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Beau soir pour mourir [libre]

 
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Mathias Amalric
Vampire

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MessagePosté le: Jeu 26 Mar 2009 - 20:12    Sujet du message: Beau soir pour mourir [libre] Répondre en citant

Ce soir est un nouveau soir, cette fois je raccroche, marre de gérer ces tordus de vampires, marre de suivre la cause de ce vieil indien de mes deux, marre de buter du djinn… Qu’ils aillent tous se faire mettre! Je m’occupe de mon casino, je reste tranquille dans ma boite et basta! Ouais… tu parles, je dis ça tous les soirs… Cette idée fait naître un sourire sans joie sur mon visage, je suis pourri jusqu’à l’os et il faut croire que ça me fait marrer. Je suis maso, c‘est un fait. Et ce soir, comme par hasard, mon barman a la crève, du coup, c’est moi qui le remplace. Le patron derrière le bar, on aura tout vu… Ils ont pas intérêt à me faire chier, déjà que je ne suis pas d’humeur…

Cinq, six, sept… je ne compte même plus le nombre de verres de cognac que j’ai servi à ce type mal rasé, bientôt, il roulera sous la table mais peu importe. Vu qu’il paie, j’empoche et je la ferme, je ne suis pas le genre de mec à faire la morale aux clients. Je serai même content qu’il en crève, il a une sale gueule ce type, et il m’emmerde à baver sur mon comptoir. S’il se met à gerber, je le fou dehors ! Pauvre cave, il me dégoûte… Je le laisse sans regret dans les bras d’une des filles pour m’occuper d’un autre mec qui vient de se pointer, il réclame une bière pression et je la lui sers, mousseuse à souhait.

« C’est 9.50 $ »

*Le fric, toujours le fric.*


Il fait chaud dans ce bar, contrairement à l’extérieur et je ne suis vêtu que d’un jeans et un gilet de cuir qui libère la vue sur mes tatouages. Je soulève une des mèches de cheveux qui me tombe dans les yeux et je laisse échapper un faux soupir, j’ai besoin d’une clope, merde. Que mon cadavre soit vide ou non, je veux de la fumée, je veux m’y fondre. Je matte le nouveau venu, je le jauge, il n’est pas mal fichu, un peu morose, certes, mais qui ne le serait pas dans ce quartier de merde… De quoi j’ai envie en ce moment ? Peut être de lui palper un peu les miches, histoire de voir, ça pourrait être marrant... Ouais. Dans le fond, deux pauvres types sont aux machines à sous, en gros la salle est vide, normal, on est en semaine. Kate et Laura sont en train de danser, elles sont carrément nulles ce soir, même si elles sont bien gaulées, c’est pas le top. Mais qu'est ce qu'elles me foutent? Encore camées jusqu'à la moelle sans doute… L’ambiance est à chier et j’ai envie que ça bouge. Life is a bitch.

« Kate, t’es morte ? »
« Change de disque, Mathias… »
« C’est ce que je fais, ma poule, ça t’aidera, qui sait. »

Kate se trémousse en rythme, elle passe sa vie dans le bar, cette pétasse, son job c’est inciter les mecs à miser, à cracher leur fric, soi-disant elle porte chance et y‘en a qui la croient. Je la regarde d’un œil vague et j’en profite pour faire une pause et sortir une clope. La musique est sensée me détendre, ça fait des heures que je bosse et la soirée ne fait que commencer. J’inspire une profonde bouffée, niant le trou du’c qui m’appelle de sa voix nasillarde. J’aime ce boulot, c’est plutôt sympa d’habitude mais je sens que ce poivrot me cherche et ça commence à m’énerver. Colérique, moi ? Oh si peu.

-"Hey Mat’ ! Sers moi zen zune autre… hips ! J’ai dit maintenant, t’entend ! Bordel !"
-"Ta gueule Joe."

Ma voix grave reste calme, je suis et je reste zen. Je laisse le mec s’exciter, en appelant à l’injustice du monde et à l’incompétence des barmen. Ben voyons. La fumée s’échappe de mes lèvres entrouvertes en volutes bleutées. Mon regard effleure les contours des fesses de Kate, distraitement, j’attends le spectacle. Elle s’est penchée vers le blond du bar, lui offrant une vue panoramique sur ses lolo, va-t-il y plonger et savourer ses douceurs ? Mais le type n’a pas du tout l’air intéressé, voilà même qu’il refuse poliment. Et c’est là qu’il commence à m’intriguer, à croire que j’ai rien d’autre à foutre que de me poser ce genre de question… C’est quoi son problème, il est fauché ? Non, il commande une autre chope et je coince ma clope entre mes dents tandis que je la lui sers. Son odeur n’est pas celle d’un mortel, elle est sauvage, animale et mes yeux verts s’égarent dans les siens un instant, je l’observe écluser sa chope rapidement. Quoi, c’est un Djinn?

"Dis moi, tu es pressé ou tu cherches à te saouler la gueule vite fait ? Tu me diras, c’est pas mes oignons mais, si tu te casse, je trouverais ça bien dommage…"

Impossible d’avoir une conversation tranquille, moi qui espérais tirer les vers du nez de ce bellâtre à mon aise, Joe a décidé de se prendre une beigne ce soir. Il a fini par dégueuler sur la fille qu’il tenait dans ses bras et bien évidemment, le drame éclate. Elle lui fracasse son verre sur la tête, un mouvement impulsif qui va lui valoir des ennuis. Le poivrot a enserré le cou de la danseuse de ses mains et son pauvre visage a viré au bleu. Laura est tellement camée qu’elle ne se rend compte de rien, elle continue à danser, mécaniquement, debout sur le bar juste en face d’eux. Le spectacle pourrait être amusant d’un certain point de vue tant le contraste est étonnant. Mais bien sûr, Kate se met à hurler dans mes oreilles comme un goret qu’on égorge.

« Hiiiiiiiiiiiiiii »Ou à peu de chose près.

« Bordel, Joe, lâche là … »

Je n’ai pas dû me montrer convaincant, faut dire que j’ai jamais vraiment pu blairer cette petite putte… Mais lorsque Joe se met à déblatérer de nouvelles âneries, mon sang ne fait qu’un tour et mes yeux luisent de ma haine.

« Quoi ? Hips ! Sale clebaaard ! Tu vas me mordre ? »

Déjà j’ai bondit par-dessus le bar avec souplesse, et mon poing fait plus ample connaissance avec la mâchoire de Joe qui s’écroule à terre. Je le saisit par la peau du dos pour le conduire illico presto vers la sortie, avec les compliments du clebard, je lui met mon pied au derche, l’envoyant valser sur le trottoir. Me frottant les mains, je m’apprête à revenir au comptoir, si le blond n'a pas décidé de se casser après tout ça, c’est que j’ai vraiment du bol… Pourtant, je sens une présence derrière moi sur le trottoir, si c’est Joe qui a décidé de me faire chier, je le bute, voilà c’est dit.
_________________

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MessagePosté le: Jeu 26 Mar 2009 - 20:12    Sujet du message: Publicité

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Hongwei Zhang
Invité

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MessagePosté le: Jeu 9 Avr 2009 - 04:18    Sujet du message: Beau soir pour mourir [libre] Répondre en citant

Je marchais d'un pas actif dans la nuit noire tout en m'efforçant de faire le vide dans ma tête après cette montée d'adrénaline si familière qui survient lors de la chasse. Je n'avais pas vu son expression au moment de mourir. A vrai dire j'avais délibérément évité de croiser son regard durant cette seconde fatidique. Mes yeux se portent plutôt sur les épaules de ma victime ou sur ses mains, de cette manière je peux parer à une éventuelle attaque, ou à un brusque sursaut d'instinct de survie justifié mais totalement vain. Mais ce n'est pas la véritable raison et ma conscience n'est pas dupe. Si j'ai pris au fil du temps cette habitude c'est uniquement par commodité, car dépersonnaliser ses victimes revient tout simplement à nier leur humanité. Ainsi mon travail consiste plus à « réguler l'équilibre des forces » qu'à « ôter la vie d'un homme » à ce qui l'un dans l'autre revient au même mais toute la nuance réside là.

Ce concept, cette idée de penser est très largement répandu chez les Djinns ayant suivi un entraînement drastique et peu orthodoxe. Je fis parti de ceux là, ceux capable de laisser leur conscience de côté et de se transformer en véritable machine de guerre le temps de leur mission.
Est-ce une bonne chose ? N'en est-ce pas une ? Je l'ignore et pour être franc avec moi-même, je ne me pose pas la question. Je n'ai pas envie de laisser mon esprit vagabonder dans ces réflexions. Je sais juste que cela a fait ses preuves sur moi, que de cette façon je n'ai pas à dealer avec ma conscience et que je n'éprouve ni regret ni remord à faire ce que j'ai à faire.

Je n'avais rien programmé pour cette soirée, ainsi je flânais à droite à gauche et laissais le vent porter mes pas au gré de ses envies. Telle une ombre, tel un fantôme errant, je parcourais mon nouveau quartier de part en part, dans les moindres recoins comme pour graver chaque rues, chaque établissements dans ma mémoire. Presque inconsciemment je me mis à trifouiller les poches de ma veste marron afin d'en sortir un paquet de cigarettes ainsi qu'un petit briquet. Les quelques passants que je croisais ne semblait pas vraiment me porter attention, d'ailleurs maintenant que j'arrivais dans une zone plus fréquentée, je pris soin de réguler mon allure et de calquer mes pas sur ceux des badauds qui malgré l'heure tardive continuaient de sortir en masse pour prendre un peu de bon temps. Sur ma gauche il y avait une foule monstre qui attendait bruyamment pour franchir les portes du Crystal Planet, cette boîte de nuit qui faisait un réel tabac et où les VIP se mêlaient indistinctement avec toute la populace de Seattle. Certains venaient même de loin pour avoir la chance d'y entrer, mais toute cette frénésie autour de ce nouveau phénomène me laissait pour le moins indifférent.

D'un geste machinal, je portai la cigarette à ma bouche et aspirai une longue bouffée avant d'expirer doucement la fumée en face de moi et de regarder le nuage être rapidement balayé par le souffle du vent.

Alors que j'observais tous ces gens enlacés, souriants et insouciants, je reconnu un visage parmi la foule. Matt. Il s'agissait de l'un de mes collègues de travail, une jeune recrue, un ptit bleu comme on dit dans le milieu et envers lequel je m'étais pris de sympathie.
Lui aussi m'aperçut et alors que je me fendis d'un sourire aimable, il arriva à ma hauteur bientôt suivi d'une ravissante rousse et me donna une franche accolade en guise de salutation. Gêné par son geste mais à la fois agréablement surpris, je me contentai pour ma part de lui tapoter amicalement le dos tout en saluant son amie d'un signe de tête. Puis il se recula et me gratifia de son éternel sourire d'imbécile heureux.

"Hé mec, tu t'es perdu ou quoi ? Je vois que ça pour expliquer ta venue au Central District dans le quartier chaud."

Voyant que mon visage gardait la même placidité, il se renfrogna quelque peu avant de me questionner d'un ton blasé.

"C'est encore pour le boulot je présume? Je trouve ça désolant que tu négliges autant ta vie privée, viens donc t'amuser un peu en notre compagnie !"

Prenant un air péquenaud plus vrai que nature, je me penchai vers eux pour leur avouer d'un air embarrassé que je ne savais pas très bien danser. Ma fausse confidence sembla couper court à la conversation et en les observant l'un et l'autre, je fus satisfait de déceler sur leur visage une pointe de malaise car c'était absolument l'effet que je cherchais à produire. Profitant de l'occasion je les saluai bien bas avant de prendre congé.

Ma virée nocturne m'emmena finalement devant un casino bar illuminé tel un lampion géant à la tombée de la nuit. Je n'étais pas particulièrement friand des jeux d'argent, en revanche ma bouche était sèche comme du papier de verre, il me fallait à boire. De plus c'était l'occasion rêvé pour profiter du cadre luxueux et extravagant qu'offrait le casino car je n'étais pas certain d'y remettre un jour les pieds.

A quelques pas du perron, me voilà témoin d'une scène pas aussi rare qu'on pourrait le penser. Sans moufter un mot, je toise d'un regard interrogateur l'espèce de sac à vin qui se fait brutalement expédier sur le trottoir sans lui porter plus longtemps mon attention. En effet, alors que je m'avance encore je remarque que le gérant, qui se tient dos à moi, vient de s'immobiliser et que tout son corps reste figé. Intrigué, je relève les sourcils en me demandant l'espace d'une seconde si la fragrance exotique et épicé de mon sang n'aurait déjà pas révélé ma présence. Probablement pas. Mais restant sur mes gardes, je lui adresse un mince sourire courtois tandis que je le dépasse et que je viens m'adosser au comptoir avec nonchalance en attendant qu'un barman prenne ma commande.
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Mathias Amalric
Vampire

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Messages: 252

MessagePosté le: Ven 24 Avr 2009 - 11:15    Sujet du message: Beau soir pour mourir [libre] Répondre en citant

Faire fuir le client, c’est mal. D’autant plus lorsqu’ils sont blindés de fric comme notre ami Joe. Toutefois, si les pourboires qu’il file sont proportionnels à son degré d’alcool dans le sang, sa connerie monte au même rythme, et j‘ai tendance à vite saturer. Je me retourne, méfiant, la présence que j’ai senti derrière moi appartient à un plouc que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam. Un asiatique un peu zarbi, j’aime pas trop son allure ni son parfum mais j’ai pas le temps de l’étudier. Il me sourit et il rentre, voilà un mec optimiste comme je les aime, mouais… un peu trop débonnaire pour être honnête cependant. Le pochard quant à lui, s’est étalé lamentablement sur le trottoir, bavant des menaces ridicules, le visage tuméfié par la beigne que je lui ai mise. Il va ramasser sa graisse et vaciller jusqu’à un autre bar, à moins qu’il ne tombe ivre mort quelque part en chemin, ce qui est plus probable. Avec un peu de chance, il en crèvera.

« J’vais l’dire à Steve, c’que t’as fait! Et ton casino de merde sera rasé, jte l’dis! Beuhrheur »

« Menacer en vomissant, ça n’a rien de crédible mon gars. Et ton Steve, ça a beau être un mafieux, je ne crois pas qu’il se mouillerait pour une merde dans ton genre. Casse toi. » dis-je avant de tourner les talons.

De retour au comptoir, je m’efforce de chasser ces mauvaises ondes de mon esprit. Elles tournoient encore dans mes prunelles alors que je balaie la place d’un regard froid. Mon visage est sombre et, sous mes sourcils plus noirs que le charbon, mes yeux pourraient tirer des balles de haine. J’arrête mon regard sur le blond, toujours présent, visiblement, ce remue ménage ne l’a pas totalement dégouté du club. Et mon chinetoque s’est assis pas loin de lui au bar. Courageux les gars, des poules camées, du vomi sur le bar… faut qu’ils soient motivés… A leur place, je serais déjà en train de courir, de fuir loin loin de cette soirée pourrie ! Muni d’un torchon, j’essuie la bouillasse, les filles ont cessé de danser, évidemment un étranglement ça jette un froid mais quoi, ce sont les risques du métier! Pourtant, je relève la tête, croisant un regard d’un bleu pur, il me surveille de trop près ce blond, je suis sûr que c’est un djinn, et un bleu en plus, il ne serait pas si peu discret autrement. Okay, il veut mourir? No problemo. Il me sourit avec niaiserie et se met à me poser des questions. Tu mène l’enquête baby? Cool, je vais te la jouer grand naïf.


« Il n’y a pas beaucoup de monde ce soir, vous travaillez ici depuis longtemps? Je m’appelle Franck, j’espère que ça ne vous dérange pas si on discute un peu, je ne connais personne à Seattle… Je peux savoir votre prénom? »

Mathias, tueur de djinns, pour vous servir… ouais ça ferait du bien la franchise, non? Non.

"Pauvre petit, c’est dur la vie tout seul, hum? Deux minutes, tu sais quoi, vas m’attendre près de la table la bas, on va faire une partie de poker ensemble. Je sers les autres clients et je m’occupe de ton cas, je vais te trouver de l’amusement tu vas voir. »

Ma voix est légèrement moqueuse, comme toujours. Je le déshabille du regard, mes yeux le caressent sans honte, glissant sur ses lèvres roses, effleurant son corps et ses muscles bien dessinés que je devine sous son t-shirt. Il s’exécute docilement et je le regarde s'éloigner pour aller s'asseoir à une des tables du fond, le pauvre, il croit pouvoir me tirer les vers du nez. Si c’est de l’animation qu’il recherche, je suis tout disposé à lui en donner tant qu’il veut… à ma manière bien sûr… Il va y avoir du djinn au menu ce soir. Je m’écarte du blond pour revenir au bridé. Je tente de lire ses pensées mais sans plus de succès, mais c’est quoi ce bin’s? Un rassemblement de gobelins ? Well, un à la fois... Je me pointe face à lui, un verre offert, ça calme les gens, c’est bien connu.

"Bonsoir, désolé pour le spectacle tout à l‘heure, c‘était navrant mais ça arrive parfois. La maison t’offre ce que tu veux, fais ton choix. Par la suite tu voudras peut être jouer un peu, les tables t’attendent… en charmante compagnie" Ajoutais-je en évoquant les filles…

En parlant de nana, la danseuse étranglée a fini par retrouver sa voix. Nasillarde, larmoyante, la blondasse niaiseuse dans toute sa splendeur. Tout ce que je déteste en fait. Dommage que Joe n’ai pas achevé le travail, ça m’aurait fait des vacances. Je me retourne vers elle avec un léger soupir, depuis que j’ai couché avec elle la semaine dernière, cette conne me colle au train. Quel pot de glu, misère…

"Merci! Oh merci Mathias, j’ai cru que ce porc allait me tuer, tu m’as sauvé, je savais que tu tenais à moi, je… oh Mathias…"

"Laisse"

Gloria la petite pute tremble comme une brindille dans le vent, ses larmes ont laissé des sillons noirâtres sous ses yeux de cocker. Elle s’avance vers moi en tendant les bras toute frétillante, entre deux sanglots étouffés, la crise de nerf n’est pas loin. Sur sa poitrine dénudée, la gerbe du poivrot dégouline encore et je m’écarte avec dégout. Ouais, je suis son héro du jour, génial, mais si je peux éviter son débordement affectif, ça m’arrangerait.

"Hey cocotte, le rimmel qui coule, ça n’a rien de sexy, on t’a jamais dit? Allez dégage et va te laver, tu pues. "

Je lève les yeux au ciel alors que Kate entoure la gamine de ses bras protecteurs, me lançant un regard lourd de reproche. Mathias est méchant, hé oui, c’est pas nouveau! Secouant sa crinière bouclée avec dédain, Kate entraîne son amie vers les toilettes pour dames, lui murmurant à l’oreille ses conseils avisés. Même si Gloria est en train de chialer, je peux les entendre parfaitement, mon ouïe d’immortel est trop fine pour laisser échapper ses remarques.

"Mais laisse le tomber, ma chérie, c’est un salaud, il ne te mérite pas! On devrait crever les pneus de sa moto! Allez, je vais te mettre des glaçons sur ta gorge, tu veux?"

Hum, il faudra que je les surveille ces deux là, c’est que j’y tiens à ma bécane! En même temps, ça ne m’étonne pas de Kate, je sais que je lui ai tapé dans l’œil à cette pétasse. Dommage pour elle, j’aime pas les girafes. Me retrouvant enfin en paix, je cherche des yeux Franck, le djinn débutant… quelle idée ils ont eu de coller un gamin à ma surveillance, il n’a pas l’ombre d’une chance le chérubin. Dès que l’autre asiatique a passé sa commande, je vais l’emmener faire un tour dans l’arrière salle… On va rigoler oui. Je lance au chinetoque quelques paroles d’encouragement, les filles vont revenir plus tard, en pleine forme, faut pas qu’il en doute. Je me sers moi-même un bon grand verre de whisky, pas de glaçon, les gonzesses ont tout piqué, tant pis, je le boirai donc sec.

"A la tienne! Au fait, tu t’appelles comment? Moi c’est Mathias. Si tu veux que je te conseille une fille, t’hésite pas, je les connais sous tous les angles…"

Œillade complice… Et si c’était autre chose que tu voulais mon gars, faut pas hésiter non plus… Je peux bien en bouffer deux ce soir, y’a pas de malaise.
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Hongwei Zhang
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MessagePosté le: Jeu 30 Avr 2009 - 01:13    Sujet du message: Beau soir pour mourir [libre] Répondre en citant

Adossé au comptoir j'en profitai pour jeter un regard circulaire sur la grande salle tout en m'efforçant de cacher la déception qui se lisait sur mes traits.
La façade était pourtant prometteuse mais l'intérieur n'avait pas le même standing que les autres établissements de jeux auxquels j'étais coutumier. Sans compter les filles totalement dépourvu de la moindre once de grâce ou d'esthétique. Pourtant tout comme les compagnes de danse ou de chant qu'on trouvait dans certains clubs, j'étais prêt à parier qu'elles devaient surtout amasser de l'argent par les services qu'elles assuraient ensuite. Sauf qu'ici, il ne s'agissait que de deux pauvres potiches siliconées dont la présentation laissait malheureusement à désirer bien qu'elles soient mignonnes.


*Bon sang, où suis-je tombé ?*

En roulant des yeux effarés, mon regard se posa de nouveau sur l'homme assis plus loin à deux chaises de moi. Une vraie gravure de mode : grand, blond, bien monté, si seulement il n'affichait pas en permanence cet air un peu benêt il aurait pu me plaire. Lui en revanche ne choquait pas dans ce cadre, il n'y avait à première vue que moi avec ma chemise taupe et mon pantalon pinces qui jurait un peu dans le décor. Alors que je lui jetais des regards furtifs, mes yeux s'agrandirent un quart de secondes à l'instant même où je perçu son aura de feu, identique en tout point à la mienne. Je fronçai les sourcils et le lorgnai d'une tout autre façon désormais mais mon compatriote ne comprit la raison de mon soudain intérêt à son égard. Pire, il me décocha un sourire colgate tout en m'évaluant sans aucune discrétion des pieds à la tête.

*Mon Dieu...*

Découragé, j'émis un long soupir et me détournai du jeune Djinn en herbe en me demandant comment les Anciens avaient-ils pu le juger apte à passer la Cérémonie du Voyage.
Je me mis à tuer le temps en passant en revue les différentes bouteilles d'alcool qui trônaient derrière le bar quand le gérant refit son apparition. Je me doutais bien que ce dernier avait du échanger quelques mots courtois avec l'éponge à vin, qui depuis n'avait probablement pas bougé d'un iota, beaucoup trop ivre pour se mouvoir. Enfin comme ma place n'avait pas vue sur la rue, je ne faisais que supposer.


Tout en tambourinant silencieusement mes doigts sur le comptoir, j'observais en coin le patron nettoyer les dernières preuves de l'incident avant de reprendre sa place au bar. Gérant, agent de sécurité, barman … A en juger par la fréquentation de ce soir, le fait de porter plusieurs casquettes ne devaient pas relever d'un penchant masochiste mais plutôt d'un manque de moyen. Comme chacun le sait, payer du personnel compétent ça coûte cher.

Alors que j'avais enfin fais mon choix parmi la ribambelle de boissons que l'établissement proposait, j'aperçus le blond se pencher légèrement vers l'homme à la pâleur inquiétante afin d'entamer un semblant de conversation. Je failli tombé à la renverse devant le manque total de subtilité dont le jeune demeuré faisait preuve. Il aurait pu tout aussi bien lui tendre son CV dans la foulée. J'en restais un instant pantois mais mon visage demeura aussi impénétrable qu'à l'accoutumée, ne perdant cependant pas une seule miette de leur échange sans en avoir l'air.

Je perçu une note de moquerie dans la voix de l'immortel, il était loin d'être dupe et le ton qu'il employa en prononçant le mot « amusement » me déplu fortement. A voir la façon dont il le regardait de ses yeux émeraudes luisants il était difficile de croire qu'une simple partie de poker rentrait dans ses critères de divertissement. Tout en sachant que rien de bon ne sortirait de tout cela, je décidai cependant de rester à l'écart. Soupçons avérés ou paranoïa aiguë, je n'avais aucunement envie d'aller trop vite en conclusion hâtive et de jouer les Bruce Lee pour ce dénommé Frank. Je le jugeais assez grand pour se débrouiller tout seul, à tord ou à raison.


Après avoir sommairement essuyé les quelques verres et le shaker qui s'empilaient au bord de l'évier, le beau brun arriva à ma hauteur et s'excusa pour le désagrément, se proposant même aimablement de m'offrir un verre en guise de bienvenue, offre que je ne refusai pas.

S'en suivit l'entrée en scène d'une des filles accompagnée quelques instants plus tard de sa comparse. Tout en les observant d'un mince sourire je me demandais si il en était tous les soirs ainsi. Question animation en tout cas on en avait pour son argent...

Pensif, je fis tournoyer mon bourbon dans mon verre et contemplai le liquide ambré qui refroidissait autour des glaçons avant de trinquer avec le responsable du casino.


"Tchin !" lançais-je tout sourire en levant mon verre. "Enchanté Mathias, moi c'est Hongwei. Et merci de ta proposition mais je crains fort qu'elles ne soient pas mon genre" lui avouais-je d'une voix suave qui balayerait les doutes quant à mes préférences.

Je considérai un instant le fond de mon verre avant de le finir cul sec et de me diriger vers une table de black-jack avec des jetons de dix dollars bientôt rejoins par les filles. La plus grande aux jambes interminables vint s'asseoir à mes côtés tandis que profitant de la chance je ne cessai de tomber sur des vingt ou des vingt et un aux cours des premières levées. La blonde après avoir regardé un moment à l'écart vint s'asseoir carrément sur mes genoux, ses frêles mains m'enlaçant sans la moindre gêne tout en me chuchotant à l'oreille ce qui pouvait s'apparenter à des paroles d'encouragement. Sa présence ne me perturbait pas plus que cela dans mon jeu mais je n'aimais pas le contact physique quand celui-ci n'était pas voulu. Cependant après l'incident qu'elle venait de vivre, je ne voulais pas paraitre grossier.
Loin de me laisser distraire par la proximité de son corps, je continuais ma partie totalement absorbé dans mes cartes et jetons, ravi d'accumuler en si peu de temps une imposante pile de jetons devant moi.
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Mathias Amalric
Vampire

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MessagePosté le: Mer 6 Mai 2009 - 15:05    Sujet du message: Beau soir pour mourir [libre] Répondre en citant

Le courage, ce n’est pas l’absence de peur, c’est être capable de lutter contre elle, alors… regarde moi dans les yeux. Sens-tu cette aura immortelle qui m’enveloppe? Oui mon cher Hongwei, tu me souris et je t’offre un visage angélique comme je sais si bien le faire, je bois à la tienne sans que mon regard ne te perde, séducteur, provoquant…Mais nous savons tout deux de quoi il retourne, n’est-ce pas? Peux-tu lire dans mes yeux cet appétit cruel, ces vagues d’écumes qui dansent dans la mer de jade… Mes iris te séduisent alors plonge, ne te retiens pas, laisse toi tenter! Suis-je à ton gout? Un mince sourire se dessine sur mes lèvres… On est fameusement différents tous les deux… T‘as l‘air si raffiné et distingué mon pauvre Hongwei, je me demande ce que tu es venu foutre dans ce quartier… Mais ce sera pas pour rien, tu viens de faire la connaissance de Math’ la grande gueule, savoure le privilège. Alors trinquons tous les deux, à cette soirée qui ne fait que commencer, peut être pourrons nous lui offrir ce piquant qui lui manque tant…

« Tchin! Bonne soirée… Peut-être à tout à l‘heure…»

Je regarde l’asiatique s’éloigner et s’installer à une table. Très vite, les filles le rejoignent, le voilà occupé pour un moment... Je vais pouvoir aller voir mon blondinet qui patiente gentiment, le sourire aux lèvres… brave petit, il est là rien que pour moi, je ne vais pas trop le faire attendre... J’ai gardé l’habitude de boire du whisky et je termine le mien cul sec, je pourrais écluser la bouteille à l‘aise, mon foie est déjà mort depuis longtemps vu que je suis un connard de vampire… génial non? Ironie de la chose, je ne peux même plus me saouler la gueule. Je déteste mon appartenance à cette race, je déteste cette malédiction qui me pèse nuit après nuit, je déteste ces looser qui polluent mon atmosphère! Mais ce qui me sort carrément par les yeux, c’est qu’on m’envoie des gardes chiourmes pour me surveiller. Parce qu’en plus d’être gérant, barman, videur, groom ou madame pipi de ce casino pourri, je dois AUSSI m’occuper des colles-culs. Et tu crois que je ne saurai pas faire tout ça en même temps? Bah tu te goures, mon gars.

Je m’avance d’une démarche assurée, et je pose ma main sur l’épaule du blond dans une invitation à se lever. Je n’ai pas le temps de faire durer le plaisir, je suis seul ce soir et malgré les apparences, je n’ai pas envie qu’il coule, ce foutu Casino! Les Djinns m’empêchent de m’impliquer comme je le voudrais, ils me prennent du temps ces chacals, mais je compte bien redorer le blason de la Villa Fortuna. Et ce jour là, je serai peinard… Bref, en attendant, je dois me débarrasser de ce gamin et je lui chuchote à l’oreille de douces paroles, tout sucre et tout miel. Il n’en faut pas plus pour qu’il me suive et je l’entraîne ainsi dans mon antre, autrement dit, l’arrière salle du casino…

Je le laisse entrer le premier, politesse oblige, et je referme la porte derrière moi. Franck n’a pas le temps de dire un son que je l’empoigne par les épaules, le poussant contre le mur, ajoutant l’effet de surprise à ma force surnaturelle. Il se fracasse le crane contre la brique, ni une ni deux, je pose mes lèvres sur son cou et mes crocs pénètre sa peau si dure, je dois user de toute mon énergie pour le faire mais enfin le sang jaillit et coule dans ma gorge comme un flot brulant. Le jeunot proteste, il ne comprend pas encore que Mathias n’a jamais fait dans la dentelle! Pauvre cruche… bientôt il perd conscience, plongeant dans les vapes bienfaisantes de l’oubli et je me dépêche de ramasser un rouleau de corde dans une armoire et de le ligoter solidement. Il faut encore que je l’interroge et que je sache exactement ce qui l’a emmené là et ce que manigancent les djinns contre moi. J’ouvre une grosse armoire métallique et je l’y enferme, après avoir fourré un mouchoir dans sa bouche, au cas où il se réveillerait. Pourtant il a perdu pas mal de sang et je doute qu’il refasse surface avant un bon moment. Le sang de Djinn me laisse un arrière gout épicé sur les lèvres, celles-ci sont teintées de ce liquide vermeil qui tranche avec la pâleur de ma peau….

Je rejoins enfin la salle principale et je balaie rapidement l’assistance d’un regard lumineux. Le sang dont je viens de me repaître n’a fait que raviver ma puissance, je me sens en pleine forme, Hongwei a du bol… Pendant que j’étais absent, il a entamé une partie de black jack et Kate s’est confortablement installée sur ses genoux dans une pose aguicheuse. Je les rejoins d’une démarche tranquille, observant les gain de ce djinns si sympathique, je lui adresse un sourire enjôleur.


« Je vois que la chance est avec toi ce soir, mon cher Hongwei… Que dirais-tu de venir faire une partie dans ma salle privée, nous serons plus à l’aise je pense.. »

Coup d’œil passablement méprisant vers Kate qui me renvoie une moue dépitée. Je ne donne pas cher de ma pauvre moto ce soir… Soit, nous verrons ça plus tard, pour le moment, je me contente de faire les yeux doux à mon djinn favori, le chançard… Il faut l’être pour être tombé sur moi, en vérité…
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Nous vivons dans un monde parfait où le mensonge colore nos âmes.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:08    Sujet du message: Beau soir pour mourir [libre]

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