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Un air d'enchantement

 
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Madyson Claydes
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MessagePosté le: Sam 6 Aoû 2011 - 12:59    Sujet du message: Un air d'enchantement Répondre en citant

8h30 

    Un vendredi calme et nuageux. Encore un matin typique de la ville. Madyson venait de franchir les porte de son immeuble après une nuit relativement mouvementé. Quelques blessés d'accidents pendant la nuit, encore des drogués, et des tours de gardes dans les étages à n'en plus finir... Elle s'approcha lentement des boites au lettre et en sorti son courrier de la veille... Le temps de rejoindre son étage, elle feuilleta le paquet de pub et de lettre entassé. Des publicités, le journal, son magasine de mode hebdomadaire contenant un tee-shirt, une lettre de sa tante mais la dernière lettre attira plus particulièrement son attention. La porte de l'ascenseur s'ouvrit, elle attrapa ses clés et passa le seuil de sa porte...  
    Madyson avait reçu une lettre d'Armand. Celui-ci lui demandait de le rejoindre au célèbre Seattle Opéra. Cette lettre était accompagné d'un ticket numéroté: "The Ring, By Richard Wagner" en imprimé noir sur filigrane représentant la grande salle de l'opéra. Il y avait la date, la salle, l'heure et la place d'indiquer sur le dit ticket, elle devait s'y présenter dans la soirée. Son sir l'invité à revêtir l'une des robes qu'il lui avait déjà offerte: Elle se voyait déjà rentrer dans l'Opéra dans sa robe modèle Vichy, droite coupe bustier, une ceinture de ruban blanc sous la poitrine à nouer dans le dos, couleur assortie à l'ensemble bleu pastel effet satinée. Une fente à l'arrière dévoilant un deuxième tissus blanc en cascade pour donné un effet élégant. Madyson s'installa dans sa chambre et prépara ses affaires: Elle sorti la robe enveloppée dans une housse de protection qu'elle accrocha par le cintre au crochet de sa porte. Elle farfouilla dans son armoire pour trouver un sac assorti qu'elle posa sur sa coiffeuse. Elle continua avec de mignons petits escarpins blanc, talon fin et haut, arrondis au bout du pied et remontant le long du tendon pour formé une boucle autour de la cheville dont le fermoir est en forme de bijou argenté. Elle sorti ensuite deux bracelets en argent ainsi que les boucles d'oreilles, la montre bracelet et le collier assortie qu'elle gardait ensemble dans un écrin comme l'ensemble de ses bijoux.
    Maintenant que ses affaires étaient prête, elle se reposa comme à son habitude. Mais la lettre d'Armand la tracassait. Que lui voulait-il? Une invitation soudaine à l'opéra? Mais pourquoi...
     
    ------------------------

    Une même lettre avait été envoyé à la propriétaire de l'opéra une semaine avant:

     
      Chère Madame de Vallambres,
       
      Je me nomme Armand Stuart, nous nous sommes déjà rencontré par le passé. Je m'adresse à vous dans l'espoir de vous présenter quelqu'un. Une jeune demoiselle qui aurait beaucoup à gagner de vous avoir à ses côtés. J'ai pensé à vous car vous être une personne plus que respectable, dont la compagnie et plus qu'agréable... J'aimerai que cette demoiselle apprenne de votre grâce. Je ne peux m'occuper pleinement de son éducation à cause de mes occupations professionnelles et j'aimerai la placer sous votre tutelle pendant un court lapse de temps. Après tout, je ne vous avez demander aucun dédommagement suite au prêt que votre protégé avez fait chez nous pour les travaux de réaménagement de l'opéra... A la place, je préfère vous demander des services dans ce genre... Et j'espère que votre réponse sera positive. Vous me le devez bien, non?
       
      Je compte sur vous.
      La jeune personne sera dans la loge 29 de la salle 5 pour 20h. Lors de la représentation de The Ring prévu la semaine prochaine. Je joint une photo d'elle à cette lettre.
       
      Veuillez Madame, agréer mes sincères remerciements et mes salutations distinguées.




      Votre dévoué et ami, Armand Stuart.

     
    ---------------------------

    18h30

     

    Madyson sorti de la salle de bain et s'habilla tranquillement dans sa chambre. Elle réfléchissait encore sur le pourquoi de son invitation. Une fois la robe enfilée, un châle posé sur les épaules. Elle se coiffa soigneusement devant la glace et sorti son maquillage... Elle opta pour un maquillage léger mais mettant en valeur ses yeux azurs. Un peu de fond de teint, une rouge à lèvre rose pastel non prononcé suivit de ses bijoux argentés. Elle était plutôt mignonne. Une véritable poupée en porcelaine de collection. Et la robe n'arrangeait pas l'effet. Elle ressemblait à une fille de comte du 19em siècle par son teint poudré, son chinions décoré, sa robe bleu pâle avec cascade blanche quoi que moderne pour l'image. Ses petits souliers blancs et son air enfantin...
     
    Une fois prête et son sac remplit d'affaires dont elle ne se sépare jamais, elle parti pour l'opéra. C'était la première fois qu'elle y mettait les pieds. La bâtisse était grande est majestueuse entièrement vitrée. Les décorations était sublime quoi qu'un peu abstraite à ses yeux. La rénovation de 2003 lui avait donné un nouveau genre mais l'endroit était resté très peuplé est agréable. La hauteur du plafond du hall l'émerveillé, les hommes ont toujours voulu construire de plus en plus haut comme pour rejoindre les cieux... Et cet esprit l'emplissait d'une sensation de grandeur. Dans l'ensemble, elle se sentait bien dans l'opéra de Seattle... La jeune infirmière avait du mal à croire qu'une petite demoiselle comme elle pouvait un jour se retrouver dans un endroit aussi élégant! Bien vite, l'angoisse de revoir Armand dans un tel endroit s'était effacé pour laisser place à une excitation de la découverte de l'endroit, ce sentiment enfantin enfouit au plus profond d'elle. Madyson avait un large sourire sur les lèvres. Malgré le faite qu'elle soit seule dans ce grand hall, la demoiselle semblait heureuse. Elle s'approcha d'un employé et lui demanda où se trouver la salle indiquée sur son billet. Elle s'y rendit suite au instruction de l'homme. Elle était curieuse de savoir à quoi ressemblait la place 029-07. Bien vite elle découvrit qu'elle n'était pas dans la grande salle mais dans une loge, la loge 29, bien situé dans la pièce... Elle voyait l'ensemble de la scène depuis son siège. On lui confia des petites jumelle comme dans tout opéra de renom. Elle était encore seule dans la loge et elle en profita pour regarder l'ensemble des personnes qui s'installait plus bas ou encore dans les loges adjacente. Elle n'avait pas prit le temps de s'installer et restait debout devant le rebord de la loge. Elle avait oublier qu'elle était là sous demande de son sir, son esprit divaguait gaîment dans la splendeur de l'Opéra. Elle était heureuse et attendait avec excitation la suite des évènements qui devait l'attendre dans un endroit aussi magique.

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MessagePosté le: Sam 6 Aoû 2011 - 12:59    Sujet du message: Publicité

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Carmilla de Vallambres
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MessagePosté le: Mer 17 Aoû 2011 - 21:00    Sujet du message: Un air d'enchantement Répondre en citant



    Silencieusement alanguie sur le rebord de la loge d’honneur, je reste seule dans la salle, observant les fauteuils vident essayant de réfléchir sans vraiment y parvenir. Incapable de dormir ou même de sommeiller quelques heures. Il ne cesse d’apparaître à mon esprit des yeux bleus furieux qui me fixent et me donnent un ordre que je n’entends pas, je tremble et frissonne et m’éveille en sursaut. Si au moins je pouvais mettre un nom sur cette étrange cauchemar, peut être ne serais-je pas ici à veiller si tard.
    Tard…est-ce une vraiment notion que l’on peut accorder à un vampire, à un être sans vie qui déambule dans les rues sans vraiment être vivant, simplement un mensonge, qui survit en se nourrissant des autres. Je ne sais plus vraiment si je dois me détester ou m’accepter mais au fond de moi un sentiment étrange me rappelle que je n’ai jamais aimé être une sangsue.
    Au fond de moi une sensation étrange ne cesse de me rappeler que tout cela n’a jamais été qu’une chose détestable qui m’a prit une vie que j’aimais tant ou trop, une vie que je n’ai jamais pu achever mais dont les détails restent à la sombre lueur des ténèbres de mon amnésie. Un jour je me souviendrais peut être…

    Nicolas m’a enseigné les rudiments à connaître, Théobald de Navarre et autres choses du genre, il m’a parlé de l’opéra et des sacrifices qu’il a du faire pour l’acheter. Un rêve que je ne cessais de murmurer. Il n’était pas certain de me faire vraiment plaisir, mais même si je ne sais pas cette envie du passé, je ne cesse de sourire et d’évoluer en cette enceinte sacrée comme si elle fut le seul endroit où j’aurais du vivre, éternellement…
    Je me redresse sentant la présence de mon infant arrivé, il me sourit timidement et m’interrompt en s’excusant. Je secoue doucement la tête, il me fait sourire, si craintif, si enfantin. D’un mouvement tendre je me rapproche de lui et dépose un baiser sur son front. Aussi grande que lui, peut être un peu plus avec mes talons, je caresse sa joue bienveillante.
    Quelques tendresses maternelles lui sont soufflés en italien ancien, une langue qui me semble plus familière encore que le français, comme si j’y avais vécu tout un siècle. Nicolas m’interrompt doucement.

    -Mère, il y a une lettre pour vous…

    Il semble effrayé de me dire cela et c’est avec une douceur sans égale que je prends la lettre et me retourne pour la lire. Décachetant l’enveloppe, plusieurs mots me frappent aux yeux…

    Armand…rencontré…le passé.

    Les premiers mots accaparent mon esprit, je lis attentivement chaque mot, comme si l’un d’eux allaient enfin me dire une vérité que je n’aurais pas su, je cherche à me souvenir du nom de ce vampire qui semble me connaitre, mais son nom me reste si flou qu’une douce douleur s’accapare de mon esprit, incapable de me souvenir.
    M’occuper d’une infant ? Je redresse mon visage un peu perplexe, ainsi ai-je une dette sans vraiment le savoir. Je cherche encore à comprendre, nombre de question tournoient à mon esprit. Est-ce que…j’ai été une femme respectable ? Ai-je le caractère nécessaire pour recevoir cette jeune femme sous mon enseignement alors que je ne me souviens pas de qui je suis.
    Me tournant doucement vers Nicolas, je le regarde un peu perplexe.

    -Armand Stuart…tu lui as emprunté de l’argent et il semble me connaitre du passé. Peux-tu lui renvoyer une lettre en mon nom Nicolas ? Expliques lui quelques peu ma situation avec beaucoup de tact et dis lui que même si mes souvenirs sont plus qu’inexistants, je mets un point d’honneur à accepter de m’occuper de son infant.

    Mon fils accepte d’un hochement de tête, s’éloignant d’un pas lent pour me laisser seule. Prenant la photographie, observant le visage de la jeune femme blonde, je reste silencieuse. Je ne sais pas qui je suis, je ne sais plus qui j’ai été, mais il semblerait que mon honneur soit assez fort et mon caractère tout aussi pour ne pas me dérober de la dette sans aucune raison….

    * * * * * *


    L’opéra de Wagner.
    C’est d’un œil silencieux que depuis la loge d’honneur j’observe encore une fois la salle qui se remplit lentement, je ne porte pour l’instant pas mon costume de scène. A vrai dire, je n’entre pas en scène ce soir, je ne le peux. La venue de l’infant m’en empêche. Je me dois avant toutes choses de m’approcher d’elle sans l’effrayer et c’est un regard d’émeraude qui se pause sur la scène, attendant de voir la poupée de porcelaine arriver.
    J’entends les murmures des humains, leurs cœurs qui palpitent lentement, leurs odeurs me parvenir comme des effluves d’un parfum doucement dispersé, mais ni la faim, ni le désir violent de me jeter sur eux ne siège en mon esprit. C’est d’une indifférence des plus totales que j’observe leurs allées et venues, maîtresse de mes plus bas instincts, je n’ai jamais considérés mes anciens semblables comme de la nourriture. Ce qu’aurait adoré que je fasse Caesar.

    Enserrée dans une longue robe blanche soulignant ma peau diaphane, les hauts talons à mes pieds, m’agrandissant de quelques centimètres. Je vois enfin apparaitre la jeune vampire. Élégante poupée, je reste quelques instants à l’observer avant de lentement m’éloigner de la loge et me diriger vers la sienne.
    On me salut au passage, on me sourit, les hommes semblent charmants et courtois, sans intérêt. Si je puis être sure d’une chose à mon égard c’est que j’ai du caractère. Un caractère fort et féminin qui ne saurait se détacher de moi mais aussi un côté doux et maternel. Comme si l’on m’avait arraché ma vie à un instant où je pensais la donner. Drôle de pensée…pourtant si présente.

    Frappant doucement à la porte de la loge, je me glisse après quelques instants à son intérieur, me présentant silencieusement à la jeune femme, je l’observe un instant et lui souris.

    -Bonsoir…je suis Carmilla de Vallambres, êtes vous l’infant de Monsieur Stuart ?

    D’un mouvement gracile, je tends ma main vers elle dans l’espoir de lui serrer la main, je pense que cela se fait toujours. Si ce n’est pas le cas c’est sans importance.


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Madyson Claydes
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MessagePosté le: Ven 26 Aoû 2011 - 13:09    Sujet du message: Un air d'enchantement Répondre en citant

    Madyson était comme absorbée par ce qui se passait plus bas et n'avait même pas senti qu'elle était observée. Lorsque Carmilla de Vallambres frappa à la porte de la loge. Le souffle la poupée se coupa un moment. Elle écarquilla les yeux un instant, serrant son sac fort contre sa poitrine avant de se retourner lentement. Quelle surprise à nouveau de voir la propriétaire même de la bâtisse à la porte. La jeune vampire s'attendait à son maître, mais elle fut ravie de voir cette femme si majestueuse devant elle. Carmilla était habillée d'une belle robe blanche qui la mettait extraordinairement en valeur du haut de ses talons. La femme étant grande, d'une silhouette fine et élancée. Ses longs cheveux d'ébène et sa couleur diaphane faisait ressortir les yeux couleurs émeraude de la femme. Elle était reconnaissable et beaucoup plus belle en vrai que sur les photos que Mady avait regardé pour se documenter un minimum sur l'opéra. La douce poupée détailla avec émerveillement la jeune femme qui se tenait devant elle. Ne sachant pas du tout que son maître ne viendra pas. Elle sortie rapidement de sa contemplation pour écouter Madame de Vallambres.


      -Bonsoir...je suis Carmilla de Vallambres, êtes-vous l'infant de Monsieur Stuart ?

      -Bonsoir, Oui c'est bien moi. Je me nomme Madyson Claydes. Enchantée de vous rencontrer Madame de Vallambres.

    La jeune demoiselle pris alors avec douceur la main de Carmilla. Celle-ci était froide, un peu plus froide que la sienne sinon elle ne l'aurait pas senti. Madyson compris alors que Carmilla était comme elle... La main froide, pas de pouls, un teint diaphane... La jeune infant serra cette main comme l'éthique lui imposait. Mais la révérence devant cette personne lui semblait plus appropriée, presque d'instinct elle s'inclina légèrement et gracieusement devant son interlocutrice. Baissant la tête, avançant un peu le dos dessinant un petit mouvement vers le bas avec les jambes discret mais efficace.


      -Je ne m'attendais pas à rencontrer une femme aussi importante que vous dés mon arrivée dans votre opéra. Je vous avoue que je suis surprise. Mais en bien ! Je m'attendais à voir Monsieur Stuart.

    La jeune vampire avait l'air si surexcitée que même les mots de sa bouche filèrent sans grande retenue. Elle ne voulait pas manquer de respect envers la femme qui était venue à sa rencontre, mais elle ne voulait pas la laisser partir ainsi, sans prendre le temps de lui parler un peu. La demoiselle l'invita dans sa modeste loge, ne s'attendant pas vraiment à une réponse favorable, mais on ne perdait rien à essayait. Elle regardait la vampire avec un air d'enfant heureux d'être là et curieux de tout. Mais bien vite la magie s'estompa un instant. Comment savait-elle que Madyson était l'infant de Armand Stuart ? Le connait-elle ? Elle doit lui apporter un message de lui ? Une multitude de question se bousculait dans sa tête. Mais comment formuler ça de manière à ce que Carmilla ne prenne pas ça pour de la méfiance... Elle réfléchit quelques secondes. Zapant les questions les moins importantes comme « comment connaissait vous Armand », avec le temps, son cher maître avait montré qu'il fréquentait tout le monde dans tous les domaines possibles et imaginables...


      -D'ailleurs, excusez-moi de vous poser la question mais... Comment saviez-vous que je suis l'infant de Monsieur Stuart. Il vous a ... parler de moi ?

    Madyson avait l'air à l'aise auprès de la propriétaire de l'opéra. Malgré le faussé social qui les séparait. La condition de vampire les rapprochait d'une certaine façon. Madyson la respectait déjà et la prenait instinctivement pour son aîné. Elle souriait encore de son euphorie lors de son arrivée. La rencontre avec la grande et néanmoins célèbre Carmilla de Vallambres l'emplissait aussi de joie. Elle se demandait encore si elle ne rêvait pas et si c'était bel et bien la réalité. Son arrivée dans un endroit aussi noble, la rencontre avec la propriétaire et artiste des lieux en moins d'une heure ... L'opéra en lui-même qui promettait d'offrir un spectacle inoubliable. En d'autres mots, Madyson était aux anges. Le spectacle n'allait pas tarder à commencer et elle trépignait presque d'impatience de connaître la suite des évènements..

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Carmilla de Vallambres
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MessagePosté le: Ven 2 Sep 2011 - 14:14    Sujet du message: Un air d'enchantement Répondre en citant

    La gracile jeune fille semble n’être que douceur, sa main, prend la mienne, une salutation accompagnée d’une révérence, tout un mouvement parfait, féminin et ayant presque une touche innocente. Je lui souris avec bienveillance, l’œil d’émeraude porte en lui toutes les traces de sagesse et de protection dont le corps et l’esprit savent faire preuve. Il semble qu’au fond de moi, un côté maternel soit inné. Ce qui expliquerait mon attitude envers Nicolas, ce qui expliquerait mon regard sur Madyson.
    Ma main glisse de la sienne pour revenir le long de mon corps, corps cintré dans cette robe blanche qui met ma silhouette en valeur, je ne cesse de l’observer, l’œillade observatrice et douce, sans animosité aucune, simplement tendre et aussi bienveillante qu’une mère pourrait l’avoir. Elle est si jeune, elle semble si jeune, une petite poupée de porcelaine blanche aux yeux d’azurs qui m’observent impressionnés. Elle ne devrait pas me penser si importante, je ne le suis pas, et si je l’étais je ne m’en souviens pas.

    A sa révérence je souris avec affection, y répondant par un signe de la tête, l’enfant semble être respectueuse et capable d’apprendre. Un très bon point pour elle, une très bonne chose. Car si je ne me souviens pas de tout à mon sujet, je sais que je n’aurais jamais pu prendre sous mon aile une personne dont le caractère serait sans respect. Je n’ai pas la patience, je le sais, je n’ai pas un caractère, ça je m’en suis rendue compte et rapidement.

    -Je ne suis pas aussi importante que cela Madyson.

    Un sourire lui est offert, humble et sans fausse modestie aucune. Je ne suis pas importante, pas autant qu’aimerait le penser les journaux d’aujourd’hui avec leur propagande de célébrité. Je n’aime pas être exposée, je déteste cela en vérité. Et avoir cet opéra ne semble pas être une chose qui permette de vivre dans l’ombre. Ils ont beaucoup parlé de moi, qu’enfin la directrice de l’opéra était arrivée, et que désormais le frère et la sœur pouvaient diriger l’opéra. Le frère et la sœur…l’idée me fait énormément sourire lorsque je lis cela dans les journaux. Nicolas est mon fils et il le restera quoi qu’il arrive, en aucun cas, il ne sera autre.
    Mais cela évite pour le moment de nous considérer comme des vampires, de s’interroger sur la question et de risque de voir ce secret révélé. Je ne considère que divulguer ce secret soit nécessaire, pas comme le fait ce de Navarre, bien au contraire.

    J’observe toujours la jeune fille qui semble surexcitée. C’est attendrissant. L’âge semble m’avoir apprit à réagir plus calmement, le temps fait toujours son affaire pour calmer les esprits les plus impatients, enfin je crois. D’un mouvement tendre, pour répondre à sa question, je glisse ma main dans son dos et l’invite à s’asseoir de nouveau, me plaçant sur la chaise à ses côtés. Le corps droit, instinctivement posée dans une stature altière et noble, les jambes rapprochée, inclinées quelque peu sur le côté, je lui souffle.

    -Votre sire m’a envoyé une lettre avant votre arrivée. Nicolas, mon infant semble lui avoir emprunté de l’argent pour l’opéra et son achat, il est l’un de nos nombreux mécènes et il semblerait qu’il ait choisit comme remboursement, que je m’occupe de vous et vous forme. L’idée me plait et ne me dérange pas, si vous respectez une seule chose Madyson. Le respect de votre ainé et de la vie. Si vous êtes capable de cela, alors nous nous entendrons très bien. Si ce n’est pas le cas, je crains que notre duo ne soit pas si formidable que cela. En tous les cas, si vous êtes prêtes à devenir mon…infant adoptive, je serais ravie d’être votre mère créatrice de cœur.

    En disant cela, la voix douce, un sourire est resté affiché sur mes traits. Les yeux bienveillants ont oscillé entre son visage et la foule qui s’installe sur le parterre, soulignant que si je parle de la vie, je parle des humains dont nous devons nous nourrir.
    Instinctivement ma main vient replacer une mèche de ses cheveux, mes paroles continuant.

    -Vous me pardonnerez d’être parfois ailleurs dans mes pensées. Car si je dois vous apprendre ce que je sais, sachez que mon histoire s’éteint sur près de 150 ans. J’ai été scellé dans un tombeau et mon esprit à son réveil semble avoir oublié les détails de ma vie passée. Je sais que je suis Carmilla, je sais que j’ai un très fort caractère et un respect immuable pour chaque vie humaine. Vous me pardonnerez aussi d’être peut être maternel si je m’occupe de vous, c’est un instinct inné que je ne peux pas vraiment trahir. Si cela vous dérange, je le comprendrais. Ainsi Armand vous a confié à moi, faisons connaissons, observons l’opéra et ensuite, nous irons ailleurs parler encore vous et moi.

    Ne pas lui mentir, lui apprendre le nécessaire dès les premiers instants. La franchise est une chose importante pour une relation telle que nous allons avoir. Car si elle n’est pas mon infant, elle sera pourtant mon élève. Ainsi, elle devra apprendre, ainsi elle apprendra, ainsi nous pourrons nous faire confiance, car là, est la chose la plus importante.

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Madyson Claydes
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MessagePosté le: Dim 4 Sep 2011 - 12:04    Sujet du message: Un air d'enchantement Répondre en citant


      -Vous avez beaucoup d’importance à mes yeux madame de Vallambres…

    Madyson souriait chaleureusement en réponse au doux sourire de la propriétaire de l’opéra. Elle ne pensait pas être en face d’une femme aussi noble, pas hautaine pour deux sous, avec une grâce et une élégance à l’image de son caractère doux et agréable. C’était du moins ses premières impressions et la petite poupée était ravie. Ravis de voir que ça existait encore des gens simple et modeste… Elle fut agréablement surprise du geste tendre de Carmilla, l’invitant à s’asseoir. Pendant la discutions qui suivit, Madyson la regardait, ses yeux s’écarquillèrent un instant. Madame De Vallambres lui expliquait qu’Armand lui avait demander de prendre soin d’elle à la place de payer un prés que son infant avait fait auprès de lui… Elle eu les yeux qui s’emplissaient de larme, mais se reteint et tenta de contrôler sa voix. C’était inespéré…

      -Je comprends… Pour vous expliquer un peu ma situation… Je ne suis son infant que depuis quelques mois. Je n’ai encore pas vraiment eu le temps de rester auprès de lui. Il m’a laisser dans ma détresse… Je ne comprenais rien de ce qu’il m’arrivait. Vous savez… Les envies, les voix... J’ai arrêter de me nourrir et je me laissais mourir dans cette ville qui était pourtant la mienne. J’attache énormément de valeur à la vie et j’ai l’impression d’avoir perdue la mienne. Bien que vous devez avoir vécu pire. Je ne suis pas capable de faire ce qu’il me demande. Et je respecte mes aînés, je l’ai toujours fait. Vous avez ma parole.

    La demoiselle avait prit les mains de son interlocutrice dans les siennes et les serrait fort comme une enfant dont la mère demande de faire un serment. Madyson n’arrivait pas à s’en remettre et la suite de ce que disais Carmilla l’ému de nouveau. Le regard bienveillant de la dame la mettait à l’aise, elle savait qu’elle pouvait lui faire confiance et qu’elle ne lui mentait pas. La franchise sait se faire reconnaître chez les gens. Bien qu’Armand est un vil manipulateur à exclure. Capable de vous mentir en vous regardant avec des yeux remplit de conviction. Mais son geste était plus que gentil venant de lui. Bien que de toute manière, c’était de son intérêt de faire surveiller Madyson. Elle devait rester en vie et sous son contrôle. Madyson reprit alors..

      -J’espère en apprendre autant sur vous que vous en apprendrez de moi. Le faite que vous me materniez ne me dérangera pas du moment que je ne déménage pas ici. Au contraire, j’ai plus besoin de vous que ce dont j’aimerais me convaincre. Je n’ai personne à qui me confier et confier ma détresse. Si vous saviez la joie qui me parcourt en cet instant même. Au simple fait de savoir que je pourrais enfin en connaître davantage sur ma nouvelle condition, mais aussi avoir quelqu’un vers qui me tourner. Une seconde mère dans ce monde bien différent de celui que j’ai quitté… J’avais tellement peur de rester seule…

    Madyson prenait Carmilla comme une sauveuse à l’heure actuelle. Les larmes qu’elle retenait coulèrent dans le silence sur ses joues roses. Faisant quelque peu couler son maquillage. Mais pour le moment, ça ne l’a préoccuper pas plus que ça. La petite poupée était heureuse. Elle pouvais compter sur ça nouvelle mère pour lui apprendre, lui expliquer ce nouvel aspect du monde, lui montrer comment passer sans ce faire repérer dans la foule. Comment passer pour une véritable humaine malgré les envies trahissant souvent leurs natures… Jusqu'à maintenant, elle vivait dans le stress que son secret se découvre. Faisant tout pour paraître normal au yeux des gens. En surveillant son apparence de jour en jour.

      -Écoutons l’opéra… Je meurs d’envie de parler avec vous plus en privé…

    La jeune demoiselle sortie un mouchoir de son sac et essuya avec délicatesse les quelques larmes qui avaient coulées, nettoyant son maquillage par la même occasion. La salle s’obscurcie un instant. Tout le monde avait l’air d’être installé. On ferma les grande porte d’accès. De petite lumière s’allumèrent ensuite sur la scène et l’Opéra débuta en suivant. Madyson profita de cet instant pour se remettre de ses émotions, regardant de temps à autre Carmilla avec un sourire doux et émerveillé.

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Carmilla de Vallambres
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MessagePosté le: Lun 12 Sep 2011 - 12:55    Sujet du message: Un air d'enchantement Répondre en citant

    Avoir de l’importance…pour cette jeune fille qui ne sait rien de moi. Peut être ne faut il pas la contredire, je ne sais pas si je puis être importante en ce bas monde, pour qui que ce soit. Mes pensées, mes souvenirs ne sont qu’un néant froid et silencieux, alors, peut être qu’elles n’ont pas été effacées sans raison. Si j’avais vraiment de l’importance, il n’aurait jamais fait cela. Il ? Je me surprends un instant, à donner un il sur celui (ou celle ?) qui m’a fait cela. Ah, je ne veux pas y penser, je ne veux même pas réfléchir là-dessus, je ne saurais peut être plus jamais mon passé et c’est peut être mieux ainsi. Si j’ai été une personne affable, ainsi, je suis heureuse de ne pas m’en souvenir.
    L’infant de Stuart me donne, provoque en moi et en mes gestes, des mouvements maternels, je suis incapable de les contrôler, de vouloir le faire et c’est avec un naturel troublant que je me laisse emporter dans ses mouvements. Elle semble si fragile, si abandonnée, les vampires auraient-ils donc oublié la nécessité de s’occuper des nôtres ? Peut être ne s’en sont-ils jamais souvenus…sauf quelques rares exceptions. Prendre une vie est une chose, prendre une vie et en redonner une autre après, encore autre. C’est un geste qui ne doit pas être fait à la légère, qui ne doit pas être simplement fait son plaisir, mais la notion de responsabilité semble échapper à certaines sangsues de mon espèce…
    Elle semble troubler par l’aveu. Oui, je m’occuperais d’elle désormais et Armand s’en mordra peut être les doigts. Je ne suis pas de nature violente, sanguinaire ou autre, et bien au contraire, il semblerait que je sois de celles ou de ceux qui respectent chaque chose et chaque être.
    J’écoute ses paroles avec un silence concentré. Une infant de quelques mois, plus ou moins abandonnée à son sort, pense-t-il qu’être un vampire est une chose innée ? Peut être que chez certains la connaissance de faire le mal est inné, mais la connaissance de faire le bien, d’appréhender son nouveau statut plutôt dérisoire en ce bas monde, c’est autre chose. Les vampires ne sont pas supérieurs à l’humanité et encore moins capable de se prétendre au dessus des hommes et des femmes. Nous ne sommes en vie uniquement grâce au sang de ses mortels, sans cela, nous ne serions existés et cela beaucoup ne semble pas s’en rappeler. Nous sommes comme des symbiotes, comme ses larves d’abeilles qui vivent à travers le corps des chenilles jusqu’à leur naissance. Sans le sang, il n’y a pas de survie, sans humain, il n’y a donc pas de vampire. Car nous étions humains avant d’être vampire….

    Un sourire glisse sur mes lèvres, le respect pour la vie. Je la regarde avec tendresse, hochant doucement la tête. Et un murmure heureux lui souffle alors qu’elle tient mes mains, alors que je ressers doucement l’étreinte de mes paumes

    -Il n’y a rien de plus important Madyson que de respecter la vie. Certains vampires ne veulent pas s’en souvenir, mais sans la vie nous n’existerions pas. Sans les humains, sans le sang, nous n’avons aucune force d’existence. Je crois que nous allons bien nous entendre. Et je vous promets que je ne vous abandonnerais jamais à votre sort, je vous apprendrais...

    Elle sert mes mains et je la laisse faire continuant mes paroles. Je ne sais plus comment est son maître, peut être le souvenir reviendra d’instinct lorsque je l’aurais face à moi. Mais s’il m’a confié Mady c’est qu’il espère que je la forme avec ma propre vision de la vie. Je n’ai jamais été chez les vampires digne d’être une tueuse, mais on me connait peut être mieux que je ne le crois. Pour l’instant je suis simplement un souvenir de moi-même, un jour je me souviendrais peut être de plus qu’à présent.
    Je souris avec tendresse.

    -Ne vous en faites pas Madyson, l’opéra et mon appartement vous seront ouvert à chaque heure du jour ou de la nuit pour combler votre solitude. Nicolas, mon infant, aime faire des soirées films, je pense que ce serait avec plaisir que nous vous ferons une place parmi nous. Tout cela semble prendre une tournure qui me plait et semble vous plaire. Je serais ravie de vous enseigner ce que je sais.

    Ses larmes me font sourire de bienveillance. Je l’observe sans rien dire, maternelle et protectrice, parfois, il n’y a pas besoin de plus de parole. Un hochement de tête approuve. Ecoutons l’opéra, ensuite nous irons discuter ailleurs. Le regard posé sur la scène alors que la salle s’obscurcit. La musique débute, mes yeux ne se détachent plus un seul instant de la scène.

    * * * * * *


    C’est un sourire satisfait qui gagne mes lèvres alors que l’opéra se termine. Pas de fausse note, rien qui ne puisse être reproché. Ou presque. La cantatrice n’a pas tenu sa note comme exigée, elle risque d’en subir les remarques demain, pour l’heure, la salle se vide entièrement et c’est d’un œil calme et observateur que je laisse l’endroit se vider de toutes présences.
    Ce n’est qu’au bout d’un certain temps, lorsque l’endroit est presque vide, que je me tourne vers Madyson et lui sourit.

    -Cela vous a plus ? Dans un mouvement ma main se redresse et défait le chignon, les épingles à cheveux sont enlevés, je souris et ma chevelure retombe sur mes épaules, ondulant quelque peu. Un soupire d’aise gagne mes lèvres. -Nous allons pouvoir être plus tranquille. Alors Madyson, que voulez vous faire. Il n’est pas très tard pour des vampires. Peut être désirez vous allez faire un tour, ou bien, allez discuter dans mon appartement ? Dites moi donc ce que vous désirez mon enfant.

    Féminine et féline, j’arrange doucement mes cheveux, souriant à l’enfant avec cet air toujours maternel.

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Madyson Claydes
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MessagePosté le: Dim 2 Oct 2011 - 16:38    Sujet du message: Un air d'enchantement Répondre en citant

    Madyson écoutait avec calme et respect les murmures de la comtesse. Celle-ci parlait de respect de la vie, que les vampire ne voulait pas se souvenir de leurs vie humaine mais que dans cette façon de penser, il y avait une faille. Que sans les hommes et leur sang, il n’y aurait pas de vampire. Madyson accompagnait les mouvements de tête de la comtesse des siens. Se callant sur son rythme. La copiant inconsciemment comme une fille le fait avec sa mère lorsque celle-ci lui apprend les choses de la vie. Elle se laissait aller dans sa plus profonde personnalité. Celle de l’enfant qu’elle est encore, cacher derrière se visage d’ange et cette façade de porcelaine qu’elle se donne pour ressembler à tout ses autres qu’elle envie depuis longtemps afin d’oublier ses faiblesse profondément encré. De fine l’armes coulait encore sur ses joues,  la joie d’avoir enfin trouver quelqu’un avec qui parlait la bouleversait agréablement. Elle aquiaça de la tête lorsque Carmilla la rassura sur le faite que ses appartements et son opéra resteraient ouvert à chaque heure du jour pour combler sa solitude et qu’elle serait sûrement la bienvenue lors des soirées film qu’organisait Nicolas. Le véritable infant de Madame de Vallambres. C’était une offre plus qu’espéré et Madyson n’avait qu’une envie à présent… Prendre son interlocutrice dans ses bras. Mais elle attendait, elle attendra jusqu'à la fin de l’opéra pour lui montrer sa gratitude et elle s’installa avec douceur sur son siège échangeant un regard doux et un sourire sincère avec sa nouvelle mère et l’opéra débuta.

    * * * * * * 

    La jeune infirmière avait écouter l’opéra jusqu’au bout, sans somnolence, sans rêvasser, sans être perturbé par les bruit extérieur. Elle avait compris pourquoi on parlait de l’opéra comme un genre bien à part. Entre le théatre, la musique et la poésie. La mise en scène et l’explosion de sentiment qui y régnait étaient plus que prenantes. Elle avait souris, elle avait pleuré, elle avait aussi ressentit les émotions dans les voix. L’ambiance l’avait transportée dans un autre monde. Mais elle fut surprise d’avoir eu droit qu’au 3 premiers actes de The Ring.  La première partie : Valkyrie. Elle revoyait encore les moments les plus émouvant dans sa tête, assise sur son fauteuil jusqu'à ce que Carmilla la sorte de ses pensés en lui demandant si elle avait aimer… La jeune demoiselle se releva d’un bond tout en regardant la splendeur et la délicatesse de son hôte qui retirait les épingles de ses long cheveux ébènes. Elle lui répondit d’un large sourire qu’elle avait adoré. Et que pour une première fois, c’était grandiose. L’opéra l’avait ému et elle se sentait beaucoup mieux que lorsqu’elle était arrivé. Carmilla lui proposa alors de choisir la suite de la soirée, Madyson réfléchit un court instant et s’approcha de la comtesse en lui proposant avec une voix douce et tendre  

      -Pour la suite du programme ?  Vous voulez que je choisisse ? J’aimerai bien visiter un peu l’opéra hors mis l’intérieur des salles de représentation… ça nous permettra de nous dégourdir les jambes ? Au moins jusqu'à vos appartements… Je ne ferais pas la bêtise de vous demander de me parler de votre passé. Mais j’aimerai en savoir plus sur vous et votre infant, de votre vie actuelle.

    La petite poupée regarda un instant la foule sortir de la salle et attendait un peu que le monde s’en aille avant de se mettre en route. Elle avait envie de découvrir Carmilla, de la connaitre, d’apprendre d’elle et elle savait que cela ne se fera pas en une seule soirée. Mais la curiosité la travaillait et elle avait envie d’aider sa mère adoptive d’une façon ou d’une autre. Elle se sentait déjà redevable envers cette femme qui était arrivée dans sa vie comme une plume et qui avait pourtant le poids d’une enclume par l’importance de son rôle dans sa nouvelle vie… Jamais elle ne pourrait oublier cet instant et elle se demanda s’il fallait remercier Armand pour cette rencontre plus qu’inoubliable.

{{{Vous devez répondre à ce sujet pour voir la partie cachée}}}

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MessagePosté le: Jeu 6 Oct 2011 - 12:32    Sujet du message: Un air d'enchantement Répondre en citant

    Une enfant, voilà ce qu’est cette jeune personne face à moi. Quelques battements de cils, de paupières suffisent à me démontrer son comportement. Elle semble copier mes mouvements, les observer pour les répéter, comme le ferait une petite fille dans les jupes de sa mère. Je ne sais pas ce que ce Monsieur Stuart attend en me la confiant, mais si je n’ai point changé de caractère en perdant la mémoire, et cela j’ai l’intime conviction, que je suis la même, il sait que je ne la changerais pas. Au contraire, je laisserais cette petite fille grandir avec douceur et comme elle le désir sans rien imposer, lui laissant le choix de son chemin et lui laissant l’opportunité de trouver ses marques sans lui en imposer. Oui….simplement ainsi.
    L’opéra a passé dans des suites de mélopée délicieuse, une seule fausse note a été faite, une fausse note que seule une oreille tatillonne et exigeante peut déceler. Une oreille telle que la mienne qui déteste cordialement voir un seul instant de musique être mal exécuté. L’art de l’opéra possède mes veines et je ne peux faire autrement que d’exiger, toujours plus de ceux qui travaillent pour moi. On finira d’ailleurs peut être par me détester, mais au-delà de toutes autres considération, l’art est une manière de vivre dans lequel je désir m’épanouir, comme l’envolée d’une voix sur la fin d’un air triste. Cette chanteuse sera renvoyée.

    Cette pensée trotte dans mon esprit alors que la salle se vide, je suis trop dure, trop exigeante. Je passe du reproche au renvoi, la journée me calmera peut être. En tous cas pour l’instant je reste avec cette infante de cœur, l’observant avec plaisir, nous pouvons désormais nous détendre et faire ce qui doit être fait.
    Les cheveux délacé dans un mouvement félin, suave et féminin, je laisse mon esprit écouter les derniers murmures s’éloigner, la salle retrouver son vide délicat, intime et suave. La scène est encore occupée, mais Nicolas est déjà apparu, soufflant que cela sera fait demain dans la journée, de laisser l’opéra désormais. Il sait que j’aime le calme chaotique de l’après spectacle. Observant furtivement l’infant qui chasse les mortels trop présent avec une douceur sans égale, je redresse mes yeux vers Madyson, lui souriant avec délicatesse.

    -Si cela vous donne envie ma chère, venez. Allons chercher Nicolas dans les coulisses.

    Je la prends doucement par le bras et l’entraîne avec moi. Elle semble si petite à côté de moi qui suit bien plus grande qu’elle, la féminité stricte a laisser place à autre chose désormais. Dans l’intimité de ce grand opéra, je redeviens doucement une femme d’un autre temps, une femme de ses époques que l’on oublie, qui disparaissent presque et marque pourtant chaque lieux de leur présence féminine. Je l’entraîne avec moi, parlant doucement.

    -Je vais vous confier quelque chose d’important. Mon infant a été privé de ma présence pendant 150 ans. J’ai été enfermé dans une tombe à la nouvelle Orléans et je ne sais plus qui je suis, ni ce que j’ai été. Nicolas m’a dit tout ce qu’il savait de moi, mais je l’ai sauvé de la mort, éduqué juste à temps avant que mon destin ne se soit scellé ainsi que mon corps dans un sarcophage de pierre. J’aimerais me souvenir de moi et de mon passé mais il ne me reste que des convictions intimes sur ce que je fus et ce que j’ai été.

    Un rire tendre, sage, alors que je pousse doucement une porte lourde qui nous amène vers les escaliers pour descendre à la salle. Je glisse une mèche de mes propres cheveux derrière mon oreille. Descendant les marches, je continue.

    -Je me souviens de tout ce qui est important. Les djinns, les humains, le sang et ses choses-là. Je ne sais pourtant pas qui je suis, vous me demanderiez si j’ai participé à ce monde, même dans l’ombre, vous me demanderiez si j’ai pu aider à écrire une partie de l’histoire des hommes, je ne saurais pas. Par contre si vous voulez me demander comment boire à la gorge d’un humain sans le tuer, je peux vous répondre….

    Arrivant en bas, j’entre dans la chambre, lui tenant la porte le temps qu’elle rentre. Nicolas est là sur la scène et me souris comme un gamin, il saute de la scène et avec une politesse qui lui est propre vient saluer la jeune femme, se permet un baise main avant de déposer un baiser sur ma joue.

    -Mère, j’ai fait partir tous les mortels, ils viendront demain matin pour ranger. J’espère que cela vous convient ?

    -Tu fais toujours pour le mieux Nicolas, c’est parfait. dis-je dans un geste tendre. Je te présente Madyson, elle va être avec nous un peu plus souvent, j’espère que tu t’occuperas d’elle si elle vient et que je suis absente. Madyson, je vous présente Nicolas.

    Mon fils adoptif me sourit et salut une nouvelle fois la jeune fille, il tient ma main dans la sienne comme un enfant qui a peur de s’éloigner de sa mère et je le laisse faire, leur souriant tendrement.

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MessagePosté le: Sam 22 Oct 2011 - 22:21    Sujet du message: Un air d'enchantement Répondre en citant

    Madyson se leva alors, suivant calmement et avec toute la légèreté d’une demoiselle qui se respect, sa mère adoptive. Elle regardait l’immensité du bâtiment et était toujours aussi fascinée par cette architecture impressionnante. Un homme semblait faire sortir les gens un peu plus rapidement que la normal. Peut-être pour préparer la salle pour le prochain spectacle. Quoi qu’il se fait un peu tard non ? Elle regardait Carmilla d’un œil admiratif. Toujours aussi heureuse d’avoir rencontré quelqu’un qui puisse la renseigner sur sa nouvelle nature. Et cette femme semblait tout à fait correspondre à ce qu’elle était elle aussi. Deux personnes respectant leur ancienne vie en tant qu’humain. Madyson avait un sourire doux sur les lèvres qui ne semblait pas vouloir partir. L’espace d’un instant elle se demandait qui était le fameux Nicolas, véritable infant de Carmilla et se demanda aussi si elle s’entendrait bien avec lui… Arrivée dans le couloir et une fois une bonne partie des gens sorti de la salle. Une main vint chercher le bras de Madyson.

    Carmilla l’entraîna avec toute la douceur d’une amie à ses côtés. La douce voix de madame de Vallambres berçait tendrement la petite poupée… Elle lui comptait l’histoire de son infant et de son enfermement en Nouvelle Orléans. Quelle triste vie… Madyson compatissait en silence au sort de sa nouvelle amie, souriant à son rire tendre et s’agrippant plus fortement à elle pour lui montrer qu’elle ne veut plus la quitter. La maîtresse des lieux ouvrit une porte qui donnait sur des escaliers. La jeune blonde la suivi sans se poser de question en écoutant la suite de l’histoire de Carmilla. Ce qu’elle sait, ce qu’elle peut lui demander et le détail à éviter… La jeune infant avait comprit… Arrivée à destination, Camilla lui ouvrit une porte, l’incitant à entrée. Madyson passa l’encadrement de la dite entrée en ayant eu du mal à lâcher le bras de son guide. Et elle resta tout de même près de sa nouvelle maîtresse. Un homme se tenait là, sur la scène. Lui aussi avait un sourire comme celui des enfants. Il regardait sa mère tout en s’approchant de nous et salut Madyson, qui rougit légèrement au baise main. La voix du jeune homme était douce, comme celle d’un chanteur d’opéra et d’après les propos de Carmilla, semble attentionné, juste et très strict sur son travail et ses obligations.

    Carmilla l’a présenta au jeune homme et Madyson se permit une révérence. Ses joues étaient toujours aussi rosée… La prestance de l’infant de la comtesse la mettait mal à l’aise d’une certaine façon. Il donnait l’impression de resplendir… D’être un être parfait… ! Un grand, brun aux cheveux long, habillé d’un costume noir et blanc soulignant une carrure svelte et légèrement musclé. Madyson ne pouvait s’empêcher de se sentir gêné devant un pareil homme. Entre fascination et léger attirance… Elle espérait seulement bien s’entendre avec lui mais en un sens elle se senti loin de cet être… Elle prit alors la parole, souriant timidement aux deux personnes près d’elle d’une voix douce et légèrement en manque d’assurance…

      -J’espère que ma présence, aussi fréquente sera-t-elle, ne vous gênera en rien dans vos habitues !


    Puis elle reprit gentiment place aux côtés de Carmilla sans lui prendre le bras ou la main pour ne pas perturbé son infant et donné l’impression d’avoir envie de lui prendre sa mère alors qu’il venait de la retrouver. La douce poupée se remettait doucement de sa prise de conscience soudaine a propos de la différence qu’il y avait entre elle, jeune infirmière et eux, gérant d’un opéra… Elle s’insultait d’idiote intérieurement d’avoir eu cette impression de différence et d’avoir montrer un peu de sa faiblesse… Son réel manque d’assurance…

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Dernière édition par Madyson Claydes le Dim 25 Déc 2011 - 19:41; édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 4 Déc 2011 - 10:45    Sujet du message: Un air d'enchantement Répondre en citant

    Entrainant Madyson avec moi, il est temps de lui présenter Nicolas. Je suis certaine que les deux vampires s’entendront parfaitement, mon infant est d’un naturel doux et avenant. Il me ressemble en vérité. Très protecteur, sa nature de vampire n’a en rien altéré ses attitudes humaines. Narrant à la jeune femme ses choses qu’elle doit savoir, je lui raconte mon amnésie, mon enferment et je ne cache rien. Pourquoi dissimuler ces faits ? La chose se saura tôt ou tard et je ne souhaite pas la laisser dans l’ignorance, après tout désormais, elle est comme mon infant et d’une certaine manière, nos vies sont désormais liées. Je lui indique ses choses qu’elle peut me demander, les autres qui n’auront pas de réponse et vient enfin le moment où Nicolas se présente devant nous.
    Sur la scène, mon fils me sourit comme un enfant le ferait sa mère et je le regarde avec tendresse.
    Il se rapproche de Mady et baise sa main. Je les observe tous les deux avec bienveillance, considérant désormais leurs présences comme celle de ma famille. Et cette constatation me fait sourire avec tendresse, doucement, affichant sur mes traits un air protecteur et maternel.

    -Tu fais partie de notre famille désormais, ta présence sera toujours un plaisir Madyson.

    Nicolas confirme ses paroles en la prenant à son tour par la main et l’entraînant avec lui vers les coulisses de l’opéra. Je les suis, sans rien dire, observant le jeune vampire mettre à l’aise la jeune femme qui fera désormais partit de notre famille. Il l’entraîne en lui parlant de l’opéra, de ce qu’il pourra lui montrer si elle en a envie et il la questionne avec politesse, lui demandant ce qu’elle fait dans la vie, depuis quand elle est devenue vampire et surtout si elle n’a pas trop peur de tout ce qu’il lui arrive.
    Il lui explique en des paroles douces comment il est devenu un immortel, lui parle de l’opéra et sa crainte parfois de voir ce monde découvrir qui il est vraiment. Il n’aime pas que notre existence apparaisse au monde, il trouve cela dérangeant, il lui en parle et il semble devenir un véritable moulin à parole. Je ris doucement avec attendrissement et lance aux deux enfants.

    -Nicolas, ne parlons pas de sujet…trop proche de la politique. Je n’en ai aucune envie et surtout, je n’en vois pas l’utilité en ce soir. Ce soir nous accueillons Madyson et nous allons faire les choses bien. Montons à l’appartement, ensuite nous irons peut être faire un tour en ville elle et moi. Si tu veux bien Mady bien sur.

    Je passe devant les deux jeunes gens et me dirige vers les escaliers menant à l’appartement. Je les entraine avec moi, souriant toujours, et quand nous arrivons en haut, le chat de la maison traîne là, un chat noir aux yeux vert qui observe la nouvelle venue tout en ronronnant dans mes bras. Je caresse l’animal et lui fais des mamours tandis que j’invite Mady à s’asseoir. Nicolas s’excuse et disparait quelques instants. Seule avec la demoiselle, je lui demande.

    -Tu as l’air mal à l’aise, tu ne dois pas tu sais Madyson. Nous sommes un peu fusionnel avec Nicolas, parce qu’il n’a jamais connu qui que ce soit d’autre et moi…moi je ne me souviens plus de rien. Mais en aucun cas tu ne dois te sentir en dehors de notre famille. Désormais je te considère comme ma fille et je ne changerais pas d’avis. J’aimerais que tu me parles de toi maintenant, ce que tu as fais jusqu’à présent. Je voudrais savoir ce que je peux t’apprendre de plus, je veux savoir ce qu’Armand a pu te transmettre.

    Je la prend par la main et la fait s’asseoir sur le canapé, je dis ses mots en remettant derrière son oreille une mèche de ses cheveux, lui souriant.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:41    Sujet du message: Un air d'enchantement

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