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Abel Lyrae [terminé]

 
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Abel Lyrae
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MessagePosté le: Dim 22 Mar 2009 - 20:10    Sujet du message: Abel Lyrae [terminé] Répondre en citant

Nom : Lyrae

Prénom : Abel

Âge réel : 450

Âge physique : 30 ans

Caractère : Abel n'est plus que douceur et attention, amour et compassion. Il s'efforce à être sage et à apprendre de ses erreurs. Mais il est un peu naïf et rêveur, et légèrement capricieux. Il possède surtout une sensibilité exacerbée qui fait de lui un être sentimentale et empathique. Un trait de caractère qui peut se révéler être une faiblesse comme une force inouïe. Ses vies mortelle et immortelle ont été marqué par des évènements similaires qui l'auront rendu inhumain et meurtrier, des états où il oubliait qui il était et les rêves de beauté qui l'inspiraient. Il pense aujourd'hui que c'étaient des réactions d'auto-défense pour ne pas sombrer dans la folie, mais il a à présent les mains souillées et les yeux pleins d'images de mort. Il est devenu quelqu'un de stable, cherchant la rédemption et le pardon qu'il pense trouver en aidant les humains. La solitude n'est pas son amie et il s'accompagne souvent de jeunes vampires à éduquer. La douceur des femmes l'apaise, leur caresse et leurs mots chantés. Il reste très attaché aux valeurs féminines de son époque, même s'il se sait inconstant et imprévisible, et que toutes ont probablement toutes les chances de lui plaire. Abel est très consciencieux, poète, humoristique, volontaire et fidèle. Il est aujourd'hui très impliqué dans l'intégration des vampires dans la société.

Physique : Abel est un grand blond massif qui avait les cheveux mi-longs lors de sa transformation. Le froid de Russie était impitoyable et ne laissait vivre que les enfants les plus robustes. Les voyages à cheval et les combats taillèrent ses muscles à être fins et vifs. Il émane de lui une sorte de sagesse et de sérénité. L'on voit dans ses yeux verts le trouble et le remord. La sagesse et la souffrance s'allient et forment le mystère, proéminent chez lui. Ses gestes sont lents et précis. Ses lèvres aux contours marqués dessinent des sourires évasifs et songeurs.

Métier : Représentant des vampires, écrivain politique.

Histoire : Sous le règne d'Ivan le Terrible, les civils de Russie craignaient chaque seconde pour leur vie. Anna Moskovna se pensait plus à l'abri que certains autres car elle avait choisi de se faire épouser d'un Oprichnik. Selon ses vœux, son père bien aimant avait décidé de refuser les mariages jusqu'à ce que l'opportunité se produise. Les Oprichniks, ces terribles soldats tout de noir vêtus du Tsar de Russie terrorisaient la populace dans tout le pays. Anna avait fait le sacrifice de son corps et de son bonheur pour sauver ceux qu'elle aimait, car chacun savait qu'un Oprichnik n'était pas un mari attentionné et doux. Épouse violée et battue, elle acceptait résolument son destin, sachant que sa famille et que ses enfants seraient épargnés des raids des cavaliers de l'enfer. Elle avait fait sept enfants dont deux seulement avaient survécu. Un fils et une fille. Dans le petit village de Pereslavl-Zalesski, on se posait beaucoup de questions sur la famille Moskovski.
- Elle travaille pas les champs, pas normal que ça.
- On voit jamais qu'sa progéniture.
- N'a qui disent qu'elle lépreuse.
- Pof, elle juste moche par son homme, c't'un cavalier noir...
Les paysans jetaient des yeux ronds dégoutés sur la maisonnée et s'en éloignaient bien vite. Certains enfants ayant entendu parler leurs parents s'amusaient à jeter des fientes de chèvres sur le toit de chaume qui s'imprégnait de l'odeur. Lorsque Vabiessilitch eut l'âge de comprendre l'affront, il sortait en trombe dehors en entendant les enfants rire et hurlait qu'il les tuerait tous si jamais ils approchaient encore. Les enfants prenaient peur et couraient chez eux, entendant battre leur cœur encore longtemps après la vision du fils déchainé. Mais ça n'était jamais que des mots, et Vabiessilitch aimait les mots. Sa mère qui avait eu une bonne éducation savait les lire et les lui apprenait. Vabiessilitch était fasciné. Le jour où elle avait sortit la bible de sous son lit et proféré quelques phrases emplie d'amour et de foi, le fils prodigue avait faillit pleurer. « C'est plus vrai que la vie », avait-il dit dans un souffle tremblant d'émotion. Et sa mère figée, larmoyante et émue avait comprit que son fils porterait son nom vers des destins plus glorieux. Elle finit par croire qu'il était un envoyé de Dieu tant sa sagesse et son amour semblaient grandir vite dans son cœur. A ses douze ans son père revint. Il l'avait tellement peu connu qu'il ne savait quel comportement adopter vis à vis de lui, mais cette question s'élucida bien vite. Vabiessilitch comprit tout de suite que son père était un homme froid qui pouvait retirer la vie sans en ressentir de scrupules. Il en eut peur, puis vite, il le détesta plus profondément qu'il n'avait jamais pu le croire possible. Il ressentait la colère de Dieu, il se sentait le devoir de supprimer cet homme de la vie de sa mère. Lorsqu'il l'entendit gémir et supplier son père d'arrêter dans l'autre chambre, Vabiessilitch cru que sa tête allait exploser, que son cœur allait sortir de sa poitrine tant il semblait enfler. Son père repartit, et Vabiessilitch lui lança un regard noir emplit de haine. Le cavalier eut tout d'abord des yeux surpris, puis finit par s'adoucir et par rire avant de claquer la porte. Le fils couru dans la chambre de sa mère. Elle était recroquevillée sur le lit, les mains crispées entre ses cuisses resserrées.
- Maman ?
Elle eut un râle aigu désespéré et Vabiessilitch su que lui aussi pourrait donner la mort sans remords.

Lorsque le cavalier refit son apparition, vision chaotique d'un homme capuchonné de noir laissant entrer le froid de Russie dans la maison, Anna avait accouché d'une autre fille qu'on avait nommé Irène. Maria, sa deuxième sœur et Anna s'en occupaient tandis que Vabiessilitch lisait. Il avait eut le temps de lire la bible et les trois livres Ketouvim qu'il trouvait généreux de sensibilité et de poésie avant que son père ne revienne. Quand l'homme aux cicatrices sur les joues et au regard sombre ouvrit la porte à la volée, les femmes frissonnèrent. Le fils sentit une vague de froid traverser ses muscles et il dû contenir sa rage en serrant ses mains et sa mâchoire. Ivan le Terrible était mort, assassiné disait-on, mort de syphilis disaient d'autres. Depuis plus de vingt ans, la Russie avait été meurtrie, saignée par la soif de violence du Tsar, et le père sentait venir la fin des Cavaliers Noirs. Il était d'humeur massacrante. Il avait tué beaucoup de civils pour étouffer sa colère et se sentait vide de sens. Seule la mort qu'il donnait semblait le faire revivre. Il était devenu fou. Il n'avait pas besoin de boire pour être violent. Dès le premier soir il tira Anna par les cheveux sous les yeux de Vabiessilitch, qui atterré, s'interposa pourtant et le frappa à l'aide du tisonnier qu'il avait saisit sans réfléchir. Mais son père avait l'habitude des coups et il ne broncha pas. Il n'accepta pas sa colère et frappa le fils devant les yeux des femmes. La mère suppliait, pleurait, la sœur terrifiée serrait sa petite sœur dans ses bras qui semblait comprendre la douleur des cris et pleurait aussi. Vabiessilitch se relevait toujours lorsqu'il tombait, jusqu'à ce qu'il ne fut plus possible pour lui de le faire. Il se réveilla dans la grange. La mère attachée avec la face ensanglantée, la sœur qui serrait le bébé en balançant son buste, d'avant en arrière, d'avant en arrière, inlassablement. Ses yeux regardaient le sol. Sa bouche était fermée. Le bébé ne criait plus, et ça n'était pas normal. En regardant mieux, Vabiessilitch comprit qu'il était mort. Il rampa jusqu'à sa sœur.
- Maria, dit-il. La sœur ne releva pas la tête. Maria! Elle le regarda sans arrêter son balancement. Lâche-la à présent, tu dois la laisser partir en paix. Elle s'arrêta. Un instant la lueur fugace de la folie traversa ses prunelles et Vabiessilitch cru qu'elle ne serait plus jamais heureuse. Brisée. Comme sa mère. Il regarda au niveau du haut de sa jupe et vit qu'elle était tâchée de sang. Souillée. Elle aussi. Il prit le corps froid et dur d'Irène et l'emmitoufla dans la paille. Alors Maria pleura dans les bras de son frère.
- Maria, tu n'es pas attachée. Il faut que tu fuies. Cours. Tu dois tout oublier et trouver une vie heureuse. Va-t-en de Russie. Ici c'est la misère maintenant. Tu auras faim, tu auras froid mais tu peux. Faut que tu t'en ailles.
- Vabiessilitch, dit maria en tremblant, et si j'ai... en moi... et si... oh je ne peux pas dire.
Mais il avait compris et parla en suivant les élans de son cœur.
- Ça ne sera pas de sa faute il faudra l'aimer. Maman nous aime.
Elle le regarda, bouleversée et choquée par les stigmates sanglants sur le visage de son frère et acquiesça. Elle obéit à son autorité et ne revint jamais.

Il savait que les choses ne se passeraient pas comme il le voulait. Il était trop faible et ne pourrait pas sauver sa mère. Pour une raison qu'il ignorait, l'ancien cavalier noir ne tua pas son fils. Il l'obligea même à manger et à reprendre des forces. Les mots étaient inutiles sur son père. Il ne saisissait pas leur beauté. Il n'y avait d'ailleurs plus de beauté en lui. Anna n'était plus qu'un cadavre maigre et déserté de la sève d'amour. Elle restait allongée et sa peau se creusait, les parties de son corps qui restaient en contact avec le lit pourrissaient. Elle ne réagissait pas lorsque son mari la violait. Elle ne reconnaissait plus son fils lorsqu'il lui apportait à manger en la suppliant de partir. Il ne supporta pas longtemps de la voir dépérir et pensa qu'il était préférable pour elle qu'elle rejoigne le paradis autrement que par le suicide. Il avait peur que son âme se retrouve en enfer.
- Maman, moi je me moque d'aller en enfer si c'est pour sauver ton âme. Tu le veux, je sais.
Il dirigea ses mains vers son cou, l'enserra soigneusement, tendrement. Elle se tourna vers lui et Vabiessilitch vit que ses yeux pleuraient. Il cru voir un sourire et serra, de toutes ses forces. Elle ne bougea pas, resta à le regarder alors que son visage s'empourprait, que sa gorge se convulsait sous ses paumes, que sa bouche s'ouvrait et que sa langue se retournait pour toucher les amygdales. Elle mourut et Vabiessilitch était soulagé que Maria n'aie jamais vu ça, soulagé qu'à présent il soit le seul qui pouvait souffrir de la folie de son père. Il pleura sur son corps, se sentit vide et plus seul que jamais. Il rapporta l'assiette de viande et vint voir son père.
- Elle est morte.
- Tant mieux. On va partir.

Son père ne voulait pas rompre avec son titre d'Oprichnik. Le fils amoureux des mots comprit la violence de certains passages de la bible en regardant son père violer et assassiner. Le plus terrible était lorsque le père ordonnait à Vabiessilitch de reprendre la hache et de terminer son « travail ». Il était à présent certain que jamais Dieu ne lui pardonnerait. Il perdit bientôt les belles notions qui l'avaient traversé. Il perdit la beauté des mots. Il perdit le cœur et ses sentiments et les yeux vifs qui savaient voir la vie. Longtemps, Vabiessilitch resta aux côtés de son père qu'il ne détestait pas ni ne l'aimait. Il était aussi froid que le métal de la hache qu'il abattait sans un regard. Il était un soldat de plombs contrôlé par son père. Il ne vivait plus que par lui. Il avait oublié sa tendre mère et sa petite sœur fragile qu'il fallait protéger. Vabiessilitch ne pensait même pas à la mort, car il ne souffrait pas. Il n'était déjà plus. Ils mangeaient à leur faim, volant les pauvres, attablés confortablement chez eux alors qu'ils tremblaient de peur contre le mur. Le père qui se faisait vieux n'inspirait plus tant de crainte, mais Vabiessilitch, que sa barbe hirsute rendait sauvage, terrifiait les opprimés : il était grand et massif, il était jeune et vigoureux. Vabiessilitch ne violait pas, il ne ressentait pas de plaisir à cela, il tuait seulement. Son cœur endormit le fit terriblement mal lorsqu'il se réveilla d'un seul coup. Comme d'affreux couteaux plantés en lui, une centaine en même temps.

Elle était si belle que le printemps qui ouvrait toutes les fleurs n'aurait pu lui usurper son titre. Elle avait les cheveux roux, longs, le sourire comme une caresse sensuelle, les yeux bleus perçants où se perdre pouvait transformer en statue de pierre. Vabiessilitch retrouva le mot, c'était : amour. Elle tenait un livre lorsqu'ils entrèrent et dévisagea les deux arrivants impolis. Lorsque l'homme de la maison se présenta virilement devant eux, prêt à dégainer une épée devant leur affront, l'ancien cavalier noir lui planta la sienne dans le ventre en tournoyant inutilement. La rousse échappa un cri de douleur qui résonna en mille échos en Vabiessilitch. Son cœur se souleva. Oh ce poids, ce vertige, cette douleur magnifique. Il dut se tenir au mur. Peu de temps, car déjà ses muscles tremblants n'obéissaient qu'à l'amour. Il prit son père par le cou et l'assena d'un coup de poing massif sur le nez. Il hurla et s'écroula. Vabiessilitch retrouva sa haine et sa promesse, il retrouva le feu, la souffrance, et le désir plus fort que tout de le supprimer. Lorsqu'il se redressa, interdit, incompréhensif, le fils n'hésita pas et brandit sa hache. La tête vola, cogna contre le mur et roula sur le sol. Le sang se répandait comme une trainée de mélasse. Vabiessilitch ressentit un immense soulagement ainsi qu'une tristesse dévorante. Sa sœur était morte, sa mère était morte. Il avait tué. Tant tué. La mort qu'on donne ne fait que nous achever. Il se sentait fragile et manipulable. Sa tête tourna tant, ses pensées s'entrechoquaient avec une telle violence, il se sentit si fatigué qu'il tomba.

Le lit était doux, mais bien plus étaient les caresses amènes sur son front. La peau était parfumée, lisse, féminine.
- Le soldat se réveille. Il a faim ?
Oh il n'aurait manqué ça pour rien au monde, ce chuchotement dans son oreille qui le chatouilla. C'était tellement vertigineux qu'il eut besoin d'air et il respira longuement. La fille rit. C'était chatoyant, mélodieux. Il sourit.
- Il a peut-être faim d'autre chose, gloussa-t-elle.
Il ne comprit pas que son corps réagissait à ses sensations et n'entendit rien à ce qu'elle disait. Il savourait seulement le timbre de sa voix et se sentait curieusement léger. Mais la jeune fille, elle, sous la couverture l'avait bien vu.

Il resta avec elle tant d'années. Il apprit qu'elle s'appelait Galya. Que c'était un nom de la terre, féconde et maternelle, qu'elle était femme du cœur et qu'elle savait faire aux hommes ce qu'elle appelait « l'amour » et que Vabiessilitch appréciait beaucoup. Il avait aussi appri que les enfants étaient à elle et que l'homme avait été son mari. Il était violent et ils ne s'aimaient pas, elle ressentait de la gratitude envers Dieu qu'il soit parti, et elle le remerciait de plus belle d'avoir mit dans son lit ce guerrier si beau. Ils se marièrent, eurent d'autres enfants qui ne survécurent pas tous. Vabiessilitch travaillait dans les champs, comme tous les autres hommes. Elle le réveillait lorsqu'il faisait des cauchemars. Elle lisait et lui avait retrouvé l'amour des mots. Il l'avait étonnée lorsqu'il s'était mit lui aussi à faire la lecture. Six ans passèrent, avant que le destin ne le rattrape. Dieu voulait de toute évidence le punir...
 Un homme entra dans leur chaumière. Il était grand, affreusement pâle même pour un temps de Russie, mais ne semblait pas en souffrir. En bon hôtes, il proposèrent le peu qu'ils avaient : du pain et du lait. Mais l'étranger refusa. Il regardait Vabiessilitch avec d'étranges yeux. Comme celui d'un homme qui veut séduire une femme, et les époux trouvaient cela gênant. L'ancien guerrier sentit une menace autour de cet homme. Il savait qu'il pourrait le tuer pour protéger sa famille. Il avait un but et de l'amour en lui à présent, et il serait invincible. Il était confiant. Alors lorsque l'homme écrasa sa main contre la joue de Vabiessilitch aussi rapidement que l'aigle qui fauche le rongeur, il ne put réagir. Il avait l'impression de s'être prit un violent coup dans un tronc d'arbre et la pièce vacilla autour de lui. Il entendit crier. Vabiessilitch se força à retrouver ses sens et donna des coups dans tous les sens, il sentit ses poings se heurter à des surfaces dures mais il tenait bon. Ses os craquaient mais il ne lâchait pas prise. Il prenait des coups, il ne voyait presque plus rien mais il ne faiblissait pas. Un autre coup l'acheva : celui d'une lame dans son poumon.

Grotte, noir, je ne suis plus pareil, plus pareil, c'est une faim que je ne connais pas, je sais pas, pas qui je suis, où je suis, Galya, douce Galya, je suis perdu sans ton amour, est-ce toi qui m'équilibre ainsi?, j'ai l'impression d'être fou, aussi fou qu'avant, c'est Dieu qui me punit, tu es trop bien pour moi, j'ai trop fait souffrir, j'ai trop distribué la mort, à présent c'est mon tour de souffrir tous les tourments, mais la seule souffrance serait de te perdre, Dieu serait-il prêt à faire le sacrifice de ta vie pour me punir?, en vaudré-je vraiment la peine?, je ne suis rien sans toi, sans toi ma vie serait vide, ô cette faim, cette faim, peut-on ressentir cela aussi fort?, est-ce possible, le temps passe et tu n'es pas là, le temps passe dans cette grotte où je ne peux que faire deux pas, c'est noir mais je vois, je vois les vers, je vois la terre dure, glaciale, je creuse pour voir, c'est solide, c'est rocheux, mais qui a pu creuser là-dedans?, je creuse encore, je n'ai pas mal, mes ongles sont durs eux aussi, j'ai trop faim, mais les vers me dégoutent, ils ont une odeur qui me répugne, ils ont une odeur...

Il l'avait enfermé là-dedans afin de l'affamer. Et lorsqu'il jeta sa femme dans le puit, celle-ci fut tuée sur le champs. Comme un animal dirigé par ses instincts, Vabiessilitch avait planté ses crocs dans la chair. L'odeur l'avait rendu fou, il ne savait même pas que c'était une être humain. L'odeur avait tinté en lui en éveillant la conscience « nourriture ». Les enfants y passèrent aussi. Il savait quel passé avait Vabiessilitch, il l'avait lu en lui et y avait trouvé le parfait acolyte. Il savait comment le manipuler. Il savait que c'était un homme de cœur, fragile, sentimental, proche de la folie. Le hurlement de douleur provenant du puit le fit sourire. Il était prêt, il n'avait plus assez soif pour faire abstraction des sentiments et avait pu regarder ses victimes avec attention. Il pleurait, jurait, se frappait la tête pour mourir aussi.

- Vabiessilitch qu'as-tu fait ?
Il se figea. La voix était trop belle, trop chantante pour être humaine. Ciel! Dieu lui parlait!
- Ô mon Seigneur punissez-moi, vengez-vous de moi. J'ai tué une sainte. J'ai enlevé trop de vies.
- Tu as échoué. Je voulais te donner une chance Vabiessilitch, mais tu n'as pas su résister à l'appel de la mort. Je te punis, ainsi que tu le souhaites. Les âges ne déteindront pas sur toi et tu souffriras pour l'éternité.
Tel un fou, Vabiessilitch remercia, supplia à ce que l'on n'hésita pas à le maltraiter.
Alors son maitre se montra à lui. Il était plus beau que toutes ces choses du paradis que l'on décrivait dans les livres. C'était une apparition divine. Il s'agenouilla, baisa ses pieds.
- Je vous obéirais.

Angelo Lugano était à la tête d'une très vieille société de vampire appelée « Nascosto », les cachés. Ils se trouvaient ce qu'ils appelaient des « chiens » immortels pour tuer. Ils s'imaginaeint des vertus protectrices et divines. Ils étaient des salvateurs visant à l'équilibre de la planète, jugeant les âmes et intervenant lorsqu'elles étaient mauvaises. Vabiessilitch étaient l'un de ces chiens. On les avait déshabillé. Ils étaient tous imberbes, il y avait même des femmes, ils taient privé d'identité, de virilité ou de féminité. On leur laissait les cheveux mi-longs, ils étaient ni homme ni femme. Ils obéissaient aux ordres : tuer. Car les juges ne buvaient pas le sang sale des âmes en perdition. C'étaient aux chiens damnés que de boire ce qui était mauvais. Ils étaient eux même mauvais. Vabiessilitch oublia une fois de plus qui il était. Les chiens dormaient dans des cages, patientaient jusqu'à ce que les livraisons arrivent et qu'il se ruent sur les fauteurs. Une nuit, dans le silence, une voix parla. Au début Vabiessilitch n'écoutait pas. Puis il reconnu les mots.

Des monstres, nous sommes des monstres, je ne bois plus, moi, je sais qui ils sont, ce qu'ils font. Je les entends parler dans leur tête. J'ai cette faculté. Je crois que nous l'avons tous. Il faut vous réveiller. Toi qui regarde fixement le sol, toi, imbécile, as-tu oublié que tu étais homme? Nous sommes comme eux, nous avons les mêmes forces, je le sais. Nous sommes tous en souffrance, nous avons tous fauté et nous avons cru à leur promesse de rédemption. Mais nous nous méritons mieux. Et nous sommes immortels. Peu importe la mort et l'enfer, nous ne pourrons jamais y aller. Ne voyez-vous pas que nous tuons davantage sous leur ordre? Réveillez vous, je vous en prie! Il faut que nous sortions d'ici. Il nous faut vivre!

Mais que dis-tu folle? Ici, c'est l'enfer, n'as-tu pas écouté ton cœur? Il est mort il ne bat plus. Ici c'est l'enfer. Nous y sommes déjà.

Toi? Toi! Tu as parlé! En pensée, comme moi. Écoute les mieux. Regarde les mieux. Tu sentiras aussi, tu verras aussi leurs images. Ils nous pensent tellement faibles qu'ils ne se protègent pas. Entrer dans leur esprit est facile. Fais le. Comment tu t'appelles ?

Comme je m'appelle ? Drôle que cela, ai-je un nom? Ô oui... c'est celui que ma mère m'avait donné, elle s'appelait Anna, et moi Vabiessilitch. Anna. Ô Anna. Et j'avais deux sœurs Maria et Irène. Et un père. Mais je l'ai tué. Il était mauvais. Je l'ai tué parce que... je protégeai ma femme. Non. Elle n'était pas ma femme, pas encore. Son prénom, comme la terre, comme la fleur... Galya. Je...


Oh non! Il ne voulait pas se souvenir, ça lui était trop douloureux. Il se redressa et émit un râle. Il se rendit compte qu'il avait une voix et des yeux pour pleurer. Alors il la vit : belle vénus aux cheveux noirs de jais qui posait une main sur son épaule.

C'est de leur faute. Que t'ont-ils fait?

Ils m'ont enfermé, affamé, ils ont jetés ma femme et mes enfants et je les ai bu.

Ils ont fait pareil avec moi. Mais j'étais jeune et c'est ma famille qu'ils ont jeté avec moi. Je couchais avec les femmes et je pensais que Dieu était venu me délivrer de ma folie. Je ne suis pas folle. Je vais le prouver : pourquoi tu aimes les femmes?

Parce qu'elles sont belles, parce qu'elle ont le pouvoir de l'amour. Parce que leur corps est divin, leurs mots sont des caresses, leur voix des enchantements mélodieux, dit-il en se souvenant de sa femme.

Moi aussi je les aime pour cela.

Moi aussi si j'étais femme, je les aimerai toujours.

Elle rit. Elle attira les regards. Certains observaient la scène avec de grands yeux interdits, d'autres inexpressifs, d'autres encore semblaient y prendre part et rire aussi. Dans leur yeux brillaient leur souffrance passée. Ils entendaient aussi.


- Je m'appelle Drusilla et j'appelle à vos cœurs d'hommes et de femmes. Soulevons-nous!

Elle avait le courage de l'homme et son autorité. Vabiessilitch se sentit une fore nouvelle et il se joignit à elle.

- Nous sommes comme eux. La raison l'anime. Ils sont des monstres et ils ont fait de nous ce que nous sommes, mais nous pouvons prendre notre revanche. Ils ne sont pas des Dieux.

C'est ici qu'ils perdirent presque toute l'attention de leur auditoire. Ils n'y croyaient pas et craignaient que les Juges les punissent s'ils entendaient ceci. Il était évident qu'Ils étaient invincibles. Ils demeuraient encore trop attachés à la punition qui était si ancrée en eux, qu'ils étaient incapables de croire à autre chose. Ces deux là étaient des fous. Les chiens ne pensent pas, ne parlent pas, ne se soulèvent pas. Il regardèrent ailleurs en s'efforçant de ne plus écouter, comme pour le leur prouver.

Il faut tenter le tout pour le tout Drusilla, la prochaine fois, nous en tuerons un pour leur prouver leur vulnérabilité.

Elle acquiesça.

Mais pouvaient-ils seulement mourir ?

Une autre livraison arriva, menée par deux faux dieux. Un seul demeura dans la salle lugubre, une espèce de grotte immense où gisaient encore les corps et les squelettes en putréfaction. Alors Drusilla et Vabiessilitch se ruèrent sur lui. Tels des animaux, ils déchirèrent sa peau, le mordirent et le griffèrent. Vabiessilitch frappait de toutes ses forces. Les autres regardèrent avec étonnement, se redressant sur leur deux jambes comme des hommes. Le Dieu criait, hurlait, injuriait. Il saignait et ses yeux reflétaient la peur. La peur ? Alors Vabiessilitch prit la tête du faux dieu et la tira. Elle se déboita du corps et il ne bougea plus. Drusilla et Vabiessilitch se regardèrent et surent qu'ils avaient d'ors et déjà gagné. Ils sourirent.

- Il est mort. Le dieu n'est pas immortel !

Il fut aisé pour eux d'ouvrir la large grille qui avait défini le rempart infranchissable de leur enfer. Le quitter sans qu'aucun courroux ne s'abatte sur eux les conforta dans leur nouvelle croyance. A l'étage, les faux dieux furent surpris, ne comprirent pas tout de suite et beaucoup moururent avant qu'ils n'aient eu le temps de réagir. Les humains les accompagnait. Ce fut un combat rude où les chiens, plus nombreux, sortirent vainqueurs. Les humains, hélas, y avaient tous trouvé la mort. Drusilla et Vabiessilitch restèrent ensemble pour apprendre du monde qu'ils avaient oublié et qui avait grandi sans eux. Ils étaient en l'an 1889. Les paysans qu'ils avaient toujours été de leur vivants criaient à la libertés, leur rage étaient plus violente que leur coup de bêche dans la terre. Il n'y avait plus de grandes guerres inutiles et sanguinolentes, démonstrations de pouvoir entre les peuples. Il y avait la lutte pour la liberté. Ils se sentaient intimement liés à ces hommes et à ces femmes, car ils avaient voulu la même chose, et ils espéraient qu'ils obtiennent ce qu'ils voulaient. C'était à vrai dire le sens logique des choses.

Ils se séparèrent de comme un accord en 1930, sur les terres chaudes de la méditerranée. Ils s'aimaient comme deux amis, jamais Drusilla n'avait rompu avec son homosexualité, et il l'avait toujours respecté. Elle l'avait renommé Abel Lyrae le jour où il s'était plaint de l'écorchure que lui était d'entendre son nom et toutes les infamies qui s'y attachaient. Ce fut Abel, parce que son ancien nom en comportait les lettres, et qu'Abel dans la bible était le premier martyr du monde. Enfin Lyrae, parce que depuis que les mots lui étaient revenus, Abel n'avait cessé de lire et d'apprendre autour de lui. Il était poète, il était écrivain, amoureux des mots, lyrique. Il avait trouvé dans les nouvelles lectures des mots bien plus savants que la bible, des esprits bien plus critiques dont la plume salace lui plaisait. Lyrae.

- Au revoir Abel Lyrae.
- Au revoir Drusilla.

Il traversa les pays et les âges, devenu solitaire, faisant des rencontres et donnant parfois l'étreinte comme Drusilla lui avait raconté pour ne pas être seul. Il ne se nourrissait pas de sang humain, ayant banni à jamais ces créatures de ses ennemis et de ses victimes. Il n'était plus meurtrier et ne le serait jamais plus. Abel gardait en lui les cicatrices brulantes des meurtres perpétrés. Il gardait le souvenir de ses faiblesses. Par deux fois il s'était fait manipulé, par deux fois il avait tué pour ses maitres à penser. Il ne comptait plus que sur lui et sur son humanité pour échapper à toute autre erreur. Il suivit avec amusement le soulèvement des homosexuels dans les années 1970 et ne fut pas surprit de voir à la télévision une Drusilla aux cheveux courts défiler dans les révoltes de San Francisco.

En 2013, il se rendit à Seattle pour rechercher sa nouvelle compagne d'éternité. Solitaire durant quelques années, un certain Theobald de Navarre attira toute son attention lorsqu'il déclara vouloir révéler l'existence des vampires au grand jour. Abel fut totalement séduit par l'idée qui depuis quelques temps déjà, éditait ses écrits romanesques dans les librairies des mortels. Il voyait là l'opportunité de demander pardon au monde. Et il se présenta devant le vampire parmi les centaines d'autres. Il montra lui aussi ses pouvoirs, il s'évertua à persuader les mortels de sa particularité. Mais il ne les crurent pas. Comment des esprits bercés par la télévision et les effets spéciaux pouvaient-ils croire à de pareilles choses ? Abel comprenait, il se retira. Ça n'avait pas marché. Et son désir de reconnaissance avait été balayé. Il souffrait. Il ne pu retenir ses aspirations et convoqua une assemblée de journalistes pour raconter son histoire et montrer ses pouvoirs "en direct". Il ne fut pas le seul et les choses prirent très vite une ampleur importante et grandissante. Les autorités demandèrent à rencontrer ces créatures. Abel fut de ceux-ci. Il se laissa étudier par des scientifiques, suscita la surprise et l'engouement. Il utilisait ses mots pour représenter son espèce, parlait aux dirigeants pour établir certaines règles. Non, certains se nourrissent toujours d'humains. Non, pas moi, ni même ceux qui recherchent la reconnaissance.

- Les vampires souhaitent jouir des mêmes droits et obéir aux mêmes devoirs civiques que les humains. Beaucoup vivent dans l'ombre par respect pour votre espèce ou par peur. Et je vous assure que ce n'est pas un signe d'arrogance et de mépris que de vouloir nous montrer à vous, mais bien un signe de paix, et de volonté de vous délivrer la vérité. Nous voulons vivre avec vous, pouvoir exercer des métiers ouvertement. Par exemple, certains d'entre nous feraient des historiens précieux. Nous voulons partager ce que nous savons. Nous avons tous été humains et nous le sommes encore. L'immortalité est un poids, mais il serait nettement plus supportable si nous nous rendions utiles à notre sang. Nous avons les même ascendants, les mêmes origines, et il est normal que nous vivions en communauté.

En un rien de temps, les nouvelles se rependirent. Le président même demanda un entretien. Ils discutèrent de leur races et se mirent d'accord pour mêler les vampires dans les lois. Les vampires avaient à présent le droit d'exercer un métier, de dépendre des lois humaines. Ceux qui souhaitaient vivre au grand jour avaient leur nom dans les registres sociaux et s'étaient engagés à ne plus tuer, à payer leurs impôts, leur loyer. Ils étaient devenus des hommes. Abel promit pour les autres, trop heureux, aveuglé par ses vœux réalisés, ses désirs assouvis, inconscient quant aux réels desseins des vampires. Abel n'eut aucun mal à rester digne et juste et à ne pas céder au nouvelles modes plaçant les immortels dans des rôles de Dieu vivants à idolâtrer. L'amour devait être sincère et égal.

Il devint représentant de sa race et écrivain politique où il exposait dans ses oeuvres littéraires la place des vampires dans la société humaine et leur union.





Désirez-vous un binôme ? Je laisse le temps le définir, et les rencontres me diriger sur cette question.

Nom de votre avatar : Gabriel Aubry

Avez-vous envoyé les mots de passe à Mnesis ? Comme il se doit, oui.

Comment avez-vous connu le forum ? On m'en a touché un Mot.


Dernière édition par Abel Lyrae le Lun 23 Mar 2009 - 09:34; édité 3 fois
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MessagePosté le: Dim 22 Mar 2009 - 20:10    Sujet du message: Publicité

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Mnesis
Administrateur

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Inscrit le: 22 Jan 2009
Messages: 762
Localisation: Dans les limbes

MessagePosté le: Lun 23 Mar 2009 - 00:34    Sujet du message: Abel Lyrae [terminé] Répondre en citant

Bonsoir et bienvenue

C'est une fiche magnifique et je vous en félicite! J'aime beaucoup ce que vous avez fait de ce pv!
N'oubliez pas de signer le règlement et je vous ouvre les portes de ce pas!
_________________
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Theobald de Navarre
Vampire

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Inscrit le: 11 Fév 2009
Messages: 728
Localisation: Non loin de sa lame

MessagePosté le: Lun 23 Mar 2009 - 00:37    Sujet du message: Abel Lyrae [terminé] Répondre en citant

Très heureux de vous voir ici, Abel! Demander pardon au monde? J'aime votre naïveté! Twisted Evil

Sublime fiche!! J'adore!!! Bienvenue!
_________________

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Abel Lyrae
Invité

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MessagePosté le: Lun 23 Mar 2009 - 00:55    Sujet du message: Abel Lyrae [terminé] Répondre en citant

Le règlement est signé Mnesis!
 
Déjà deux lecteurs et moi qui avais fait des fautes de syntaxe affolantes... ô miséricordes^^
Je vous remercie beaucoup, bien heureux qu'il vous plaise! Mr. Green

 
 
Theobald, si espérer vivre normalement est être naïf alors je le suis avec fierté.
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Chiara Costagliola
Invité

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MessagePosté le: Lun 23 Mar 2009 - 02:16    Sujet du message: Abel Lyrae [terminé] Répondre en citant

et encore un beau vampire avec une fiche superbe !
et écrivain en plus ... ^^ c'est noël ?

Bienvenue !!
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Abel Lyrae
Invité

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MessagePosté le: Lun 23 Mar 2009 - 02:21    Sujet du message: Abel Lyrae [terminé] Répondre en citant

Avant l'heure, pour vous Chiara.

Merci^^
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Chiara Costagliola
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MessagePosté le: Lun 23 Mar 2009 - 02:36    Sujet du message: Abel Lyrae [terminé] Répondre en citant

j'en suis donc ravie très cher ! avec un personnage aussi intéressant j'espère bien vous croiser quelque part ...
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Pandore Liddell
Humain

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Inscrit le: 24 Jan 2009
Messages: 3 377
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Féminin

MessagePosté le: Lun 23 Mar 2009 - 17:57    Sujet du message: Abel Lyrae [terminé] Répondre en citant

Pfiouuu!
Ma première pensée fut: ohlala quel roman!
La seconde: ça y est? Encore!


Une fiche qui se boit, qui s'engloutit, qui coule toute seule... Très agréable. Et un personnage atypique qui change des grands méchants loups. 


Bienvenue!!
_________________
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Abel Lyrae
Invité

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MessagePosté le: Lun 23 Mar 2009 - 23:39    Sujet du message: Abel Lyrae [terminé] Répondre en citant

Eh bien Pandore, qui a pu vous doter d'un nom à connotation si négative? Vous qui semblez être brillante à ouvrir votre bouche pour dire des gentillesses!


Merci petit chaperon rouge.  Very Happy
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:20    Sujet du message: Abel Lyrae [terminé]

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