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Souvenirs et Confusion... [Abandonné]

 
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Aiden Howard
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MessagePosté le: Ven 1 Jan 2010 - 20:53    Sujet du message: Souvenirs et Confusion... [Abandonné] Répondre en citant

 Je m'avançai discrètement, me faufilant parmi les ombres. Regardant l'horizon, je jetai un rapide coup d'œil vers ma montre : 1h15 du matin. Parfait. L'aube se lèverait dans quelques heures encore, et les rues étaient à peu près désertes. Je m'accroupis silencieusement derrière une voiture, observant attentivement toute trace de vie.  Mon corps fut parcouru d'un frissonnement d'excitation. J'allai me nourrir cette nuit, étancher ma soif.
 
 La Soif. Besoin vital chez les humains. Pour nous, c'est quelque chose d'impérieux, un cycle auquel notre corps et peut-être notre esprit, doivent se soumettre. Se soumettre ? Pas pour tout le monde. Pas pour moi. Il est idiot de vouloir lutter contre sa nature profonde, nous sommes des prédateurs. Les autres sont simplement nos proies, attendant tout simplement le moment où elles passeront de l'autre côté. Elles sont éphémères, et nous sommes éternels. Qu'importe qu'elles meurent maintenant, ou dans dix ans, elle mourront de toute façon.
Et pourtant, lorsque je regarde derrière moi, j'apprends n'avoir pas toujours fonctionné ainsi. J'ai aimé, j'ai pleuré, j'ai eu peur. Et à présent, me voilà, vieux de plus de cent ans, trainant une existence longue et douloureuse après moi. Pourquoi se donner la peine de vivre alors qu'on sait qu'on va mourir ? Quel est cet instinct qui nous pousse à aller de l'avant, sans relâche ?
 Il est vrai qu'être vampire nous soulage de plusieurs fardeaux, dont celui de la vieillesse ou des maladies. Mais il suffit d'un pieu dans le cœur, et nous n'avons jamais existé. Nous étions vraiment éternels avant. La population nous craignait, parlait de nous dans ses légendes. Jusqu'à sa mort. Alors rien n'a plus été pareil. Mes principes, mes idéaux, ma manière de penser : tout s'est effondré. Jeunesse éternelle ? Peut-être. Mais nous n'étions pas immortels. Une vérité que j'ai longtemps cherché à ignorer. Mais je ne peux plus fuir à présent, je dois faire face.
 Un bruit de pas me tira soudainement des mes sombres ruminations. Ça venait par-là. J'inspirai longuement, puis écoutai la fréquence de ses pas. Une femme, c'était une femme. Mon corps se tendit, mes muscles se contractèrent et mes crocs sortirent à demi, comme ayant compris qu'ils allaient être satisfaits dans l'immédiat. Une jeune femme blonde sortit du coin d'une ruelle, puis passa devant moi sans m'apercevoir, toujours dissimulé derrière la voiture. Je l'observai de dos.
 De grande taille, ses jambes élancées lui apportaient une silhouette plutôt frêle, en contraste avec sa démarche énergique. Elle marchait d'un pas sûr, ayant l'air de quelqu'un qui sait où il va. Sa silhouette me rappelait vaguement quelqu'un.
 Je retint un grognement animal, me redressai, et m'appuyai contre le bord de la voiture, mes narines se dilatant lentement. Il me fallait ébranler cette détermination, elle devait avoir peur, et ainsi exciter mon instinct de prédateur. Me dégageant de mon abri, je butai intentionnellement sur une bouteille d'alcool. Elle m'entendit, mais ne se retourna pas pour autant. Elle accéléra cependant son allure, ce qui m'excita au plus haut point. Je fléchis les genoux, et m'élançai d'une démarche souple et agile, sans faire ne serait-ce qu'un semblant de bruit. Arrivé plus près d'elle, je laissai tomber une pièce de monnaie de ma poche. Ne m'ayant pas entendu arriver, elle commença à paniquer, et se mit encore à accélérer, à la limite du pas de course. Ne cherchant plus à être discret, je poussai un grondement menaçant, et la jeune femme partit en courant, essayant de mettre le plus de distance possible entre elle et moi. Je m'élançai à sa poursuite, goûtant l'air frais qui me fouettait le visage, retroussant les lèvres en rictus de plaisir, tout en laissant sortir entièrement mes crocs. Elle marcha encore quelques mètres, puis, n'y tenant plus, je me jetai sur elle, telle une panthère happant sa proie, en la plaquant contre le mur. Elle hurla de terreur, ce qui échauffa mon corps déjà brulant. Je plaquai une main contre sa bouche et m'approcha lentement de sa gorge, savourant secrètement son faible corps se débattant contre moi. Je m'arrêtai à quelques millimètres de sa gorge, respirant son odeur. Une gorge si fine. Et cette odeur. Se pourrait-il que... ?
Je levai la tête, et lorsque j'aperçus ses yeux, mon cœur manqua un battement*.
-Mira ? Chuchotais-je d'une voix encore enrouée par l'excitation du moment.



* : Si mon cœur bat encore ^^'.

J'ai décidé de baptiser mon Sire "Mira", pour que tu saches de quoi je parles Smile . Voilà j'espère que ce petit paragraphe t'as satisfaite,
Aiden.

PS : Il y aura sans doutes quelques fautes, car je n'ai pas pris la peine de passer mon texte sous bonpatron.


    
  


Dernière édition par Aiden Howard le Lun 10 Mai 2010 - 22:11; édité 1 fois
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MessagePosté le: Ven 1 Jan 2010 - 20:53    Sujet du message: Publicité

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Leen Alba
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MessagePosté le: Sam 2 Jan 2010 - 00:03    Sujet du message: Souvenirs et Confusion... [Abandonné] Répondre en citant

"Aaaah !"

Son buste fiévreux se redressa d’un seul coup et ses yeux transcendés par la panique avaient les pupilles si dilatées qu’ils étaient plus noirs que bleu en cet instant. Son poul battant à une cadence soutenue lui donnait l’impression que son cœur négociait sa liberté avec sa poitrine à coup de burin. Petit à petit prenant conscience de ce qui l’entourait faisant le point sur ce rassurant silence qui l’enveloppait son souffle rauque s’estompa. Elle s’empli les poumons de l’odeur familière et apaisante de son appartement, de la sensation sécurisante d’être chez elle. Les cheveux en batail d’un geste machinal elle se les peigna en arrière après avoir laissé sa main quelques instants sur son front les yeux fermés, pour faire le point.
Elle avait fait un cauchemar, un cauchemar qu’elle avait pourtant vraiment vécu il n’y a pas si longtemps que ça. Le visage de Mathias restait gravé derrière ses paupières, dont la courbe de ses lèvres si finement ciselée était ornée de deux féroces et aiguisées perles blanches. Ce visage était haineux et déformé par la violence. C’était un visage de mort.
Son cœur à cette pensée fit une soudaine embardée. Elle dégagea vivement le drap moite qui lui collait la peau et alluma la petite lumière de chevet. Elle savait qu’elle n’arriverait pas à se rendormir tout de suite et elle décida de prendre une douche. L’eau qui ruisselait sur son corps entraina avec elle peu à peu les sombres pensées qui suintaient d’elle par chaque pore de sa peau. Mais une fois sorti, l’appartement au recoin sombre lui apparu brusquement étouffant et étriqué. Avec l’énergie du naufragé dans la tempête, elle se mit en quête de son paquet de cigarette… Qu’elle trouva cruellement vide. Jetant le paquet à travers la chambre avec rage elle se rassit brutalement sur le bord de son lit fourrant sa tête dans ses mains.
D’abord discret et étouffé, son rire devint sonore. C’était un rire nerveux qui vous secouait les épaules et saignait votre cœur. Après quelques secondes de ce rire, une larme amère roula sa bosse le long de sa joue et s’évanoui sur le sol tombant de l’arrête de sa fine mâchoire. Qu’est ce qu’il lui arrivait ? Cela faisait des semaines qu’elle était complètement flippée, que ses nuits en pointillées l’épuisait de peur et d’angoisse. Etait-elle comme un de ces insectes à l’apparence répugnante qui s’insinuait sous l’ombre d’une pierre, qui se terrait dans l’ombre et fuyait le monde de peur de se faire dévorer ? Quoi cela pouvait-il encore durer longtemps ? Certainement pas !
Pour se prouver qu’elle ne se laisserait pas bouffée (et ceci dans tous les sens du terme), surement aussi parce-que sa fatigue altérait son discernement, sur un stupide coup de tête, elle décida qu’il lui fallait des clopes. Des dizaines et des dizaines de fois auparavant elle était allée à un de ces nouveaux distributeurs de cigarette importé du japon, en pleine nuit, rien à foutre. Elle irait, même si c’était que pour des foutues clopes, même si on était encore en plein milieu de la nuit, il fallait qu’elle se le prouve. Qu’elle se prouve que la Leen qu’elle connaissait était certes une personne qui parfois était morne et renfermée par rapport aux autres, mais certainement pas une froussarde angoissée à la simple idée de mettre un pied dehors. Plus elle y pensait, plus elle était furax contre elle-même. Alors pour ce coup de tête, c’était aussi en partie sa colère qui la décida.

---

Elle était transie de froid. Pas que la température était vraiment basse, mais un petit vent impitoyable mordait cruellement son visage. Dans les rues désertes et sous la sinistre lumière des lampadaires, elle n’avait pas pris de sac. Les rues n’étaient pas non plus un jardin d’enfant à cette heure-ci, inutile d’attiser les convoitises d’éventuels voleurs à la tire. Son pas était vif et ses yeux droit devant, le paquet de cigarette en poche, elle rentrait chez elle déterminée, mais un peu flippée. C’était à 5 minutes de l’appartement et elle se prit plusieurs fois à regarder sa montre compulsivement.
Une bouteille roula sur le sol dans un bruit qui pour les oreilles de la jeune femme paru déchirer l’air. Son poul s’accéléra.

*OK. Ce n’est qu’une foutue bouteille qu’un stupide animal ou même ce satané vent aurait pu faire tomber. On se calme vieille.*

Néanmoins son instinct comme piqué au vif, fit accélérer son allure. Elle dépassa une maison.
Un son métallique perça ses tympans maintenant aux aguets.
Cette fois, c’était pleinement consciente qu’elle se mit à marcher très vite. Son esprit tourmenté essaya de se convaincre qu’il s’agissait de bruits explicables et naturels. Pas je ne sais quel détraqué ou pire… Mathias. Il ne restait pas grand chose pour atteindre son bâtiment. Plus que deux rues à dépasser, ensuite à gauche et…
Un grognement sauvage, rauque, menaçant dans son dos, laboura ses entrailles. Un éclair cogna ses reins et l’épouvante lui saisi la gorge. Non, non, NON. C’était lui c’était un loup, un prédateur, un vampire.
Dans un effort de s’enfuir, qu’elle savait déjà inutile mais aussi désespérément humain, ses longues jambes s’élancèrent. Elle couru, le souffle déjà raccourcis non par l’effort mais par la peur. Dans sa course et de façon implacable elle se senti happée par une silhouette qui de par sa vitesse fut un court moment comme une ombre. Montant du fin fond de ses tripes un cris explosa sa gorge. Une main impitoyable vint taire cet hurlement accusateur.
Il fallait qu’elle se dégage, qu’elle cour loin, s’enfermer chez elle, appeler quelqu’un. Si l’adrénaline décuplait ses forces, l’homme restait immuable et son corps plaqué au sien lui interdisait tout mouvement. Elle n’avait pas eu le temps de voir ses traits qu’il plongeait déjà son visage sur sa gorge qui lui était offerte, en la forçant de sa main plaquée sur la bouche de la jeune femme, à tourner sa tête.
Elle ferma les yeux. Rien ne vint.
Elle les rouvrit. C’était un jeune homme aux traits délicat et au regard profond. Ses iris noisette apparemment agitées par une puissante émotion, virevoltaient sur le visage de la jeune femme. Figé, son faciès dans une expression d’effarement pur était d’une beauté candide que démentait avec fougue les deux crocs d’ivoire dépassant de ses lèvres. De sa bouche d’éphèbe un son éraillé mais pourtant si enchanteur parvint jusqu’à ses oreilles.

"- Mira ?"

Ne comprenant rien à la situation sinon à part qu’elle voulait rester en vie, elle redoubla d’effort pour s’extirper de sa douloureuse étreinte. Il l’étouffait à moitié, sa main plaquée sur sa bouche et obstruant presque son nez. Peut-être un moment de confusion de la bête, il la prenait pour quelqu’un d’autre… Mira ? Elle s’en foutait, mais toujours est-il que la force étouffante avec laquelle il l’avait saisi avait d’un coup diminué. Dans un dernier effort son buste frappa violement le sien, il recula un peu. Elle voulu se remettre à courir, mais elle ne pu que s’effondrer sur ces genoux respirant l’air avec avidité. Elle tremblait de tout son corps de spasme incontrôlables, narines et pupilles dilatées, les mains au sol la soutenant frêlement. Un peu plus longtemps et elle aurait perdu connaissance. Elle n’osait rien dire et elle s’appliqua seulement à calmer sa respiration et diminuer ses tremblements. Le peu de dignité qu’il lui restait, elle l’utiliserait pour ne pas lui faire le plaisir de montrer la peur qui lui bouffait le cœur. Elle attendit que finalement le monstre et la soif reprenne possession de lui vissant ses yeux délavés aux siens avec provocation.
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Aiden Howard
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MessagePosté le: Sam 2 Jan 2010 - 16:53    Sujet du message: Souvenirs et Confusion... [Abandonné] Répondre en citant

J'inspirai et expirai longuement. Impossible, c'était impossible. Elle était morte. Mais pourtant, je voyais devant moi le même visage fin et raffiné que j'avais si souvent admiré, ses yeux d'un bleu pur et lumineux, ses cheveux en batailles et... son odeur. Cette odeur. Un parfum si entêtant qu'il m'en faisait tourner la tête.
 J'étais tiraillé entre mon instinct d'Homme qui me suppliait de l'épargner, et mon instinct de vampire, qui me hurlait de mordre dans son cou, de goûter sa chair, et de voir la flamme de sa vie s'éteindre entre mes mains. Mais c'était impossible : c'était Mira. Comment aurais-je pu... ?
 Elle dû profiter de ma confusion car elle finit par se dégager, pour tomber lourdement à terre, à bout de souffle. M'appuyant contre le mur, je pris ma tête entre mes mains, et me laissai glisser par terre.

[Flash-Back]
 C'était une chaude et belle journée ensoleillée. Après avoir rassemblé nos affaires respectives, j'avais décidé de l'appeler, et n'ayant pas eu de réponses, je m'étais dirigé chez elle pour lui annoncé qu'on pouvait partir lorsqu'elle le souhaiterait.
L'Amérique.
 Londres nous mettait plus en danger qu'autre chose. Lorsque les gens finiraient par s'apercevoir que nous ne prenions plus une ride, et on aurait des problèmes, au risque de voir débarquer des Chasseurs. Or, d'après Mira, on risquerait notre vie en les affrontant. Je la croyais bien sur, c'était mon Sire après tout. Elle m'avait tout appris. Elle avait fait de moi ce que je suis. Elle était ma vie.
 Je souriais encore tout seul sur le chemin. Les gens me regardait. Je m'en fichais. J'étais heureux, c'était l'essentiel. En songeant à notre nuit d'hier j'eus presque envie de danser. On allait vivre ensemble ! Seuls ! Et en Amérique qui plus est ! Et ce pour l'éternité.
J'arrivai finalement sur son perron, toquant doucement à sa porte. Elle ne répondit pas, sûrement en train de faire les finitions aussi. Elle était toujours en retard, j'avais l'habitude. J'attendis donc.
[/Flash-Back]

J'haletais. Je ne voulais pas. Pas encore une fois. Je devais me reprendre. Je me forçai à ouvrir les yeux, et remarquai que Mira, ou son sosie, me fixait avec un mélange d'étonnement et d'inquiétude. Pourquoi ne fuyait-elle pas ? Elle tenait donc tant que sa à mourir ?
 Je tentai de dire quelque chose mais ne parvint même pas à ouvrir la bouche. Je me contentai de la dévisager, retrouvant, jusqu'au moindre détail, les traits de mon Sire perdu. J'avais été si stupide. L'Assassin était là, en face de moi, et je l'avais laissé filé. En entrant plus tôt, j'aurais pu la sauver, mais je n'avais pas été assez rapide. J'avais encore l'esprit embrouillé par ce sentiment stupide qu'est l'amour. Pourquoi ? Pourquoi était-elle là, devant moi ? Elle ne voyait pas que c'était une torture pour moi de la regarder ?
Ma vision se troubla et je dus de nouveau fermer les yeux. J'avais du mal à respirer. Quelques chose de froid se posa sur mon front, mais je ne le sentis qu'à peine.
*Je dois lutter, pensais-je, je ne peux pas voir ça encore une fois. J'avais réussi à oublier. Je dois lutt...*

[Flash-Back]
 Je m'impatientais. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien faire qui lui prenait autant de temps ? Je tapai de nouveau. Pas de réponses. J'allai me décider à entrer, quand la porte s'entrebâilla pour laisser passer un homme de taille moyenne. Celui-ci se présenta comme son neveux, il était venu lui dire au revoir. Bizarre, on avait pourtant dis à personne que l'on compter quitter la ville.
 Je lui serrai la main chaleureusement, en engageai la conversation. Lorsque je l'invitai à entrer, il m'annonça qu'il était pressé, et se dépêcha de partir. Je souris tout seul. Quand connaitrais-je donc réellement Mira ? Je ne savais même pas quel âge elle avait. Jeune sans doute, si son neveu était encore en vie. J'ouvris la porte et l'appelai. Pas de réponses. En bas, tout était déjà empaqueté et étiqueté. Je décidai donc de monter à l'étage. Elle devait sans doute être dans sa chambre.
 J'entrai dans la pièce, et m'arrêtai net. Les murs, les sols, le lit, tout était recouvert de sang. La meubles étaient renversés, et les fenêtres brisées. Je titubai, et m'avançai plus loin encore : pas de cadavres. Juste du sang, du sang et encore du sang. Je hurlai.
 Je ne la revis jamais.
[/Flash-Back]

Ma gorge était sèche. Il me semblait avoir vieilli d'une dizaine d'années. Elle était toujours là, dans un coin. Et je n'avais même pas la force de lire dans ses pensées.

-Votre... nom ? demandais-je d'une voix chevrotante.
-Leen, répondit-elle.

Cette révélation brisa le délire profond dans lequel je m'étais emmuré. Je me relevai difficilement, m'aidant du mur. Leen recula d'un pas. Elle devait sans doute croire j'allai l'attaquer de nouveau. Vu mon état, une mouche me terrasserait facilement j'en suis sur. J'avais envie de hurler. Pourquoi voyais-je Mira en face de moi ? Mais en y réfléchissant bien, je me rendis compte que l'éclat de ses yeux, ou sa tenue, n'était pas les même que mon Sire. Et détail plus important encore : son cœur battait la chamade. Elle était humaine. C'était un fait. J'eus un sourire las, et presque forcé.

-Je... je ne vous ferai pas de mal. Je ne peux pas en fait. Vous..., je ravalai un sanglot, vous me rappelez quelqu'un qui m'est cher.


 
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Leen Alba
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MessagePosté le: Sam 2 Jan 2010 - 18:26    Sujet du message: Souvenirs et Confusion... [Abandonné] Répondre en citant

Le voilà qui s’appuyant sur le mur comme le vieux s’accroche à sa canne, qui soupir et serre la mâchoire. Un profond dilemme inscrit sur ses traits. Il haletait presque contre ce mur impassible et froid de brique. S’il avait eu un cœur surrement aurait-il battu aussi vite que celui de la jeune femme.
Quand à elle, comme pétrifiée et de stupeur, elle n’osait pas bouger d’un cil de peur qu’un de ses mouvements ne réveille la bête qui un peu plus tôt grondait férocement. L’inquiétude qui déformait son visage n’était pas destinée à l’individus qui lui faisait face, mais bien pour elle. Quel était encore ce jeu malsain, de lui faire croire à une faiblesse de sa part, espérait-il qu’elle se remette à courir ? Espérait-il raviver ce plaisir tendancieux qui consistait à la poursuivre comme on traque un animal ?

Elle ne fuyait pas, elle savait pertinemment que c’était inutile. Il ne lui aurait fallu que quelques enjambés pour la rattraper et finalement l’achever. Avec un effort certain il fini par pouvoir se hisser sur ses deux jambes, aussitôt la tête lui tourna. Il se releva avec difficulté à son tour. Quel merveilleux acteur il faisait ! On aurait presque pu jurer qu’il était humain, si ce n’était cette perfection qui caractérisait ses traits que Leen appréhendait de plus en plus chez cet être et ses semblables. Elle aurait presque pu être inquiète pour lui, presque être compatissante ou avoir pitié, s’il n’avait pas essayé un peu plus tôt de la tuer. S’il avait été humain, aussi. Comme lui n’aurait pas eu  de pitié pour elle… Enfin comme il aurait dû ne pas en avoir. Ses pensées furent brusquement interrompues. Le silence qu’elle n’avait pas remarqué jusqu’à ce qu’il prenne la parole, se brisa contre la chaleur de sa voix, qui était pourtant plus qu’hésitante. Il lui demanda son nom… Dans un souffle et presque inconsciemment elle lui répondit.

Elle eut envie de se gifler. Pourquoi fallait-il qu’elle lui réponde ? Mais ferme-la pauvre idiote. Pourquoi aller dans son sens ? Combien de personne avait-il tué depuis le début de son existence, à combien de source s’était-il abreuvé ? Elle n’était qu’un sang parmi tant d’autre, qu’un visage parmi tant d’autre qu’il oublierait bien vite.
Sa réponse fut si elle lui assénait un coup. Il prit appui et se releva. Dans un stupide instinct de survie, elle ne pu s’empêcher de reculer d’un pas. A cet instant comme piétinant tout autre pensée, l’image suave et effrayante de sa bouche contre la peau fine de son coup l’assailli et déborda presque de ses yeux. Il souri. Pourquoi ce sourire la ? Pourquoi y avait-il de la tristesse et presque de la souffrance sur les délicates courbes de ses lèvres ? Un sourire qui se voulait rassurant et qui s’excusait presque.

« -Je... je ne vous ferai pas de mal. Je ne peux pas en fait. Vous... Vous me rappelez quelqu'un qui m'est cher. »

Quoi, alors elle était en vie seulement grâce à un souvenir ? Ses crocs n’avait pas entamé sa chair et aspiré sa vie parce qu’elle lui rappelait quelqu’un ? Très bien, n’importe quelle excuse lui allait, si elle pouvait rester en vie. L’instinct qui lui hurlait qui l’invectivait à s’enfuir depuis qu’elle était debout sur ses jambes, souleva son estomac dans un haut le cœur impérieux. Que répondre à quelqu’un qui venait de tenter de vous tuer ? Oh c’est pour ça que je suis en vie ? Génial, allons prendre un verre !
Comme la tension se relâchait peu à peu malgré elle, que l’adrénaline s’estompait, sa tête se mis soudainement à vaciller. Ses paupières se firent lourdes. L’arrière de son crâne l’élançait douloureusement, comme si on essayait de fouiller dans son crâne avec un tournevis. Quelque chose de chaud et de poisseux collait ses cheveux à sa nuque. Avec des gestes ralentis, elle passa une main derrière sa tête. Quand elle regarda sa main elle pu voir ses doigts recouvert de sang écarlate. Son autre main chercha un appui.

Quand le vampire l’avait l’attaqué, la violence de l’impact de sa tête contre le mur avait été si forte, que son crâne c’était un peu fendu. Ses yeux devenu vitreux regardèrent le vampire qui lui faisait face. Elle savait que ce n’était pas bon du tout. Sa conscience la fuyait un peu plus chaque seconde.
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Aiden Howard
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MessagePosté le: Sam 2 Jan 2010 - 20:00    Sujet du message: Souvenirs et Confusion... [Abandonné] Répondre en citant

Je vacillais. Tous ces souvenirs m'avaient à proprement parler si fatigué que j'avais du mal à tenir sur mes jambes. Depuis ma morsure, c'était la première fois que je me sentait aussi épuisé. Pourtant, lorsque Leen s'écroula, je me précipitai vers elle et, mu par un quelconque instinct, j'inspectai son corps. Je sentit aussitôt l'odeur de son sang, odeur attirante, alléchante, presque irrésistible. Et j'étais si faible...
 Il est vrai qu'elle ressemblait à Mira, mais un peu de sang en moins ne pourra pas lui faire de mal, si ? Au contraire, c'était pour une bonne cause, ça m'aidera à devenir plus fort. Je me dirigeai vers son cou, lentement, très lentement. Je savais qu'elle était semi-consciente et qu'elle m'observait. Mes lèvres se posèrent avec délicatesse sur sa gorge, que j'embrassai. Puis mes crocs sortirent. Et je me rendis compte de ce que j'étais en train de faire... et à qui j'étais en train de le faire.
 J'eus un sursaut et bondis en arrière, comme pour éloigner la tentation. Je ne devais pas... Je ne pouvais pas lui faire de mal !
Mes idées s'embrouillèrent soudainement : elle perdait beaucoup du sang, et c'était pas bon, pour personne. Sans m'en rendre compte, je revint près d'elle pour la prendre dans mes bras. Ensuite, je courus aussi vite que possible, jusqu'à l'hôtel dans lequel je logeais. Arrivé devant, je la cachai derrière une voiture, puis entrai en courant dans le hall, apostrophant la réceptionniste :

-Au secours ! A l'aide ! Dehors ! Un blessé ! Venez m'aider !

Ces quelques mots suffirent au personnel qui se précipita à ma suite. Je les entrainai sur plusieurs rues, puis fit demi-tour, les semant facilement. Je revint vers Leen, la portai de nouveau, et l'amenai jusqu'à ma chambre, à travers le hall désormais vide. Une fois arrivé, je la posai sur le lit, puis inspectai un peu mieux sa blessure, résistant à la tentation de goûter à son sang. Je m'étais affolé pour rien, la blessure n'était que peu profonde, et non-mortelle. Elle s'en remettrait sûrement, avec un bon mal de crâne. Mais comment avait-elle bien pu se faire ça ? Puis je revis la scène où je l'avais projeté contre le mur. C'était moi qui lui avait fait ça. J'avais blessé Mira, mon Sire.
 Je me réfugiai dans la salle de bains, claquant la porte. Me déshabillant rapidement, je pris une douche glaciale, qui m'aida à remettre mes idées au clair. Je ne sais pas combien de temps je restai sous le jet, une demi-heure, une heure peut-être. Me sentant mieux, je sortis de l'eau, me séchai, puis mis une chemise propre. J'observai les quelques taches de sang sur le vêtement sali.
 *Eh bien, pensais-je, le personnel va avoir du boulot*. Je revins dans la chambre et m'aperçut que Leen, ou Mira je ne savais plus, ne s'était pas encore réveiller. Je retournai chercher une serviette dans la salle de bains et m'en servit pour nettoyer sa blessure. Elle gémis, de douleur sans doute. Je m'éloignai un peu d'elle, il ne fallait pas qu'elle prenne peur, pas dans son état actuel. Elle ouvrit lentement les yeux, et me regarda, avec une expression que je n'arrivais pas à déchiffrer.

-Ne tenter pas de parler, s'il-vous-plaît, reposez-vous encore un peu. Je vous ai emmené dans l'hôtel où je loge actuellement, vous ne risquez rien pour le moment, Je la regardai dans les yeux, jouant un peu de mon charme vampirique, je l'avoue, il va falloir que l'on parle mademoiselle. Si vous permettez, avez-vous toujours habité à Seattle ? Quelqu'un dans votre famille vous ressemblait-il particulièrement ? Toutes ces questions doivent vous paraître étrange, mais c'est important, pour moi en tout cas. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, demandez-moi et je ferai appeler le service de chambre. Excusez-moi pour tout à l'heure, je... j'avais besoin de me nourrir. Si je peux me rattraper d'une quelconque façon, dîtes-le moi et je m'exécuterai.

Quelqu'un frappa à la porte. Je me levai pour répondre et aperçut un groom qui me regardait d'un air craintif :

-Hum... Bonjour monsieur, je suis envoyé par la réception. Vous aviez commandé un séjour de quatres jours parmi nous monsieur, et je me demandai si vous souhaitiez prolonger ce séjour parmi nous ?
-Oui en effet. Je passerai tout à l'heure à la réception pour avancer les trois premiers jours d'un chèque d'acompte. J'ai actuellement une invité et ne souhaiterait pas être dérangé, vous voyez ce que je veux dire sans doute ?

Le groom rougit jusqu'aux oreilles, ayant apparemment compris l'allusion :

-Bien sur monsieur, pardonnez-moi monsieur.

Et il s'en fut sans demandé son reste. Je fermai la porte et me dirigeai vers Leen. Je m'assis au bord du lit, et la regardai dans les yeux, attendant qu'elle me donne les réponses que j'attendais.

  
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Leen Alba
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MessagePosté le: Dim 3 Jan 2010 - 02:21    Sujet du message: Souvenirs et Confusion... [Abandonné] Répondre en citant

Finalement ce qui devait arrivé, arriva. Ses jambes cédèrent sous son poids et elle tourna de l'œil. La fatigue qui affaiblissait son corps y était pour beaucoup, car cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas fait de nuit complète. Avec surprise elle ne ressenti pas le choc brutal du trottoir, ni sa tête heurtant encore la pierre. C'était une étreinte froide mais qui fut néanmoins d'une douceur infinie. La bête l'avait, pour elle ne savait quelle raison obscure, rattrapé in extrémis et parcourait son corps à la recherche du sang qui s'échappait. Leen ne pu s'empêcher de penser que le moment était bien venu. Comme pour répondre à l'affirmative à sa réflexion intérieure, elle le vit doucement se pencher sur son cou, tout offert qu'il était, tant sa tête penchait en arrière. Un rire narquois failli dépasser le seuil de ses lèvres entrouverte. Alors toute sa foutue mascarade avait pris cour parce qu'il avait malencontreusement bousillé son jouet un peu trop vite, enfin le masque tombait. Son étreinte n'avait plus rien de doux, c'était plutôt une prison glacial dont elle n'avait même plus la force de s'extirper. Les derniers brins de conscience qu'il lui restait s'égrenèrent très rapidement, et lorsque le vampire posa ses lèvres contre sa peau elle ne pu que fermer les yeux. La dernière chose qu'elle emporta avec elle quand elle sombra dans cette charitable inconscience, fut le contact terrifiant de ses crocs acérés et avide. Elle perdit pied avec la réalité avant de noté que ces deux crochets opalins n'avait pourtant pas entamé ce qui leur étaient si aisé de prendre. Il ne la mordit pas.

oOo
   

Quelque chose d'inquisiteur, de douloureux, d'irritant revenait sans cesse tambouriner sur une source de douleur absolument atroce. Elle s'entendit gémir encore trop faible pour s'obliger à serrer les dents. Elle parvint enfin à situer son mal. C'était derrière la tête, sur la même ligne que ses yeux, et ça faisait un mal de chien. Tout le reste de son corps semblait tenter de fusionner avec la surface sur laquelle elle était étendue, sur le côté. Avec réticence ses paupières s'ouvrirent, lentement, car faire le point sur ce qui l'entourait, demandait un effort considérable. Leen fit à peine attention au décor luxueux dans lequel elle se trouvait, elle prit à peine note des draps de soies et des meubles design. Il y avait quelqu'un devant elle qui fit accélérer soudainement son cœur, qui n'en finissait pas d'hurler qu'elle était humaine. On pouvait presque entendre les rouages de son cerveau qui cliquetait à toute allure, se repassant la scène qui lui semblait maintenant voilé par son mal de crâne. Elle se remémorait la bête, qui était en totale contradiction avec l'actuel apparence de jeune homme attentif et soucieux qu'il affichait. Mais elle se méfiait de lui comme de la peste, et elle retint un mouvement de recul spontané. Il était pourtant si séduisant, tout en lui était fait pour entrainer une femme (ou un homme) dans ses bras, comme si ça force colossale ne suffisait pas. Tout dans son visage, dans son allure, ses mouvement et son corps respirait la lascivité. Même lorsque l'on connaissait sa vrai nature de prédateur, s'en approcher laissait un agréable goût de souffre et de risque qui décuplait la sensation de désir. Mais ce qui différenciait un peu Leen de n'importe qui d'autre, c'était son passé, qui avait gravé en elle, plus que l'envie de jouissance du corps, celle impétueuse de vivre.
Il parla.

Encore une fois, après ses premières paroles, un rire ironique et triste failli s'échapper. Ah bon, elle ne s'inquiétait pas alors, puisqu'elle était dans la tanière du loup, ne sachant même pas où elle était dans la ville (si tant est qu'elle y était encore), ni depuis combien de temps elle s'était évanouie.
Mais ses yeux comme aimanter par ceux de son interlocuteur se fixèrent à ses pupilles. Chaque mot qui tombèrent de sa bouche devinrent comme du miel chaud et délicieux que pu siroter Leen. Il lui posa des questions auxquels l'envie de répondre s'infiltra doucement en elle. Il s'excusa aussi, et même si la possibilité de lui dire que ce n'était rien, que ce n'était pas grave lui effleura l'esprit, avec brutalité elle se rendit compte de l'absurdité de cette réflexion. Il avait voulu sa mort!
De subits petit coup toquèrent à la porte. Le vampire de sa démarche presque flottante tellement il semblait se mouvoir avec la légèreté d'une plume, quitta un moment la vue de la jeune femme. Elle expira longuement prenant conscience qu'elle avait partiellement oublié de respirer pendant qu'il parlais. Avec appréhension elle passa sa main dans son coup et un profond soupir de soulagement détendit ses traits. Pendant un moment de panique pur, la pensée que si elle était encore en vie c'était parce-qu'elle même était devenu vampire, lui avait glacé le sang. Puis elle se souvint que son cœur continuait de battre avec ferveur dans sa poitrine. Elle se calma un peu et se mit à réfléchir.
Ce vampire ne l'avait pas dévorée, et ne semblait pas vouloir le faire tout de suite, et ce, parce qu'elle ressemblait étrangement à quelqu'un qu'il avait connu. Une certaine Mira. Elle n'était pas en danger immédiat. Restait la possibilité qu'il ne s'agisse que d'un piège retord pour amadouer son petit-déj', mais ça Leen préféra ne pas trop y penser.
Il revint la voir, se plantant devant elle avec aplomb, capturant encore une fois ses iris dans les siennes. Presque normalement elle prit la parole, mais sa voix était enrouée et sa gorge sèche, elle toussa un peu dégageant ses cordes vocales avec peu de succès.

« Londre... Je viens de Londre. Et dans ma famille il y a tout un pans dont j'ignore l'identité et l'autre qui n'a jamais voulu me voir, alors j'en sais rien. Peut-être ai-je hérité de quelqu'un, mais je suis pas au courant. »

Ses yeux se baissèrent et s'arrachèrent enfin de ceux de l'inconnu qui lui faisait face. Elle avait une question elle aussi et les mots se bousculant un peu, il finirent par sortir un peu vite.

"Vous attendez quoi de moi?" Et dans un souffle à peine audible elle rajouta, serrant inconsciemment le drap dans ses poings. "Vous allez me tuer maintenant? "

Il avait eu les réponses à ses questions. C'est bon, à quoi ces réponses vagues et sans intérêt pouvait bien lui servir. Il se rendrait bien compte qu'il avait choisi la bonne personne comme victime. Une personne définitivement seule et dont la mort ne toucherait que quelques déviants sexuels et autre personne désintéressé, qui lirai d''un œil distrait son nom dans la page « disparus » du journal. Des larmes troublèrent sa vue.
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Aiden Howard
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MessagePosté le: Dim 3 Jan 2010 - 16:36    Sujet du message: Souvenirs et Confusion... [Abandonné] Répondre en citant

-Vous attendez quoi de moi ? Vous allez me tuer maintenant ?

Allais-je la tuer ? Mauvaise question. Avais-je la force de la tuer ? Déjà un peu plus adaptée. J'en crevais d'envie. Rien qu'en  y pensant, mon corps frémissait de désir contenu. J'avais besoin de me nourrir. Mais j'étais faible. Un vampire tourmenté, piégé par un souvenir, par une apparence, par ses propres sens. Oublié, l'idée du Prédateur poursuivant une proie. Si quelqu'un était une proie aujourd'hui, ce n'était sûrement pas Leen en tout cas. Ma conscience contre mon corps. Un combat difficile. Mais ma conscience remporte toujours. Elle a toujours remporté, elle n'a jamais cessé de me tourmenter.
 Que faire ? Devrais-je lui ouvrir la porte et lui annoncer qu'elle était libre, tout en m'excusant du dérangement ? Prendre mes affaires et partir en courant ? Mais elle était Mira. Je ne pouvais pas l'oublier. Pas maintenant que je l'avais retrouvée. Elle habitait à Londres et ne connaissait pas une partie de sa famille. Était-elle une descendante lointaine de mon Sire ? Aucune idée.
 Je tenter de garder mon calme. En vain. Et ma colère dut s'afficher sur mon visage car elle ferma les yeux, attendant sûrement sa fin. Ce n'était pas après elle que j'étais en colère : c'était après moi et ma faiblesse. J'aurais pu la tuer puis tout laisser derrière moi, comme je l'avais toujours fait. Mais je n'y arriverai pas. C'était trop dur.

-Je ne sais pas Leen. Tout est encore confus dans ma tête.

Je me dirigeai vers ma valise, et fouillai dedans quelques instants. J'en ressortit une vieille photo noire et blanche, si usée par le temps que l'on pouvait seulement voir la personne au premier plan. Je lui tendis le cadre.

-C'était Mira, ajoutai-je.

Son visage ne trahit aucune expression, si ce n'était qu'une totale lassitude. Je m'autorisai à lire ses pensées quelques instants. Elle était extrêmement fatiguée, peut-être même plus que moi. Et elle avait besoin de dormir. Leen ne devait pas rentrer chez elle, car je savais que je ne la reverrais jamais. De plus il était tard, et les nuits étaient dangereuses dans le quartier. Les remords seraient pour plus tard, car pour l'instant, il était temps d'utiliser mes pouvoirs. Mobilisant ma concentration, je laissai mon charme vampirique agir sur elle. Je lui posai la main sur l'épaule.

-Dormez ici, s'il-vous plaît, votre appartement est loin, il se fait tard, et je n'ai pas la force de vous raccompagner, dis-je d'une voix soutenue et irrésistible pour des oreilles humaines.

J'ajoutai à ça une très légère pression sur l'épaule, car le contact aidait beaucoup. Je me rapprochai d'elle, pour qu'elle puisse sentir mon odeur.

-Faîtes ça pour moi, vous rentrerez chez vous demain, en toute tranquillité. Considérez ça comme une faveur de ma part, je la regardai dans les yeux et répétai lentement, s'il-vous-plaît.

Puis je rompis le contact, avant que les choses aillent trop loin. J'ignorai sa réaction, et du m'appuyer contre le mur, chancelant. Il me fallait du sang, je m'affaiblissait trop vite. Charmer une humaine n'aurait jamais dû me fatiguer autant. Je devais chasser. Maintenant.

-Je reviens, dis-je à Leen en sortant précipitamment de la pièce.

Elle dormira tranquillement jusqu'à demain, je pense. Et je serai de retour pour son réveil.

 
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Leen Alba
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MessagePosté le: Dim 3 Jan 2010 - 19:27    Sujet du message: Souvenirs et Confusion... [Abandonné] Répondre en citant

A la question qu'elle lui posa son visage fut comme transporter de colère. Leen ferma la yeux, à s'en fendre le paupières, persuadée qu'elle était allé trop loin, et qu'il se décidait enfin à l'achever. Il fini par répondre, qu'il ne savait pas trop. Il ne s'y retrouvait pas, et elle en attendant était dans l'incertitude de pouvoir jamais revoir la lumière du jour. Ensuite comme pour se justifier il lui apporta une photos, la lui tendit. Dessus s'y trouvait une jeune femme blonde, aux traits fins et coiffée à la mode du début du siècle. Leen y retrouva presque son propre visage et eut l'impression étrange de se voir affublée de vêtements d'époque. Mais ses yeux scrutèrent encore la photos et elle y décela des différences: des yeux un peu plus rapprochés, une mâchoire un peu moins prononcée, des lèvres moins pleines. Cependant elle se sentait étrangère et peu concerné. Après tout, qu'importait au condamné des raisons qui retardais sa fin? Elle vivait encore, et que ce soit pour cette fille ou quelque chose d'autre, ça lui allait.
De plus, comme si une vague tumultueuse entrainait son corps vers les abysses, la douleur et la fatigue qui un peu plus tôt l'avaient emporté, revinrent au galop. Ses yeux vitreux, sans grande conviction, regardaient droit devant elle, suppliant à leurs paupières de se fermer pour revenir à cette douce inconscience qui les berceraient. Elle résistait, hors de question qu'elle s'endorme, alors même que ce prédateur était encore là, n'ayant toujours pas décider s'il la tuait ou non.
Avec un sursaut elle senti une main se poser sur son épaule, et ses yeux accrochèrent ceux du vampire. Elle fut aussitôt fascinée, comme un insecte se coince dans la toile d'acier d'une arraignée. De cette main semblait irradié du désir pur, et voulait y répondre avec ferveur. Son coeur failli s'arrêter lorsqu'il parla.

« Dormez ici, s'il-vous plaît, votre appartement est loin, il se fait tard, et je n'ai pas la force de vous raccompagner. »

Tout n'était qu'ivresse et volupté, elle savait qu'il fallait qu'elle résiste, et même si elle ignorait que le charme du vampire était amoindri de par son manque de sang, vu son état à elle, il était tout aussi efficace. Cela aurait été une autre paire de manche si elle avait été en possession de tous ses moyens. Mais là à cet instant elle se senti transportée.
Il se rapprocha. En temps normal elle se serait reculée craintivement, mais en cet instant elle n'avait qu'une envie, c'était être aimé par cet inconnu. Qu'il fasse d'elle ce qu'il voulait. Son odeur et sa présence s'accentuèrent un peu et elle se serait jeté dans ses bras si elle n'avait pas cru qu'il lui fallait son autorisation. Une pression sur son épaule et l'ange se tût. S'il-vous-plaît.
Il se détourna et ce fut comme si elle décuitait en quelques secondes. Elle avait eu l'impression qu'un voile tissé de douceur et de sensualité venait brusquement d'être retiré.

En un éclair il n'était plus là. Elle entendit un petit cliquetis caractéristique d'une serrure qui se ferme. Comme dernière précaution il avait fermé la porte, et comme il en fut avisé. Titubant du lit jusqu'à la porte de bois précieux qu'était l'entrée, elle vérifia qu'elle était bien fermé. De toute façon elle se trouva mille excuses pour rester dans la chambre. Pour preuve que le vampire avait en partie réussie à la charmer, c'est que sa conscience ignora superbement le téléphone qui trônait sur une minuscule table près de lit. Elle aurait très bien pû contacter le service de l'hôtel et inventer un mensonge quelconque pour qu'ils lui ouvre la porte et qu'elle puisse s'enfuir. Au lieu de ça, comme si son esprit englué par la fatigue et tétanisé par les yeux du vampire ne pouvait plus penser un instant de plus, elle se dirigea docilement vers  le lit immense qui trônait au milieu de la pièce aux proportions elles aussi généreuses. Ses yeux papillotèrent un instant, et dans un flou intégral sur son avenir, sur la résistance diminué dont elle faisait preuve, sur le lieux ou elle se trouvait, tout ça se mélangeait et ne laissait plus qu'un grand vide. Allongée, cela ne lui prit que quelques secondes pour sombrer.
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Aiden Howard
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MessagePosté le: Dim 3 Jan 2010 - 21:16    Sujet du message: Souvenirs et Confusion... [Abandonné] Répondre en citant

 9h00 du matin. Je traversai le hall d'une démarche souple, presque féline. J'étais de nouveau en pleine possession de mes moyens. Et sa faisait du bien. La jeune femme de cette nuit n'avait pas souffert, comme toutes les autres. La peur, puis le désir quand j'approche, l'extase quand je mords, et une mort rapide et indolore quand je suis repus. Un geste presque machinal, mais qui ne perds en rien de son intérêt au fil du temps. J'avais souri d'aisance, sourir qui s'estompa bien vite lors de l'arrivée du soleil. Ma peau me démangeant, je m'étais donc dépêché de regagner l'hôtel, non sans avoir au préalable cacher le corps.
 J'accordai quelques instants au réceptionniste pour lui remettre les chèques d'acomptes promis. Puis je passai au restaurant, pris un plateau et regardai l'immense buffet garni de tous les mets possibles et inimaginables du petit-déjeuner humain. Sa faisait si longtemps... J'avais du mal à me rappeler du goût des aliments. Je finis par opter pour quelques crêpes sucrées -tout le monde aimait ça-, un jus d'orange, et des tartines de confiture. Je demander aussi un café bien serré. Refusant l'aide d'un majordome, je pris l'escalier et atteignis la porte de la chambre en quelques foulées. Je m'arrêtai au pas de la porte, le temps de sonder les pensées de Leen. Elle dormait profondément, parfait.
 J'ouvris la porte discrètement, prenant soin de ne pas la réveiller. Je posai le plateau sur un meuble, puis passai par la salle de bains pour inspectai ma tenue, chemise blanche simple et jean noir : aucune tâche de sang. Je revint dans la chambre pour ouvrir les rideaux et la lumière inonda la pièce. Ma peau me brûla, et je me dépêchai de refermer à demi les rideaux, laissant passant une importante raie de lumière.  Je posai le plateau sur la table de chevet, près de la jeune femme, m'assit au bord du lit, et la regardai dormir.
 Elle était magnifique. Sa ressemblance avec Mira était frappante, mais elle avait quelque chose en plus que je ne saurai définir. Ses cheveux mal coiffés et la mimique boudeuse qu'elle avait pris dans son sommeil lui donnait un air attendrissant. L'odeur des crêpes chaudes la réveilla sûrement car elle ouvrit les yeux et me regarda sans rien dire. Un regard d'un bleu intense et soutenu, que je ne voulais pas quitter pour le moins du monde. Mais je m'y forçai et lui tendis son plateau.

-Votre petit-déjeuner, Leen, dis-je en souriant. Pas un sourire carnassier, ou révélant un charme surnaturel, mais juste un sourire simple, dépourvu de mauvaises intentions.

Je subtilisai le café, et le but lentement. Et oui, un vampire peut boire autre chose que du sang. On a un estomac, comme tout le monde non ? Nous mangeâmes tous les deux en silence. J'attendis qu'elle eut finis, puis lui tendis une serviette.

-Vous avez apprécié ?

Elle répondit d'un hochement de tête. Je pris le plateau, puis le reposai sur la table de chevet. Le silence se fit, gênant. Je jetai un œil à ses pensées et découvrit qu'elle avait encore mal à la tête. Normal. J'allai lui chercher une aspirine dans ma trousse de toilette. Chez moi aussi les maux de têtes c'était fréquent. Lorsque je lui tendis le médicament, elle haussa les sourcils, ayant apparemment compris que j'avais lu dans ses pensées. Elle en savait beaucoup sur les vampires, je me demandais pourquoi. 
 J'avais croisé deux Djinns, en revenant à l'hôtel. Je les avais reconnu à l'odeur fétide qu'il dégage pour nous, les vampires. C'est difficile à décrire, c'est comme une odeur "chaude, brulante", qui vous prends à la gorge et qui vous la brûle de l'intérieur. Très désagréable. On se demande pourquoi on s'aime pas entre nos espèces après ça. Ils étaient de plus en plus nombreux à Seattle. Peut-être partout dans le monde d'ailleurs, mais vu que je ne suis pas sorti de la ville depuis plus de dix ans, sa va être difficile à affirmer.
 Je reportai mon regard sur Leen, qui me fixait en silence. Je résistai à la tentation de lire ses pensées, et tentai de déchiffrer son expression. De l'inquiétude... et du désir. Je savais que c'était provoqué par mon état de vampire, et que le résultat était le même sur toutes les femmes, mais je ne pus m'empêcher d'être flatté dans mon ego. Et moi ? Que pensais-je d'elle ? N'était-ce pas mes propres expressions, que je voyais dans ses yeux ? Et elle n'avait pas l'excuse d'être vampire, elle. J'étais sincèrement attiré par elle. Mais ça allait au-delà d'une attirance physique, car j'avais couché avec bien des femmes, mais je ne saurai la décrire. Et c'était la première qu'une humaine me faisait cet effet là. Je comprenais vaguement ce que ressentais les proies que je charmais. J'en étais bouleversé.
 Je fut tenté de me pencher vers elle, mais me retint, juste à temps. Elle frémit cependant. Je ne la connaissais que depuis hier, et malgré le souvenir qu'elle m'évoquait, c'était encore une inconnue. Et je devais être dix fois pire pour elle. Pourtant, je ne pouvais nier les effets que sa présence avait sur moi.
 Comme rompant le charme, je me levai, et attendit qu'elle fasse la requête de rentrer chez soi. Ça n'aurait pas duré longtemps. Tant pis, je ne pouvais pas la garder prisonnière, et elle avait dépassé le stade de proie à mes yeux depuis bien longtemps. 

  
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Leen Alba
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MessagePosté le: Lun 4 Jan 2010 - 23:39    Sujet du message: Souvenirs et Confusion... [Abandonné] Répondre en citant

C'était quoi ce bordel? C'était quoi ce petit ver qui la bousculait de question et qui agitait ses entrailles? Merde! C'était un foutu vampire qui avait voulu lui aspirer le sang et la laisser évidée, puis balancer son corps sans plus de sentiment qu'il en aurait éprouvé pour l'emballage d'un paquet de chips! C'était quoi ce doux et compréhensif visage qu'il lui servait? C'était quoi ce sourire qui lui serrait le coeur?

Il était moins faible qu'hier, elle le voyait clairement. Après tout vu qu'il ne s'était pas nourri d'elle, il avait bien fallu qu'il se trouve quelqu'un d'autre. Lorsqu'elle dormait Dieu sait ce qu'il avait pû faire, mais Leen en avait une vague idée... C'était tout ce qu'il avait à lui offrir? Un regard de braise et un sourire d'ange? Sa gorge se tordit douloureusement. Et elle était complètement hors d'elle, parce-que ce fait là, dans son esprit tendait à s'évanouir au profit du fait qu'elle avait envie de lui. C'était insultant, dégradant, irrespectueux, contre nature. Pourquoi pensait-elle moins au fait que ce soit un monstre, et plus à celui qu'il avait un visage d'ange?
Pourquoi se montrait-il si prévenant, si attentionné? Elle se dégoutait de se laisser aller à penser qu'il était peut-être sincère, qu'il était charmant. Mais c'était ce même aspect vampirique qui l'envoutait, elle en était persuadé, et se dire ça c'était encore pire.

Le silence s'installa, long, alors que dans sa tête tourbillonnait ce flot de pensées contradictoire.
Soudain elle frémit, n'était-ce pas l'amorce d'un geste vers elle l'instant d'avant?
Il se leva si vite qu'il fut flou pendant un court instant. Dans la mi-pénombre qui voilait la chambre, ses yeux lui parurent luire se vissant aux siens. Elle se redressa lentement, elle pû presque sentir la croute de sang qui souillait l'arrière de son crâne retenir des cheveux dans leur mouvement naturel, lorsqu'il se placèrent plus en pagaille que jamais sur ses épaules. A ce moment là, sa tête blonde se plaça dans le rayon de lumière que filtrait les rideaux. Elle se leva, et chancela quelques secondes. Retrouvant peu à peu son équilibre elle se plaça avec précaution et sans mouvement brusque directement devant la fenêtre. Puis elle se mit à parler.

« Vous avez dis que vous ne saviez pas si vous alliez me tuer... Mais je pense que si vous vouliez le faire j'aurais déjà le cou... »
 
Elle ne finis pas sa phrase, se touchant du bout des doigt le côté de son cou. Elle ravala avec difficulté sa salive. La lumière chaude et diffuse du soleil réchauffait son dos, rassurante. Elle s'était placé ici pour s'assurer qu'il te tenterait rien contre elle, se croyant protégé par la lumière.

« Qu'attendez-vous de moi? »
*Tu aurais dû dire: Je peux partir maintenant?*
« Je n'ai aucune confiance en vous, et je ne sais même plus comment j'ai pû atterrir ici. Je ne suis pas Mira, et je n'ai aucun lien avec vous. Qu'est ce que je suis censée dire ou faire? »

Toute la pression accumulée depuis des semaines faisait céder ses barrières. Sa voix s'enroua et ses yeux s'embuèrent. Ses poings se blanchirent aux jointures mais elle demeura droite et fière, ses yeux planté dans les siens.
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Aiden Howard
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MessagePosté le: Mar 5 Jan 2010 - 22:40    Sujet du message: Souvenirs et Confusion... [Abandonné] Répondre en citant

-Je n'ai aucune confiance en vous, et je ne sais même plus comment j'ai pû atterrir ici. Je ne suis pas Mira, et je n'ai aucun lien avec vous. Qu'est ce que je suis censée dire ou faire?

 Mes traits se durcirent. J'étais redevenu le vampire froid et distant que j'étais depuis la mort de Mira. Pourquoi Leen ne partait-elle pas tout simplement ? C'était trop dur ? Elle serait déjà morte si je l'avais souhaité donc pourquoi insistait-elle ?
Pour une raison inconnue, je rentrai dans une colère froide :

-Je vous l'ai déjà dit Leen. Je vous ai amené ici suite à votre blessure à la tête, pour que je vous puissiez vous reposer et récupérer car je ne savais pas, et je ne sais toujours pas, où vous habiter. Je ne vous ai pas suivi pour monter quelconques machinations au sujet de Mira, car s'il y a bien un sujet sur lequel je ne plaisanterais pas c'est bien celui-là. De plus, si j'avais voulu vous tuer, je l'aurai fait lorsque vous étiez sans défense hier soir, et si j'avais voulu vous mordre, violer ou tout ce que vous voudrez ensuite, durant votre sommeil, vous l'auriez senti au réveil. A présent je vous propose de partir tranquillement de votre coté mais vous pensez toujours que c'est un piège. Réfléchissez deux minutes s'il-vous-plaît, que pourrais-je donc attendre de vous à part les raisons que j'ai énoncé il y a quelques secondes ?
 Je vais vous dire la vérité à présent, ma rage froide devint tristesse, vous ressembler, comme vous le savez, à un être, Mira. Je vous ai dit qu'elle avait été chère à mes yeux, mais sans plus de précisions. Les voilà : Mira était une vampire. Elle était mon Sire, c'est-à-dire celle qui m'a transformé en vampire. Et par dessus tout elle... elle était mon amante. Et si je vous ai épargner, si je vous ai ramené ici, si je me suis occupé de vous, et si je vous propose de partir sans rien dire, c'est parce que je la retrouve en vous Leen. Je retrouve en vous celle que j'ai aimé : à travers vos traits, vos expressions, et votre odeur. Vous devez sans doute penser que je suis fou à lier, j'eus un sourire amer, et c'est peut-être le cas d'ailleurs.
 Vous aviez raison, vous ramenez ici n'était qu'une erreur. Je n'ai fait que remuer des souvenirs enfouis, et qui auraient dû le rester. Vous pouvez partir librement à présent, n'ayez crainte, et reprendre votre vie normale. Ah, je réprimai un sourire amusé, et ce n'est pas la peine de vous réfugier sous ce rayon lumineux il n'est pas mortel pour moi.

Elle eut une expression que je n'arrivai pas à déchiffrer. Et lire dans ses pensées ne m'apprit rien tellement ces dernières étaient confuses. Mais j'avais compris l'essentiel. Elle n'avait pas eut une vie facile non plus. Je le voyais à son visage, et ses rides soucieuses qui n'étaient pas nouvelle. Et croyez-moi, les vampire excellent pour déceler ce genre de choses. J'eus un élan de compassion pour cette jeune humaine.

-Je peux vous raccompagner chez vous si vous voulez. Et si jamais un jour vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez-pas.

Leen ou pas, elle était toujours Mira pour moi, je ne pouvais l'abandonner ainsi, mon corps entier s'en révoltait. Lorsque que je la vis s'éloigner du rayon lumineux et s'approcher de la porte d'entrée, je réprimai un frisson de désespoir, je souhaitais de toute mon âme me jeter sur elle, et l'empêcher de partir. Mais je ne pouvais pas, je ne devais pas. Sinon, mon discours n'aurait eut aucun sens. Elle ouvrit la bouche pour annoncer sa décision, et je retins un frisson d'appréhension. M'autoriserait-elle au moins à la raccompagner ? J'avais très peu de chances, après ce qu'elle venait d'endurer. Pour elle, j'étais une bête sauvage, un monstre assoiffé de sang et sans pitié qui n'attendait que le meilleur moment pour lui planter un coup de couteau dans le dos. Mais là, ses pensées avaient changées, et je ne saurai dire si c'était en bien ou en mal. Nous verrons.    
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Leen Alba
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MessagePosté le: Jeu 21 Jan 2010 - 01:07    Sujet du message: Souvenirs et Confusion... [Abandonné] Répondre en citant

Quand les derniers mots étaient tombés, immédiatement et avec une prise de conscience fulgurante, elle se sentit ridicule. Pourquoi devait-elle toujours verser dans le mélo-dramatique? Pourquoi tout ceci la touchait à outrance?
Ces derniers jours à accumuler une tension qui lui rompait les nerfs, toujours à guetter un bruit, toujours à se retourner dans la rue le soir. Ces dernières nuits à laisser la télé allumée parce que c'était le seul bruit qui, rassurant, pouvait taire ses propres délires. Croire que cette ombre bougeait, que cet autre murmurait un grondement. Elle tout simplement morte de peur depuis des jours et des jours, et si elle aurait pu s'observer à travers les yeux de l'homme qui lui faisait face, surement ne se serait-elle pas reconnue. Quel était cette débauche agaçante et mielleuse de sentiments, eux qui d'habitude lui faisaient tellement défaut. Perdue comme elle l'était, elle n'était plus qu'un être écorché, qui ultra-sensible, criait de douleur à chaque fois qu'on le sollicitait.
Elle fut brutalement arraché aux flot de ses pensées quand ses yeux s'accrochèrent au visage dur et froid que lui offrait le vampire. Le visage qu'il servait à ses proies. Sa voix s'éleva, et en son sein vibrait une colère terrifiante, car assourdie par un contrôle de soi sans faille. Il était cassant comme la glace que l'on brise sous son talon. Ses premiers mots lui firent l'effet d'une douche froide et il était clair que son but était de mettre les points sur i.

Elle ressemblait à quelqu'un qui lui était chère. C'était la raison pour laquelle elle était en vie. Il ne pourrait pas la toucher de ce fait. Elle pouvait rentrer chez elle. Point.
 
C'était limpide, et de façon assez incroyable ça se finissait bien. Elle encaisserait très bien les remontrances qu'il lui ferait, elle admettrait bien qu'elle était idiote. Parce qu'elle commençait à le croire. Cependant, sous le coup des reproches, le ridicule qu'elle s'imaginait incarner lui courba un peu l'échine.
Puis les traits si durs et froids se coulèrent en un masque de tristesse, à peine voilé. C'était fascinant cette façon si naturelle et dévoilée qu'il avait de vivre ses sentiments. Il lui expliqua son histoire. Leen se demanda comment pouvait-il se livrer avec si peu de pudeur, mais après tout, il avait surement l'impression de s'adresser à son défunt amour, pas de tabou.
Il lui demandait si elle le trouvait fou. Surement. Mais ça avait ce goût de souffre qui vous cambrait les reins et dilatait les pupilles. Vu l'état de fatigue mental dans lequel elle pataugeait, c'était à se demander comment ce genre de pensée pouvait encore effleurer son esprit. Elle la chassa d'ailleurs aussi vite qu'elle était apparue.

Quand il lui proposa de la raccompagner jusque chez elle, la jeune femme sut que c'était Mira qu'il voulait raccompagner, que c'était celle-ci qui emplissait ses yeux et avec qui il voulait prolonger l'entrevue. Après cette peur panique et le contrôle relatif qu'elle avait sur elle même, ce fut comme si quelque chose se rompait. Un étrange calme s'empara d'elle, ses muscles se relâchèrent et son visage devint aussi neutre que si elle s'adressait à la porte vers laquelle elle se dirigeait. Sans se retourner elle répondit d'une façon simple et dont les raisons lui était inconnues à elle aussi. Elle ne fut pas froide, mais les vieilles habitudes avaient su surmonter la fatigue. La coquille se refermait. Elle la voulait imperméable à la fascination qu'il exerçait sur elle, insensible à l'élan charnel qui lui rongeait la peau. Parce que, ce qu'elle croyait percevoir, ce qu'elle pensait suscité d'intérêt chez lui, ce n'était pas pour elle, mais pour son « Sire » comme il la nommait. Ou en tous cas, pour quelqu'un d'autre. Elle avait l'habitude de n'être « rien ». Alors pourquoi dire oui? Elle n'en savait rien, et pourtant ce sont ces mots qui s'échappèrent:

 - Merci. Alors on y va.

Sa main crocheta la poignée de la porte et l'ouvrit. Elle s'engagea dans le couloir, elle marqua un temps d'arrêt, elle ne savait pas trop quel chemin emprunter. Elle remarqua le chrome un peu plus loin des portes d'un ascenseur. Tout ici évoquait le luxe et l'ambiance était feutrée. Le bruit de ses pas furent étouffés par un épais tapis de haute facture. Leen appuya avec application sur le bouton qui indiquait le rez-de-chaussée. Elle sentit dans son dos, la présence déstabilisante du vampire qui l'avait suivi après avoir fermé la porte de la chambre. Après une sonnerie discrète, les portes s'ouvrirent, et ils s'engouffrèrent l'un après l'autre dans la cabine, que Leen trouvait bien trop étroite. Pas qu'elle se découvrait claustrophobe, mais rester stoïque aussi près du jeune homme allait être sans aucun doute une épreuve. foutue condition humaine...


Dernière édition par Leen Alba le Lun 25 Jan 2010 - 23:09; édité 2 fois
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Aiden Howard
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MessagePosté le: Jeu 21 Jan 2010 - 23:19    Sujet du message: Souvenirs et Confusion... [Abandonné] Répondre en citant

-Merde, jurai-je.

 Le mot m'avais échappé. Je m'étais vite aperçu que m'engager dans l'ascenseur avec elle était une erreur. De nouveau soif. Et ses veines qui pulsait sur son cou. Comme si elle ne demandait qu'à être croquée. De plus, la cabine était beaucoup trop étroite pour deux, et elle devait se serrer contre moi. Et son corps cambré indiquait aussi que l'ascenseur n'était peut-être pas le seul responsable.
 La tension était palpable et des gouttes de sueur coulaient le long de nos corps respectifs, pour des raisons différentes. Les secondes semblaient devenir minutes, et les minutes des heures. J'évitai par dessus tout de croiser son regard, action aux conséquences sans doutes désastreuses. Le silence se fit long. Puis s'éternisa. Ma main tapotait nerveusement contre le mur opposé à Leen, provoquant un bruit qui me semblait presque assourdissant.
 Une lenteur presque insupportable, et cet ascenseur qui n'en finissait pas de descendre. Bon dieu, mais on n'était pas au 31e étage tout de même ! Je fermai les yeux. Mes les odeurs devinrent plus vives, m'obligeant à les rouvrir pour m'empêcher de me jeter littéralement sur la jeune femme. Elle haletait. Moi aussi.
 Mes pupilles et narines dilatées, je devais ressembler à un monstre. Mais mon charme vampirique devait couvrir tout ça, car Leen ne semblait pas vouloir se décoller de moi. Putain. Mon corps tendu alternait entre désir et envies de meurtres. Et une chaleur plus bas m'indiqua qu'une partie de moi était d'accord avec ce que je venais de penser.
 Respirer... Inspirer... Ne penser à rien. Malheureusement ma technique minable ne servait pas et nous nous rapprochions de plus en plus l'un de l'autre. Je la regardai avec ardeur. Et ses yeux de braises me renvoyait la même chose. Il ne valait mieux pas que je lise dans ses pensées. A ce moment là, une musique classique résonna dans la cabine, nous faisant sursauter. Vous savez bien, les musiques stupides que vous trouverez dans 90% des hôtels chiques.
 Pris d'une soudaine confusion, nous nous écartâmes l'un de l'autre et attendîmes la fin de la descente silencieusement -pour changer- en évitant tout contact physique, ce qui était assez difficile je dois dire.
 Un nouveau bruit stupide nous avertit que nous venions de toucher le fond. Les portes s'ouvrirent avec un chuintement inaudible, et nous nous ruâmes hors de l'ascenseur, inspirant de longues goulées d'air frais. Parfait, la crise était passée. Nous avançâmes jusqu'à la porte d'entrée, puis je m'arrêtai, m'autorisant à souffler un peu. Puis je me reprit et me redressai, retrouvant sans doute une apparence un peu plus humaine.
Ne sachant pas si Leen connaissait ce quartier de Seattle, je la guidai jusqu'à l'endroit où je l'avais agressée, ce qui nous prît une bonne demi-heure. Arrivé sur place, je jetai un coup d'œil vers le mur taché de sang séché et frissonnai. Je me retournai, mes lèvres s'étirant en un sourire carnassier.
Leen, si frêle et pale dans la nuit. Si fragile. Elle en plus... elle avait froid. Je lui tendit ma veste.

-Tenez, les humains attrapent vite froid. Ce serait dommage de vous voir malade, je devrai vous garder quelques jours supplémentaires avec moi. Je...

Elle avait adopté une mimique boudeuse, que Mira utilisait très souvent dès que quelque chose n'allait pas. Je me détournai d'elle, troublé. N'était-elle pas la vivante incarnation de mon Sire ? Si seulement elle pouvait se rappeler. Se souvenir. Je pourrai la transformer et nous retrouverions notre vie d'avant. Mais elle ne se souvenait pas. Et elle n'était pas l'incarnation de Mira. Je lus dans ses pensées qui m'indiquèrent d'elle-même le chemin à suivre.
Une dizaine de minutes et nous étions arrivés devant un immeuble simple, que rien ne différenciait des centaines d'autres non loin.

Nous nous approchâmes de la porte, et je la laissai entrer, la regardant anxieusement. Pris d'une soudaine nostalgie à la vue d'un être cher qui s'en allait à nouveau, je reculai dans l'ombre.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:20    Sujet du message: Souvenirs et Confusion... [Abandonné]

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