur, usant de ma maîtrise incroyable pour d'une part ne pas me faire marcher dessus et d'autre par ne pas renverser une goutte de ma boisson. Lorsque j'arrive à atteindre la porte, une main blafarde se pose sur la poignée pour m'ouvrir ladite porte. Je lève les yeux et mon visage se ratatine sans doute dans une expression de désespoir.

_ Aaron.
    Bordel 'manquait plus que lui. Aaron était l'unique infant de Peat lorsque celui ci était encore ''en vie'', j'avais jamais pu le sentir celui ci. Je sors, suivit de près par le vampire, un type immense avec des cheveux blonds cendrés et bouclés. Je m'assoit sur un bac en béton, et coince une cigarette entre mes lèvres qu'il allume dans la seconde en m'adressant l'un de ses sourires qui on le dont de me foutre hors de moi.

_ Merry mon ange, qu'est ce que tu fiche ici ? Tu cours encore après le fantôme de Peat ?
    J'essaye de montrer mes dents, de manière aussi hypocrite que lui dans le même genre de sourire figé. S'il savait ce que je pense de lui... Enfin, après réflexion je penses qu'il le sait parfaitement, il me teste simplement, il veut me plaire depuis un moment, il a essayé la méthode traditionnelle, mais un con reste un con, ça doit être sa nouvelle manière de faire, râpé.

_ Vas voir à l'intérieur si j'y suis boucle d'or.
    Mon sourire ne tremble pas, Aaron ne cille pas, mais je sais qu'il est vexé. Il n'a jamais supporté mes remarques, il doit me trouver trop insignifiante pour oser l'ouvrir devant un vampire. Pourtant il n'a jamais cherché à me toucher. Sans doute en grande partie grâce à Peat, mais je ne vais pas m'arrêter de vivre parce qu'il n'y a plus personne pour veiller sur moi, je suis une grande fille, Aaron lui, c'est un grand abruti.

_ Tu sais mon cœur, Peter n'est plus derrière toi, je peux te briser comme tu briserais un cure dent, et ce à la moindre parole de travers sans que personne ne se préoccupe de toi.

_ Ce serait trop simple ça... Et tu aime les défis Aaron, pas vrai ?
    Le mince sourire qui persiste encore sur mes lèvres s'évanouit dans un nuage de fumé lorsque je taffe sur ma clope tout en resserrant ma veste autour de moi, c'est que la nuit est fraîche mine de rien. J'essaye de faire comprendre à Aaron qu'il devrait rentrer jouer à l'intérieur d'un regard que je noircit au maximum, au bout de quelques instants de silences (qui semblent une éternité), il entre dans le bar. Je ferme les yeux une demi seconde et la porte du bar s'ouvre à volée alors qu'un grand blond sort, visiblement nerveux. Je soupire et boit une gorgée de gin tonic en essayant de ne pas croiser son regard. Dans les journaux on appellerait ce quartier de Seattle « chaud », dans ces rues il y a nombre de connards et de brutes épaisse, vampires comme humains, femmes comme hommes, pour avoir passé une bonne partie de ma vie dans un pub, je sais que trop d'alcool peut rendre les hommes passablement violents, ou tout simplement idiots. Je sais qu'ici si ton regard tombe dans les yeux de la mauvaise personne, tu peux te retrouver dans une situation fâcheuse assez rapidement. Et j'ai promis à mon père de lui revenir entière. Je bois une nouvelle gorgée et baisse mes yeux vers mon verre pour avoir quelque chose à regarder.

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MessagePosté le: Jeu 8 Avr 2010 - 21:20    Sujet du message: Publicité

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Cassandre Azalea
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MessagePosté le: Mar 13 Avr 2010 - 18:08    Sujet du message: The show must go on Répondre en citant




~ I’ll never kill theim, I’ll protect theim, ‘till the end of time…~

Des promesses, on en fait tous non ? Moi un jour j'ai eu le malheur de faire celle-là. Ne jamais tuer quiconque, personnes. Rien d'humains en tout cas. Je sors de mon semi-coma. J'ouvre les yeux en grand. Je soupire. Le visage de Marianne a encore hantée toute ma courte « nuit ». Mon sommeil. Je me passe une main dans les cheveux et m'assoie sur mon lit. La nuit viens juste de tomber. Et mon calvaire vient juste de commencer. Encore. Je m'habille et prends le chemin de la cuisine. Une poche de sang vide est éventrée sur le bar et une puanteur infecte le salon. Je rage à l'intérieur de moi. Noa à encore fais des siennes. Je n'ai pas besoin de faire quelques pas inutile pour comprendre qu'un corps inerte et a moitié bouffé repose dans le salon. La fenêtre est grande ouverte et le vent c'est emparé de la pièce essayant ainsi d'évacuer toutes

Je m'allume une clope et fume en même temps que je vide le contenue de ma tasse. Pour beaucoup de personnes ce même geste ce fait le matin, avec un café. Moi je le fais à la nuit tombé, ce qui représente mon matin et avec une tasse remplis de sang. C'est tout de suite moins appétissant. Du sang, une clope et une bière. Même pas besoin de tartine. Je soupire quand je passe dans la pièce d'à côté. Ma machette repose encore sur le sol et elle est encore trempée du sang des vampires que j'ai pus tué la veille. Je souris. Et de trois de moins. Je suis plutôt satisfait de mon travail en ce moment et je compte bien m'offrir une soirée sabbatique. Les Djinns sont tous à mes trousses, alors qu'ils aillent au diable, je n'ai plus envie de faire des efforts pour des types qui rêvent de voir ma tête sur un piquet. Je les hais, tous autant qu'ils sont. Ils sont si fières si hautains. Ils sont incapables de voir ce que vous serez prêt à faire pour eux. Pour eux, ou pour vous-même. Mais je m'en fous. Je me suis promis de ne plus me battre pour eux, mais je le fais pour moi. Je sais que ce soir le vampire que j'aurais dû tuer vas faire des siennes, mais je préfère ignorer tout ça et m'en foutre.

Dehors la nuit est un peu froide. Mais je ne porte qu'une petite chemise légère, je n'ai pas froid. Je respire la liberté a plein nez et le vêtement que je porte m'aide à me sentir libre. Libre, pour une fois. Ce soir, pas de guerre, pas de haine pas de sang. Juste moi et ce putain de sentiment de liberté. Je suis seul, aucune pression. Je ne me préoccupe que de moi. Pas de Santiago a protéger, pas d'amour envers Nora qui continue perpétuellement de me repousser, pas de prise de tête avec Noa. Rien. Je suis seul, libre et bien. Je souris comme un abrutie. Ma guitare sur le dos, je marche dans les rues, ressemblant à un artiste de rue. Je sifflote un air joyeux. Je croise un vampire, le regarde, mais ne le traque pas. J'ai envie de bouffer, j'ai faim, mais je n'y pense pas. Je ne sais pas ce qui me prends ce soir. Mais j'ai envie de revivre, de me sentir plus humain que jamais. Faire les mêmes choses qu'eux.

Je ne sais pas combien de temps je peux rester sans manger, mais je le fais quand même. J'espère juste que je ne perdrais pas mes moyens en humant l'odeur si douce d'une jeune femme. Je m'allume une cigarette et respire l'aire pollué de cette merveilleuse époque. Je souris. Je n'ai pas d'arme sur moi ce soir, ma housse de guitare ne contient que ma guitare et c'est la première fois que je me permets une soirée de congé. Je regarde le ciel et leurs montre mon majeure. Je démissionne juste pour une soirée merde. Un peu de vacances bon dieu ce que ça fait du bien. Je sautille limite en marchant et me pointe devant le croquant. Je sais que je ne devrais pas me pointer là. Un bar blindé de vampire et d'humain prêt à se faire dévorer. Mais je le fais quand même. Le videur me regarde et recule pour me laisser passer. La soirée promet d'être longue. Il sait qui je suis, ce que je suis. Merde. Je soupire. Ce soir pas d'embrouille. Je m'amuse, point. ces odeurs plus qu'insupportable. J'en ai marre. Encore. J'ouvre le frigo, sors une bière et une poche de sang. J'aimerais m'en passer. Mais j'ai faim. Je n'ai pas vraiment le choix. Je perce la poche et passe le tout au micro-onde. Je sais que c'est ignoble, je ne sais même as d'où il sort. Mais j'ai faim, alors je ne joue pas les difficile. Je suis habitué. Ce n'est pas pire que le sang des lépreux ou encore le sang infecté par la peste que je pouvais boire à l'époque.
 

~ I said no, I’d promiss, I cant’t refuse, I am who I am. Don’t touch me, you’re my fatal desir…~

La musique raisonne dans le bar, les gens s'enlacent, certains se bécote. Je les ignore. Je prends directement la direction du bar. Ici, on me connait. Le type me sert directement un verre remplis d'un liquide rouge. Je lui fais signe de reprendre sa merde. Il me regarde d'une manière bizarre. Je sais que ce n'est pas raisonnable. Il me sert un de ses meilleurs scotch. Je prends le verre, le vide cul sec. D'un coup d'un seul. Ca me brûle, mais j'en recommande un. Un peu plus loin j'aperçois une jeune fille qui tend la main au serveur. Personne ne la regarde. Je l'envie, j'aimerais être sa place. Cela fait pas cinq minutes que je suis là et j'ai déjà l'impression que tout le monde m'observe. Je peux sentir les vampires s'exciter un peu. Certains prennent même la fuite. Relaxe les gars ce n'est pas le bon soir. Je vide un deuxième verre et prend ma guitare. La jeune fille sort. Le videur la suit dehors. Un vampire.

La pauvre, elle va servir de casse-croute. Mais je ne fais rien. Pas ce soir. Ce n'est pas mon soir. Qu'ils en profitent pour une fois, ce sera la dernière. Je me dirige vers la scène et sort ma guitare. Les gars de mon groupe sont là. Je m'accorde à eux et leurs fais un immense sourire. J'ai faim, mes yeux sont rouges. Ils me demandent si je vais bien. Ils savent la vérité sur mon compte depuis peu mais n'ont pas peur de moi. Ils savent très bien que je ne les toucherais pas. Je donne un claque amical à mon bassiste. Je fais mine de rien. Je joue la première note. Une jeune femme se pointe devant la scène. Elle a les nibards à moitié hors de son débardeur et commence à me faire de grand signes. Seigneur ce n'est pas le moment. Mon regard veut changer de direction, mais je reste là, bloquer sur sa poitrine abondante. Elle monte sur scène et commence à danser collé-serré contre moi. Je me retiens, de un de ne pas bander, de deux, de ne pas la bouffer. Elle m'embrasse dans le coup et commence à avoir les mains un peu trop baladeuse. Je n'en peux plus. Je la repousse. Mais elle revient à la charge. J'ai faim. Je ne me contrôle pas lorsque j'enfonce mes crocs dans a gorge. Son sourire se crispe.

Le videur reviens et m'attrape violemment par le colbac. Ici on me connait. Et on c'est très bien que jamais je ne mords. Alors, on me surveille. Mais je n’ai pas envie de sortir, je ne sais pas ce qu’il me prends, je ne me contrôle plus, j’ai faim .Il me demande d’arrêter. Le serveur, un autre vampire, m’attrape et me fous une droite. Je la lui rend gentiment. Ici, beaucoup sont de mon côtés, mais pas tous. Je rigole nerveusement, j’ai faim. On m’apporte un verre de sang et me le fous dans le bac. J’en veux pas, je veux vire. Je le repousse, mais on me force a le boire. Ils sont trois a me retenir. Je regarde la gonzesse qui se tiens la gorge. Sont sang coule. J’ai envie de me jeter sur elle. Mais je ne peux pas. Je n’ai pas le droit je le sais. Le serveur me refrappe, encore une fois. Il tente en vain de me ramener a la réalité. Mais l’odeur est bien trop intense. Je le regarde, mes yeux la désirs. Je me lèche les lèvres. Elle sont encore le gout de son sang. Le videur, Aaron m’emmène un peu plus loin. Je commence a me calmer et a retrouver mes esprits. Je ne sais pas ce qui me prend aujourd’hui, mais je pense que je vais finalement rentrer chez moi. Je suis un peu énervé quand j’ouvre la porte. Sur le moment, je ne la vois pas, je ne sens même pas sa présence. Je sors une clope et me l’allume. Je soupire. Du sang coule le long de mon menton et je me dépêche de l’essuyer. Je m’en veux pour ce que j’ai fais, mais je n’ose pas me pointer a l’intérieur. Je regarde les étoiles et me met a rigoler nerveusement. Je suis vraiment trop con.
 

«  Putain ce que je suis con quand je m’y met. Merde j’ai fais quoi pour mériter ça? »

Je rigole. Je sens enfin sa présence mais je ne la regarde pas. Je sais qu’elle semble mal a l’aise. Je ne vais pas la bouffer. Je ne pense pas. Je sais que se serait bien plus prudent de rentrer chez moi mais je reste là. Je taffe sur ma clope. Je ne sais pas quoi faire. Je la regarde. Je ne la boufferais pas. Je me le suis promis. Je ne la boufferais. Putain j’ai envie de la bouffer. Non. Je ne doit pas. Je doit rentrer. Mais je reste là. Je doit rentrer, mais mes gambes se rapprochent d’elle sans même que je m’en rende compte. Je doit rentrer. Mais je suis tout prêt d’elle. Je la regarde, lui caresse ma joue et pose délicatement mes lèvres sur les sienne. Je prends une claque dans la gueule. Je rigole. On vas bien s’amuser je pense…
 

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~I feel the fear takes hold, afraid this hell I create is my own, calm my franticness, I cant take it anymore. This used to be my own world, but now I've lost control..

Please heal me, I cant sleep.. Thought I was unbreakable, but this is killing me. Call me, everything... Make me feel unbreakable, lie and set me free! ~
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Meredith O'Morrison
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MessagePosté le: Mar 13 Avr 2010 - 23:52    Sujet du message: The show must go on Répondre en citant


(les Phantom en premier et Rooney en second enfin, si Rooney il y a parce que vu comme le RP est court ^^')

    Quand j'ai décider de quitter Galway pour Seattle, je me suis dit que j'en avait besoins. Qu'il fallait que je change d'air, que je gagne en autonomie, que je me prouve que je n'étais pas infirme. Je m'étais d'ailleurs promis de ne jamais me faire traiter en temps que telle. Certains on pris ça pour une marque de caractère, d'autres pour de l'idiotie ou de l'inconscience. Je me suis dit que c'était juste légitime. Que si certains avaient pitié des gens inférieurs physiquement, la vie n'en avait que faire, et que je ne pourrait jamais compter que sur moi même. Ça va paraître dingue mais au fond je penses que c'est mon père qui m'a appris à penser comme ça. Oui je parle bien de cet homme qui m'a toujours couvé comme un œuf d'or. Qui était toujours effrayé à l'idée qu'il puisse m'arriver la moindre chose. Il aurait alors dût m'enseigner le contraire ? M'apprendre que lorsqu'on est fragile on a besoins d'aide ? Mais il n'a fait que me montrer tout ce que je manquais, tout ce dont j'étais privée parce qu'on prenait soin de moi à ma place. Ne fume pas Merry, ne bois surtout pas, garde une bonne hygiène de vie. Je regarde mon verre et ma clope.

    J'ai choisis la voix de l'auto-formation, je me suis dit que la meilleure façon pour moi de vivre serait celle que je choisirais. C'est comme ça que j'ai quitté la maison pour la première fois. Et c'est comme ça que six ans plus tard je partait pour Seattle. Je ne regrette pas une minute d'être venue ici. Oh bien sûr Seattle n'a pas grand chose à voir avec Galway. Malgré son nom de cité émeraude, il n'y a pas de plus vertes terres que celles d'Irlande et je dois faire plusieurs kilomètre pour trouver un endroit sans building ou je puisse m'épanouir. En Irlande j'avais mes repères, je connaissais les gens, les gens me connaissaient et m'appréciait moi et ma musique. On me remarquait. Ici à Seattle on trouve le nouveau hit parade à tout les coin de rue. Du talent ? Il n'y a qu'à soulever une pierre pour en trouver. Et il suffit que je laisse entendre mon accent Irlandais ou deux notes de musiques pour me faire traiter de bouseuse ou de campagnarde. Je sais au fond de moi que j'ai la possibilité de réussir, mais il faudra que je prouve que je ne suis pas juste ça. Pas juste une gamine venue d'Irlande qui ne sait qu'imiter Miles Davis, je vaux mieux que ça, suffit de le prouver.

    Mais j'avoue qu'après le concert de ce soir je me pose des questions. Non les gens ne m'ont pas lancé de tomates. Mais une question persiste, m'ont-il seulement remarquée ? Se sont-ils seulement posé la question : « C'est qui cette petite blonde ? Elle balance, non ? »... Et puis, je sais que ça viendra, il faut simplement que j'ai la force de me lancer. Je bois une gorgée de Gin. Et lui, quelle est son histoire ? Je ne lève pas les yeux, mais je me demande si chacun à Seattle à un but à atteindre ? J'ai l'impression qu'on a tous quelque chose à prouver et ce même si parfois on doit marcher sur les autres. Mais je penses que je me fait un peu trop piétiner depuis mon arrivée. Le mec allume une cigarette et ne se retourne même pas. M'a-t-il seulement aperçue ? Mais non je suis bête. Merry souviens toi : tu es invisible ici ! Il se marre :


_ Putain ce que je suis con quand je m’y met. Merde j’ai fais quoi pour mériter ça?

    Je sais pas mon coco, je sais pas... On mérite rarement ce qui nous arrive, de bien ou de mal. C'est là toute l'injustice du monde. Enfin il se retourne, je le sais parce que je regarde ses pieds, je ne l'ai toujours pas regardé dans les yeux. Je sent qu'il me regarde et c'est plus fort que moi, mon regard se plante dans le sien. Captivant. Comme celui d'un vampire... Il a l'air un peu absent, pourtant il commence à s'approcher, lentement. Je retiens mon souffle. J'ai peur parce qu'il n'ouvre pas la bouche, et que je commence à discerner une légère trace de sang près de ses lèvres. Je devrait être rassurée pourtant. Il doit avoir bouffer, il doit être rassasié. Pourtant ses yeux me disent le contraire. Là tout de suite ? L'impression d'être un morceau de steak, et pour tout dire ça me plait pas des masses. Il s'approche encore. Je ne bouge pas d'un centimètre. Je n'ai pas encore réussit à détacher mes yeux des siens.

    Il avance tant et si bien qu'au bout de peu de temps je sens son souffle sur mon visage et sa main se poser sur ma joue, je tressaillit. Il pose ses lèvres sur les miennes. Pas longtemps. Juste le temps pour moi de sentir qu'elles sont glacées et qu'elles ont un goût de sang. Après cette seconde d'égarement ma main se décolle de la paroi de mon verre glacé pour venir se coller contre la joue rigide du vampire. Pas dans un geste de tendresse mais plutôt... De violence ? C'est bizarre parce que la violence ça n'a jamais été mon truc. Déjà parce que j'aime pas ça mais surtout parce que ça n'est pas dans mon caractère d'être violente. Je regarde toujours le vampire alors que j'ai éloigné mon visage du sien et que ma main est toujours posée dessus. Je la retire contre moi et repli les doigts sur ma paume. Je ne sais pas pourquoi j'ai réagit comme ça. En temps normal je me serait sûrement éloignée, je lui aurait sûrement dit poliment de se barrer. Je reprend mon assurance. Je penses que le problème, c'est juste que la mort de Peat m'a marquée, plus que je ne souhaitais me l'avouer. Je reste stoïque et lui dit froidement :


_ C'est la sortie des bouffeurs de sang abrutis et insolents ce soir ? J'aurai sût je serais resté chez moi.

    Je fais évidement référence à ce couillon d'Aaron. Je taffe sur ma clope. Oui je sais qu'un vampire (même qu'un humain d'ailleurs) est capable de me casser en deux sans efforts. Pourtant je préfère être confiante. Je me lève et contourne le blond, emmenant mon verre avec moi, je le vide et lui tourne le dos en aspirant une grande bouffée d'air frais. Je devrais sûrement rentrer.

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Cassandre Azalea
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MessagePosté le: Lun 19 Avr 2010 - 03:43    Sujet du message: The show must go on Répondre en citant


(The calling/ Tree Dayw Grace/ Lenny Kravitz)

Quelle délicatesse cacher derrière tant de colère. Douce, élégante, charmante et perdue. Voilà les trois adjectifs qui qualifieraient pour le mieux cette parfaite inconnue qui commence à prendre son envole. Je la regarde s'éloigner et me caresse la joue. Quelle douce sensation qui ne vient de je ne sais trop où. Son nom ? Elle ne me l'a pas dit et je ne suis pas certain d'avoir envie de le connaitre. Comme cette parfaite inconnue semble aussi parfaite qu'inconnue. J'ai envie de la rattraper et je ne sais pas pourquoi. Elle vient de me gifler et de me renvoyer sur les roses comme jamais personne ne pouvait oser le faire. Elle m'attire ? Comment le dire. Je ne le sais pas moi-même. Qui est elle ? D'où vient-elle ? Pucelle peut tu me le dire et me retirer tout soupçon. Je te regarde partir au loin, loin de moi et j'ai envie d'aller là où tu vas. Ma cigarette me glisse des doigts pour choir sur le sol de cette rencontre tant inattendue. Je ne comprends pas je suis comme envoûté. Mon ange déchue si tu pouvais seulement te retourner et me faire un signe.

  
Les secondes qui s'écoulent me semble interminable, le temps c'est comme arrêté et j'ai l'impression d'en avoir le souffle coupé. Reviens vers moi, ne me laisse pas, fait moi ne serait-ce qu'un geste, un sourire, un petit quelque chose qui me montre que tu ne restes pas insignifiante a cela. Ne sois pas si cruel retourne-toi et reviens vers moi. Ma douce inconnue viens à moi. Ne me laisse pas sur ce sol souillé des larmes que je pourrais verser. Retourne toi, reviens moi. Ne m'abandonne pas. Je divague, je ne sais plus ce que je fais, ni ce qui m'arrive. J'en ai oublié la faim qui me pèse. Si je le pouvais, si je le voulais je te suivrais là où tu iras. Peut m'importe l'endroit l'heure et le temps. Que m'a tu fais ? Un simple contact, une simple gifle et j'en suis complètement tout chamboulé. Tu peux bien partir sans même te retourner, prendre la fuite je te retrouverais quand je le voudrais. Je ne comprends pas, je suis toujours planté là comme un con, ne sachant ni quoi faire ni quoi dire. Qui est cette merveilleuse créature sortie tout droit d'un compte de fée des frères Grimm ?

Je sais maintenant que je ne suis pas qu'un vampire insensible. Un simple regard m'a suffis pour me rendre compte de cela. Je suis planté là, ici en ces lieux à me demander si je dois la rattraper, m'excuser, lui demander au moins son nom. Savoir où je pourrais la trouver. Un numéro peut-être, une adresse. Plus je la vois s'éloigner et plus j'ai envie de la rattraper, lui dire plein de choses, des mots gentils, la rassurer. Elle semble si seul et si perdue. Que fait elle dans ce monde de fou ? Un agneau parmi une meute de loups. N'a-t-elle pas peur la nuit ? A-t-elle quelqu'un pour la protéger de tous ces démons qui rodent. A vrai dire je n'ai plus le temps de me poser des questions. Car ma réponse me saute instantanément au visage. Je ne sais pas comment je me retrouve ici, en face d'elle, sa main dans la mienne. Moi qui était persuadé de n'avoir pas bougé. Je suis pourtant devant elle, derrière moi, un vampire sortie de je ne sais trop où. Un monstre qui me poignarde dans le dos pour me supprimer et pouvoir gagner son butin. Je ne le laisserais pas l'emmener. Il ne la touchera pas. Je tiens sur mes deux gambe et arrache le poignard de ma colonne vertébrale. Je grimace, il ne la touchera pas. Je me fais la promesse de la protéger. Encore une nouvelle lubie je ne sais pas, mais je ne la laisserais pas s'échapper. Je m'en fais la promesse.

Je peux sentir le sang couler dans mon dos. J'ai mal. Je ne sais pas combien de fois j'ai frôlé la mort ces temps si, mais peut m'importe. Ce soir, je prends le risque. Le couteau me glisse des mains et je relâche sa main, lui lançant un regard des plus doux. Je peux sentir la haine monter en moi. J'en oublie la douleur. La plaie ne peut se refermer, j'ai bien trop faim, je suis bien trop faible, mais peut m'importe. Je me retourne et attrape le vampire par le cou. Je le soulève de terre. Il me regarde et rigole. Il m'exaspère comme tous les autres. Il ne l'aura pas, ce n'est pas un bout de viande. Ce soir il ira diner en enfer aux côtés de Méphistophélès et de Cerbère. C'est sur les larges du Styx qu'il ira chercher sa futur victime. Mais pas en ce bas monde. Pas tant que je serais encore là. J'en ai marre des tous les voir, tous obnubilé par la simple idée de bouffer de la chaire fraiche. Les voir se pavaner, se rouler dans le sang, jouir des jeux masochiste auxquels ils se donnent. Ils me font tous pitiés. Tous sans exception.

Je déteste tout en eux. Leurs odeurs, leur fierté, qui ils sont. Je me demande bien comment je fais pour rester en vie, la simple idée d'appartenir a leurs camps me répugne, me donne la gerbe et me donne envie de mourir de plus en plus chaque jour. Je les hais pour ce qu'ils ont fait. Pour m'avoir retiré ma vie que j'aimais tant, pour avoir retiré l'innocence de Louis. Comment je fais pour me regarder encore dans une glace ? Cette question je me la pose tous les jours. Je regarde le vampire droit dans les yeux, lui lançant un dernier sourire. Il sait qui je suis et je peux sentir la peur monter en lui. Il sait que je ne suis pas réputer pour être un tendre avec eux. Il sait que j'aime les torturer. Et il le sait, car je lui laisse le temps de le voir. Je le laisse lire en moi et il peut ainsi comprendre toute cette haine que j'ai pus accumuler tout au long de cette minable existence. Il sait qu'il va mourir et à vrai dire il ne tente pas de se débattre. Car il sait tout aussi bien que plus il se débattra, plus sa mort sera longue est douloureuse. Si seulement ils pouvaient tous crever.

Je déteste tout en eux comme je déteste tout en moi. Et je n'ai aucune pitié quand ma main se resserre sur son cou. Je le repose a terre afin d'avoir plus de force. Je resserre encore et encore. Et ceux jusqu'à ce que je puisse entendre les os se brisaient lentement. Il hurle, il a mal, mais je ne relâche pas prise. Je ne suis plus moi-même, j'ai faim. Je ne suis qu'un mélange de colère et de haine, un monstre qui tue d'autre monstre pour son bien-être et sa conscience. Un vampire qui ne vaut surement pas mieux qu'eux. Je prends mon pied en faisant cela et c'est bien la tout le problème. Pourquoi suis-je autant sadique avec eux et doux avec les humains ? Je ne suis qu'un mélange de plusieurs sentiments, un vampire parmi les vampire. Je refoule qui je suis au risque de devenir encore bien plus sanglant qu'eux. Pourquoi dois-je tuer pour me rendre compte de cela ? J'aimerais tellement comprendre.

Lorsque je le relâche, le vampire s'effondre sur le sol, sa tête formant un angle bizarre. Je lui ai broyé les os du cou. Je m'effondre à ses côtés. J'ai mal. Le sang coule encore dans mon dos. J'ai besoin de boire, mais je ne peux pas. Je ne veux pas. Je ne sais pas ce que je fais ici pourquoi je reste là je devrais rentrer. Je suffoque, je tousse. J'ai besoin de sang. Mais je le refuse. Pourtant, je n'ai pas le choix si je veux survivre. L'image de la charmante inconnue me revint alors en tête. Qu'est-ce que j'ai fait ? Je sors de ma veste une gourde de sang. J'en ai besoin. Pardonne moi pour cela, pardonne moi pour ce que je suis. Marianne, je te promets, je ne l'ai pas choisi. Je divague. Revoyant le visage de ma tendre défunte femme, le mixant avec celui de cette inconnue. Toi aussi pardonne moi. Je ne suis qu'un monstre parmi les monstres. Je vide la gourde d'une seule traite et tente de me calmer tout en reprenant des forces. J'aimerais tant éviter de boire cette chose qui me répugne, mais me produit tant de bien à la fois.

Je reviens à moi, petit à petit. Je suis à genoux, a moitié recroquevillé sur moi-même. La blessure c'est déjà presque refermé. Et je me sens mieux quand je sens la présence de la jeune fille. Je ne sais pas quoi faire, j'ai honte. Je ne sais même pourquoi elle reste là. Je ne sais pas si je lui fais peur et je n'ai pas envie de le savoir. Je me relève aussi bien que mal, m'adossant contre le mur, sortant mon paquet de gauloise brune. Je lui lance le paquet sans même la regarder, les yeux baissés. La première chose que je trouve à faire c'est de fumer une clope. Je me sens lamentable. Un lourd silence pèse au-dessus de nous. Je ne sais pas quoi lui dire. Mis à part bienvenue en enfer. Mais ce ne serait pas très fin. Fini les divagations sur cette charmante inconnue. Il est grand temps pour moi aussi d'effectuer le durs retour à la réalité. Je ne comprends toujours pas ce qui a pus m'arriver. Un manque surement. Je ne cherche pas plus loin.
  
 
«Je ne sais pas ce que tu fais là, ni ce que tu es venue chercher dans ce monde de fous. Mais ce n'est pas prudent pour une jeune fille comme toi de rester seule la nuit. Je ne serais pas toujours là. Je ne suis pas un fou et je ne te toucherais pas. Je ne suis pas un bouffeur de sang abrutie et insolent si je me souviens bien de tes mots exacte. Suis-moi, il ne vaut mieux pas rester là. Surtout en ma compagnie. Les temps sont durs, je t'expliquerais en chemin. »

  
     
Bien sûr que je suis froid et distant. Je lui ai sauvé la vie, mais elle m'a quand même giflé. C'est fou ce qu'un retournement de situation peut avoir comme influence sur son propre comportement. Je ne la regarde même pas, mais je sais qu'elle me suit de prêt. C'est bien mieux pour elle. Je marche une main dans ma poche, une clope dans l'autre. Je soupire. Je me demande bien par où je peux commencer. Connait-elle vraiment le monde des vampires ? Sait-elle réellement où elle a mis les pieds ? Je peux sentir qu'elle en a déjà fréquentée, mais dans quel contexte et avec quel lien. Mais je m'en contrefiche royalement de le savoir. Je l'ai mise dans la merde, car elle traine avec moi. Hors j'ai bien vus a tel point me fréquenter changeait toute une vie. L'exemple même avec Santiago qui à lui aussi tous les vampires à ses trousses. Je ne peux pas la laisser comme ça.
     
«Tu vas passer la nuit chez moi. Et surement celle d'après et encore celle d'après. Je ne veux pas prendre le risque de te laisse dans les rues en toute liberté. Demain ils te trouveront et te buterons. Je ne peux pas faire plus simple comme explication. Mais ça devient une question d'habitude. Tu demanderas à Santiago il t'expliquera tout ça et comment ça marche chez moi. Je ne te garantis pas la survie, mais juste une protection et cela vaut mieux. Je suis désolé de t'imposer ça mais c'est surement pas se Aaron qui te protégera. Il n'est pas mauvais, mais il n'a pas non plus inventer le fil à couper le beurre. Suis-moi c'est par là. »
     
Je la traine dans une rue un peu plus loin. Une grande allée sombre se dresse devant nous. Je lui attrape la main pour ne pas la laisser ni s'échapper, ni prendre ses gambes à son cou. C'est la spécialité de Santiag' donc pourquoi pas la sienne. Je ne montre aucune trace d'affection et elle peut bien me détester de toute manière je m'en fous complètement. La seule chose que je veux c'est la garder en vie le plus longtemps possible et lui éviter une mort certaine. Peut m'importe si elle se barre une fois le jour levé. Perso je peux la surveiller, ça ne me dérange pas. De toute manière ma maison n'est pas non plus très discrète et je suis d'ailleurs encore surpris qu'aucun vampire n'ai osé venir jusqu'ici. D'ailleurs je suis tout aussi surpris de savoir que Noa ne m'ai toujours pas balancé. C'est un bon gosse au fond, je le savais. Cette idée me fait rire et je souris. Je ravale un rire. Je ne veux pas lui paraitre sympa non plus.
     
«Tu es libre de faire ce que tu veux, de te balader où tu veux. Ne sois pas surprise si tu vois des trucs un peu gore, j'ai un gosse intenable à la maison, mais il ne te fera pas de mal. Sinon je me chargerais de son cas. Tu peux faire ce que tu veux. J'ai une salle de musique avec tous mes instruments, le frigo et remplis. Tu n'es pas la seule humaine que j'invite chez moi. Si tu vois le corps d'une gonzesse dans le salon surtout tu ne t'étonnes pas, je me chargerais de Noa plus tard pour ça d'ailleurs. Tu as le choix entre six chambres, mais je te conseille celle qui se trouve à côté de la mienne, tu seras surement plus en sécurité et je préfère te savoir pas trop loin on ne sait jamais. La maison est grande s'il y a un quelconque problème tu peux te planquer n'importe où. A éviter la cave bien sûr. Je resterais éveillé aujourd'hui pour être sûr que tu ne manques de rien. Bien entendus il est interdis d'ouvrir les rideaux et les volets ça va de sois, mais on s'habitue vite à l'obscurité tu vas voir. Je sais de quoi je parle. Fais comme chez toi. Si tu as besoin de quoi que ce sois n'hésite pas. Je suis dans la salle de musique. »
     
Je pousse la porte et la laisse cloîtrée dans l'immense hall de mon manoir. J'espère que sa curiosité la poussera à venir me retrouver. Je ne suis plus certain d'avoir envie de continuer de la voir comme une parfaite inconnue
     

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Meredith O'Morrison
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MessagePosté le: Mar 20 Avr 2010 - 15:08    Sujet du message: The show must go on Répondre en citant

Citation:
'' Bordel oui je devrais rentrer mais son regard pèse sur moi. Je le sent là juste derrière comme une masse qui s'appuierait sur mon dos, dans ma nuque, près de ma tête ou mes cheveux volent au vent. Une masse, un regard... Il me semble qu'à cet instant ces deux mots n'ont jamais étés aussi proche. Que s'est-il dit au juste. Une jolie petite humaine, seule dans la nuit, frêle et certainement délicieuse, est-ce qu'elle sera capable de repousser mon charme vampirique alors même que je le lui offre sur un plateau. Je connais la vision que les gens ont de moi et plus particulièrement celle que les vampires ont. Une gamine perdue, qui n'a pas conscience du danger. Fragile. Une toute petite chose, incapable de se défendre seule. Il n'y a rien entre lui et moi. Quelques pas seulement. Pourtant j'ai l'impression que ce ne sont que des millimètres, que je peux presque sentir son souffle dans mes cheveux, ses yeux et ses mains se mêler au vent pour mieux m'effleurer et je n'arrive pas à me sortir de cette étreinte virtuelle ou il semble si proche de moi, insistant, pesant et dominant. Si je m'écoutait je lui crierait de se barrer mais pourtant il ne fait rien depuis quelques instants. C'est comme si son regard seul avait le pouvoir de me toucher et de m'insupporter par la même. Alors quoi ? Quand bien même je crierait, quand bien même ma voix parviendrait à s'élever il n'aurait rien à se reprocher, je passerait pour une hystérique pourtant c'est vrai j'ai l'impression que mon mal être à ce moment précis n'a qu'une source et c'est lui cette source. ''


(...)



    ( Suite à une fausse manip de ma part, cette réponse a été perdue )

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Dernière édition par Meredith O'Morrison le Jeu 22 Avr 2010 - 13:04; édité 6 fois
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Cassandre Azalea
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MessagePosté le: Jeu 22 Avr 2010 - 03:19    Sujet du message: The show must go on Répondre en citant




Je la laisse là, dans le hall, comme ça mine de rien. Je ne sais même pas pourquoi je l'ai ramené. Pour la protéger, oui, mais de quoi ? Du monde extérieur ? Des vampires qui rodent un peu partout dans les rues ? Je ne la connais même pas, alors pourquoi je m'entête à vouloir prendre soin de tous ces gens ? Je me le demande bien. Je fais tout ça sans jamais recevoir aucun signe de reconnaissance. Aucun. A croire que je ne suis qu'une machine. Si seulement. Moi aussi je risque ma vie en faisant ça alors pourquoi personne ne prend la peine de me donner, de me dire ne serait-ce qu'un simple merci. Un tout petit merci, je ne demande rien de plus. Pas leurs paye du moi, juste un simple geste. Mais non je n'ai jamais rien. La fille, elle ne m'a rien dit. Rien. Je l'ai laissé là sans même lui laisser le temps de dire quoi que ce soit en faite. Je l'ai ramené chez moi sans même réfléchir, sans même savoir. Je suis con moi aussi des fois. Je rentre dans la salle de musique. Le silence m'apaise. Je m'allume une clope, me sert un verre de Lagaveline, un excellent scotch. Accroché au mur, encore un portrait de Marianne. Elle me hante, j'aimerais l'oublier. Enervé et je ne sais même pas pourquoi je le suis, je décroche le tableau, l'enfouit dans la cheminée et y met le feu. J'en ai marre de cette « vie ».

Je m'assoie au piano. J'ai besoin d'oublier. Je pose le verre sur le rebord de mon Kawaï et commence à jouer. Les notes s'élèvent dans la pièce apaisant ainsi mon moral. Je joue, simplement. Je ne suis plus maître de mes gestes ni de mon esprit. Mes mains bougent d'elle-même pour former une douce mélodie. Le feu réchauffe la pièce et une odeur de peinture à l'huile s'empare elle aussi de l'atmosphère. Mais je ne fais rien. Je laisse partir Marianne en fumée, comme je laisse partir avec elle tout fruit de ces douloureux souvenirs et de cette machination. Jamais je ne la retrouverais. Jamais. Je suis bel et bien seul et je dois enfin avoir la force de me faire à cette idée. Je le dois, je n'ai pas le choix. Je n'ai plus la volonté, plus la force de m'accrocher de nouveau a tout ça. Une larme vint se perler sur le coin de mon œil. Je peux sentir une telle douleur. Je n'ai pas envie de me faire à l'idée, je n'y arrive pas. Je ne peux. Cela m'est impossible. Marianne. Pourquoi je l'ai perdu ? Pourquoi je n'ai rien pus faire ? Pourquoi je me suis attaché à cette volonté de vengeance, cette même vengeance qui me ronge de l'intérieur et me maintient en vie par le bais d'un simple fil de sois. Un simple fil d'araignée que l'on peut couper à l'aide d'un seul brin de paille. Pourquoi elle est partie, sans même que je n'eus le temps de lui dire au revoir ? Pourquoi me l'a ton retiré ? Pourquoi ? Mais si seulement je pouvais avoir les réponses à toutes ses questions. Mais ce n'est qu'un perpétuel silence qui se contente de me répondre. Un silence des plus lourd. Un silence qui me rend barge a chaque secondes. Suis-je fou ?

Je l'ignore. Mes mains continuent de jouer, je ne m'en rends même plus compte. Je n'ai pas envie de m'en rendre compte. J'essaye d'oublier, pitié laissez-moi oublier en paix. L'unique larme grossit, tombe, pour aller mourir sur une touche de mon piano. Mon doigt l'entraîne, effaçant ainsi a jamais son existence. Elle ne fut plus, comme Marianne et Louis ne furent plus. Le feu dans la cheminée prend de moins en moins d'ampleur et les flammes commencent déjà à s'éteindre d'elle-même. L'odeur de la peinture a laissé place a celle du bois brulé, la chaleur de la pièce ne peut apaiser toutes mes souffrances et malgré cette température bien trop élevé pour moi je frissonne, j'ai froid. Je me demande par quel miracle je ne suis pas comme les autres, par quelles aberrations je suis resté... moi-même. Le simple mortel que j'étais. Je me demande bien pourquoi je n'ai pas pus oublier cette haine, pourquoi je ne pense que venger la mort de ma famille. Pourquoi suis-je si différent des autres. J'aimerais ne plus jamais souffrir, je préférerais encore être un monstre. Et la seule personne qui peut répondre à mes questions j'ignore encore où la trouver. J'ignore qui elle est et ce qu'elle fait. J'en oublie la présence de la jeune fille. Je ne sais même plus ce que je fais. Les notes commencent à baisser pour aller s'évanouir contre les murs. Seul, je ne suis plus seul.
 

« Merci pour tout a l’heure »

Je ne l'ai pas entendus entrer, je ne l'ai même pas senti venir. J'en avais oublié sa présence. Comment j'ai pu ? Je ne bronche pas quand elle pose une bière sur la commode prêt de moi et commence à parler. Merci. Serait-ce un brin de reconnaissance ? Enfin. Je la laisse parler. Il est vrai qu'elle ne risque surement rien, mais je ne sais pas. Si je devais lui répondre à la raison pour laquelle je l'ai ramené je serais bloqué. Je ne le sais pas moi-même. La seule chose que je sais, ce n'est qu'elle m'avait attiré et que je ne sais pas, ne voulant pas la laisser partir je l'ai prise. Je sais qu'ici elle ne risque rien. Me rassurer de son sort ? Était-ce vraiment ce que je recherchais ? Je ne sais pas. J'ai les yeux baissés, rivé sur les touches du piano, honteux qu'elle puisse me voir comme ça. Je soupire et essuies les quelques résidus de larmes d'un revers de ma manche. Je ne sais pas ce que je peux bien lui dire. Un lourd silence s'abat alors dans la pièce. Je fais glisser les doigts sur les touches et vide mon verre de scotch d'une traite pour me rabattre sur la bière qu'elle vient de me laisser.

Mi, mi, sol, do, fa, ré, mi. Je ne sais pas quoi faire, alors j'appuie sur les touches de mon piano une par une pour enfin me décidé à plonger mon regard dans le siens. J'entrouvre la bouche pour parler, mais aucun son ne sort de ma bouche. Un sourire crispé et de gène se dessine sur mon visage. Je rebaisse les yeux et rejette une mèche de cheveux qui me tombait sur le visage. Je ne connais toujours pas son nom et à vrai dire la situation et peu cocasse pour faire des présentations. Je la regarde de nouveau. Un peu plus et je pourrais sentir mes joue rougirent. Elle me perturbe. C'est complètement absurde. Je bois une gorgée de bière et me rallume une autre cigarette. La situation me perturbe. Jamais je n'avais fait ce genre de choses auparavant. Jamais. Je me lève enfin pour aller m'asseoir juste en face d'elle. Je m'accroupis pour être à sa hauteur et sans même savoir pourquoi je pose ma main sur la sienne. Un geste amical, rassurant, rien de plus. Non je ne suis pas parmi ces saloperies de suceur de sang abruti et insolent. Je ne cherche rien. Juste une envie de la protéger. Elle n'a rien à craindre, elle n'a même pas besoin de me lancer ce regard assassin, je ne la toucherais pas.
 

« Je pense que l'on ne sait jamais vraiment où est sa place dans ce monde. J'ai fait le tour de la planète en trois-cent ans. Et jamais je n'ai trouvé ma place. Jamais. Alors, crois-moi, ce n'est pas du haut de tes vingt ans à tous cassé que tu vas savoir où elle est ta place. Je sais que les vampires ne te pourchasserons pas pour m'avoir adressé deux paroles, mais je sais tout aussi bien que les filles dans ton genre son leur cible numéro un. Je ne suis pas comme eux. Je ne chasse pas, mais je les comprends et je les connais suffisamment bien pour savoir ce qu'ils aiment chez leurs victimes. Je sais ce qu'ils recherchent et je sais exactement quel sort ils réservent pour une fille comme toi. Fragile, seule, peut-être un peu perdu et délicate, ils passeront des heures à jouer avec toi. Alors, tu peux sortir à ton bon vouloir. Mais je sais de quoi je parle car ces types dehors ne veulent qu'une chose, ma tête sur un plateau. Theobald de Navarre n'est pas un tendre et s'il apprend que t'a mis les pieds ici il te torturera pour savoir où je suis. A toi de faire comme tu l'entends, mais je ne cherche juste à te protéger. Ne me demande pas pourquoi, car je ne le sais pas moi-même. Mais ne te pose pas trop de questions. Je ne t'offre pas grand-chose, un peu de confort, de tranquillité et une sécurité certaine. Mais je ne te retiens pas. »
 

Je ne pense pas un mot de ce que je dis. Certes, je ne la retiens pas, mais je n'ai pas envie qu'elle parte. Alors, je ne me relève même pas pour lui laisser la place de partir. Ma main reste sur la sienne, je ne la quitte pas des yeux. Je ne sais pas, mais je ne veux pas qu'elle sorte et qu'elle se face tuer. Oui je n'ai confiance en personne dehors, je suis un asocial, un agoraphobe qui a peur du monde extérieur, les gens me font peur. Quand ce n'est pas les vampires qui viennent vous bouffer ce sont les hommes qui s'entretuent a coup de bombes ou de fusils. J'ai vu trop de massacre pour avoir confiance a qui que ce sois et surement pas au genre humain. Ils me font tous peur, alors je tente de protéger du mieux que je peux beaucoup de personnes. Mais en vain, je ne suis pas un super-héros, je ne suis pas « super man en boule burnes » comme dirait si bien Sanitago. Je ne suis que moi, un simple immortel qui tente de sauver les gens du mieux qu'il peut. Oui je suis moral. Alors, non je ne veux pas qu'elle sorte. Je suis paranoïaque, car si ce n'est pas un vampire je peux déjà l'imaginer en train de se faire violer dans un parking sous-terrain. Ce n'est pas compliqué à comprendre. Alors, non je ne la lâche pas. Et encore moins quand pris d'une pulsion soudaine je pose mes lèvres sur les siennes... 

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MessagePosté le: Jeu 22 Avr 2010 - 12:47    Sujet du message: The show must go on Répondre en citant


(Nada Surf, Hoobastank)


    Il ne bouge pas quand je m'assois près de lui face au piano. Je reste immobile, j'essaye de comprendre pourquoi il m'a entrainé ici, surtout j'essaye de comprendre pourquoi j'ai accepté. N'importe quel vampire t'invite chez lui, si tu connais un peu les vampires en général et que tu n'a pas gardé les vaches avec celui qui t'invite, tu as vite fait de te barrer le plus vite possible. Sérieusement des fois Merry t'es pas suivable. Mais c'est quand même bizarre, il suffit que ce soit lui qui me le demande et moi je le suis bien gentiment jusque chez lui. Au moment ou il me laisse seule je viens même me jeter dans la gueule du loup. Le danger ? Je me ris du danger... Mais sérieux mon père a pas tord, je suis inconsciente moi ! Pourtant ici je me sens pas en danger, pas du tout, c'est curieux... Sans doute parce-que la pièce a cette ambiance, cette lumière douce, cette chaleur diffuse, le crépitement rassurant des flammes dans l'âtre, je n'ai presque pas croisé de cadavre encore. Sauf un morceau de je ne sais pas trop quoi dans la cuisine. Enfin ça ne m'a pas marqué, il me l'a dit, il m'a prévenu et moi je crois aveuglément chacune de ses paroles et j'arrive pas bien à saisir pourquoi. Je l'ai pourtant vu profiter de ma faiblesse et de ma solitude, abattre de sang froid un vampire avec une sauvagerie que même le pire des monstre aurait du mal à mériter. Pourtant il a l'air tellement sincère.

    Il s'essuie le visage dans un mouvement imperceptible, c'est sans doute ce qui me pousse à détourner mon regard des touches noires et blanches pour lever mon visage vers le sien. Je le regarde, j'écoute la mélodie décousue qui s'élève bientôt dans le silence. Décousue, absurde, elle va tellement bien avec la situation présente. Comme si nous étions dans un espace temps ou tout cela pouvait être normal. Pourtant plus j'y pense, moins la situation me semble normale, j'en viens même à me demander si je suis pas en train de rêver. Ses doigts s'arrêtent sur le piano, il me regarde et je me surprend à baisser mes yeux vers ses mains, comme par esprit de contradiction. Il joue je le regarde, il me regarde, je regarde ses doigts sur le piano. Ce qui ne m'empêche pas pourtant de percevoir une sorte de gêne émaner de lui. Ça me semble étrange, un vampire qui serait gêné, face à une simple humaine. Il est vraiment différent, il me rappellerais presque étrangement Peter si ce dernier n'avait pas été si serein, si calme. Je sens que lui est plus tourmenté, plus perdu peut être ? Je ne sais pas bien mais j'ai l'impression de sentir chez lui une instabilité. Je récupère ma cigarette dans le cendrier et jète un rapide regard vers lui.

    Je sens qu'il voudrait me parler pourtant le silence persiste, ma dernière phrase est restée en suspend. Il se lève, je lui tourne légèrement le dos. Pourtant je sens qu'il me contourne et bientôt il se met en face de moi, s'accroupit, je le sens de nouveau proche de moi et bizarrement quelque chose bat en moi. C'est un cœur ça Merry, tu avais oublié quel bruit ça faisait hein ? Tu avait oublier tout ça, la dernière fois que tu as entendu le tien il venait de se briser. Pourtant c'est vrai, je ne sais pas si c'est la peur, ou si c'est autre chose, ça pourrait sembler normal pour n'importe quel humain. Après tout ce qui s'est passé ce soir la plupart des personnes normalement constitué sentirait leur cœur s'emballer. Mais je sent que venant de moi c'est différent, et je n'arrive toujours pas à saisir. Ça fait tellement longtemps enfaite, que je n'ai pas sentit cette aura protectrice, longtemps que personne n'a cherché à me protéger, et là, j'ai l'impression qu'au moment ou il pose sa main sur la mienne, rien d'autre ne peu m'atteindre. Est ce que c'est ça qui le rend différent ? Cette capacité à préserver les choses, les personnes ? C'est sans doute par surprise du coup que mon regard se noircit à ce contact. J'y était pas préparée, tu m'a prise au dépourvu, tu a réveillé quelque chose qui dormait bien tranquillement et je t'en veux pour ça. Enfin il ouvre la bouche...

    Je fulmine dans un premier temps. Pour qui se prend-il pour juger ma capacité à trouver ou pas ma place, je sens qu'il me juge, il ne me connais pas, il pense m'apprendre des choses mais j'ai eu le temps de m'apercevoir ce que les vampires cherchaient, j'ai eu le temps de m'apercevoir ce que je représentait pour eux : la cible parfaite. Je sais ce qu'on va me dire. Merry tu cherche encore à jouer les dures, fait une trêve deux minutes ça commence à être pesant. Pourtant merde, je suis ici depuis deux ans. Deux ans c'est rien, mais si on réfléchis après deux ans je me démerde pour être encore debout, avec mes deux bras mes deux jambes. Est ce que tout le monde peut en dire autant dans cette ville ? Alors oui je suis petite, je suis pas Rambo, j'ai pas de pouvoirs magiques, ni de crocs, ni de sens sur-développé. Mais j'ai une tête qui fonctionne à deux-cent à l'heure, c'est ce qui me permet d'être encore là. En plus il me fait la morale mais il m'a amené ici alors qu'il sait très bien que c'est pire encore. Que en sachant ça on va tenter de me retrouver de me faire parler. Et en entendant ça j'ai envie de l'envoyer bouler de prendre mes clics et mes claques, de me barrer. Et pourtant ma main reste docile, sous la sienne. Je l'observe et de nouveau son humanité me prend aux tripes. Pour la première fois je prend vraiment le temps de l'observer. Ça serait trop injuste de ma part de réagir comme ça il ne faut pas avoir de doctorat en psycho pour s'apercevoir qu'il est seul. Au moment ou je me dit ça son visage s'approche du mien et de nouveau il pose ses lèvres sur les miennes. Le baiser est à peine plus long que tout à l'heure. Je suis plus lente à éloigner mes lèvres, sans doute à cause de cette petite chose qui continue de battre. Mais bientôt je dégage ma main de sous la sienne et la pose sur sa joue calmement, prenant appuie sur cette main pour éloigner nos visages, mais pas trop. Je le regarde, pourquoi est ce qu'à chaque fois que mon opinion change il adopte un comportement nouveau. Pourtant la colère que j'éprouve est superficielle, je suis pas vraiment énervée, d'ailleurs ma main reste posée sur sa joue.

_ Et qui est ce qui assure ta tranquillité et ta sécurité à toi ? Qui veille sur toi ?
    Je souris légèrement. Ben ouais, je veux bien me barrer moi, mais si je le laisse tout seul j'ai peur qu'il continue de se torturer. Je sens qu'il a besoin de quelqu'un lui aussi, je sais pas ce qui ma poussé à dire ça. Je tend mon bras pour écraser ma cigarette et je laisse glisser ma main droite de la joue glacée du vampire pour la laisser retombé sur mon genou. Alors que ma main gauche fond vers les touches du piano que je parcours rapidement, j'aimerais connaître son nom, mes doigts bougent plus vite et s'arrêtent.

_ Je m'appelles Merry...
    ...et je suis à moitié folle. J'arrive décidément pas à savoir pourquoi je fais ça, pourquoi je suis pas partie dès le moment ou il a commencé à étrangler ce vampire. J'aurais eu qu'à rentrer chez moi, j'aurais été peinarde, mais non il a fallut que je le suive, et qu'en plus je soit touchée par cet énergumène. Mais merde qu'est ce qui tourne pas rond chez moi. En jetant un coup d'œil à la cheminé je m'aperçoit alors que quelque chose brûle à l'intérieur. Une toile. Il n'en reste pas grand chose, juste un lambeau de sourire. Un sourire que j'ai l'impression de reconnaître.

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MessagePosté le: Lun 3 Mai 2010 - 12:36    Sujet du message: The show must go on Répondre en citant




Elle me regarde, me touche, me parle. Je sens le contacte de sa peau contre ma joue. Serait-se de la compassion que je peux voir dans son regard ? Je souris. Qui prend soin de moi ? Personne. Moi. Santi peut-être à ses heures perdues. Nora quand elle ne divague pas. Noa surement pas il me ferait plutôt des misères. Qui prend soin de moi. Je pense être suffisamment vieux pour pouvoir m'occuper seul de mes soucis. Mais après murs réflexion, je n'en suis pas certain. La solitude me pèse. Je me sens de plus en plus seul. J'ai besoin de compagnie, d'une femme. Je plonge mon regard dans le siens. La fumée de sa cigarette vient caresser mes narines. Merry. Son nom. Je ne voulais pas le savoir. Je suis maintenant obligé de dire le mien, cela ne m'arrange pas. J'aurais préféré qu'elle reste une parfaite inconnue. A vrai dire maintenant je n'ai pas d'autre choix et la douce atmosphère qui régnait autour de nous, celle du doute et de l'inconnue vient de s'effacer en ces quelques mots. Mais je souris quand même. Je ne compte pas prendre la fuite, non pas encore, ça suffit. Je ne la quitte pas du regard et entour une mèche de ses cheveux autour d'un de mes doigts. Merry. Quel joli nom. Je le trouve aussi doux et sucré que son visage. Je cligne des yeux une fois pour revenir à la réalité, une deuxième fois pour enfin dire quelque chose.
 

« Cassandre. Pitié ne cherche pas les origines de ce nom tu en aurais pour des décennies. »

Si je cherche à faire de l'humour, oui c'est bien le cas. Je souris en prononçant ces mots. Je ne sais pas pourquoi, mais je me sens bien. Elle m'apporte un minimum de chaleur. Bon Dieu Cass' redescend sur terre tu ne la connais même pas... Je dois être complètement fou, surement plus en manque que fou pour penser de telles choses. Je relâche enfin sa mèche de cheveux et me lève pour aller chercher une bouteille de rouge dans l'armoire. Oui j'ai des bouteilles un peu partout chez moi, je bois, ça me fait oublier et alors ? Il est où le mal ? Je suis immortelle je ne risque pas de faire une cirrhose. Faut bien trouver des points positifs à cela non ? Pour en rajouter une couche je me rallume une autre cigarette. Le portrait de Marianne brûle encore dans la cheminée. Les dernières parties de son visage partent en fumée. Aussi rapidement et facilement que sa mort. Je soupire. Elle me manque tant. Cela me refait penser à la question de Merry. Au fond, on a tous besoin de compagnie et de quelqu'un sur qui compter. Et Santiago ne passera surement pas le reste de sa vie avec un vieux con dans mon genre. J'aimerais profiter, revivre un peu. Je ne suis pas obligé d'être en perpétuel souffrance. Je me torture tout seul merde. Merry, elle me regarde. Pourquoi ne pas penser à autre chose... Je ne sais pas trop quoi faire ni comment agir tout de suite maintenait. Je suis censé faire quoi là ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je passe ma main dans les cheveux et lui sert un autre verre, bien meilleure que la bière bon-marcher qu'achète Santiago c'est certain.

Je la regarde, je souris. Je me sens bien. Ce n'est pas un mal, je ne pense pas. Non ce n'est pas un mal de se sentir bien de temps en temps. Le feu dans la cheminée s'éteint enfin, laissant partir Marianne en paix. Bizarrement je me sens un peu plus libre, moins oppressé, plus en paix avec moi-même. La douce chaleur de la salle de musique donne une atmosphère un peu romantique à vrai dire. La lumière reste tamisé, il y règne comme une odeur d'encens. Bienvenue dans mon monde Merry, je te présente mon jardin secret. Une soirée, une heure à peine et elle arrive déjà à percer ma carapace. Qui est cette fille, quel est son pouvoir ? J'aimerais bien le savoir. Je taffe sur ma clope et retourne m'asseoir au piano. D'un coup de tête je lui montre l'un de mes saxophones qui reposent sur leurs pieds juste à côté. Elle a juste a tendre le bras pour se l'emparer. Je savais bien qu'ils serviraient un jour. Personnellement je ne sais pas en jouer. Mais bon. La musique a tendance a adoucir les mœurs non ? Je la vois attraper l'objet. Rien ne vaut un bœuf pour comprendre et changer le cour d'une situation. Je lance les premières notes, un blues un Mi. Je sais perpétuellement que ce genre de musique accompagner d'un saxe rend très bien.

Mes doigts glissent le long du clavier d'un naturel qui en deviendrais presque pas naturel. Etrange non ? Je la regarde, sourie et me met à chanter. Ma voix est un peu raillé, mais je ne chante pas faux, loin de là, vus que c'est même moi qui chante dans le groupe. Pas fous la bête, je n'ai pas envie de la faire partir. Je veux qu'elle reste.
 

«  Tell me who…………; Who’s gonna fill their shoes. Know what I’m talking about. Tell me who………… Who’s gonna fill their shoes. They’re the one who made the blues. Who’s gonna fill their shoes ? »
 

Je souris, le son de son saxe suis mon rythme sans aucune difficulté. Elle est bonne. Elle improvise parfaitement bien et le duo se concorde. La musique m'entraîne, c'est une ambiance joyeuse et sereine qui règne désormais dans la pièce. Plus de soucis, plus de problèmes, plus de Marianne. Uniquement Merry, la musique et moi. Le blues, qui a dit que ce n'était pas la meilleure musique de tout le temps ? Cette musique qui autrefois rendait les gens si heureux, leur redonnait du bôme au cœur. Cette musique j'en ai connu les début. Les noirs africains chantant le blues a tus tête dans les champs de cotons. Oui j'ai connu les début de cette musique. Oui je dansais autrefois au Coton Club et putain ce que c'était bon. Je rigole, encore. Je pense même que si quelqu'un serait rentré dans cette pièce à ce même moment je ne l'aurais même pas entendus, c'est comme une espèce de transe qui nous entraîne et nous libère. Je la regarde, je souris, je rigole. J'en ai des frissons dans toute la colonne vertébrale. Ce que c'est bon. Je lui désigne ma clope, elle me l'enfonce dans le bec en rigolant, se remet à jouer. Je tire une taffe et la repose aussi bien que mal dans le cendrier. Elle tombe par terre, brulant ainsi le tapis vieux du XVIII'em siècle, mais je m'en fous. Laissez-moi profiter de ce moment.
 

«  Tell me who’s…… Who’s gonna fill their shoes………………. Theire’s the one to made the blues……….. Who’s gonna fill their shoes ? »
 

Mes doigts s'emballent sur le clavier et le son de son saxe noie complètement le son de mon piano, elle part en solo, prenant son pied, je la regarde. Elle est belle. On rigole, comme des gosses. Nous sommes de nouveaux enfants. Adieux la misère et la haine. Plus rien ne compte. Je me sens enfin libre. On joue de plus en plus fort, je chante de plus en plus fort. L'un des verres de vin tombe sur le sol dû aux vibrations du piano et de mon pied qui bat la mesure. Le liquide ce repend encore sur ce pauvre tapis. Ca coute la peau du cul ces choses-là, mais je m'en fous. De toute manière il était moche. Je saute limite sur mon tabouret. Vous pouvez me parler je ne vous entendrez pas de toute manière. Il nous manque une batterie et une basse certes, mais il suffit de l'imaginer. Ce que je fais. Je m'emballe de plus en plus. Putain, mais laissez-moi vivre un peu. Je me sens si bien, je ne veux pas que ce moment s'arrête. Si seulement j'avais le pouvoir d'arrêter le temps. Adieux le sang, la guerre, la misère. Plus de soucis, plus de questions, plus rien. La vie idéal. On se sent si bien chez sois quand même. J'approche mon visage du siens et dans un élan de pulsion sans même arrêter de jouer ni de chanter je lui dépose un doux baiser sur sa joue. Plus aucun complexe, plus aucune différence. La musique nous entraîne, nous ne sommes plus qu'un. En l'espace de quelques minutes, trois minutes, j'ai réussi à détendre l'atmosphère, a la limite de la fête. Le vin coulera a flot ce soir, les paquets de cigarette seront éventrés. Je sortirais mes meilleurs cigares rien que pour l'occasion, rien que pour elle. Ce soir, c'est soir de fête. A votre bon cœur m'sieur dames. Nous on s'amuse pour une fois. Et vous savez quoi, franchement, j'emmerde les vampires. J'emmerde les Djinns, j'emmerde le monde, je me sens BIEN. Alors, merde à vous tous. La musique s'arrête, un peu essoufflés, on rigole...
 

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MessagePosté le: Ven 7 Mai 2010 - 23:20    Sujet du message: The show must go on Répondre en citant



    Je sais pas si j'ai touché quelque chose chez lui. Je sais pas si c'est habituel tout ce numéro, et c'est peut être ce qui me rend méfiante. Toujours cette obsession ridicule à vouloir être différente, extraordinaire à tout prix, à exiger de chacun un traitement particulier. Pas un traitement de faveur non, c'est pas mon genre, j'ai simplement toujours ce besoin de sentir que c'est une âme qui me parle, pas une machine. Est ce qu'il est seul ? J'en suis sûre. Est ce qu'il en souffre ? Je le pensais. De nouveau je me pose la question. J'ai l'impression que son regard se fait intense, trop intense pour être joué. Il ne me répond pas, il n'ose pas me dire ce que j'ai l'impression de savoir au fond. Il n'y a personne autour de lui. Ou pas grand monde. Si quelqu'un était là pour le préserver de l'ennui et de la solitude, il ne me regarderait pas avec ce regard mélancolique qui me met mal à l'aise. Les gens triste ça n'a jamais été mon truc. Pourtant lui il a l'air plus que triste, presque ravagé intérieurement, j'arrive pas à savoir pourquoi je me sent obligée de rester ici et de vouloir le sonder. Putain de curiosité. Je serais sûrement encore dans mes forêts irlandaises sans elle.

    Je sens quelque chose qui se brise au moment ou je prononce mon prénom. Il y a deux parties opposées chez moi. Une partie fleure bleue qui aurait voulut continuer de conserver cette part de mystère entre nous, comme si tout n'avait pas vraiment de réalité. Et puis il y a cette partie impulsive, directe, qui a besoin de poser un nom sur les choses, sur les visages aussi. Qui a besoin de se sentir rassurée par des formalités. Je ne sais pas bien de quel côté me ranger, qu'aurais-je vraiment du faire, hein ? Nos visages ne sont toujours pas bien loin et je me surprend à avoir guetté son sourire, seulement au moment ou ce dernier apparaît sur son visage, comme un signe positif. Des sourires de sa part j'en ai pas eu encore tant que ça. Ils ont tous cet éternelle acidité, ce goût triste, pas hypocrite, mais pas réellement sincère non plus. Même ce dernier. Je reste immobile quand ses doigts s'emmêlent vaguement dans mes cheveux. Je suis toujours légèrement perdue face à ses gestes. Pas gênée, non, pas le moins du monde. J'ai juste l'impression parfois qu'ils n'ont pas lieu d'être. La peur de le laisser penser qu'un seul de ses regards peut m'atteindre. Pourtant n'importe quel autre homme, je ne l'aurait pas repoussé ainsi, mais le premier contact que nous avons eu reste dans mon esprit glacial, négatif, et insolent toujours, même s'il la nié, malgré tout, je continue de le penser.

    Il s'appelle Cassandre. Chercher l'origine de ce prénom serait pour moi une perte de temps, et je n'ai pas besoin qu'il me le dise pour l'éviter. Ce qui m'importe c'est le côté cartésien, rassurant qu'a un prénom. Cendres … Les sonorités aussi se mélangent forcément dans ma tête. Comme pour trouver des rapports pré-établis entre les gens et leur prénom. Je jète un œil à la cheminée, il ne reste bientôt plus rien du cadre. Cendres. Comme une vie à demi brûlée qu'on a laissé derrière soi. Qui n'a pas pu se consumer encore tout à fait. Qui ne se consumera certainement jamais. Qui resteras éternellement grise et terne, avec cette odeur amère, celle d'un souvenir qui persisteras malgré tout, celle des regrets aussi, peut être. Cassandre. Mon regard se pose sur son sourire et j'ai l'impression que pour une fois il y a aussi un sourire dans ses yeux, pas seulement sur ses lèvres, ça ressemble presque à quelque chose de sincère. Est-ce que c'est moi qui m'imagine des trucs ? Est-ce que son sourire à toujours été le même. Je saurais pas vraiment le dire. Je suis presque surprise lorsqu'il se lève. Je sent soudain le vide face à moi et me rend compte de la présence qu'il avait près de moi. Pour me donner de la consistance je repli un genou contre moi, comme si je faisais bloc seule à présent.

    Mais il revient bientôt, me remplit un verre de vin. Je bois immédiatement une longue gorgée. L'alcool coule dans ma gorge, l'effet espéré ne se fait pas attendre : je me sens moins conne, un peu plus à ma place, je ne sais pas. Il s'assoit près de moi face au piano et mon montre un sax, installé sur un stand en métal non loin, puis il commence à jouer. Je ne m'empare pas tout de suite du saxophone. C'est drôle, il m'aurait proposé de l'accompagner au piano, je l'aurais sans doute fait sans problème. Quand je joue du saxophone j'ai l'impression que c'est moins intime, plus spectaculaire, sauf dans de rares instants, quand je joue seule, ou quand la fusion est telle avec les autres musiciens que je donne de moi même. Je ne suis pas sûre de vouloir jouer maintenant, de vouloir prendre le risque d'être déçue. Ou peut être d'être découverte. Puis finalement, en entendant la musique, je prend la peine de me lever, je trouve un cordon accroché au pied, je le passe autour de mon cou, et le serre d'un geste habitué avant d'y accrocher le saxophone. Je laisse mes doigts courir sur les tampons pour constater qu'il n'a quasiment jamais servi, chose que je remarque au son des touches.

    Enfin je pose mes lèvres sur le bec et commence à souffler alors qu'il commence à chanter. Je prends peu de bec et retient mon souffle pour entendre le piano et sa voix, je ferme les yeux, je n'en ai pas besoins pour laisser mes doigts courir sur les touches comme si leur place avait toujours été là, ou pour contracter mon diaphragme pour donner mon maximum, l'alcool aidant peut être je me sens assez vite légère, je me surprend à lui sourire lors des brefs temps ou je ne joue pas pour entendre sa musique, laissant tout de même mon pied battre la mesure, un sourire léger, presque un rire silencieux. Puis mes lèvres ne tardent pas à se poser de nouveau sur le bec. Et c'est reparti. Je m'approche un peu du piano, je pli un genou et finalement l'avantage présent à être petite c'est que je suis presque à sa hauteur, même debout. Du coup je peux plonger mes yeux dans les siens, ressentir les sons de nos instruments qui semblent se fondre l'un dans l'autre, tout en se distinguant. C'est juste parfait. J'éloigne mes lèvres du bec et le laisse jouer pour piquer sa cigarette fumer un peu dessus, mais bientôt il me fait un signe, je rit et coince la cigarette entre ses lèvres avant de reprendre mon saxo en main.

    De nouveau la musique nous entraine, je retiens un rire lorsqu'il tente de remettre sa cigarette dans le cendrier avant de la laisser choir sur le tapis sans s'en soucier apparemment, j'avoue m'en ficher aussi, tout ce qui importe tout de suite, c'est la musique. Ça fait un moment que j'ai pas pris mon pied comme ça. Je réprime plusieurs sourires qui m'empêchent de jouer correctement, plusieurs rires compulsif, enfantins... J'ai l'impression d'avoir sept ans, de jouer à la starlette avec mon père, sur la scène du pub, lorsque toute les lumières sont éteintes, les chaises rangées, la porte close, juste pour de faux, entre nous, dans un plaisir égoïste qu'on ne partage qu'à deux. Je m'approche encore, me penche vers lui et lâche mon saxophone pour l'accompagner à la voix :


_ Who’s…… Who’s gonna fill their shoes...

    Ma voix est basse, plus claire que la sienne bien sûre, mais moi aiguë qu'on aurait pu le croire, je chante rarement à cause de mon sax, mais je sais chanter. Le vin coule sur le sol mais j'ai déjà oublié, parce que la musique prend une trop grande place dans cette pièce, comme s'il n'y avait plus ici de lieu pour une quelconque perturbation. Il profite de l'instant pour poser ses lèvres contre ma joue, je ferme les yeux, recommence à jouer, je me sens fatiguée, mon ventre est à la fois vidé de son énergie et plein à craquer de ce sentiment de bien être. Je sens mon souffle se faire plus court et bientôt la musique cesse, l'ultime note reste en suspens, mes yeux fermés, mes doigts immobiles, quelques secondes passent. Nécessaires. Comme pour s'en remettre. Nos souffles sont saccadés, essoufflés comme rythmant encore le tempo de la musique, Je rit légèrement en reposant le saxophone sur le pied et en retirant le cordon de mon cou. Je ne trouve pas les mots qui ne sembleraient pas déplacés après cet instant. Je m'assois près de lui et je pose ma tête sur son épaule, ferme les yeux sans cesser de sourire. J'ai envie de dire merci mais le mot ne sort pas, j'essaye de le lui dire en silence, puis j'ouvre les yeux, je tourne la tête vers lui et lève mon regard vers le sien. Mes yeux sont encore rieurs, malgré moi, je n'arrive pas à ôter ce sourire de mes lèvres. Et sans doute en partie à cause de l'alcool, je presse doucement mes lèvres contre la commissure des siennes, juste dans le coin, brièvement.




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MessagePosté le: Sam 8 Mai 2010 - 04:29    Sujet du message: The show must go on Répondre en citant




Je sens son contacte tout prêt de moi, la chaleur de sa peau, la délicatesse de ses gestes, la profondeur de son regard. Je ferme furtivement les yeux lorsqu'elle pose sa tête sur mon épaule. Si mon coeur battait encore, j'aurais sans doute pus sentir son rythme s'accélérer. Padam, padam, padam. Mon visage semble froid, mes traits sont tirés et je suis formellement conscient que je peux paraitre comme une personne insensible, une véritable sculpture de glace, mais non. Cela fait des décennies que je ne me suis pas senti aussi bien. Je ne devrais pas, je le sais. Elle est bien trop vivante pour que je puisse craquer. Pitié non, Apollon n'est pas si cruel. Nora, que penserait-elle de cela ? Je n'en sais rien et franchement, je m'en contre-fiche totalement. C'est égoïste est cruel de ma part. Mais j'ai l'impression qu'elle se fous totalement de moi. A vrai dire, j'en viens à oublier son visage et lorsque ma main caresse délicatement les cheveux de Merry, un astéroïde aurait tout aussi bien pus tomber en plein cœur de la maison que cela n'aurait rien changé. Le temps était comme arrêté.
 
 
 Elle me regarde. Que cette sensation est agréable. Je peux sentir mes lèvres s'étirer en un sourire discret et lorsqu'elle pose ses lèvres sur la commissure des miennes je ne peux me retenir plus longtemps. Je me retourne vers elle, recule mon visage du sien. Ma main se pose spontanément sur sa joue, la lui caressant sensiblement. Je la regarde, sourie. Je me sens si bien. Le monde n'est plus, la cruauté n'existe plus. A ce même moment, la vie, la mort, l'humanité ou la cruauté, l'humaine et le vampire peut importe. Nous sommes pareilles, nous sommes les mêmes. Deux mondes aussi opposés soit-il ne forme plus qu'un. Mes yeux ne reflètent plus la distance, plus la solitude, mais de la joie. Je peux sentir une flamme, un peu de chaleur dans ce corps si froid. Mon cœur ne bat plus, mais je sais qu'il ne ment pas. Les sentiments sont bien là, imprimé et ne partiront pas. Je le sais.
  
 Alors, je n'hésite pas quand je pose mes lèvres sur les siennes. Je ne veux pas rompre le lien, je ne le ferais pas. Mes yeux se ferment. Marianne est enfin partie, elle l'a fait partir. Et je sais qu'elle ne reviendra pas. Elle est enfin en paix et je le suis tout aussi bien. Mes lèvres restent collées contre les siennes et ne s'écarteront pas. J'apprécie ce moment. Ce mouvement perpétuel, nos langues s'enlaçant. La chaleur qu'elle émane et la froideur des miennes. Deux infinie, deux opposés qui se mélangent pour former un équilibre parfait. Je lui caresse le visage d'une main, de l'autre la sert contre moi avec délicatesse. Je ne veux plus qu'elle parte. Elle ne doit pas. Elle a franchi le pas. Et je ne l'ai pas refusé. Quelques minutes, une heure tout au plus et elle a pus brisé cette carapace que je me suis créé. Je ne comprends pas. Mais elle ne partira pas. Je ne comprends pas ce sentiment qui vient de s'infiltrer en moi, l'impact de sa présence, mais je sais une chose, que je ne pourrais plus me passer d'elle. Elle m'inspire la joie de vivre. Le coeur ne bas plus, mais je sais qu'il ne ment pas...
  
 Je ne comprends même pas tous ses gestes si machinal. Je suis comme avec elle comme si je la connaissais depuis des années. Quand je me relève pour la prendre dans mes bras c'est comme s'il s'agissait de ma femme, une femme que je n'ai pas, mais qui m'aurait accompagné tout au long de mon interminable vie. Une femme qui me connaitrait par cœur, pour qui je n'aurais plus aucun secret. Je l'embrasse, sourie à la fois. Je ne sais même pas depuis combien de temps nous sommes là, je n'ai pas envie de le savoir et je n'ai pas non plus envie que le soleil se lève pour me ramener à la dure réalité. Je n'écoute même pas l'horloge quand elle sonne les coups du quatre heures du matin. Je me contente de rompre délicatement ce contacte si charnel pour lui prendre la main. Je la regarde, la trouve belle, charmante. Une véritable poupée de porcelaine. Je lui prends la main pour lui déposer un doux baiser et l'entraîne avec moi hors de la salle de musique. Ce n'est pas un endroit approprié. J'éteins la lumière de tout le manoir et l'entraîne avec moi dans les ténèbres de mon immense demeure. Je ne veux plus jamais être seul...
  
 Je n'allume toujours pas la lumière quand j'ouvre la porte de ma chambre et l'entraîne à l'intérieur. Dans la pièce règne une chaleur loin d'être désagréable. Le lit est déjà défait, mais les draps sont propres de la veille et encore frais. La porte claque d'elle-même, comme si la pièce elle-même ne voulait plus nous séparer. Je lui caresse le visage, sourie. Je ne pense pas qu'elle puisse le voir avec la pénombre, mais j'espère au moins qu'elle peut sentir le bonheur qu'elle vient de m'apporter. Pour le lui faire sentir je lui dépose encore un autre baisé sur ses lèvres, lui mordille l'inférieur intentionnellement sans appuyer. Je l'embrasse dans le cou, pouvant ainsi sentir battre son sang jusqu'à ses tempes, mais je ne fais rien. Je ne mords pas. Je l'embrasse juste, faisant ainsi danser ma langue sur cette peau si douce. Ma main glisse le long de son bras, effleurant ainsi ses doigts, pour aller se poser délicatement dans la courbure de ses reins. Je l'aime déjà... Je le sens...
  
 Je la porte pour aller l'allonger sur le lit. Je ne me lasse pas de tous ça. Je lui retire son T-shirt, l'entrainant ainsi dans la jouissance débordante de sensation. Je la caresse, apprends la perfection de ses formes. Je veux la connaitre, pas cœur. Mes mains sont baladeuses, mais à la limite du raisonnable. Mes lèvres glacées embrassent toute la surface de son corps si chaud. Je ne sais si cela est dû à l'excitation, mais la chaleur qui émane d'elle me réchauffe instantanément. De son cou et ses lèvres, jusqu'à sa fine poitrine, allant même jusqu'au nombril, je n'épargne aucune partie. Je remonte. Embrasse ses lèvres, son cou de nouveau. La tentation de la mordre et bien trop tentante et je ne me contrôle plus lorsque j'enfonce délicatement mes dents dans sa jugulaire. Mais je sais tout aussi bien que dans ce genre de situation ceci reste relativement agréable. Le sang m'apporte chaleur et jouissance. Mais je n'en abuse pas. Ce fut rapide, furtif, je ne veux pas lui faire de mal. J'entrelace mes doigts avec les siens, lui serrant la main fortement, montrant ainsi que je la désire, mais bien plus qu'un vulgaire coup d'un soir.
  
«  Restes »… 
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MessagePosté le: Sam 8 Mai 2010 - 20:29    Sujet du message: The show must go on Répondre en citant



    Parfois un geste qui n'aurait jamais du avoir de conséquences fini par entrainer une série de gestes beaucoup plus conséquents. Quand j'ai rencontré Cassandre tout à l'heure, je n'aurais jamais pensé me retrouver quelques heures plus tard dans cette situation. Dans cette ambiance légère, agréable. Je sens alors sa main se poser sur ma joue, ce geste m'arrache un sourire, mes yeux se plongent dans les siens et je ne décèle plus la tristesse qui les animait tout à l'heure. Enfin, je la ressent moins. Je n'arrive pas à le quitter des yeux. Je peux déjà pressentir ce qu'il va faire, je ne suis pas surprise quand ses lèvres s'approchent des mienne, je devrait reculer, je devrait refuser encore une fois, pourtant cette fois je n'en ai pas la force, je nous sent plus proche, je me sens plus libre, moins gênée. Je le regarde encore un dernier instant avant de fermer les yeux, et un frisson me parcours l'échine lorsqu'enfin ses lèvres se posent sur les miennes. Elles sont toujours aussi froide, pourtant ça n'a rien de désagréable, moi qui suis habituellement frileuse, je trouve pourtant ce contact plaisant, comme s'il me rendait plus vivante.

    Dans mon cerveau c'est le duel fatal entre coeur et raison, mon vrai cœur quant à lui, se remet à battre plus fort, je reste immobile, paralysée par al guerre qui fait rage à l'intérieur de moi. Qu'est ce qui me pousse à refuser sa tendresse. Est ce que j'ai peur qu'il me prenne et qu'il me jette ? Ça n'est pourtant pas ce qui m'effrayes d'habitude... Je suis même plutôt soulagée de ce genre de comportement. Pourquoi est-ce différent avec lui ? Et puis c'est moi pour une fois, c'est moi qui ai provoqué ce baiser. Lorsque sa langue force le barrage que mes lèvres ont créer, je m'abandonne enfin à lui, répondant finalement à son baiser, glissant ma main dans sa nuque, me serrant un peu plus contre lui pour le sentir plus proche. Coeur : 1 - Raison : 0. Le temps s'arrête, le baiser dure, comme par vengeance envers ceux qui n'ont pas duré, qui ont été trop bref, voir arrêtés brusquement. Je ne me pose plus vraiment de question pour l'instant, je m'en sent incapable, je me sent envoutée. Sa main me maintient près de lui dans un geste à mi chemin entre la possessivité et la tendresse, comme s'il craignait que je m'en aille. Quelle femme n'a jamais rêver de se sentir ainsi désirée, retenue et protégée.

    Nos lèvres se quittent, je baisse les yeux, réprimant un sourire discret, comme si je refusais à mon bien être de s'infiltrer sur mon visage. Il se lève, m'attire contre lui et je passe mes bras autour de son cou lorsqu'il m'embrasse de nouveau, nos sourires se répondent, tout semble naturel maintenant. Comme si ça n'avait jamais pu être autrement. Nos lèvres s'éloignent, nos doigts s'entrelacent et nos regard se sondent. Je me rend compte alors à quel point il est beau, à quel point son regard est profond, ses lèvres désirables et je me demande pourquoi je ne l'ai pas encore vu sous cet angle. Pourtant ça y est. Ça ne pouvait pas durer, mes doutes refont surface. Vous vous souvenez quand je vous ait dit que mon cerveau fonctionnait à deux cent à l'heure ? Parfois, ça a du bon, d'autre fois c'est juste intenable. J'aurais voulut rester dans cette brume agréable, pourtant de nouveau je me pose des tonnes de questions, je me demande ce qui se passe dans ma tête, ce qui se passe dans la sienne, je n'arrive plus à m'accommoder de la situation. Il m'embrasse de nouveau et m'entraîne avec lui. Bientôt il fait noir et il à l'air d'oublier que moi je ne connais pas cet endroit et que je n'y vois rien sans lumière.

    Pourtant au bout d'un moment, ça n'a plus l'air d'être un problème, automatiquement je me sens en sécurité, j'ai confiance lorsqu'il m'entraîne à travers les couloirs, nous entrons dans une pièce, toujours plongés dans la pénombre, pourtant mes yeux se sont un peu habitué à l'absence de lumière et je distingue rapidement qu'il s'agit d'une chambre, je frissonne. Pas parce que j'ai froid, non, il fait bon ici, mais parce que je me doute de ce qui l'a poussé à m'amener ici et je sais aussi que j'aurais du mal à le lui refuser maintenant. La porte se ferme derrière nous et je m'approche de lui pour sentir sa présence, pour ne pas être perdue, toute seule, dans le noir. Il caresse mon visage, et ce geste m'arrache un sourire, puis il m'embrasse de nouveau, je ferme les yeux, je me serre contre lui, je n'ai plus envie d'avoir peur, ma main se cale de nouveau dans sa nuque et se perd dans ses cheveux, mon cœur bat plus fort quand ses lèvres descendent dans mon cou. Je reste immobile, les yeux fermés je m'imprègne de son odeur. Ses bras se referment bientôt autour de moi, il me soulève, j'ai confiance, je me sens bien, je sens bientôt le lit sous moi, il m'allonge dans les draps, je n'oppose aucune résistance lorsqu'il me retire mon t-shirt, et me serre presque aussitôt contre lui pour sentir la présence rassurante de son corps, passant mes bras autour de lui, frissonnant sous les baisers qu'il dépose sur ma peau. Coeur : 2 – Raison : -1.

    Je passe mes mains sous sa chemise, découvre la fraîcheur de sa peau, glisse mes doigts dans son dos. Délicatement je passe ma main là ou devrait demeurer une immense balafre, juste en dessous de l'endroit ou sa chemise est tâchée de sang, il n'y a presque plus rien, la peau et lisse de nouveau, je sens peut-être un léger relief encore. Léger. Plongée dans le noir, je n'ai a présent plus que mes mains pour sentir sa présence. L'une d'entre elle glisse sur son flanc, ses lèvres se glissent de nouveau dans mon cou, mais cette fois ci je sens ses crocs s'enfoncer dans ma peau. Mes mains se crispent sous la surprise, mes ongles s'enfoncent dans son dos. La douleur est vive mais brève, et laisse bientôt place à une sensation agréable, je soupire et ferme les yeux. Ma main vient trouver la sienne, ses crocs se retirent lentement, j'ouvre les yeux, je cherche les siens dans le noir, tant bien que mal. Sa main presse la mienne.


_ Reste...

    Un mince sourire étire mes lèvres. Il est un peu tard pour s'en aller maintenant, du coup j'en déduis que sa demande est plus sur le long terme. Comme s'il craignait que je le laisse seul, de nouveau. Pourtant je n'ai aucune envie de partir demain en me disant que je ne le reverrais plus jamais. Aucune. Je glisse mon autre main sur sa joue, caresse son visage de bout des doigts, passe mon pouce sur ses lèvres, comme si je cherchais à visualiser ce que je n'arrive pas vraiment à distinguer. Je pose mes lèvres sur les siennes et l'embrasse fiévreusement, le laissant entendre que pour l'instant je ne souhaiter pas le laisser. Je ne cesse pas de l'embrasser lorsque je déboutonne sa chemise, la laissant par la suite glisser sur ses épaules. Ma main part alors à la découverte de son torse, glisse sur son ventre, puis dans son dos. Je colle mon front contre le sien, une main dans sa nuque :


_ Garde moi près de toi alors.

    Parfois un geste qui n'aurait jamais du avoir de conséquences fini par entrainer une série de gestes beaucoup plus conséquents.

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MessagePosté le: Lun 10 Mai 2010 - 18:03    Sujet du message: The show must go on Répondre en citant





~ Stay with me, I never want to be alone, not anymore… ~

Elle me sourit, je le sens. Le contact de ses mains sur mon corps, la pureté de ses gestes, la douceur de sa voix. Tout en elle m'apporte chaleur et bien être. Je me sens bien. Cela fait si longtemps que je ne me suis pas senti comme ça. Lorsqu'elle pose ses lèvres sur les miennes, c'est comme si je pouvais me sentir revivre à nouveau. Comme si mon cœur pouvait rebattre dans ma poitrine. Elle me regarde, non pas comme le monstre que je pourrais être, mais comme l'homme qu'elle désire. Je me sens bien, plus rien ne compte. Plus rien. Lorsque ma chemise glisse sur mes épaules, c'est comme un frisson qui me parcoure les corps tout entier. Elle découvre mon corps comme je découvre le siens. Je l'apprends par cœur, mes mains lui caressent le visage. De ses pommettes, en passant par ses lèvres, jusqu'à la perfection de ses arcades. Je pourrais désormais la dessiner sans même la revoir. Je pourrais la reconnaitre dans le noir le plus complet. Son odeur, la douceur de sa peau, je l'apprends. Mes zygomatiques me font mal, cela fait si longtemps que je n'ai pas autant souris. Mais je ne peux m'en empêcher. "Garde moi prêt de toi". Quelques mots, simple, direct, quelques mots qui ne font que me montrer la sincérité qu'elle porte en elle. Je ne lui fais pas peur. Je ne l'effraie pas. Ses mains sur ma nuque, elle colle mon visage contre le siens, comme si elle avait peur que je ne l'entende pas. Mais je l'entends déjà. Elle n'a pas besoin de parler. Juste de me regarder. Comment je pourrais la laisser partir après ça. Je n'en aurais jamais la force. Je ne dis rien. Ne parle pas. Mes lèvres se collent contre les siennes. Un simple geste lui montrant que non, je ne la laisserais pas.

Je passe ma main dans ses cheveux, l'embrasse encore et encore, sans jamais m'en lasser. J'ai envie de mettre, un peu de musique, mais ne veux pas rompre le contact. J'ai envie de mettre un peu de lumière pour qu'elle puisse me voir, mais je n'ose le faire. Je reste là, sur elle, sans être avachis de peur de l'écraser et de lui faire mal. Je ne bouge pas. Ou si peu. J'embrasse sa main, son cou, son ventre, son nombril. Je ne lui demande pas sa permission quand ma main en vient à lui débouter son jean pour le lui retirer. Je fais tout cela dans une délicatesse que je ne me connaissais pas. Une délicatesse que seule une femme avait pus connaitre avant elle. Ma femme. Je ne sais pas pourquoi, je n'arrive plus à me souvenir de son odeur, ni du son de sa voix depuis la première fois en trois-cent ans. Elle me l'a fait oublier. Je la regarde. Il ni y'a plus qu'elle. Elle seule. Je souris. Je la porte, l'assis pour lui dégrafer son soutien-gorge. Le monde extérieur n'existe toujours pas dehors. Le temps reste figé, je l'aurais souhaité. Je rabats la couverture sur nous, pour ne pas qu'elle aie froid. Je prends soin d'elle. Encore plus quand ma main en vient à aller la caresser encore plus loin, plus en profondeur. Nous faisons l'amour, comme jamais je ne l'avais fait auparavant. Avec tendresse, délicatesse, sensualité, laissant mon vît la pénétrer dans une jouissance certaine. Ce mouvement perpétuel de va et viens qui nous unit, nous procure de fortes sensations, mélange nos deux corps pour n'en former qu'un. Ne former qu'un a jamais...
    

~ 309 ans en arrière. ~

Je passe une main dans ses longs cheveux blonds. J'enroule une de ses anglaises autour de mon doigt. Elle est belle. Marianne me sourit, m'embrasse, me susurre des mots doux, gentil, emplis de sincérité. Je l'aime. Mon coeur fait un bond dans ma poitrine quand elle me fait promettre de lui appartenir pour l'éternité. Nous sommes allongés sur le lit, nos corps nus se frottant l'un à l'autre. De temps a autre je la pénètre l'entrainant ainsi dans une sensation orgasmique. J'ai dix-neuf ans. Un enfant pleure dans le berceau à côté de notre lit. Louis, mon fils. Il vient de se réveiller, encore. Elle me regarde, me fais comprendre que cette fois si c'est mon tour. Je l'embrasse, mon corps est chaud, transpirant. L'enfant de deux ans à encore bien du mal à faire ses nuits. Alors, il dort avec nous, prêt de nous, mais cela ne nous empêche pas d'assouvir nos désirs pulsionnel. On s'aime, nous n'avons aucunement honte de la montrer. Je prends le petit garçon dans mes bras, il me regarde de ses grands yeux bleu et passe des larmes au rire. Je me demande sur le coup s'il ne se moque pas un peu de moi. Je finis par rigoler en l'entrainant avec moi au milieu des draps blancs et encore mouillé de nos ébat amoureux. Je me couche sur le dos, m'allume une cigarette. Le tabac, j'aime ça. Marianne me lance un regard et peu de travers. Je viens de m'occuper en tout et pour tout deux minutes de mon fils. Elle soupire quand elle lui tend un biberon rempli de lait froid. Je rigole. L'horloge sonne les coups de deux heures du matin et nous sommes toujours éveillés tel une bonne famille soudé. On finit par s'endormir, a trois dans ce grand lit d'amour, tel un portrait de famille parfait. Je ne dors qu'a moitié, gardant un œil ouvert. Je les surveille. Les protège. C'est le rôle de l'homme dans une famille. Je ne dors jamais beaucoup à cause de cela. Je sais que les temps sont durs en ce moment et Marianne a un peu peur la nuit, alors je ne l'abandonne pas. Jamais je ne l'abandonnerais.

Nos engueulades ne dures jamais vraiment longtemps avec elle. On se dispute souvent au sujet de la même chose. Mon travail, mon fils. Les moments ou je suis à la maison sont de plus en plus rare. Je les aime plus que tous, mais je ne peux abandonner mes études, ni ce que je fais. Ce travail c'est ma vie, sans lui nous sommes perdus et nous pourrions dire adieux au manoir et au luxe. Mais elle refuse de le comprendre. Au final elle est possessive, un peu trop, mais je reste silencieux et froid quand sa main vient s'abattre sur ma joue. Je ne lui laisse pas dix secondes avant qu'elle s'effondre dans mes bras, en pleure. Je la connais par cœur. Je sais comment elle est et comment elle agit. Elle est toute ma vie. Nos disputes se font de plus en plus régulière, mais jamais sur du long thermes. On finit toujours par se retrouver sous les draps, s'abandonnant a certain désirs sensuel. Elle me murmure des « tu m'as promis Cassandre » et je comprends alors que je n'appartiens qu'à une seule personne. Elle. Jamais je ne la tromperais, jamais je ne pourrais gouter aux saveurs d'une autre femme. Elle le saura. Je ne sais pas comment, mais elle finira par l'apprendre. Elle en mourrait. Elle n'a que moi. Quand nous faisons l'amour le temps et comme arrêté. Plus rien ne compte. Personne ne pourra jamais la remplacer. Personne. C'est ce que je pensais... Avant ce soir.
    

~ Stay, never leave, we belong together… ~

Je suis a elle comme elle est à moi. Ce soir plus rien ne compte. Ce soir je comprends enfin. Tant d'années passé à refuser le bonheur. Tant d'année à tenir une promesse qui ne pouvait que se briser. Je comprends que c'est elle. Elle sera la seule, comme Marianne le fut bien des années auparavant. Je finis par jouir en elle, mais ne lâche toujours pas ses lèvres. Je la dévore de baisés, de câlin. Elle vient de me tuer, mais j'ai encore envie d'elle. Ces sensations sont les mêmes que celle que j'ai pus ressentir avec Marianne. A la seule différence que mon cœur ne bas plus. Mais cela rend les choses encore bien plus excitante. Je la sers contre moi. Je la garde, je ne la laisserais pas partir. Je la protégerais comme je n'ai pas pus protéger Marianne. Je me le promets. Je lui appartiens comme jamais je n'ai appartenu a qui que ce sois d'autre. Ce soir j'ai ouverts les yeux. Et c'est entre les cuisses de ce corps chaud que tous mes vieux démons ont enfin pu s'envoler. Je finis par me retirer, mais reste au-dessus d'elle. Je la vois, la regarde, l'embrasse sans aucune lassitude. La blessure a enfin pus cicatriser comme celle que l'on m'a affligé ce soir. Je ne souffre plus, plus de rien. Je m'allonge à ses côtés, l'attirant vers moi. Je m'allume une cigarette. Geste peu romantique, mais machinal. J'ai envie de lui parler, mais je ne veux pas l'effrayer. Elle a le droit de savoir...
    

« Tu te souviens de cette haine que tu as vu dans mon regard tout à l'heure. Ce n'était pas toi, pas de ta faute. Mais tu viens de la faire s'envoler comme de rien. Je ne comprends pas. A vrai dire je n'ai même pas envie de comprendre. Je ne veux pas savoir quelle est cette petite chose qui a fait que... Mais je sais que je n'ai pas envie que tu partes. Pas maintenant, pas plus tard. Pas tout de suite. Tu es la seule à me procurer autant de bien en exactement trois-cent-sept ans. Je ne suis tombé amoureux qu'une fois en réalité. Le portrait que tu as vu dans la cheminée tout à l'heure. Elle s'appelait Marianne. On me l'a retiré, elle et mon fils. Des vampires exactement. Ils l'ont tué de sang froid. L'ont vidé de son sang juste devant mes yeux. Elle ainsi que le reste de ma famille. Ils n'ont épargné personnes. On m'a laissé pour mort moi aussi. On m'a offert l'immortalité pour que je puisse me souvenir de la cruauté humaine. Mon fils, je l'ai revus il y a bientôt cent ans de ça. Ils en ont fait une véritable machine de guerre. Alors, ne me demande pas pourquoi cette haine envers les miens. Ne me demande pas pourquoi je les hais tous autant qu'ils sont et pourquoi je veux tous les exterminé... Et ne me demande pas pourquoi j'ai l'impression que mon cœur rebat depuis que je t'ai vu, je serais incapable de te répondre. Je ne veux pas te laisser partir. Je ne veux pas t'abandonner. Je te fais la promesse de te garder prêt de moi... »
    

Tant de choses peuvent resurgir en un si cour instant. Tant de douleur peuvent s'effacer. Je n'ose même pas la regarder, de peur de voir sa réaction. Je n'ai pas envie de faire pitié, cela n'est pas mon but, mais je voulais juste qu'elle sache, qu'elle comprenne pourquoi je me comporte comme cela de temps en temps. J'écrase la cigarette dans le cendrier et fini par me relever. J'ai honte. De quoi je ne sais pas. Mais je me sens mal. Je ne veux pas la mettre mal à l'aise. J'aime déjà sa présence, la sentir prêt de moi. Je lui tourne le dos, assis, là, je me sens mal. J'ai besoin d'elle. Je me fais peur, je la connais à peine. Mais si seulement elle pouvait comprendre a quel point j'ai besoin qu'elle reste prêt de moi. Elle et personne d'autre...

    

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MessagePosté le: Mer 12 Mai 2010 - 15:26    Sujet du message: The show must go on Répondre en citant

 


    C'est comme si tout avait toujours été ainsi entre nous, ses lèvres sur ma peau, j'ai l'impression de les avoir toujours senties, j'en viens à me demander ce qui comblait le vide dans mon ventre avant lui. Contre lui je me sens bien, comblée, il ne manque rien, c'est normal. C'est sincère. Sa main glisse dans mes cheveux, mes yeux sont fermés, je n'en ai plus besoins, pas maintenant. Mes lèvres, mes doigts suffisent pour le voir... Son souffle me guide, ses lèvres me retiennent, ses bras m'emprisonnent. Mes jambes s'enroulent autour de lui, pour moi aussi le retenir à ma manière. Mais son corps m'échappe, ses lèvres explorent de nouveau ma peau et mon corps, mes mains s'accrochent à ce qu'elles peuvent atteindre, mes lèvres se pose sur la chaire qui passe à leur portée, ses épaules, le creux de son cou, le lobe de son oreille. Il est doux. Je n'aurais jamais pensé qu'il puisse être ainsi. Tout chez lui laisse à supposer froideur et sauvagerie. Pourtant j'oublie qu'il a du sang sur les mains, j'oublie tout ce que j'ai pu voir sur lui. Il n'y a plus que l'image qu'il me donne, maintenant. Une image rassurante, agréable... Il termine de me déshabiller, lentement, j'essaye de le suivre, de le défaire aussi de ses vêtements , il est plein d'attention, je me sens importante sous ses mains, presque indispensable. Il m'allonge lentement sous les draps, aussitôt presque, je me colle contre lui, reprend ma place près de son corps, mes jambes autour de lui, une main dans son dos, l'autre dans sa nuque, mes lèvres contre les siennes, comme si je ne pouvais me trouver autrement.

    La tension deviens palpable, j'enfouis mon visage dans son cou quand nous faisons l'amour, tout se fait de manière si fusionnelle...Comme si nos corps étaient fait pour s'emboiter...À la perfection. Je me laisse enivrer, envahir... De sensations que je n'ai ressenties que trop rarement. Le souvenir de Peat aurait dût resurgir, pourtant il serait déplacé. Je ne sais pas si je l'ai chassé consciemment ou inconsciemment. Peut importe. Il n'est plus là. Il n'y a plus que lui. Cassandre. Je me sens fondre sous ses coups de reins, j'ai l'impression qu'il a réveillé quelque chose en moi. Comme si rien n'avait le même goût avec lui. Je n'ai pas eu que des aventures insipides, je me souvient même des particularité de chacune, mais j'ai l'impression à cet instant, de ne m'être jamais sentie aussi proche de quelqu'un. Et mes soupirs, mes plaintes fiévreuses, doivent sans aucun doute le lui faire sentir. Même si au fond je ne voudrais pas qu'il sache que pour moi il est spécial. Je me connais. Je sais que si je m'attache, j'ai tendance à m'attacher trop fort. Je crois que je me tuerais si j'avais le malheur de trop aimer. J'ai beau avoir confiance. Sentir qu'il ne me laissera pas, je sais qu'il y a toujours des tas d'évènements pour séparer deux âmes. Pessimiste ? Sans doute. J'ai tendance à imaginer les pires scénarios, pour me rassurer. Pour avoir toujours une longueur d'avance sur les épreuves qui m'attendent. Bien sûr ses réflexions se font malgré moi, en arrière plan. Mais au premier plan, je m'accroche, je me sers contre lui comme si le seul espace entre nous risquait de tout gâcher. Comme avide de sa peau contre la mienne.

    Encore cet éternel combat entre cœur et raison. Comme si finalement la vie, ça n'était que ça. Une suite interminable de contrariétés...De contradictions. Mon corps entier se met à trembler, mon étreinte se fait plus forte lorsque j'atteins l'orgasme Notre dernier spasme est presque simultané... Il ne cesse de m'embrasser, je caresse son dos du bout des doigts, laisse retomber au ralentit, mes jambes sur le matelas, les yeux toujours fermés. Parfait. Les dernière étreintes se font douces, bientôt il s'allonge, je m'approche de lui, dépose un baiser dans son cou, sur son épaule puis pose ma tête contre son torse, glisse ma main dans ses cheveux, lentement. Il s'allume une cigarette, je joue avec les mèches dans sa nuque.


_ Tu te souviens de cette haine que tu as vu dans mon regard tout à l'heure. Ce n'était pas toi, pas de ta faute. Mais tu viens de la faire s'envoler comme de rien. Je ne comprends pas. A vrai dire je n'ai même pas envie de comprendre. Je ne veux pas savoir quelle est cette petite chose qui a fait que... Mais je sais que je n'ai pas envie que tu partes. Pas maintenant, pas plus tard. Pas tout de suite. Tu es la seule à me procurer autant de bien en exactement trois-cent-sept ans. Je ne suis tombé amoureux qu'une fois en réalité. Le portrait que tu as vu dans la cheminée tout à l'heure. Elle s'appelait Marianne. On me l'a retiré, elle et mon fils. Des vampires exactement.

    Ma main s'arrête dans ses cheveux. Je lève les yeux vers lui. Mon sourire retombe.


_ Ils l'ont tué de sang froid. L'ont vidé de son sang juste devant mes yeux. Elle ainsi que le reste de ma famille. Ils n'ont épargné personnes. On m'a laissé pour mort moi aussi. On m'a offert l'immortalité pour que je puisse me souvenir de la cruauté humaine. Mon fils, je l'ai revus il y a bientôt cent ans de ça. Ils en ont fait une véritable machine de guerre. Alors, ne me demande pas pourquoi cette haine envers les miens. Ne me demande pas pourquoi je les hais tous autant qu'ils sont et pourquoi je veux tous les exterminé... Et ne me demande pas pourquoi j'ai l'impression que mon cœur rebat depuis que je t'ai vu, je serais incapable de te répondre. Je ne veux pas te laisser partir. Je ne veux pas t'abandonner. Je te fais la promesse de te garder prêt de moi...

    Une boule se forme dans ma gorge. Je me redresse lentement. Je lui prends une cigarette, l'allume, remonte le drap sur moi. Je me sens bizarre. Je sais pas si c'est de la colère ou de la gratitude, de l'émotion... Qu'est ce qu'il crois hein ? Qu'il a le droit d'arriver avec sa gueule d'ange, de me dire tout ça, de retourner ma tête dans tout les sens et d'espérer un sourire et un bisou en retour ? Qu'il a le droit de réveiller ce que je croyait mort et enterré, sans prendre de gants, comme ça ? En entendant ces mots j'arrive pas à dire si j'ai envie de l'embrasser ou de le gifler. Tout est déjà tellement confus en moi. Je n'ai jamais eu besoins qu'on en rajoute pour me poser des questions. Et là il me dit la bouche en cœur que lorsqu'il me voit il ressent ce qu'il n'a pas ressentit depuis trois putains de siècles avec sa femme de l'époque ? Et je suis supposée prendre ça bien ? Comme si c'était ni morbide ni bouleversant ? Je cherche son regard, pour comprendre, j'ai l'impression qu'il me fuit. Il s'assoit, me tourne le dos. Je frissonne, je regarde son dos...Parfait. C'est tellement con...

    Ben ouais Merry, tu voulais quoi ? Tu voulais passer ton temps dans ses bras, sans te poser de questions sur ce qui se passe à l'intérieur ? T'aurais voulus fermer les yeux, te voiler la face, comme toujours ? C'aurait été plus simple pas vrai ? Moins douloureux. Bien sûr ouais. Je me rend compte alors de mon égoïsme. Je me rend compte aussi de la force dont il a du user pour me dire ça. Je me rend compte que n'importe quelle femme vendrait son âme au diable pour s'entendre dire ce genre de choses de la part d'un homme aussi touchant, après une aussi belle nuit. Pourtant je n'arrive toujours pas à m'y faire. Je regarde encore son dos.

    Puis à mon tour, j'écrase ma cigarette, je m'approche de lui, m'assois juste derrière lui, puis je passe mes bras autour de sa taille, embrasse sa nuque et pose ma tête contre son dos. Je voudrais trouver les mots. À la fois pour compatir, pour lui montrer que je voudrais pouvoir comprendre sa souffrance...Sa haine. Je voudrais trouver les mots pour lui expliquer que je lui fais confiance, mais que si il a le malheur d'abîmer le pauvre cœur que je me tue à remettre en état pour lui, alors je lui en voudrais terriblement. Je penses après réflexion, qu'il vaut mieux que je ne trouve pas les mots. Qu'il vaut mieux même, que je chasse tout ça de mes pensées avant qu'il s'y immisce sans mon autorisation, avant qu'il se retrouve face aux méandres incompréhensibles de mon esprit. Face au bordel apocalyptique de mon âme. 

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Cassandre Azalea
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MessagePosté le: Lun 14 Juin 2010 - 03:54    Sujet du message: The show must go on Répondre en citant




Le contacte de son corps près du mien. La puissance de son souffle sur mon dos. Cette sensation si agréable. Je ferme les yeux quand j'enlace mes doigts avec les siens. J'aimerais me souvenir de l'image de Marianne, du son de sa voix, de l'odeur de son parfum, mais non. Rien. Le néant. Le temps est comme figé. Il n'y a qu'elle. Elle et moi. Je peux sentir le mal que je viens de lui faire. Je n'aurais pas dû. Je suis con moi aussi des fois. Je manque de tacts, de délicatesse. J'aimerais ne pas rentrer dans son esprit, mais c'est plus fort que moi. Je sens son âme torturée, toutes ces questions inutiles, celle qui font mal à la tête. Celle qu'on aimerait éviter de se poser, mais que l'on se pose quand même. Je ressers encore plus mon étreinte quand je penche la tête en arrière pour la poser sur son épaule. Les yeux fermés j'aimerais oublier l'homme que je suis. J'aimerais oublier les inconvénients de tout ça. Cette relation. Je me demande bien si cela vaut le coup. Je n'en sais rien. Moi aussi je me pose trop de questions. Celles qui font mal à la tête. C'est toujours la même chose en faite. Un amour, un sentiment. Immortel ou pas ça finit toujours par s'arrêter. Merry. Elle va vieillir, mourir. Et moi, je vais rester comme je suis. Avec mon âge de vingt-et-un ans. Quant serait il a ses trente ans ? Ses quarante ? Pourquoi je ne peux tout simplement pas profiter du moment présent ? Je suis trop compliqué. Je ne sais jamais où j'en suis. La vie est bien compliquée parfois. J'aimerais qu'elle soit plus simple. Mais alors rends la plus simple putain.
 

 
Assis ici, dans ma chambre, dans le noir, j'aimerais ne pas en sortir. J'aimerais que cela reste comme ça. Longtemps, longtemps. Que ça ne finisse jamais. Je me retourne enfin vers elle. Pose mes lèvres sur les siennes. Je veux la garder près de moi. C'est inexplicable et incontrôlable. Je ne sais pas ce qu'elle m'a fait, ni qu'elle est-ce pouvoir d'attraction qu'elle a sur moi. Mais je ne veux pas qu'elle parte. Je la veux, ici, maintenant, à jamais avec moi. Que le premier vampire essaye de lui faire du mal et il comprendra sa douleur. Elle ne mérite pas de souffrir comme ça. Non. Tout comme je ne mérite pas de me prendre la tête. Elle a su s'emparer de moi, de mon cœur meurtrie et mort depuis bien longtemps déjà. L'humanité qui réside en moi n'a jamais été aussi présente. Pas depuis que mon regard c'est posé sur elle. Je ne peux pas dire que je l'aime. Non. Je ne la connais presque pas. Mais je peux dire une seule chose. Qu'elle me plaît. J'aimerais trouver les mots juste pour le lui faire comprendre. Savoir quoi lui dire. Lui exprimer ce que je ressens, mais je n'y arrive pas. Ca ne veut pas sortir. Que j'aimerais. Ce n'est surement pas qu'avec des bisous que je pourrais le lui montrer. Cela fait tellement longtemps. Je suis gauche, mauvais et je le sais. Mais comment. Je ne sais plus comment fonctionne les sentiments, je ne sais plus comment faire. Je me sens ridicule et faible face à ce petit bout de femme. Elle tient ma vie, ma force entre ses mains. Je suis distant je le sais. Je suis froid et j'en suis conscient. Mais je n'y arrive pas. C'est toujours la même chose...
 

 
Je m'en fous. Laissez-moi profiter de ce moment. De ce simple moment de bonheur. On me l'a retiré. Ma faute fut celle d'être heureux. Mais ne me la retirez pas. Pas ce soir, pas maintenant. Je ne veux pas. Je me contente de sourire et de me laisser aller à l'appelle des sentiments. Je l'embrasse, commence à la chatouiller, à jouer avec elle. Je ne veux plus que l'on me retire le bonheur. Ce soir, maintenant, je suis trop bien. Bien avec elle. Mes mains la caresse avec délicatesse, je la caresse, lui chatouille. J'aime ça. Je rigole. Je sais que je suis comme un enfant. Mais quand on aime ne ressemble-t-on pas à des enfants ? Mon rire vient briser ce silence quand je l'embrasse un peu trop violemment dans son cou a tel point que mes dents pénètrent dans sa peau. Je murmure un « oups désolé » au coin de son oreille avant de lécher la plaie délicatement, la soignant ainsi de toutes blessures. Ma langue caresse son cou, sans aucune arrière pensés. Je sais que ce genre d'incident arrivera couramment. Je ne le fais pas exprès et ça me fait rire. Je ne sais pas si elle apprécie, je ne le pense pas, mais je sais que c'est une sensation bien agréable. Donc ce n'est pas si grave tout compte fais. C'est-ce que je me dis. Je la sers contre moi. Je ne la relâche pas. Je n'en ai pas envie. Je passe de son cou à ses lèvres, de ses lèvres à sa joue, de sa joue à son oreille. Je me surprends quand mes lèvres s'entrouvrent pour lui murmurer quelques mots doux. Mots qui ne viennent de je ne sais trop d'où. Sortie part eux-même dans un tel naturel qui ne font que montrer ma sincérité. Mots ponctués par une injure qui ne montre que mon incompréhension...
 

«  Qu’est-ce que tu m’a fais putain ? »
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MessagePosté le: Ven 18 Juin 2010 - 23:35    Sujet du message: The show must go on Répondre en citant



    C'est bizarre. Il y a chez Cassandre une multitude de visage que j'ai eu l'occasion de voir en une seule nuit. Il y a tout d'abord ce vampire arrogant et sûr de lui qui m'a embrassé, la première image presque, qui m'a sauté au yeux. Le tueur assoiffé de violence et briseur de nuque, le guerrier intouchable. L'homme froid qui m'a amené jusque chez lui en me traitant comme une gamine. Ça avait décidément mal commencé entre nous. Puis il y a eu le Cassandre torturé, seul, désespérément seul. Le Cassandre que j'ai voulut protéger. Le Cass souriant, le Cassandre que j'ai accompagné au saxo, celui la même qui a certainement du me séduire...À moins que ce ne soit une addition de tout les autres. Puis enfin le Cassandre tendre, l'amant, le protecteur cette fois ci, le Cassandre dans les bras duquel plus rien ni personne ne pouvait me faire de mal, le Cassandre qui m'a fait l'amour. Celui là même. Et puis il y a eu ce Cassandre. Ce Cassandre qu'au fond de moi je ne voulais pas connaître. Pas parce qu'il ne me plait pas. Parce qu'il m'effraye, ça ne viens pas de lui, bien sûr...Ça vient sans aucun doute de moi. De mes peurs viscérales et inexpliquées. Pourtant il y a chez ce nouveau Cassandre une nouvelle vulnérabilité. Mon front est tiède contre la peau glacée et immaculée de son dos.

    Je voudrais sentir son cœur battre, je me sentirais alors tellement bien...Tellement rassurée. Allez … Montres moi que ce n'est qu'une blague, que finalement t'es tout comme moi... Que t'as jamais été marié...Que t'as jamais eu de gosse. Montre moi qu'on est pareils.... Montre moi ce qu'il y a la dedans... S'il te plait. Mais je n'entends rien, je ne sent rien palpiter là dedans. Il n'y a que le vide intersidéral de la mort. Merry ma pauvre. Y a que les morts qui t'attirent. Y a qu'eux qui sont assez bien pour toi ? Pourquoi tu joue les fines bouches ? Les humains aussi sont mignons. Mais toi, toi « grande Merry », il te faut des intellectuels. Des mecs qui ont tout vus et tout su. Pourquoi cet amour du mystère inexplicable et morbide ? Plus ça va et plus je me dit qu'il n'y a finalement qu'un problème dans ma vie : moi. Je sens ses doigts entourer les miens. Je sens son odeur rassurante, cette odeur qui le caractérise, je commence à la connaître, à l'associer à lui, au goût de sa peau, au son suave de sa voix, à la douceur de ses cheveux... Je serre sa main sans m'en apercevoir. Comme un bébé serre par réflexe le doigts qu'on lui tend : je serre sa main pour m'assurer qu'il est bien là. Lui aussi serre la mienne, sa tête bascule sur mon épaule et je redresse la mienne, je ferme les yeux, mon cœur à moi a sans doute rarement battu ainsi. Machinalement j'écarte quelques mèche de son front d'un geste... Un geste tendre malgré moi. Nos mains enlacées restent sur son ventre. Pause.

    C'est comme ça. Exactement comme ça. Il n'y a rien d'autre à ajouter. Rien à enlever. Voilà comment ça devrait toujours se passer entre nous : Ma main contre son ventre, le visage au creux de son cou, mes doigts se perdant dans ses cheveux. Rien d'autre. La même chaleur agréable dans la pièce, la même obscurité, la même odeur … Et pourtant je sais pertinemment au fond de moi que ça ne se passera pas comme ça éternellement. Un an passerais, puis deux, puis trois... D'ici dix ans j'atteindrais la trentaine, j'aurais peut être des début de rides.... Cassandre n'aura pas changé. Je finirais par dépérir, je tomberais malade et je mourrais... Jeune. Bien sûr que je mourrais jeune. C'est écrit. C'est écrit sur l'ordonnance qui me permet d'acheter les dopants qui me permettent de vivre chaque jour sans m'écrouler. C'est écrit que je mourrais jeune. Pour pas avoir à me voir vieillir seule, pour pas avoir à le voir me plaindre, me voir mourir, je partirais. Je le sais, je suis comme ça. Un matin je me lèverais, et je me casserais. Voilà comment ça se passera entre nous. Même si on finit par s'aimer. Par s'aimer de tout notre cœur. Je sais qu'un jour j'aurais besoin de m'éloigner. Je me connais, je suis conçue comme ça. Devenir immortelle pour lui ? Je ne m'y sent pas prête. Je suis Meredith O' Morrison. Et malgré tout ce que je peux penser et ce qui peut m'arriver, je suis gonflée de cette putain de fierté qui me pousse à me montrer indépendante, malgré tout. C'est cette fierté qui nous perdra un jour. C'est ainsi, c'est écrit.

    Il se tourne vers moi, enfin, j'ouvre les yeux, son visage m'apparaît, il m'embrasse, je presse mes lèvres contre les siennes, je me sent bien lorsqu'il est proche ainsi, tout semble tellement simple à cet instant précis. Est ce que ce seras comme ça tout le temps ? Un enchainement d'instant magiques et simple et de périodes de doutes ? J'enroule mes bras autour de son cou, me laisse aller en arrière sans décrocher mes lèvres des siennes. Ses caresses se transformes en chatouilles, je trésaille une première fois, il persévère, mes lèvres se décollent des siennes pour laisser un rire s'échapper de ma gorge alors que je ploie sous ses mains inquisitrices. J'aime son rire. Il redevient le Cassandre souriant et musicien. Je me rend compte alors que j'aime chacun des Cassandres... Oui même le vampire arrogant et son baiser volé me plaisent à leur manière à présent. Lorsqu'il embrasse mon cou ses crocs s'enfoncent légèrement dans ma chaire, je frissonne, et au moment ou il s'excuse à demi-mot je fronce le nez adoptant un air faussement renfrogné avant de rire. Non, bien sûr, je ne lui en veux pas. Je suis allongée sur le lit, mes mains se glissent lentement dans son dos alors qu'il me couvre de baiser avant de murmurer :


_ Qu’est-ce que tu m’a fais putain ?

    Je souris, je l'embrasse, un nouveau rire s'échappe de mes lèvres alors que je roule sur le côté pour me retrouver sur lui, mais étant déjà près du bord nous tombons sur le sol assez brutalement, cependant aucune douleur ne me traverse, je ne peux juste pas me retenir de rire, j'embrasse son cou et le mordille doucement, me surprenant à jouer, moi aussi aux vampires.... Je me redresse sur mes bras, je plonge mes yeux dans les sien, mes cheveux détachés effleurent presque son visage. Dans notre chute nous avons emporté les draps, je ne bouge toujours pas me contentant de le regarder, comme si je n'avais besoins de rien d'autre, mon sourire ne s'éteint pas, je me surprend à ne penser à rien pour une fois. À rien d'autre qu'à lui. C'est agréable. Je me laisse glisser contre lui, croise mes bras sur sa poitrine et pose mon menton sur mes avant-bras, je le regarde avec cet éternel sourire, mon indexe dessinant des motifs imaginaires sur son torse, machinalement... Qu'est ce que je lui ai fait ? Je me pose aussi la question, j'ai pourtant pas fait grand chose … Mais quand je vois le regard qu'il pose sur moi, je me sens importante, et du coup, c'est juste agréable. Dessinant toujours distraitement sur sa peau du bout du doigt je jette finalement un regard en coin vers la porte avant de le regarder, réprimant un sourire gêné :


_ J'ai faim …

    Ben oui, il est mignon, il a bien mangé, mais moi j'ai les crocs, enfin façon de parler, et je ne tarde pas à le lui faire sentir en l'embrassant brièvement, mordillant ses lèvres au passage.

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:05    Sujet du message: The show must go on

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