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Sanjivani Mohana [TERMINEE]

 
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Sanjivani Mohana
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MessagePosté le: Mer 25 Mar 2009 - 04:34    Sujet du message: Sanjivani Mohana [TERMINEE] Répondre en citant

Nom : Mohana

Prénom : Sanjivani (elle a porté des noms différents au fil du temps)

Âge réel : 298 ans

Âge physique : 24 ans

Caractère :

    Je l’ai aimée. Dès que j’ai su qu’elle n’était pas une simple et docile créature. Notre rencontre remonte à loin et notre relation est plus qu’intime puisque j’ai fais d’elle ce qu’elle est aujourd’hui. Je lui ai sauver la vie en la tuant, en buvant son sang, en la vidant de sa vie, dès ce moment là j’ai eu la confirmation de qui elle était vraiment. Une menteuse, une tricheuse, une manipulatrice. Je sais ce qu’elle a fait, ce qu’elle a caché, qui sont ses vrais parents et ce qu’elle a fait pour les faire taire, et c’est ce que j’ai aimé en elle. Savoir que rien ne peut l’arrêter. Avant de savoir qui j’étais, ce que j’étais elle était prête à mourir plutôt que de sonner sa vie à un homme qu’elle ne désirait pas. C’est pour cela que je l’ai vite abandonnée. Je savais qu’elle apprendrait beaucoup mieux seule qu’avec un maître pour la guider. Elle n’aime pas qu’on lui dise ce qu’il faut faire, elle est capable du contraire juste par esprit de contradiction. J’ai aimé ce qu’elle est devenue, cette femme assoiffée de sang et qui s’acharne sur les hommes, j’aime sa combativité et son esprit d’en vouloir toujours plus. Elle est douée, elle sait qu’elle peut arrivé à tout en manipulant les gens est elle s’en sort très bien, je suis fière d’avoir fait d’elle mon infante.

    Sarbajit / Jalal


    Non elle n’est pas méchante. C’est un rôle qu’elle se donne à mon avis. Une personne comme elle ne peux pas être foncièrement mauvaise. Je pense qu’elle a du changer depuis sa mort, enfin depuis qu’elle est devenue ce qu’elle est et la femme avec qui je vis depuis deux ans. Bien sur elle a un fichu caractère elle est souvent invivable, elle me prend pour son larbin et m’ordonne de faire tout ce qu’elle désire. Mais si elle était si méchante que cela je ne resterait certainement pas avec elle, je ne pourrais pas. Je sais que parfois elle me manipule, souvent même je pense, mais malgré tout, je ne peux pas m’empêcher de penser qu’elle est quelqu’un de bien. Elle est froide, elle est colérique, elle est hautaine et égoïste. Mais elle peut être calme et douce parfois, j’avoue que j’ai la chance de connaitre différentes facettes de sa personnalité puisque je sais qui elle est en réalité, que je partage sa vie depuis deux ans maintenant. Et sincèrement, vous pensez que je donnerais mon sang à une femme comme elle si elle était si démoniaque que cela ?

    Liam Stokes



Physique :

    Sortant de la salle de bain, une serviette enroulée autours de son corps embaumant un mélange subtil d’épices et de fleurs, Sanjivani laisse glisser le morceau de tissus sur le sol lorsqu’elle arrive dans sa chambre. Choisissant des sous vêtements coordonnés elle fait glisser le bas le long de ses jambes fuselées, lisse et légèrement halée comme tout le reste de son corps. Ajustant son soutien gorge, mettant sa poitrine ferme et avantageuse sans être trop opulente, elle se dirige vers sa penderie, laissant ses doigts délicats courir sur les étoffes enfermées dans le meuble. Son choix est fait, elle sort une robe blanche, sans manche et dont la longueur s’arrête au dessus du genoux. Une fois enfilée elle laisse le col généreusement ouvert, laissant apparaitre quelque peu la dentelle de ses dessous. Choisissant une paire de talons d’un blanc d’albâtre tout comme l’étoffe, elle les chausses et se dirige vers sa coiffeuse, s’y asseyant et commençant à coiffer et lisser ses cheveux d’un brun des plus foncés, tendant vers le noir et lui arrivant juste au dessous des épaules. Reposant la brosse, elle s’approche du miroir, farde ses grands yeux bruns, s’offrant un regard intensifier par le maquillage un rien charbonneux qu’elle apprécie parfois. Passant un baume sur ses lèvres pleines et parfaitement dessinés, elle regarde le résultat dans le miroir. Puis choisi ses bijoux, se rabattant sur l’argent et les pierres précieuses, ayant du bannir l’or de ses multiples parures. Se relevant, la démarche assurée, volontaire et plus que féminine, elle quitte la chambre puis la maison, se rendant à un rendez-vous important.


Métier : Actrice/Rentière

Histoire :
    1722 –हिन्दुस्तान (Hindoustan)


    Des cris, tout commence toujours par des cris. S’il n’y a pas de cris, il n’y a rien à raconter. C’est au moment du cri, LE cri, que tout débute, le tout premier, la première brassée d’air qui gonfle les alvéoles encore collée, la douleur de leur décollement qui fait hurler l’enfant qui quitte l’endroit le plus sur au monde, le seul où il se trouvait tranquille. Ce sein maternel qui le libère et lui donne la mort en même temps que la vie. Mettre au monde n’est-ce pas également donner une destinée. Une vie à la durée déterminée dont nous ne sommes maître en aucun point en ce qui concerne sa durée. Mais parfois la différence est là, et ce n’est pas sur un chemin tracé d’un point à un autre, jusqu’à la barrière finale, que l’on place sa progéniture. Parfois on le place sur le chemin dont même lui ne pourra jamais voir le bout. C’est ce que l’on appelle l’éternité. Des cris il y en eu plusieurs cette nuit là. Une nuit de pleine lune, une nuit importante pour deux femmes. L’une aimée, adulée, respectée. L’autre modeste, invisible, humiliée, trompée. La Princesse d’Hindoustan et l’une de ses servantes. Toutes deux délivrant chacune une fille de leurs entrailles la même nuit, sous la même pleine lune.

    Le Karma. A croire que certains, ou certaines dans le cas présent, ne sont pas dans les bonnes grâces des dieux. Les malheurs arrivent par vagues successives, toujours plus violentes jusqu’au jour ou la mer se calme, laissant le fond des eaux se reposer après l’avoir mis à rude épreuve pendant de longues périodes. La mer se calme. La roue tourne. C’est ce qui se passa dans notre histoire. L’enfant de la princesse ne passa pas la nuit, comme bon nombre de nouveaux nés dans nos temps anciens. Mais pour le monde entier, la nouvelle petite princesse serait à tout jamais bien vivante. Il n’y a qu’une seule personne au monde qui sache la vérité, peut être le regrettera t’elle un jour. La fille de la reine trépassant, sa propre fille vivant, le choix ne fut pas long à faire. Pour le monde entier ce serait la fille de la servante qui aurait périt. Par ce geste elle sauvait des destinées. Celle de la princesse pour ne pas porter le déshonneur sur sa capacité à donner la vie. Celle de sa fille, lui offrant une vie bien plus belle qu’elle n’aurait jamais pu l’imaginée possible. Et la sienne, sachant qu’en tant que nourrice, elle veillerait sur sa propre fille, l’élèverait et serait certaine qu’elle devienne une femme respectée, aimée, une figure royale parfaite.
    L’enfant devient petit à petit, une fillette, une jeune fille puis une jeune femme. Au fil des ans, la princesse s’affirmait, montrant un caractère bien trempé et aux idées bien arrêtées. La nourrice avait beau eu tout fait pour elle, la jeune Niranjana, nuit de pleine lune, prénom qu’on lui avait donné en référence à sa naissance, n’en faisait qu’à sa tête, étant la fille unique du couple princier, elle était considérée comme un petit miracle ce qui lui valait le nom de Karishma au sien de la famille princière. Personne ne se douta de la disparition de la nourrice, personne ne s’en était jamais vraiment préoccupé d’ailleurs et comme la jeune Niranjana faisait la loi sur son petit monde, il lui suffit de se plaindre pour que sa nourrice soit exclue du palais. Elle l’avait frappée et insultée quand cette sorcière avait eu le culot de lui dire qu’elle n’était pas la fille du couple princier mais la sienne. Qu’elle avait cachée la mort prématurée de la vraie princesse, donnant une chance à sa propre fille. Personne ne devait savoir, surtout pas ses parents. Et personne ne sut ce qu’il advint de cette mère ayant tout donné pour son enfant, aujourd’hui ingrate envers cette chance qu’elle lui avait offerte.


    1746 – दिल्ली (Delhi)


    Regardant le corps nu de son amant, allongé auprès d’elle, Niranjana ne pouvait retirer le sourire qui éclairait son visage. S’il savait, s’ils savaient. Une princesse, promise à un riche notable auquel elle s’unirait à la nuit tombée, une princesse déjà souillée, une princesse n’ayant pas attendu son futur époux pour goûter aux plaisirs de la chair. Se levant, tirant avec elle le drap de soie, l’enroulant autour de son corps nu, elle se dirigea vers la fenêtre à travers laquelle les premiers rayons du soleil dessinaient de fines rayures sur le sol. Regardant le soleil réveillant la terre peu à peu, un soupire s’échappa de ses lèvres.

    - Ce soir quand il se couchera je serais morte.
    - Tu ne seras pas morte, tu seras mariée c’est différent.

    Sarbajit s’était approché d’elle sans un bruit, avec une telle rapidité qu’elle n’en avait pris conscience que lorsque sa voix résonna à son oreille, ses bras puissants passant autours de son corps. Non elle ne serait peut être pas morte, mais pour elle cela revenait strictement au même. Cet homme, ce notable qu’elle ne connaissait pas, qu’elle n’avait jamais vu, dont on disait qu’il était laid et hargneux, sans parlé des trente années de plus qu’il avait. Rien dans ce portrait ne lui donnait envie de s’unir à cet homme, encore moi d’être ce que l’on attendait d’elle, à savoir, une épouse convenable et une mère respectable. Se retournant, elle se blottie dans les bras de son amant, lorsque sa joue se posa contre son torse, aucun bruit n’était perceptible, pas un battement de cœur, le sien battait trop vite sans doute pour laisser un autre son parvenir à ses oreilles.

    - Et bien je préférerais mourir que de consommer ce mariage. J’ai beau être princesse je n’ai aucun droit sur cette union, et repousser mon époux loin du lit conjugale ne fonctionnera pas longtemps.
    - Si c’est ce que tu souhaites, je serais là.
    -Tu m’aideras à mourir ?
    - Je t’aiderais, ici même devant cette fenêtre. Je veux que tu regardes le soleil ce coucher ce soir que tu profites de ses doux rayons une dernière fois.

    La journée passa rapidement, ne laissant à la future mariée que peut de temps pour penser à ce qui l’attendait le soir même. Dans l’esprit de tous, c’était le mariage, le faste de la somptueuse cérémonie. Mais pour Niranjana c’était tout autre chose qui emplissait ses pensées. Le coucher du soleil, la fin de la journée qui rimait avec la fin de sa vie. Etrangement ce n’était pas de l’inquiétude, mais une sorte d’euphorie qui pouvait se lire sur son visage. Lorsque le jour faiblit, elle émit le vœu de pouvoir rester seul jusqu’à ce qu’on vienne la chercher pour la cérémonie, prétextant avoir besoin d’un peu de calme afin d’être prête pour les réjouissances qui allaient suivre. Parée de saris de soie rouge et or, portant de nombreux bijoux et un maquillage quelques peu chargé mais bien normal pour le jour qui devait être le plus important de sa vie, la princesse se tenait devant la fenêtre, observant les dernières lueurs du jour, regardant petit à petit l’astre solaire disparaitre au loin, semblant embraser la terre.

    - Es-tu certaine de ton choix ?

    Une fois de plus, sa présence suscitait la surprise. Surprise de ne jamais le voir ou l’entendre arriver, sentant se mains se poser sur elle, l’une sur sa taille, l’autre dégageant du bout des doigts son cou délicat. Oui, elle était certaine, prête à mourir plutôt que de s’unir à cet homme. Bien sur elle aurait préférer pouvoir vivre loin avec Sarjbajit, mais elle ne pouvait pas, on ne la laisserait pas faire. Alors si la mort était son seul choix elle l’acceptait.

    - Je peux te tuer d’une manière ou d’une autre. Mais il y a une autre solution que je peux te soumettre.

    Elle n’avait pas ouvert les lèvres, pas une seule parole, pas un seul son n’était sorti d’entre ses lèvres et pourtant il semblait répondre à sa question. Tournant très légèrement son visage vers son amant, elle ne dit mot, le questionnant du regard. Comme pour répondre à sa demande, lui offrir une explication, l’homme la serra contre lui et entrouvrit sa bouche, révélant des canines bien trop pointues pour un simple être humain. Il était donc l’un des fils de la déesse, ceux dont on ne parle pas de peur de s’attirer un mauvais karma. Mais aujourd’hui il semblait que Kali lui fasse un cadeau en mettant sur sa route l’un de ses fils. Elle n’aurait pas à mourir. Pas sans se réveiller. Se tournant vers son amant, elle le regarda de longs instants dans les yeux, puis ses paupières se fermèrent en même temps qu’elle lui tendit sa gorge.


1846 – यूरोप (Europe)


    Un siècle. Un siècle qu’elle était morte et vivait malgré tout encore dans ce vaste monde. Un siècle, il fallait tout de même marquer cet date par un acte important. Une fête ? non elle en avait eu tant lorsqu’elle était princesse dans sa prime jeunesse, des présents ? non plus, toutes ces choses matérielles étaient certes bien appréciées et souvent d’une grande beauté. Mais ce qu’elle voulait c’était quelque chose d’important, quelque chose qui marque son esprits, elle y réfléchis quelques temps, laissant son esprit voguer d’idée en idée, trouvant tant de choses futiles jusqu’à ce que l’idée de l’acte parfait ne lui vienne en tête comme une évidence. En tant que vampire elle devait se cacher à son grand désarrois, elle qui appréciait tant d’être contemplée, complimentée ne pouvait plus autant se montrer. Sa peau mat s’était éclaircie au fil des cent dernières années, lui laissant un teint toujours légèrement halée mais beaucoup plus claire que dans ses jeunes années de vie. Après tout ce n’était pas un mal, la tradition avait toujours voulu que la pâleur était un signe extérieur de bonne naissance.

    S’offrir une victime de choix ne devait pas être laissé au hasard, il fallait de la préparation, du l’inventivité, de l’audace. Cela lui prit quelques temps avant de jeter son dévolu sur une personnalité public et pas n’importe laquelle. Oh ça non. Il fallait frapper fort pour se faire plaisir, l’acte devait être minutieux et élaboré pour être autant jouissif. Elle voulait s’offrir une pointure, une personne qui la déteste non pas en tant que personne mais qui réprouve son identité. Qui de mieux que l’église crie à l’hérésie lorsque les vampires sont invoqués. Et qui de plus important dans la hiérarchie de l’église que le représentant de dieu sur terre. Non, non, pas un prêtre, la belle n’allait pas s’abaisser à s’offrir un sous-fifre du si puissant créateur comme certains l’appelle. Non c’est beaucoup plus haut qu’elle visait.
    Assise à la table d’un café à la tombée du jour, la demoiselle interrogea le serveur lui demandant quelle était toute cette agitation, il n’y avait pas de fête nationale, de fête religieuse ou d’événement digne de ce nom dans un quelconque domaine politique ou sportif à ce jour. L’homme du se demander d’où pouvait bien sortir une telle étrangère pour ignorer le fait le plus marquant de la journée.


    - Il Papa è morto! La sua malattia ha prevalso. È accaduto così in fretta. Prendete il giornale e leggere questo articolo.

    Ouvrant le journal comme si de rien n’était, réprimant le large sourire qui ne demandait qu’à s’afficher sur son visage, elle prit le journal qu’il lui tendit et lu l’article qu’il lui avait désigné. Malgré elle le sourire ne put se cacher plus longtemps. Ca y est, son premier siècle venait d’être fêter dignement. Elle avait tué et pas n’importe qui, le Pape Grégoire XVI, lisait-on avait succombé à l’Erysipèle dont il souffrait depuis quelques semaines. Elle parcourut rapidement l’article voir si l’on parlait des troubles liées à la maladie comme les troubles de la consciences qui accompagnaient les fortes fièvres qui caractérisait cette maladie subite. Rien pas un mot sur les proférations insensées que le saint père avait pu laisser s’échapper. Son sourire s’agrandit d’avantage. Elle avait planté ses crocs dans la chair ce cet homme de dieu, déchirant son épiderme sur de longs centimètres. Elle aurait voulu le vider de son sang mais on l’avait interrompu, elle s’en était allée aussi vite qu’elle était venue, disparaissant aux yeux de tous laissant les prêtres enduire le cou du saint homme de plus d’eau bénite que d’onguents, enflammant les tissus qui se nécrosaient au lieu de se régénérer. Pour le monde entier le Pape serait mort de maladie. Pour elle, il serait mort de ses crocs. Quel plus beau cadeau d’anniversaire ?


    1946 – बॉम्बे (Bombay)


    Dès le début du siècle les hommes montre leur nature barbare et avide de pouvoir. La première puis la seconde guerre mondiale, ne donnent pas envie à quiconque ayant la possibilité de partir comme bon lui semble, de rester en Europe. Aussi la jeune femme revient en son pays natal sous le nom de Chandrani, épouse de la nuit. Non pas pour sa condition de vampire mais elle reviens chez elle en exerçant le plus vieux métier du monde. Prostituée, péripatéticienne, pute, courtisane, dame de compagnie, bien des noms pour au final désigner la même activité. Chandrani ne craint rien, ce n’est pas un homme qui lui ferait peur, au moindre geste contraire aux règles qu’elle fixe avec ses clients, ses crocs pénétrant profondément dans la carotides et les ennuis sont finis. A quoi bon se faire du soucis pour des êtres qui utilisent les femmes comme bon leur semble. Après tout pourquoi ne ferait elle pas la même chose. Elle sillonne l’Inde, changeant de ville ou de village lorsqu’elle tue plus de deux clients. Il faut tout de même rester sur ses gardes, on ne sait jamais ce qui pourrait arriver. Les hommes sont encore détenteurs de bien des pouvoirs, même si au fond une femme qui refuse d’écarter ses cuisses à un certain pouvoir de décision sur l’homme qui se tient face à elle.

    C’est à Bombay qu’elle s’établit dans les années 30, l’industrie du cinéma indien est en plein essors et tente de concurrencer le cinéma européen et américain, bien rare durant ces périodes de guerres. Rapidement Chandrani devient figurante, puis actrice à petit rôle dans bon nombres de film jusqu’au jour ou on lui propose un rôle beaucoup plus important, qu’elle accepte bien entendu. Quand toutes les vedettes rêvent d’immortalité sur pellicule, elle peut s’offrir une double immortalité. Elle est reconnue, on l’acclame, on l’adule, et cette notoriété lui sied à merveilles, retrouvant le sentiment d’intense importance qu’on lui portait lorsqu’elle était enfant au palais de son père. Elle veut être regardée, admirée, aimée, enviée. Rien ne pouvait entraver, troubler son ascension. Du moins c’est ce qu’elle imaginait. C’est vers le début de l’année 1945 que début le tournage d’un nouveau grand film dont Chandrani serait la vedette que tout bascula. Elle, ou plutôt les gens qui s’occupaient d’elle, furent contacté par un homme important, un industriel qui n’avait pas grand-chose à voir avec le cinéma. Il fit tout ce qui lui était possible pour entrer en contact avec l’actrice. A force Chandrani céda à la requête et ce fut au cours d’un dîner que sa carrière allait prendre fin. Cet homme qui se faisait appeler Jalal, la jeune femme le reconnu à peine eut-il passer la porte. Jalal ou peu importe le nom qu’il avait choisi, l’homme qui se trouva face à elle n’était autre que Sarbajit. Celui qui quelques deux cents ans plus tôt avait fait d’elle une immortelle. Chassant rapidement le monde qui les entourait, les deux vampires se retrouvèrent enfin. Des retrouvailles bien mouvementées, violentes et torrides. Il savait quelle vampire elle était devenue, le nombre de ses victimes exclusivement masculines d’ailleurs, il était fière de son infante et ne regrettait pas de l’avoir laisser faire son apprentissage seule, l’ayant délaissé plus de deux cents années. Chandrani, fidèle à elle-même ne se laissa pas enjôlée par ses belles paroles, du moins pas tout de suite. Ils entretinrent une liaison publique durant le temps du tournage et la sortie du film dont Chandrani était la vedette.

    La femme quelle était, la vampire qu’elle était devenue ne lui plaisait plus autant. Son amour pour son sire était bien là, ancré dans ce qui jadis lui avait servit de cœur. Mais elle devait s’éloigner. Et pour cela elle devait partir, loin, loin de Bombay et des lumières de Bollywood, loin de Sarbajit. Elle mit en scène sa propre mort quelques semaines après la sortie du film. Utilisant une de ses victimes, dérogeant à sa propre règle qui lui fait tuer que des hommes, mais là, il y a nécessité, après s’être abreuvée de son sang jusqu’à la dernière goutte, elle laissa le corps de la pauvre femme dans sa maison qu’elle incendia. Laissant derrière elle plus que l’ombre d’un mythe, cette prostituée, devenue vedette de cinéma avait disparut.


    2019 – सिएटल (Seattle)


    Appuyant sur le bouton de la télécommande, coupant ainsi le son Sanjivani Mohana, allongée sur une divan de velours rouge qui contrastait avec la robe d’une blancheur immaculée qu’elle portait, laissa ses lèvres s’étirer en un large sourire. Enfin. Enfin quelqu’un de sensé. Enfin quelqu’un qui avait compris l’ordre des choses, et qui, pour un homme attirerait presque le respect de la jeune et immortelle indienne. Immortelle, c’était bien pour cela qu’elle avait choisis son nouveau nom, désormais elle ne porterait plus que celui-ci. Sanjivani Mohana, l’immortalité ensorceleuse. Ce nom était tout trouvé pour une vampire comme elle qui se jouait du monde et particulièrement des hommes. Les hommes. Au cours des siècles elle les avait utilisés, manipuler, asservit afin de maitriser de plus en plus son emprise qu’elle pouvait avoir sur eux. Et depuis deux ans l’un d’eux en faisait les frais.

    - Liam ! Prépare les bagages, et les billets d’avions, nous déménageons à Seattle !

    Un homme apparu dans l’entrebâillement de la porte. A le voir, on ne le soupçonnerais pas un instant aussi dévoué et asservit à cette ensorceleuse. Grand, ténébreux, le visage imperturbable, Liam entra dans la pièce venant pêcher quelques informations de plus auprès de celle qui était une sorte de compagne depuis deux ans maintenant. Ses yeux se posèrent sur elle quelques instants avant qu’il ne prenne la parole pour lui demander.

    - Seattle ? tu as eu un rôle là bas sans m'en parler ?

    D’un air désabusé, Sanjivani désigna la télévision d’un mouvement de tête, en remettant le son afin que son calice puisse comprendre sans qu’elle ne se fatigue à lui en donner l’explication elle-même. Son calice, voilà ce qu’était Liam. Il avait tout d’abord été son agent quand elle avait remis un pieds dans le cinéma au début de l’année 2016. Tout d’abord professionnelle, leur relation était devenue charnelle au fil du temps et depuis deux ans, ayant découvert la nature de sa compagne, il avait d’abord tenté de la quitter. Mais on ne quitte pas Sanjivani, pas autrement que les pieds devant et cela il l’eu vite compris. Cet force de persuasions, cet manipulation malsaine avait tout de même réussi à engendré un sentiment amoureux en lui, allant jusqu’à lui offrir son sang lorsqu’elle le désir.

    - Seattle parce que pour une fois un de tes semblables semble avoir une once de ce qui s’appelle bon sens ! Et que si je peux enfin vivre et tuer comme bon me semble je veux pouvoir remercier ce Théobald en personne.

    Ecoutant la suite d’un discours que l’homme en question était en train de prononcer, elle se retourna vers Liam, le regardant comme si elle ne l’avait pas vu dans son champ de vision puis d’un geste de la main elle lui fit signe de quitter la pièce. Puis attrapant le verre qui se trouvait près d’elle, elle le porta à ses lèvres et avala la dernière gorgée puis le tendis à bout de bras sans même se retourner.

    - Liam, dépêche toi de réserver notre vol, je veux partir le plus vite possible. Trouve moi une publicité ou un film peu importe, quelque chose qui me donne une raison d’aller là bas. Je me dévoilerais enfin quand on y sera. Et Liam, amène m’en un autre, tu seras gentil.


Informations importantes : N'ayez craintes medames... je ne plante mes crocs que dans l'épiderme de ces messieurs ... à moins qu'on ne me donne une bonne raison de déroger à cette règle qui est mienne.

Lien éventuel avec un autre personnage déjà présent : en 298 ans de vie je peux tout à fais avoir croisé le chemin d’autres personnes, à voir selon le désir des personnes présentes.

Désirez-vous un binôme ? : Mon Sire et mon calice (si on m'autorise à créer ces 2 pv)

Nom de votre avatar : Deepika Padukone

Avez-vous envoyé les mots de passe à Mnesis ? J’ai reçu l’approbation de Sa Majesté ^^

Comment avez-vous connu le forum ? je hante déjà les lieux


Dernière édition par Sanjivani Mohana le Lun 30 Mar 2009 - 00:35; édité 9 fois
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MessagePosté le: Mer 25 Mar 2009 - 04:34    Sujet du message: Publicité

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Sanjivani Mohana
Invité

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MessagePosté le: Dim 29 Mar 2009 - 22:58    Sujet du message: Sanjivani Mohana [TERMINEE] Répondre en citant

fiche teminée ...
(après avoir mis du temps à la faire ... mais j'y suis arrivé ^^)
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Mnesis
Administrateur

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Inscrit le: 22 Jan 2009
Messages: 762
Localisation: Dans les limbes

MessagePosté le: Dim 29 Mar 2009 - 23:37    Sujet du message: Sanjivani Mohana [TERMINEE] Répondre en citant

Bonsoir et bienvenue à vous, gracieuse immortelle

J'aime la façon originale dont sont présentés votre caractère et votre physique, et votre biographie est magnifique!
Je vous ouvre donc les portes de notre monde avec plaisir, sachez toutefois que vos envies de puissance seront modérées par les djinns, les veilleurs de l'ombre...

Bon jeu!
_________________
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Victor Woodward
Invité

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MessagePosté le: Dim 29 Mar 2009 - 23:40    Sujet du message: Sanjivani Mohana [TERMINEE] Répondre en citant

Bienvenue ici bas !

Mnesis a déjà souligné la qualité de la fiche et je suis en parfait accord avec ses dires. J'ajouterai seulement que j'adore le choix d'avatar à la fois original, peu commun et très séduisant ! ^^

Au plaisir ! Wink
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Sanjivani Mohana
Invité

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MessagePosté le: Dim 29 Mar 2009 - 23:44    Sujet du message: Sanjivani Mohana [TERMINEE] Répondre en citant

Merci de m'ouvrir les portes, et merci pour les compliments !!!

J'abuse encore de la patience de notre cher admin, pour savoir si j'ai la possibilité de créer les deux pv ou un des deux lié à mon personnage ?

Victor, très cher, merci je pense pas avoir déjà vu cet ava sur un autre forum donc je suis contente que cela plaise !
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Mnesis
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 22 Jan 2009
Messages: 762
Localisation: Dans les limbes

MessagePosté le: Dim 29 Mar 2009 - 23:49    Sujet du message: Sanjivani Mohana [TERMINEE] Répondre en citant

Oui bien sûr, vous avez la possibilité de créer autant de pv qu'il vous plaira
_________________
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Jibril de Nepheim
Djinn

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Inscrit le: 24 Jan 2009
Messages: 2 128
Localisation: Hôpital Grace CHU

MessagePosté le: Dim 29 Mar 2009 - 23:54    Sujet du message: Sanjivani Mohana [TERMINEE] Répondre en citant

Superbe personnage! J'avais hâte de la lire depuis quelques jours! J'ai ton pseudo en tête depuis le début, j'adore la sonorité!

Il vrai que vous êtes charmante, immortelle beauté... Mais n'espérez aucun traitement de faveur, nous vous surveillons de près!

Bienvenue^^
_________________
~Gardien des Portes~


~Nemaïdès de Nepheim~
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Sanjivani Mohana
Invité

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MessagePosté le: Dim 29 Mar 2009 - 23:58    Sujet du message: Sanjivani Mohana [TERMINEE] Répondre en citant

Merci encore une fois ! ^^ dans ce cas je vais aller de ce pas les créer ^^
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Mo Meridew
Invité

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MessagePosté le: Lun 30 Mar 2009 - 01:57    Sujet du message: Sanjivani Mohana [TERMINEE] Répondre en citant

reBienvenue !

Superbe ! J'ai a-do-ré !
( Enfin Moi pas Mo ^^ )
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Jolän Icks
Invité

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MessagePosté le: Lun 30 Mar 2009 - 23:38    Sujet du message: Sanjivani Mohana [TERMINEE] Répondre en citant

Très beau personnage !

On se laisse vite embarquer par ta plume.

Bienvenue ici, et j'appuie les mises en garde de mon frère !

Bon jeu ! Mr. Green
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Sanjivani Mohana
Invité

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MessagePosté le: Mar 31 Mar 2009 - 00:34    Sujet du message: Sanjivani Mohana [TERMINEE] Répondre en citant

Des compliments d'ennemis ... mmmm dois-je les accepter ... allez je les prends ! ^^

MERCI tout le monde !!

*arrêtez je vais prendre la grosse tête !!!*
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:48    Sujet du message: Sanjivani Mohana [TERMINEE]

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