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What a wonderful world [Victor]

 
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Blanche d'Aliènor
Djinn

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MessagePosté le: Sam 25 Avr 2009 - 00:36    Sujet du message: What a wonderful world [Victor] Répondre en citant

Petite sœur !....

Blanche courre dans une vaste plaine ensablée... L'horizon est flou et le soleil frappe le sol de ses rayons ardents.

... Petite sœur !!!


Elle s'enfuit. Loin, le plus loin possible... Elle courre sans se retourner. Vite, le plus vite possible et elle ne ressent aucune fatigue. Le sable défile sous ses pas à une vitesse ahurissante.
Autour d'elle, il n'y a rien. Où que se porte son regard, le désert s'étend à perte de vue. Les dunes rouges s'enchainent, se chevauchent, se mélangent. Elle est perdue... Mais elle ne s'arrête pas, il faut fuir.


Salvanüt !


Elle arrive au sommet d'une haute colline. En contrebas, quelques ruines limées par le temps et les tempêtes... C'est là bas. En un clin d'œil elle se retrouve dans un labyrinthe de hauts murs ensablés. Elle avance en longeant les couloirs qui se succèdent, tous identiques. Elle tourne à droite, puis à gauche, puis encore à gauche... La nuit tombe. Blanche sent la panique la gagner.

Salvanüt...

Il n'y a pas d'issue. Le temps n'existe plus et les murs semblent se resserrer. Tout va trop vite, tout va toujours trop vite.

Petite sœur, qu'as-tu fait ?


Le souffle commence à lui manquer, les murs se rapprochent...

    ... Je te tuerais.








Blanche se redresse dans un cri, elle manque d'air. D'un geste vif elle repousse le drap qui l'empêche de respirer convenablement. Sa respiration saccadée siffle dans la chambre sombre, elle tousse, les larmes lui brouillent la vue. Elle ne voit rien... Puis elle ressent l'urgence. Il faut se lever, et vite... Elle se précipite aux toilettes, chancelante, et s'écroule sur la cuvette pour vomir tout ce que son estomac contient encore. Sur son front, les mèches collées de sueur semblent figées... Quelle heure peut-il être ?
L'alcool ne lui a jamais réussit... Mais si quelqu'un pouvait au mieux décrire l'effet de l'alcool sur l'organisme des djinns, c'est bien elle. Cette invention humaine a du bon.
Un nouveau haut le cœur lui tord le ventre, elle vomit à nouveau.

Encore ce cauchemar... Quelle affligeante banalité. Habituellement, seules les héroïnes de mauvais romans connaissent ce genre de désagrément. Cela donne une facette mélodramatique au personnage, un coté torturé qui plait généralement au lectorat féminin en mal de lyrisme. Blanche n'ignore pas cet affligeant cliché, et cela la laisse amère. Elle est une mauvaise djinn, elle fera somme toute une humaine banale.

Au bout d'un quart d'heure, son estomac est finalement vide. Elle se redresse avec difficulté et prend la direction de la cuisine, titubante. Son crâne la fait souffrir, et si elle n'était si terre à terre, elle pourrait jurer que le marteau de Thor se niche à l'intérieur de sa tête.
Un vague regard à la pendule lui apprend qu'il sera bientôt quatorze heures.
Elle progresse difficilement dans son petit appartement encombré et mal rangé. Partout des vieux journaux, des sculptures inachevées, des sacs d'argile, des outils souillés... Son appartement est aussi son atelier. L'idée qu'un rangement s'impose l'effleure à peine. Quand on cherche à se fondre dans la masse des humains, mieux vaut faire bonne figure et rester « politiquement correcte »... Mais à quoi bon ?

Après avoir bu une demi bouteille d'eau, elle s'affale dans le canapé. Dehors, le ciel est couvert, comme habitude. Une lourde chape de nuages couvre le ciel étouffant.


What a wonderful world...murmure Blanche, ironique, d'une voix encore éraillée par le sommeil.

Avec des gestes lents, presque tremblants, le regard vide, elle se redresse face à la table et commence à rassembler le matériel. Une feuille, une cigarette, un morceau de carton... Et quelques grammes de la douce Marie Jeanne.
Blanche a l'habitude d'user des drogues humaines, surtout ces derniers temps. Dire qu'elle les apprécie serait sans doute exagéré... Mais comme l'alcool, elles ont leurs avantages, et l'amnésie qu'elles lui procurent parfois mérite de supporter les quelques désagréments qui vont avec.

Quelques instants plus tard, Blanche est assise sur les quais d'Elliot Bay, le regard perdu dans les eaux sales. Sa robe blanche froissée ondule lentement au grès de la petite brise. Elle fume son deuxième joint de la journée, il n'est pas encore quinze heures... Étrange.
Elle aimerait se souvenir, mais elle n'y arrive plus. Cela lui fait du bien. Elle sent ses veines battre un rythme régulier. Son cœur est calme...Les yeux lui piquent légèrement. Cela lui fait toujours le même effet. Si les humains s'habituent à ses substances, pour elle, c'est une éternelle première fois.

Ce qu'elle préfère, c'est l'héroïne... Mais à fumer. Elle ne supporterait pas d'abimer sa peau. Elle a essayé beaucoup de drogues ces derniers mois et l'héroïne reste la meilleure, le grand voyage, le grand plongeon. La seule chose qu'elle n'a pas encore testé, c'est sans doute le sang de vampire...
A cette pensée, Blanche éclate de rire... Quelle ironie.

_________________


Dernière édition par Blanche d'Aliènor le Dim 4 Oct 2009 - 05:33; édité 3 fois
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MessagePosté le: Sam 25 Avr 2009 - 00:36    Sujet du message: Publicité

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Victor Woodward
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MessagePosté le: Sam 25 Avr 2009 - 10:44    Sujet du message: What a wonderful world [Victor] Répondre en citant

~ WoodWard World ~


Je ne sais pas pourquoi, je suis incapable de dormir après une opération. Comme si le sang giclant me reste en tête, comme des images, des flash-backs, tel les femmes violées de téléfilms d’après midi, la vie comme un feuilleton. Il est un peu ridicule de croire qu’un chirurgien puisse être ainsi hanté par de telles images mais la réalité est qu’on ne s’habitue pas au sang, à la chair tranchée, aux artères sectionnées. Tout ce à quoi on s’habitue, c’est de tenir un objet pouvant causer la mort, rendre le vie ou encore, juste embellir.

Intéressant paradoxe, n’est-il pas ? Un chirurgien est un Dieu. Il est le point central entre la vie et la mort mais on fait appelle à lui si notre nez nous semble trop gros... D’un autre côté, il y a quelque chose de très flatteur dans tout ça car que je retire une tumeur cancéreuse, que je donne la mort ou que j’embellisse un corps, à tous les coups, je répare les erreurs du Créateur. Je ne suis pas Dieu, je suis tellement supérieur à lui...

Quoiqu’il en soit, je suis incapable de fermer l’oeil malgré les 24 dernières heures que j’ai passé debout (et là, je ne comptes que MES heures à moi, j’ignore si j’ai dormis avant ça ou si l’un ou l’autre de mes amis sont allés s’amuser sans moi). Je n’aime pas penser au sang... Je devrais arrêter de tuer, bordel, mais c’est tellement bon ! Meilleur que tous les hallucinogènes réunis, faire souffrir un sujet, l’entendre crier, lire la panique et la douleur dans son regard, mais quel plaisir, quel sentiment de pouvoir ultime. Ce que je préfère, ce sont les vieux pervers. Oui oui, je sais bien, un peu cliché, tout ça, mais il est vrai que d’entendre ces hommes d’un certain âge succomber à mon scalpel me procure une joie semblable à la vengeance des bafoués. Que voulez-vous ? J’ai adoré
I Spit On Your Grave...

Donc, si le sang me dégoûte toujours un peu, j’aime penser à mon patient de la veille. Un peu tordu, me direz-vous, mais c’est de mon dont on parle, n’est-il pas ? Alors je repense à ce type d’hier soir, un peu perdu, un autre pervers. Un type qui était du genre à se payer les services de Travis... Quel bonheur ce fût de lui trancher la peau, à la recherche de sa masse musculaire cachée derrière le gras de ses chairs. Mais le réel plaisir était les doux hurlements. Vous savez, dans les films d’horreur, c’est toujours les filles qu’on entend crier et il y a une raison pour ça. Le cri des femmes est cristallin haut perché, il décroche un nombre impressionnant de décibels. D’où le titre de « Scream Queen » attribué à Jamie Lee Curtis avant de devenir aussi commun que les films de l‘industrie. Le cri des mâles est tellement singulier à chaque fois. Et c’est toujours une surprise, on ne sait jamais comment le mec va hurler. Va-t-il faire sortir de sa gorge un son guttural, rauque, viril, va-t-il tenter de retenir ce cri par orgueil purement masculin ou alors va-t-il s’époumoner ? Mais le plus amusant, et ça, ça me fait rire jusqu’aux larmes, c’est d’entendre le joueur de football balaise qui hurle dans les aiguës comme une fillette. Comme il est bon de planter ces petits prétentieux et de les entendre exploser leur infériorité...

Tout est une question de pouvoir, en fait. J’aime avoir le pouvoir sur ces créatures, mes patients, mes essais et mes erreurs.

Alors que je me lave les mains du sang qui commençait à sécher sur ma peau blanche, je regarde mon reflet dans le miroir. Je suis tellement blanc que je dois avoir l’air de l’un d’eux. Pas que ça me dérange, les gens peuvent bien penser ce qu’ils veulent de moi, je m’en fiche, mais n’empêche, il faudrait que je dorme un peu. Je sais, je n’y arriverai pas, l’adrénaline dans le sang et le sang dans la tête, mais bon, un jour, il faudra que je dorme... Mes pensées commencent à être confuses, mon corps réclame le sommeil mais je ne me m’endors pas. Morphée, prend moi...

Je me passe un peu d’eau fraîche sur le visage et m’assèche au revers de ma manche. Je dois marcher un peu, me balader afin de m’épuiser et me donner le sommeil. Je sors donc dans le matin gris, c’est plein de cageots et pas de taxi... Je marche sans but quand je butte dans une marche. Je passe à deux doigts de m’écrabouiller la gueule contre le ciment mais je rattrape mon équilibre Dieu sait comment. Me promenant ici et là, je tombe sur elle, quelque part sur le quai. J’ignore comment je suis arrivé ici mais je m’en remercie, j’adore cet endroit.

Et cette femme est là, elle semble ailleurs, profitant d’un quelconque euphorisant. Elle est ici mais semble là-bas, très loin de ce que les simples mortels connaissent. Elle ne semble pas au sommet de sa forme elle non plus. Peut-être cherche-t-elle de quoi se faire planer ? Je pourrais peut-être passer un deal avec elle. Je lui fais une prescription de ce qu’elle veut en échange de quelques comprimés contenus dans le flacon. Car un toubib qui se prescrit des Xanax ou des Valium à lui-même, ça fait toujours suspect... Vaut mieux passer par un intermédiaire et la jeune planeuse (ou devrais-je dire planante ?) est ce que j’ai sous la main dans l’instant...

J’approche de la fille, l’air cool, détendu. Ça va, avec les fringues que j’ai sur le dos, je n’ai pas trop l’air d’un flic. Les mains dans les poches, tel un dealer merdeux qui se les gèle sur le trottoir, coup d’oeil à gauche, coup d’oeil à droite, personne de nuisible en vu... Personne DU TOUT en vue, en fait. Alors, comme un vrai petit revendeur de bas étage, l’air ailleurs (mais certainement pas au même ailleurs qu’elle) je demande d’une voix basse :


- Tu cherches quelque chose ?

Je devrais peut-être avoir peur qu’elle me fasse pincer mais je suis beaucoup trop épuiser pour m’en faire de ces futiles détails...
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Blanche d'Aliènor
Djinn

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MessagePosté le: Lun 27 Avr 2009 - 01:59    Sujet du message: What a wonderful world [Victor] Répondre en citant

Tu cherches quelque chose ?

*Qui me parle ?*

Elle est jolie cette voix... Un peu grave, un peu rauque. Elle sonne bizarrement cette voix, éraillée, cassée. Il y a comme une fatigue, une lassitude qui vibre dans son timbre. L'homme a du se laisser aller à de nombreux excès récemment, c'est peut être pour cela que Blanche se sent déjà bien. C'est le propre de l'humain que d'être en confiance auprès de qui nous ressemble. On dit que la voix est un second visage... C'est en tout cas la première facette qu'elle connait de celui qui se tient à ses cotés, car elle est encore absorbée dans la contemplation hypnotique des reflets de lumière dans l'eau dansante.
Elle est jolie cette voix... Il y a tant et tant de reflets dans cette intonation. Il parle comme s'il voulait se faire passer pour ce qu'il n'est pas, il parle comme s'il voulait seulement être ce qu'il laisse paraître, il parle... De quoi parle-t-il ?
Mais déjà les idées se brouillent, elles sont trop nombreuses, elles vont trop vite, et Blanche s'y perd si facilement...
Elle est jolie cette voix...



Tu cherches quelque chose ?

*Tout...*

Ce qu'elle cherche ?... Haha... Ce qu'elle cherche... Elle sourit dans sa tête. Mais elle cherche tant sans jamais rien trouver, et c'est si difficile.
Peut-on passer sa vie à chercher vainement quelque chose ? Courir pour l'argent, courir pour le savoir, courir pour le renom, courir pour le bonheur, courir pour des idées... Est-elle à ce point devenue humaine ?
Des idées... Qu'il doit être beau de vivre pour des idées... Avoir des convictions, un but, un espoir. Avoir foi en ses idées et se battre pour elles... Qu'il doit être beau de mourir pour des idées.
Ce qu'elle cherche ?... Une raison d'avancer, une envie, quelque chose à défendre, quelque chose en quoi croire.
Mourir pour des idées, d'accord, mais de mort lente.



Tu cherches quelque chose ?

*Rien.*

Bien sûr que non... Elle ne cherche rien. Elle veut juste être là, sur ce port, regarder l'eau couler et qu'on lui fiche la paix. Tout va trop vite, tout va toujours trop vite, alors de grâce, qu'on la laisse regarder le temps courir. On l'a laissée sur le bord de la route, alors au diable les autres, au diable la vie, et au diable le reste.
Finir son joint, rentrer, boire une vodka citron, sortir pour Central District, se shooter, peut être s'abandonner dans les bras d'un autre junkie, vomir dans le caniveau et rentrer se coucher dans le froid du petit matin.
Y'a pas de secret, y'a pas de mystère. Elle veut juste qu'on lui laisse sa petite routine, c'est la dernière chose qu'il lui reste. Alors merde.



Tu cherches quelque chose ?

*Un chez moi.*

Blanche n'est de nulle part. Si le sang du peuple djinn bat dans ses veines, c'est celui d'une paria qui coule aujourd'hui. Le désert, la demeure d'Aliènor, le désert, la rue, et petit appartement sur Elliot Bay. Et toujours le désert.
Blanche n'est de nulle part. Elle n'a plus de racines, elle n'est plus elle même. Mais a-t-elle seulement déjà été quelqu'un ? Personne ne l'attendra ce soir, à part peut être un de ses dealers. Alors elle cherche un endroit, un chez elle, quelque part ou se poser, quelque part où
être. Peut être même quelque part où le temps s'écoulera moins vite.


Tu cherches quelque chose ?

Il en a de belles lui...

Qu'est ce que t'as à m'offrir ?
_________________
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Victor Woodward
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MessagePosté le: Jeu 30 Avr 2009 - 03:59    Sujet du message: What a wonderful world [Victor] Répondre en citant

- Qu'est ce que t'as à m'offrir ?

~ Sammy ~


Un gros câlin ?

La madame, elle a l’air bizarre, elle n’est pas vraiment là, elle a l’air ailleurs. Elle a l’air gentille, elle a l’air méchante, elle a l’air perdue. Elle a une cigarette et c’est pas bien de fumer. Ma maman dit que la cigarette, ça fait bobo. La madame, elle va avoir les poumons tout noir, elle va tousser beaucoup, comme moi, quand je suis malade, mais elle, elle va pas guérir et elle va mourir. Oui, les gens qui fument des cigarettes ils meurent et puis ils vivent plus. Et c’est triste, ça, les gens qui vivent plus.

Elle a l’air un peu triste la madame, et c’est triste, parce que elle est jolie. Les jolies dames, elles devraient toujours sourire et être belle et danser et sourire et être heureuse. C’est triste de voir une madame triste. J’aimerais ça, moi, lui dire que tout ça bien aller, j’aimerais ça, lui donner un gros câlin. Mais moi, je dis qu’il faut qu’elle arrête la cigarette. Si elle écrase la cigarette, elle pourra être heureuse encore. C’est pour ça qu’elle est triste, c’est parce que, bien, elle sait qu’elle va mourir, parce qu’elle a une cigarette. Il faut qu’elle arrête, c’est pas bon pour elle et ça pu ! Et pis, ça fait mourir, c’est pas bon...


~ ~ ~


- Qu'est ce que t'as à m'offrir ?

~ Travis ~


Un bon coup de queue ?

Hein ? Hein, ma jolie, ça te dirait que je fasse claquer mes couilles contre ton cul ? Putain ! Quand je te regarde comme ça tirer sur ton joint du bout des lèvres, ça me donne des envies... Si tu savais comme j’aurais envie de voir ces lèvres pulpeuses sur mon gland et je te garantie que tu aimerais ça, ma grande ! Te défoncer ta gueule défoncée à ce que tu fumes... T’en redemanderas, c’est garanti, poulette !

Et t’es chanceuse, en plus, les mecs, je les fait payer, mais toi, ma grande, je te fais ça gratos ! T’imagines ta chance, j’espère. Du jus de bite à Travis, régales-toi ma cocotte, ça coûte d’ordinaire...

Allez ma belle, allonges-toi et apprécie ton infériorité...


~ ~ ~


- Qu'est ce que t'as à m'offrir ?

~ Victor ~


- Ce que très peu de tes amis peuvent t’offrir...

J’inspire l’air frais et matinal de Seattle, ma ville, mon amour. Comme on s’y sent bien dans cette métropole américaine. Comme il fait bon vivre ici et quelle joie d’y partager sa vie avec Theobald. J’aime ce vampire et j’aime cette ville aux milles opportunités. Tout ici est possible comme cette rencontre, par exemple, avec cette junkie un peu perdue qui ne demande sûrement rien d’autre qu’une substance illicite de plus...

Le sang de cette jeune femme doit ressembler à une fête où tout le monde est invité... Et où les invités vomissent partout... Néanmoins, en cette seconde, elle me semble parfaite pour ce que je désire.


- Des prescriptions...

La fille semble ailleurs mais je crois que son intoxication ne l’empêchera pas de comprendre mon plan très simple...

- Écoute, on fait un marché ! Tu me dis ce que tu veux comme prescription, je peux t’offrir ce que tu veux... Et on partage 50/50... Ça te va, t’es pas trop stone, tu comprends bien ?

~ ~ ~


Il regretta instantanément d’avoir fait cette proposition, comme la matérialisation d’un fantasme qui nous excite depuis longtemps mais qui, dans le moment, ne semble plus une si bonne idée que ça. Il devrait faire attention à qui il demande de lui rendre ce genre de service, ça pourrait lui attirer des ennuies. Cela dit, elle ne semblait pas en état de nuire à qui que ce soit...






HJ- Plagiat ? Heu... Non, j’ignore ce que c’est... -__-’
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Blanche d'Aliènor
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MessagePosté le: Dim 3 Mai 2009 - 06:28    Sujet du message: What a wonderful world [Victor] Répondre en citant

Des prescriptions…Dans l’esprit de Blanche, le mot avait toutes les caractéristiques d’un rocher au milieu d’un torrent. Ça bloque, ça glisse, et ça sépare la rivière en deux.


~Inside~




Ça bloque.



    |Particulièrement ignorante du vocabulaire médical, il lui fallu bien quelques secondes pour cerner le propos, et le flot mugissant de ses pensées mal définies s’y heurta violemment. Ce très court instant de mort cérébrale lui paru pourtant durer déraisonnablement longtemps, et elle eut presque le loisir de s’en réjouir. Tout ce qui courrait dans sa tête s’était tu, figé comme la statue sous ses doigts. Un de ces plaisirs infimes qui font qu’une vie peut être heureuse…Un petit morceau de néant dans une marmite en ébullition.|




Ça glisse.




Prescription. De prescrire,  rédiger une ordonnance.
Ordonnance.  D’ordonner, donner un ordre, exiger quelque
chose. L’Ordre, la stabilité sociale. Le calme bien pensant, l’équilibre
politiquement correct…L’ordre, l’autoritarisme, la contrainte, l’obligation…Aller
à l’encontre de ses envies pour suivre la ligne de conduite officielle, brider ses aspirations
et par extension, ne pas coucher avec son vampire. Prescription. De prescrire, rédiger une ordonnance.
Ordonnance, délivrance de médicaments par un médecin. Médecin, Médicaments. Objectif : soigner, apaiser,
chasser la douleur, chasser les troubles, revenir à l’état neutre.
Eviter les ennuis.


Conclusion :

Prescription : Ne pas coucher avec son vampire évite les ennuis.

Et ainsi de suite… Dire qu’il paraît que pour l’organisme humain, le cannabis anesthésie le mental. 



Ça sépare la rivière en deux.

 C’est particulièrement douloureux.


 
Le cerveau gauche. Le rationnel. Oui, une prescription est la manière parfaite de se procurer de nouvelles doses en minimisant les risques. C’est une couverture, le plus sur moyen.

Le cerveau droit. Le rêve. Oui, fuse, fiz et fraise tagada, dealer viens à moi. C’est rouge, c’est large, c’est extra large et ça clignote comme un néon de motel au bord d’une route.



MORPHINE
 


Conclusion : Heureusement que la rivière une fois séparée coule toujours dans la même direction.




~Inside~





…Morphine ?
_________________
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Victor Woodward
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MessagePosté le: Lun 4 Mai 2009 - 05:19    Sujet du message: What a wonderful world [Victor] Répondre en citant

~ Morphine ~


Cette petite junkie à la tête étourdie veut de la morphine. C’est presque drôle quand on y pense. Pourquoi me suis-je donné la peine de lui demander ce qu’elle désirait comme un serveur esclave de ses clients. Ne sait-elle pas que cette merde rend accroc aussi rapidement de le crystal meth ? C’est dangereux cette merde, sérieusement. Il y a tellement d’anti-dépresseurs et de narcotiques que je pourrais lui prescrire, mais il est fort à parier que « Morphine » est le premier mot (voir le seul qu’elle connaisse) qui clignote dans sa tête quand on lui parle de prescriptions médicales.


~ Morphée in ~


Bon, il faut aussi dire que ça ne m’ennuie pas autant que je le voudrais. Un petit trip main dans la main avec Miss Morphée c’est in, s’injecter de l’héroïne, c’est out ! Je ne touche à rien de ce que je ne peux moi-même prescrire et dans l’instant, une virée à la morphine ne me déplairait pas. Tu veux de la morphine, cocotte ? Morphine tu auras...


~ More ? Fine ! ~


Je sors donc mon précieux petit calepin et je griffonne rapidement ce que la fille un peu trop stone à mon goût me demande. Je suis persuadé qu’elle salive déjà comme le chien de Pavlov à l’idée de s’injecter cette substance destructrice dans les veines mais elle sera déçue. Pas question que je l’envoie chercher une seringue. Dans l’état actuel, elle se ferait très certainement questionner et il est clair qu’on la jetterait dans une cellule de prison sans passer GO. Et sur qui ça tomberait ? Le médecin dont l’identifiant est en entête de la prescription... Non merci ! La dame va prendre sa morphine par voix orale et je pari tout ce que j’ai que la junkie aux lèvres de suceuses est familière avec cette voix...


~ Mort fine... ~


Je tends le bout de papier griffonné en me disant que ça semble trop facile. Tant d’années d’études pour ouvrir des visages ensanglantés, charcuter des chairs flasques et avoir le privilège de se procurer toutes les drogues imaginables en claquant des doigts, ça valait le coup, quand même !

Élan soudain de lucidité. Je ne devrais pas prendre ce dérivé d’opium, ça risque d’éveiller mes démons. Substances illicites égale porte ouverte pour la pute et le gamin. Toutes les drogues, c’est bien connu, sont de graves stimulants à toutes les maladies mentales et bien que je les considère comme des êtres à part, mon corps ne le perçoit pas de cette façon. Ça risque d’être laid, très laid !

L’ange sur mon épaule droite me dit de ne pas tout risquer inutilement.

Le démon sur mon épaule gauche me dit que j’ai grandement besoin de vacances cervicales.

Malheureusement pour nous tous, je suis un homme faible...


- Tiens ! Et achète du jus d’orange, ces comprimés sont durs à avaler !
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Blanche d'Aliènor
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MessagePosté le: Sam 9 Mai 2009 - 04:29    Sujet du message: What a wonderful world [Victor] Répondre en citant

Le foyer crépite une dernière fois, rouge et sale au bout de ses doigts. La fumée âcre roule sur ses papilles en laissant derrière elle cette trainée au goût de noir, toxique, avant de descendre en cascade dans sa gorge. La bouffée d'air qui l'accompagne emporte avec elle l'essence de la ville alentour, ses quartiers aux couleurs de bitume, intelligence blanche, et grise religion. Et l'effluve s'évente et se consume, transportée à cent à l'heure des veines au cœur. C'est la dernière, l'Ultime d'un parmi tant d'autre... Toujours ce même goût amer qu'ont les dernières séances. L'abandon se propage, diffusant son coton dans les muscles, flottement derrière les yeux. Le brouillard qui l'enveloppe y puise son substrat comme un condamné sur sa dernière cigarette; bientôt le vent l'emportera. La petite brise caresse la peau fine de sa plume, dernier bain de douceur infinie dans le suspens de quelques grains de temps.
Blanche envoi son mégot dans le canal.

Tic, tac, les heures sont comptées. Maintenant chaque seconde la rapproche de l'instant fatidique... Quand les lumières éthérées s'éteindront, quand son sang sera de nouveau pur, quand elle y verra clair, alors Elle reviendra. Aussi tranchante et mordante qu'au premier jour dans sa longue robe noire de juge implacable, et Elle lui rappellera droit dans les yeux, Elle lui rappellera les vilaines histoires qui font mal et qu'on voudrait ne plus jamais entendre... Méchante, méchante, méchante Réalité, toute en acier.
Quand on tombe entre ses griffes, il faut vite retrouver de quoi s'envoler, s'envoler, s'envoler...
Car il ne faut pas croire les histoires de docteur, il y en a partout des enfants qui ont peur. Et les monstres aux yeux jaunes cachés sous les lits de nos esprits ne s'appellent pas tous Victor. Ils portent de bien plus vilains noms, comme Trahison, comme Torpeur, comme Théobald... Tout est tant taché, tout est entaché... Tout est tenté ?

Alors il faut aller vite maintenant, Blanche... Te raccrocher au papier qu'il te tend, te raccrocher à la promesse dans ses yeux bleus, une promesse en mort, en feu, en i, en nœud... Lève toi, rattrape la, envole toi, et cours aussi vite que le vent te portera car le brouillard s'en va déjà. Plis dans la robe qui se déplient, aucun effort, c'est un sursis... Au bout des doigts le walhalla, qui se rapproche, qui se rapproche, qui se rapproche... C'est le premier pas de l'Homme, c'est dans l'ordre des choses, le vin pour l'enivré, la drogue pour le camé.

Et tout dérape.




Adrénaline et vrai envol... Chaussure blanche, petits talons traitres ont glissé sur le bord du pont et le canal tout en bas qui tourne de l'œil. Vilaines, vilaines, vilaines planches en bois trempé de dernière pluie. Équilibre, apesanteur, et autres lois de physique endémique se rappellent avec vigueur aux pas du doux rêveur.
Écarquillés, enchantés, la neige de ses yeux gris s'illumine,
.......................................................................................et un
...........................................................................................début de
.................................................................................................sourire
................................................................................................. nait sur
........................................................................................................ses
....................................................................................................lèvres
...........................................................bleue............................en forme
...............................................................orange..................de joli
O
......................................................................une............rond
............................................................................comme


La vie est drôle, si drôle qu'elle en tombe et qu'elle en rirait si elle en avait le temps. C'est une blague, ça éclate comme un rire d'enfant, c'est léger comme les volants de sa robe qui virevoltent, et tragique comme un réflexe terre à terre : Sa main s'accroche à la volée, à la toute première chose qui se trouve à sa portée... C'est une autre main, douce, et tellement plus froide que la sienne, un corps étranger - le corps médical en l'occurrence-.
Suspens d'espace après le temps, hésitation furtive, un souffle en trop et tout bascule avec l'eau du fleuve en ligne de mir. C'est la chute, dans tout son art, et toute la poésie qui va avec ; le quai se tourne, le ciel est sol et l'air est siffle. Un mètre... Pas le temps d'être navrée pour ce bon docteur qu'elle emporte avec elle vers les flots brillants. Derrière eux les rayons de soleil, auréole dans les cheveux noirs de son infortuné dealer. Deux mètres... On peut en rire, c'est juste un rêve, et le réveil arrive...


          ...PLOUF !

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:41    Sujet du message: What a wonderful world [Victor]

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