Blackout Index du Forum
 
 
 
Blackout Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

Raison et sentiments ...

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Blackout Index du Forum -> HORS-JEU -> Archives -> Archives RP
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Nawel Swatt
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Lun 20 Avr 2009 - 13:39    Sujet du message: Raison et sentiments ... Répondre en citant

Une alarme de pompier, une course contre la montre, un essoufflement qu’on doit dissimuler, des paroles brèves échangées, et un diagnostic posé. Nous sommes dans les urgences, tout n’est que bref et rapide, pas le temps de penser, pas le temps de se rendre compte des événements. Une nuit dans cette enceinte effervescente, une nuit où tout semble habituelle. Le monde ne ressemble plus aux traditions réelles, mais est rempli d’idées folklores. L’homme est aveugle du danger, et le brave à tout moment tel une tentative de suicide, un cri d’alerte, d’une souffrance non dissimulée. Je suis qu’une simple infirmière parmi tant d’autres, pourtant je suis une djinn, je suis protectrice des traditions, et un ange de l’homme. Je surveille les faux pas, je soigne les maux, et rassure l’homme, je suis gardienne de leur souffrance. J’essaye de suivre ma vocation, mes deux passions : celle de soigner, et celle de protéger. Chercher les douleurs, et trouver les responsables aux dents longues, j’essaye de me dessiner un chemin, et d’aider l’homme à combattre ses démons.

Il est à peine minuit, et la fatigue de la nuit commence à se sentir, mes jambes me semblent lourdes, et mon dos semble crier fatigue. Mais une nouvelle alarme, un nouveau patient, les pompiers arrivent à toute vitesse, je me précipite.

Pompier :
Homme de 25 ans, blessures multiples, et a fait un arrêt cardiaque dans le camion, nous l’avons choqué, il a maintenant une tension à 9/4 et un pouls à 45.

A la vue de ce jeune homme, je su toute de suite que ses blessures n’étaient pas faites par un simple accident, on pouvait observer des entailles à deux trous sur tout le corps. Il avait été le gouté de certains vampires, ou alors il était une marionnette qui se laissait tout simplement vider. Mais une de mes confrères me rappela une chose :

- Mais comment a-t-il pu survivre avec tant de blessures

Et la tout me devient clair, il était l’instrument des vampires, un pauvre joujou sans intérêt pour cette race, il était juste un humain de plus, mais avait l’honneur de gouter à leur vitae. Il était une simple goule. Un pantin désarticulé qui amusait au début, et qui maintenant mourrait. Il s’éteignait à petit feu du à ses blessures, mais bientôt par un effet de manque. Il allait être pire qu’un toxicomane, il fallait lui trouver du sang, il fallait le soigner, je devais faire quelques choses, mais en ai-je le droit, le devoir, ne vais-je pas contrebalancer mes droits. Je regardai de nouveau cette tête endormie sur ce brancard, tout le monde s’époumonait pour le faire vivre, il était si jeune, il devait être si naïf, il ne se rendait surement pas compte du danger, de la mort imminente. Que je hais ces sangsues, pourquoi faire endurer cela à un homme, les vampires sont devenus non plus une légende terrifiante, mais une réalité cauchemardesque.

1h30 le médecin chef avait enfin stabilisé le patient, et demanda qu’on le surveille toute la nuit, je me proposai sans hésiter, de plus j’allais être accompagné dans simple interne, j’arriverai facilement à faire passer du sang dans cette chambre, pour combler le manque de cet homme. Ce manque qui allait surement se déclarer d’ici peu. Je devais lui prendre les constantes toutes les demi-heures, et vérifier, si ses blessures n’allait pas déclencher une crise hémorragique. Mais dans mon rôle de Djinn je devais vérifier bien plus, savoir bien plus, et dans mon rôle de protectrice je devais l’aider à consommer du sang, je le devais. L’interne allait surement arriver, je décidai de partir pendant quelques minutes, pour m’approprier des poches de sang, afin de combler la prochaine crise de mon patient.

2h Je n’avais encore vu personne, et mon patient commençait à ouvrir ses yeux, d’un premier temps, il observa la chambre, il semblait si vide, si triste, si torturé, que je ne dis mot pendant sa contemplation. Puis après je lui rappelai où il était, et ce qu’il avait subit, j’essayais d’utiliser des mots justes, et doux, pour ne pas le choquer, je ne voulais pas le juger, je ne voulais pas le montrer du doigt, je comprenais dans son regard, qu’il avait eu besoin de s’échapper de ce monde qui l’emprisonnait. Après 10 minutes d’explication, il commençait à s’agiter, à transpirer, et à trembler, il était en manque… Je posa ma main sur son visage, et lui dit ces quelques mots :

- ne t’inquiète pas, je sais, il me regarda ébahie, puis je lui soufflai ces dernières phrases: t’inquiète pas je te comprends, je ne te juge pas, mais tu vas devoir garder le silence sur tout cela, je vais t’aider, rassure toi … J’existe pour cela.

Il se calma, mais je sentais ce besoin absurde, je sentais qu’il devait boire, et vite. Je me dirigeai vers l’office, il n’y avait personne, tout était calme, l’interne devait être dans un autre chambre, je devais me dépêcher. Je pris une poche de sang, et la versa dans un bol, la chauffa quelques minutes pour que l’effet soit encore plus puissant, puis me dirigea avec précipitation dans la chambre de mon protéger.

Je relevai la tête de mon patient, et le fit gouter le sang tiède que je lui proposais, il ne s’arrêta pas une seconde voulant boire absolument tout. Je contemplai cette scène, elle était si triste, si animale… Les vampires l’avaient transformé en mi-monstre, c’était tellement désolant. Il se rendormit directement après avoir bu, comme sil était rassasié. Je commençais à culpabiliser, mais il ne fallait pas, j’étais faite pourquoi, pour aider, pour sauver, et protéger, j’avais juste fait mon devoir enfin, je le pense…

Je sortie de la chambre, mais …. La porte s’ouvrit avant, la tasse dans mes mains se fracassa, elle était vide, mais des éclaboussures de sang s’étaient propagées sur ma blousse blanche, j’essaya de rattraper rapidement les morceaux de ma tasse, sans voir qui était la personne présente dans la pièce, tout en gardant mon calme, et ma contenance, j’expliqua pourquoi je me trouvais la avec cette tasse :


- J’avais entendu un bruit étrange dans cette chambre, j’étais dans l’office en train de boire un café et je l’ai emmené avec moi, je sais je n’aurais pas du, je m’excuse. Sinon le patient va bien, et ses constantes sont bonnes le mensonge était gros, mais j’espérais que le médecin était bien trop fatigué pour chercher une autre explication.
J’étais toujours pas relevé, je ne savais toujours pas quel visage avait mon intrus, et je devais l’avouer, être confronter à quelqu’un ce soir était pour moi un obstacle à surmonter. Confronté à une épreuve, l'homme ne dispose que de trois choix : 1) combattre ; 2) ne rien faire ; 3) fuir. Pour un Djinn il dispose que d’un choix : mentir.
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Lun 20 Avr 2009 - 13:39    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Jibril de Nepheim
Djinn

Hors ligne

Inscrit le: 24 Jan 2009
Messages: 2 128
Localisation: Hôpital Grace CHU

MessagePosté le: Ven 24 Avr 2009 - 00:42    Sujet du message: Raison et sentiments ... Répondre en citant

Elle est morte.

J’ai saisit ses dernières émotions avant qu’elle ne s’éteigne doucement, petite âme sur son lit d’hôpital, sa lueur a vacillé et elle s’en est allée. C’était une enfant, à peine dix ans, les yeux verts et les cheveux sombres, une petite poupée de porcelaine, martyre qui a poussé son dernier souffle devant moi, le sourire aux lèvres. Le froid me recouvre, il pénètre mes os, dans cette chambre vide, mais je ne ressens rien. Ni peine, ni regrets. Moi aussi je suis vide, je pense que je l’ai toujours été, incapable de ressentir quoique ce soit. Je me nourris des émotions des autres, ils me permettent de me sentir vivant… Mais elle est morte et je garde encore un instant en moi cet apaisement qu’elle ressentait… le lâcher prise. Je frissonne, ce monde est si froid, trop pour nous.

Je soignais cette patiente depuis une semaine entière, pour mon premier véritable stage parmi les humains. J’apprend à différencier leur mode de fonctionnement d’avec ceux des djinns, nos corps sont différents, j’ai eu beau étudier la science de la guérison dans ma dimension et terminer premier de ma promotion, je sais que rien n’est pareil pour les humains. Pourtant ma couverture est efficace, j’ai fourni de faux papiers, me permettant de rejoindre directement les dernières années du doctorat et j’ai suffisamment de réelles connaissances pour ne pas me faire suspecter. Je ne suis pas un imposteur, du moins pas totalement.

Je prend l’ascenseur, je traverse les couloirs, en direction de la chambre du prochain patient que je dois visiter. On m’a déjà remis son dossier, il vient à peine d’arriver et je le lis rapidement en marchant d’un pas paisible. Toutefois, la description de ses plaies me fait froncer les sourcils et la méfiance me recouvre avec force. J’ose espérer qu’aucun humain ne fera la relation avec cette légende qui court dans le monde. La panique des vampires n’a déjà que trop fait parler d’elle, il faut que cela cesse! Leur existence ne doit rester qu’un mythe… Je vais donc m’arranger pour trouver une raison logique à ces plaies et étouffer l’affaire par un diagnostic plus plausible qu’un attaque de vampire… A-t-il conscience de qui l’a attaqué? Je dois le voir sans plus tarder.

Je me dépêche donc de gagner sa chambre et j’ouvre la porte d’un geste un peu trop vif. J’ignorais que quelqu’un se trouvait juste derrière… pourtant, un bruit de vaisselle brisée m’apprend que j’ai heurté quelque chose avant même que je ne pénètre dans la pièce. C’est bien ma veine… Je pousse un soupir alors que j’entre enfin, prêt à m’excuser, j’imagine que c’est tout ce qu’il me reste à faire. J’aperçois alors devant moi une jeune infirmière, c’est elle que j’ai bousculée et elle se baisse pour ramasser les débris avec zèle. Je la regarde à peine, mon regard la dépassant pour balayer la pièce et se poser sur le patient installé dans son lit. Il semble dormir du sommeil du juste…Toutefois cela ne m’empêchera pas de l’examiner séance tenante. La pitié ne m’habite pas, je désire surtout me rendre compte de ses symptômes.


« En effet, vous n’auriez pas dû. Bien, le mal est fait, inutile d’y revenir.»

Mon ton est froid bien que calme, sans doute un peu trop cassant, pourtant je ne peux m’en empêcher, le manquement aux règles de toute nature a tendance à me contrarier. Je baisse enfin les yeux sur la jeune femme, me demandant presque ce qu’elle fait encore là, lorsque je remarque les traces de sang sur sa tenue. Sa tunique est salie assez fortement et cela attire mon regard. Je lui tend alors la main, saisissant son bras avec douceur pour l’aider à se redresser. Nos yeux se croisent enfin, je ne reconnais pas ses traits mais il y a tant de personnel dans cet hôpital, je ne peux pas connaître tout le monde…

« Vous êtes vous coupée? Allons laissez moi voir, c’est aussi de ma faute après tout, j’ai ouvert la porte assez brusquement. »

La main de cette jeune femme ne me parait pas aussi froide que celle des humains que j’effleure habituellement, je garde la mienne un instant dans la sienne, sans quitter ses yeux. Par rapport aux djinns, ces êtres ont une température corporelle bien inférieure en principe et pourtant, cette jeune femme a la peau aussi chaude que la mienne… Je dois m’assurer que mon impression est la bonne et pour cela, la seule manière est d’introduire un aspect de notre culture dans ma question, de manière à rester discret. Sait-on jamais.

« Vous avez l’air fiévreuse mademoiselle. Savez-vous qu’il est interdit de travailler en étant malade? Il serait nécessaire pour vous de prendre un peu de repos, à moins que les nixes ne vous aient pris en otage. »

Les nixes, ce sont un peu les croque mitaines du monde des djinns, des animaux sauvages qui hantent les dunes la nuit et qui empêchent les enfants de dormir de peur… Etre pris en otage par les nixes est une expression qui signifie qu’on souffre d’insomnie. Reste à voir ce qu’elle y répondra. Je poursuis cependant, impatient d’en savoir plus sur l’agression.

« Qu’en est-il de votre patient, vous dites avoir entendu un bruit, s’est-il réveillé depuis qu’on l’a amené ici, a-t-il dit quelque chose? »

J’espère fortement que la réponse sera négative, je veux être le premier à entendre son histoire avant qu’il n’ameute tout le personnel…
_________________
~Gardien des Portes~


~Nemaïdès de Nepheim~
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:43    Sujet du message: Raison et sentiments ...

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Blackout Index du Forum -> HORS-JEU -> Archives -> Archives RP Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | créer forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template lost-kingdom_Tolede created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com