Blackout Index du Forum
 
 
 
Blackout Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

Dissidence politique

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Blackout Index du Forum -> SEATTLE, la cité émeraude -> First Hill -> Les Buildings -> Appart de Jibril
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Chezim Gidrem
Djinn

Hors ligne

Inscrit le: 25 Fév 2009
Messages: 1 734
Localisation: Capitol Hill
Féminin

MessagePosté le: Lun 27 Juin 2011 - 16:02    Sujet du message: Dissidence politique Répondre en citant

Union sacrée

Le retour jusqu’à la ville se fait dans un silence de mort. Jibril n’est pas dupe, il voit bien que quelque chose cloche et me questionne d’ailleurs, sans pour autant trop insister. Je reste muette et insensible à ses requêtes alors que devant mes yeux se rejoue la scène sur la falaise. Je m’accoude contre la portière, fermant les yeux en soutenant ma tête, ce qui laisse entendre que j’ai besoin de repos, de répit. C’est le cas et Jibril n’insiste pas alors, nous ramenant en ville jusqu’à chez moi comme je le lui ai demandé. Je n’ai pas besoin de lui dire où j’habite, visiblement il le sait, ce qui ne m’étonne guère, redonnant un élan de plus à ma colère. Depuis quand le sait-il ? Pourquoi n’a-t-il alors jamais cherché à me revoir avant.. avant de vouloir me tuer ? J’avoue que je ne comprends plus rien.

Il faut que je me calme, car je me connais, mes colères sont destructrices au point parfois de franchir des limites sans retour. Je ne veux pas en arriver là avec lui. Il faut qu’on s’explique, qu’on se parle mais pour le moment les mots sont coincés dans ma gorge. Pour combler le silence plus que pesant, il tente de me faire la conversation et je ré-ouvre les yeux, lui jetant parfois un regard évasif. C’est avec surprise que j’apprends que Jolän vit avec lui. Pour un peu, je m’en serai étranglée. Jolän vit avec lui ? Il a du se passer des choses depuis notre dernière rencontre dans la montagne. D’ailleurs, il s’est bien gardé de me donner des nouvelles comme il me l’avait promis. Morveux va ! Tu t’es bien foutu de ma gueule aussi tiens ! A croire que c’est une qualité récurrente dans votre famille. Je détourne la tête pour regarder dehors, reconnaissant mon quartier et la rue où j’habite. C’est sans grand étonnement que la voiture se gare juste devant mon immeuble.

C’est lorsqu’il m’appelle que je réalise qu’il me parlait. Je n’ai rien écouté mais qu’importe. Me tournant vivement vers lui, je le fixe durant quelques secondes, interminables secondes. Je ne sais même pas quoi lui répondre. Il me semble si étranger tout à coup, je ne le reconnais plus. Je ne suis plus sure de l’homme que je viens d’épouser. Il attend pourtant une réponse, légèrement tourné vers moi, le regard anxieux. Machinalement j’ouvre la portière avant de balancer quelques mots pour justifier mon absence.


- Je reviens, j’en ai pas pour longtemps.

Pourquoi je fais ça ? Pourquoi je joue cette comédie ? Je ne le sais même pas moi-même et pourtant, telle un automate, je monte chez moi, relève mon courrier que je balance sur une table sans même m’y intéresser et j’attrape un sac pour y jeter quelques affaires, un jean, trois t-shirts, une paire de tennis, des affaires de toilettes. Je prends à l’aveuglette sans réfléchir à quoique ce soit. Puis je ressors, refermant derrière moi pour dévaler les escaliers hâtivement. Dehors Jibril n’a pas bougé, toujours assis derrière le volant et il démarre la voiture quand il me voit revenir. Je balance le sac sur le siège arrière, retrouvant ma place à ses côtés avant que la voiture ne quitte l’emplacement, reprenant la route pour gagner son appartement.

Je lâche un soupir, je me sens obligée de me justifier sur mon attitude et encore une fois, je raconte un gros mensonge.


- Excuse-moi, je ne me sens pas très bien..

Je laisse alors ma tête s’appuyer contre l’appui tête et je ferme les yeux durant le trajet, je sais qu’il me laissera tranquille et nous poursuivons la route sans un mot. C’est lorsque la voiture s’arrête de nouveau que je prends conscience que nous sommes arrivés. Le quartier m’est inconnu, du moins, cette partie d'immeubles qui se succèdent. Ils se ressemblent tous. J’attrape mon sac et le suis quand il m’indique dans quel immeuble il habite.
_________________


~ Thelma's Louise ~
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Lun 27 Juin 2011 - 16:02    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Jibril de Nepheim
Djinn

Hors ligne

Inscrit le: 24 Jan 2009
Messages: 2 128
Localisation: Hôpital Grace CHU

MessagePosté le: Jeu 17 Nov 2011 - 17:08    Sujet du message: Dissidence politique Répondre en citant

J’étais parti à Shadukiam en compagnie de Chézim sans réellement prévenir grand monde de mon absence. J’avais laissé mon jeune frère seul dans notre appartement, ne lui laissant qu’un vague message sur le répondeur et espérant qu’il s’en contenterait. A présent que je précède Chézim, pénétrant dans l’immeuble jusqu’à ma porte, j’hésite une seconde avant de l’ouvrir. Quelle surprise m’attend avec un filou comme frère, quel cataclysme vais-je découvrir en poussant la porte? Mais ce n’est qu’un silence lourd qui me répond, aucun signe de vie, ni de musique, ni même de paroles. Même ma jeune épouse derrière moi semble murée dans un silence de glace. Elle ne m’a pas adressé un seul mot depuis notre voyage en voiture et je ne sais exactement à quoi elle pense. Toutefois en cet instant et tandis que je déverrouille l’huis, c’est à mon frère que je pense.

Rien. Le vide. Le silence. Mon séjour est toujours impeccablement rangé, avec ses fauteuil bien propres, sa rangée de livres dans la bibliothèque et la radio de Jolän éteinte. Je fais quelque pas dans la pièce, jetant un œil vers la chambre de mon frère. Celle-ci est ouverte et il ne semble pas y être. Personne n’est là pour nous accueillir. Sans doute est-il sorti voir ses amis. Je pousse un soupir en espérant qu’il n’est pas encore en train de fomenter un sal coup avec la racaille qui lui sert de groupe de copains. Je me tourne enfin vers Chezim, nous nous trouvons face à face et je cherche son regard d’un bleu si pur.

« Mon frère est absent…. Dans un sens tant mieux, cela nous permettra de passer un peu de temps ensemble… »


Je parle avec précaution, d’un ton plus sérieux qu’il ne devrait l’être en de pareille circonstances. Je ne suis pas dupe, mon épouse me cache quelque chose et je pense qu’il est temps de la questionner à présent que nous sommes chez nous. Je lui prend la main avec légèreté, sans la quitter de mon regard interrogatif. Je suppose que la vision qu’elle a eue lors de la cérémonie a un rapport avec son mutisme. moi-même j’avoue être encore ébranlé par mon propre rêve. Je ne désirais pas lui en parler, craignant de l’inquiéter inutilement et de gâcher un moment de si belle sérénité. Mais à présent, il me semble peut-être judicieux de se montrer plus franc.

« Nous voilà chez nous, mon aimée… je peux te faire visiter mais avant tout je voudrais savoir… enfin Chézim Est-ce que tout va bien? Tu as l’air tellement silencieuse, est-ce que quelque chose te tracasse? Je pense que nous avons des choses à nous dire n’Est-ce pas? Alors viens près de moi et parlons…. »

Je tente de l’entraîner vers le canapé, entourant son corps de mon bras en l’enlaçant tendrement. Une telle lueur de froideur luit dans ses yeux que je ne sais comment l’interpréter, elle a l’air si différente qu’à Shadukiam! C’est véritablement le jour et la nuit et je plisse les yeux, prêt à écouter ses confidences, m’attendant à ce qu’elle se love dans mes bras, comme elle en a l’habitude et que nous allions nous installer confortablement sur le canapé de velours bleu nuit…
_________________
~Gardien des Portes~


~Nemaïdès de Nepheim~
Revenir en haut
Chezim Gidrem
Djinn

Hors ligne

Inscrit le: 25 Fév 2009
Messages: 1 734
Localisation: Capitol Hill
Féminin

MessagePosté le: Mer 18 Avr 2012 - 09:51    Sujet du message: Dissidence politique Répondre en citant

Je le suis comme une automate alors qu’il nous amène chez lui. Je ne fais même pas attention au cadre, au lieu, ni à l’ambiance de mort qui règne ici. Une fois entrée, je m’arrête dans le séjour pendant qu’il fait un tour d’horizon. Visiblement il cherche son frère qui n’est pas là et lorsqu’il revient vers moi c’est pour me confirmer cette évidence qui me laisse pourtant d’une impassibilité flagrante. Il prend alors ma main que je lui laisse sans résister mais ses gestes me paraissent si lointain, comme immuables.

Pourtant il tente de me faire sortir de mon mutisme, m’annonçant d’une manière quelque peu solennelle qu’ici sera notre demeure familiale. Je n’ai même pas un regard pour les lieux, restant scotché à lui presque sans comprendre. Il m’interroge. Il s’inquiète de mon silence. Si nous avons des choses à nous dire ? Voyons mon Amour, tu n’as encore rien compris ?

Les mots se bousculent dans ma gorge et s’emmêlent. Il m’enlace et m’entraine vers le canapé. Je le suis sans vraiment m’en préoccuper, cherchant surtout comment aborder les choses. Il faut que je garde mon calme, c’est la priorité sinon la discussion va déraper, je me connais, mais cette vision sur la falaise refait surface tout à coup, me faisant gronder et alors que nous nous asseyons, je me recule légèrement pour prendre mes distances avec lui, chose inhabituelle chez moi, je sais. Chose totalement étrange pour lui, je sais aussi.


- Jibril..

Ma voix parvint enfin à se frayer un chemin jusqu’à mes lèvres. Elle est un peu rouillée et je dois me racler la gorge pour pouvoir poursuivre. Je le fixe avec une intensité tragique. Elle est loin de moi la Chezim amoureuse. Mes sentiments sont pour le moment occultés par la rage qui me bouffe de l’intérieur. C’est pourtant avec un calme olympien que je poursuis.


- Comment as-tu pu vouloir me tuer ?

Je suis amère. Un rictus déforme ma bouche tellement cela me dégoute. Mes yeux doivent lui lancer des éclairs, je n’en doute pas une seconde. Je sens gronder en moi cette colère sourde, cette colère que je ne contrôle plus. Tout m’échappe, comme un volcan en fusion, la lave s’écoule, se repend partout en moi, me fait bouillir de l’intérieur au point que je me lève d’un bond, ne supportant plus de rester assise.

- Comment as-tu pu ???!!!!!

Ma voix se déforme et monte en tonalité. Je crie presque et les larmes inondent maintenant mes joues. Je ne les retiens pas, je ne m’en préoccupe même pas.

- Jibril ! Je me souviens !! Tu comprends ce que ça veut dire ? Je me souviens DE TOUT !!!!

Je fais les cents pas dans le salon, comme un lion en cage en proie à une folie furieuse. Je pars jusqu’à l’une des baies vitrées, regardant dehors sans vraiment rien voir, puis je reviens vers lui, m’arrêtant à sa hauteur, le dominant de ma stature.

- La boite, la falaise, tout ! Comment tu m’as poussée, le regard de tueur que tu avais ! Tu n’as même pas cherché à me retenir, tu m’as juste regardé tomber et mourir. Tu a voulu me tuer Jibril !!

Ma voix tremble sur les dernières paroles mais je soutiens son regard plus que jamais.

_________________


~ Thelma's Louise ~
Revenir en haut
Jibril de Nepheim
Djinn

Hors ligne

Inscrit le: 24 Jan 2009
Messages: 2 128
Localisation: Hôpital Grace CHU

MessagePosté le: Ven 4 Mai 2012 - 13:12    Sujet du message: Dissidence politique Répondre en citant

La tuer. Ses mots m’inondent et me laissent immobiles comme un froid glacial qui me réfrigérait. Je n’osais pas penser qu’un jour Chezim se souviendrait de ce moment horrible, cet instant où j’ai perdu ma raison et où j’ai plongé dans la colère qui me submergeait. Un sentiment qui ne m’appartenait pas, un effet secondaire de mon pouvoir et pourtant un piège dans lequel j’avais sombré. Personnellement, je me souvenais de tout, ce cette ivresse dans laquelle j’avais plongé après avoir tué ce vampire, de ses émotions que j’avais avalées, de cette haine que j’avais sublimée en voyant les photos de Chezim nue avec un inconnu. Par la suite j’étais devenu un autre aspect de moi-même, un inconnu, uniquement dicté par les règles et la loi. Une djinn ayant trahi son peuple, s’étant rendue dans une région interdite, se devait être détruite. J’ignore comment j’ai pu me faire juge et bourreau à la fois mais en cette époque, seules mes émotions parasites dictaient mes actes.

Je ne desserrais pas la main que j’avais prise dans la mienne, celle de Chezim et je l’attirais vers moi. Non, non, je ne voulais pas qu’elle se souvienne, pas maintenant, pas après notre mariage et le partage de nos vœux ! N’était-ce pas ce qu’elle voulait depuis si longtemps et que je lui avais refusé ? N’était-ce pas la cause de notre dispute ? Mais à présent tout semblait se disloquer. Jolän avait disparu et Chezim construisait un mu entre elle et moi. Tout ressemblait à mon rêve..De viendrait-il véridique, le songe dépasserait-il la réalité ? Tout semblait si parfait : mon frère se rapprochant de moi et mon aimée oubliant le passé pour devenir mon épouse.

« NON !! Ne te rappelle pas Chezim, je ne le veux pas, oublie, oublie…. Tout…. »

Certes, je désirais qu’elle oublie ces moments détestables qui avaient précédés notre mariage. Je voulais qu’elle reste aussi heureuse qu’elle l’ était lorsque nous avons échangé nos vœux. Le choc du changement de dimension lui avait-i l fait recouvrir la mémoire ? Mais jusqu’où. Se souvenait-elle que je l’avait sauvé et réchauffée, que nous avions fait l’amour, que nous étions parti en périple à Shadukiam pour nous marier ? Se souvenait-elle de la cérémonie…

« Chezim ; c’était une erreur, je n’était pas moi-même, comprend le ! Je n’ai jamais voulu te faire du mal… »


C’est à cet instant que j’aperçois une lettre de Jolän posée sur la table basse. Je m’assois sur l’un des fauteuils de velours et la lit rapidement. Il a décidé de repartir, il n’a pas supporté notre dernière dispute et il a décidé de me quitter. Je ferme les yeux. Mon rêve serait donc totale réalité, je ne serais donc capable que de faire du mal à mes proches… ?Laissant la lettre je retourne mon regard sur Chezim.

« Je t’en prie, comprend, tu connais mon handicap…. Je n’aime personne Chezim…. Je ne suis capable que de faire du mal à ceux qui m’aiment. Fuis….. Fuis moi avant que je te fasse plus de mal encore ! Je l’ai vu dans mes songes…. Je t’ai vu pleurer à cause de moi, souffrir et mourir…. Sache le, je ne suis pas le Jibril que tu connais. Je ne suis pas l’ange salvateur comme le voulait mon père. Je suis Nemaïdès et je n’éprouve aucun sentiment pour personne. Je suis désolé Chézim. C’est mon handicap, je suis comme cela….Fuis moi.
»
_________________
~Gardien des Portes~


~Nemaïdès de Nepheim~
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:23    Sujet du message: Dissidence politique

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Blackout Index du Forum -> SEATTLE, la cité émeraude -> First Hill -> Les Buildings -> Appart de Jibril Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | créer forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template lost-kingdom_Tolede created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com